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ment antiseptique. Il peut y avoir des hémorragies importantes qui sont en général évitées par les ligatures faites. Mais la complication principale est la possibilité de fistules vésico-vaginales et urétéro-vaginales, car sur les 43 cas cités par Cole, nous trouvons 7 fistules.
De ces 43 malades, 29 sont mortes, 8 après une survie moyenne de trois mois et demi, 17 avec une survie moyenne de seize mois, 4 avec une survie moyenne de vingt mois, 5 malades ont été perdues de vue et 2 incomplètement opérées. La survie a été pour celles encore vivantes :
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I ne faut pas oublier que dans certains cas exceptionnels .le cancer a une évolution spontanée lente, que quelques femmes ont survécu très longtemps après une opération manifestement incomplète, voire même après un simple curettage palliatif, telle la malade dont Rochard citait récemment l’histoire à ia Société de Chirurgie de Paris et qui était guérie depuis onze ans. Tant il doit être vrai que nous pou- - vons parfois résister au cancer comme à d’autres maladies, la tuberculose par exemple. " ‘Les traitements .médicaux par l’arsenic, la quinine,. la magnésie, les métaux colloïdaux peuvent probablement aussi influer sur la marche du cancer ; enfin, les rayons X sous la forme de radiothérapie ordinaire ou de la roentgenthérapie profonde avaient fait naître d'immenses espérances à la suite de l’article de Seitz et Wintz d Œrlangen en janvier 1920, qui annonçait 23 guérisons sur 24 malades. Ces statistiques attendent confirmation.
Ainsi nos observations s'accordent, au moins dans leurs grandes lignes, avec les remarques rapides déjà faites sur la curiethérapie en général.
Si les incidents ont été assez fréquents, les accidents immédiats graves sont très rares. Néanmoins la mort de quelques malades a certainement été hâtée par la radiumthérapie. Et s'il est un point qui doit être noté, c'est l'évolution clinique atypique possible du cancer du col après la curiethérapie. Alors que cet épithélioma entraine ordinairement la mort par une évolution sur place, nous avons vu après le traitement par le radium, des localisations secondaires anormales. La prise rapide en masse du pelvis et surtout les métastases médiastinales ou pulmonaires, les tumeurs cancéreuses sous-cutanées étaient auparavant inconnues dans le tableau clinique du carcinome cervico-utérin
Le contraste entre ces lésions inaccoutumées et l'état du col utérin parfois guéri n’en est que plus frappant.
Un deuxième caractère, intimement lié au précédent, est constitué par la nature et le siège des récidives, qui souvent tardives comme l'a déjà fait remarquer J. L. Faure, sont fréquemment profondes.
Sans doute le radium constitue ordinairement un traitement palliatif idéal. Il supprime, dès les jours qui suivent l'application, les pertes et les hémorragies, qui inquiètent et affaiblissent les malades ; il diminue les douleurs parfois intolérables qui nécessitent l'emploi répété de la morphine.
Enfin il a l'avantage de constituer une thérapeutique plus facilement acceptée que l'intervention chirurgicale, au début de l'évolution de l'épithélioma du col. Thérapeutique, presque toujours aussi, favorablement accueillie à l'heure où il ne peut plus être question de sauver une existence définitivement compromise mais où le médecin se doit d'essayer encore de prolonger les derniers mois et d'adoucir la destinée d’une malade qui ne demande qu'à garder, dans les jours les plus pénibles, l'espérance
et l'illusion qui bercent notre vie.
Mais puisqu'aujourd’hui la guérison du cancer est l'objet de tant de recherches, c’est aussi l’action curative du radium qui doit être jugée dans l'état actuel de nos moyens et de nos Connaissances.
Ce sont les valeurs curative et palliative du radium et les indications de la curiethérapie que nous avons essayé de dégager de nos observations et de nos remarques.