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LE BATAILLON DRCIT, #7
leur amitié passée, s'était rendu à leur camp. Gros- Ours le retint prisonnier et l’installa cuisinier en chef de sa bande. Les deux den: ‘selles McLean, âgées respectivement de seize et de dix-huit ans, avaient voulu accompagner leur père ; elles furent données pour épouses à deux des sous-chefs de la bande, Qui dit épouse, dit esclave. C’est au moment où les esprits des soldats étaient montés par ces différents récits, qu'on trouva dans la prairie une chemise qui portait les initiales d’une des demoiselles McLean. Elle était déchirée aux épaules et tachée de sang dans le bas. Pour tous, il n’y avait pas l'ombre d'un doute que la jeune fille n’eût souffert les derniers outrages.
Vers deux heures de l'après-midi, on enterra le cadavre du jeune Cowan. Le service funèbre fur fait par un ministre protestant, et ses camarades tirèrent plusieurs coups de fusil en son honneur.
Un enterrement dans de telles circonstances, au milieu de la solitude, surtout lorsque l'âme est en proie à de noirs pressentiments, fait une pénible impression sur tous ceux qui en sont témoins.
Tous retournèrent aux bateaux l'esprit songeur, interrogeant l'avenir avec crainte pour savoir si leur sort ne serait pas le même que celui de ce malheureux jeune homme, mais disposés à faire leur devoir
jusqu'au bout.
Une partie des compaguies Nos. 5 et 6 fut laissée au Fort sous le commandement du capitaine Giroux et du lieut. Robert, avec ordre de réparer le fort et d'y tenir garnison. En quatorze heures le travail de reconstruction du fort était terminé.
Le 27 de mai, le réveil a lieu à six heures. Aussitôt
levés, l’on reçoit la nouvelle que le major Steele avait trouvé les Sauvages et, en mème temps, l’ordre du général de se tenir prêts à partir. Le général part par terre avec l'Infanterie Légère de Winnipeg