J.-L. FAURE
21 bons cas opérés :
4,75 % de mortalité opératoire; 75%, de guérisons.
56 cas ordinaires opérés :
7,14 % de mortalité opératoire; 62,5 % de guérisons.
J.-L. FAURE. Statistique portant sur des cas opérés dans ces dernière années avec drainage systématique par la méthode de Mickulicez. :
62 opérées avec deux morts, soit 3 % de mortalité opératoire. |
Ces cas ne sont pas sélectionnés, mais comportent la totalité des cancers du col opérés dans sa, clinique par J.-L. Faure depuis 1921 et à l'hôpital depuis 1923)
Winter (Kônigsberg).
- 60 malades par an avant la guerre; 35 à 40 % d’inopérables..
Depuis 1918-1920 :
40 malades par an avec :
72 à 76 %, d’inopérables.
FRaANKL (Vienne).
10% de cas tout à fait au début venant à la consultation avant la guerre; DEN | 4,5% seulement depuis 1919.
Sans doute, cette limite d'opérabilité varié un peu suivant Jles pays et les chirurgiens, suivant les années. La guerre, le travail féminin, semblent avoir diminué l’opérabi- - Jité; mais ces chiffres nous montrent bien, malgré tout, le nombre considérable de cas au-dessus des ressources chi-
rurgicales, pour lesquels la curiethérapie serait susceptible PP apporter un secours inestimable.
Quand une opération radicale est impossible, les chirurgiens ont à leur disposition la méthode de Percy : elle comprend essentiellement deux temps : un abdominal, un vaginal. Dans le premier, au cours de la laparotomie, on lie les artères hypogastriques, les vaisseaux ovariens et les artères des ligaments ronds. Ceci fait, on met la malade dans la position de la taille, on dilate le vagin et J’on y place un spéculum doublé d’une enveloppe dans laquelle circule un courant d’eau froide. S’il existe des masses végétantes, on les enlève à la curette. Après avoir précisé avec un cathétér la situation de la cavité utérine et celle de la vessie, on prend le cautère dont la situation sera précisée par un aide, dont la main engagée dans la plaie abdominale palpe l’utérus et contrôle la position du cautère. En principe, le cau-
tère est introduit jusqu’au fond de l'utérus et doit être senti par la main de l’aide. A l’aide d’un rhéostat, on a réglé la
chaleur du cautère de manière à ce qu'il ne puisse carbo-
niser un morceau de bois; à cette température peu haute,
les cellules cancéreuses plus vulnérables seraient tuées, au dire de Percy, alors que les cellules saines résistent. On brûle jusqu’à ce que l'assistant ait l’impression de chaleur à travers’son gant de caoutchouc. Puis on cautérise la base
des ligaments larges, toujours guidé par la main placée
dans l'abdomen. Puis l’opérateur traite directement les lésions du col et de la voûte vaginale qu’il a sous les yeux. Il peut agir sans crainte sur la lèvre postérieure et sur le cul-de-sac postérieur, en avant, il doit être plus prudent,
doit chauffer les partiés sans les toucher; un thermomètre
introduit par l’urètre dans la vessie indique l’élévation de la température. Une fois la cautérisation terminée, la plaie abdominale est suturée; la durée de l’opération est de une à deux heures.
Après l’opération, il se fait une sécrétion abondante nécessitant des injections vaginales avec une solution faible-