N'EST JAMAIS VIELX OU LAID. ETC. 52Î
le dit un proverbe tiré du premier article du Code d'amour', et elle n'est pas éloignée d'imiter, le plus décemment possible, la conduite de ces belles dames qui se prêtent à un mari et se donnent à un amant.
C'est là ce qui se passe dans le monde, à quelques exceptions près, et il semble qu'il ne puisse guère en être autrement. Il est tout naturel qu'une jolie fille unie à un vilain magot désire se dédommager des ennuis de cette union, et qu'elle soit sensible aux soins empressés d'une foule d'adorateurs qui pensent que, si elle se laisse aimer par celui-là, elle se laissera aimer par bien d'autres.
Grand ville a mis en scène le mariage d'argent sans prêter aucune arrière-pensée à la demande qui le contracte; et son dessin, tracé avec un art exquis dans l'ensemble et dans les détails, est un des plus charmants et des mieux réussis qui soient sortis de son crayon. On ne saurait trop admirer le contraste harmonieux de ces trois figures dont chacun dit si bien tout ce c[ue l'artiste a voulu lui faire dire.
1. Voici l'article : Cûnjugii causa ah ainore non est ej~cusatio reiia. n Le mariage n'est pas une excuse l(?gitinie contre l'amour. i> C'est l'expression des mœurs qui régnaient ;\ l'époque des troubadours. Ces poêles avaient érigé l'amour en devoir; ils le regardaient comme plus obligatoire que le mariage et comme ne pouvant exister que bors du mariage. Cet amour était purement platonique, il faut le croire, bien que de nombreux exemples puissent en faire douter.
Quand on a dos filles, on est toujours ber^a'i