‹ Cent-vingt jours de service actif [microforme]Chapitre 35 sur 70 · CAPT, DE TROIS MAISONS · texte numérisé non relu

CAPT, DE TROIS MAISONS

de brigade, lu avant le départ du Major-Général, enjoignait au Lieut.-Col. Ouimet de rester à Edmonton comme commandant militaire du District avec 4 le contrôle des détachements du 65ème en garnison ,

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dans les différents postes, la surveillance des Sauva. ges des réserves environnantes. Il reçut aussi ins. truction spéciale de veiller à maintenir les commu. nications de la colonne expéditionnaire du Généra Strange, et d'assurer son appravisionnement dont là base était Calgarry. A part les officiers déjà nommés le Capt. Bossé, capitaine paie-maître du bataillon, resta ‘à Edmonton. Le Major Brisebois qui avait offert ses services fut accepté comme officier d’étal. major et ses services ainsi que son expérience furent d’uu grand prix.

Dès le lendemain du départ du Général Strange, une députation des Canadiens et des Métis de Si Albert, composée de cinq représentants des deux nationalités, se rendit auprès du Golonel Ouimet avec une lettre de Mgr Grandin. Ils représenterent qu'une Danse de la Soif avait été convoquée par des émissaires de Gros-Ours sur la réserve de la Rivière Qui But, à dix milles en arrière de St Albert. Le but de cette assemblée était de déclarer la guerre aux blancs, et les Sauvages s'y rendaient de tous côtés. 1] y avait mème une date fixée, le 24 mai, pour le pillage et le massacre des habitants de St Albert et d'Edmonton. Sur la suggestion du Colonel, le lendemain, une grande assemblée de tous les Cana diens et ies Métis de St Albert eut lieu, et soixante et quinze Métis après avoir prêté le serment d’allé. geance, reçurent des armes et se mirent en état de défense, M. Samuel Cunningham {1) était leur capitaine; il était assisté de MM. Bellerose et

(1) M, Cunningham a été élu l'automne dernier membre du Conseil du Nord-Ouest,

des Sauva., 4 t aussi ins.

[e$ Cominu.

du Général sent dont la jà nommés, a bataillon, 8 qui avait icier d'état expérience

Maloney comme lieutenants. Le même soir vingtcinq des nouveaux volontaires étaient mis en service actif et placés en éclaireurs tout près de la réserve pour surveiller les Sauvages et pour se renseigner sur leurs desseins. Ils firent si bien leur devoir que les Sauvages, au bout de quelques jours, abandonnèrent leur projet de danse el reltournèrent sur leurs réserves respeclives.

Un événement important qui marqna le passage du bataillon en cet endroit fut la procession de la Fére-Dru. Environ cinquante hommes de la com-

al Strange. 4} pagnie No. ? à Edmonton et de la compagnie No 7 Métis de SI J au Fort Saskatchewan y prirent part et servirent

d'escorte au Saint-Sacrement, l'arme au bras, avec leurs officiers. N’eut-ce été l'absence de la musique du régiment on se serait cru à Montréal, Le zèle aue déployèrent en cette circonstance les habitants de St Albert pourrait témoigner à lui seul de l'estime qu'ils avaient pour le bataillon, Chacun

s des deux nel Ouimet résenteren! :

uée par des

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guerre aux avait envoyé sa voiture pour transporter les volontous côtés, È taires et le voyage fut des plus gais. Après la messe,

un diner splendide, préparé par les sœurs grises de la Mission.fut servi aux soldats dans une des grandes salles de l'Évêché. Il serait à propos de mentionner ici l'œuvre immense que font les religieuses de cet

Rai, pour le it Albert et olonel, le s les Cana-

et soixante be ordre en cette localité. Établies dans le pays depuis ent d'allé. 4 plusieurs années, elles y ont fondé un orphelinal

sous la haute protection de l'Évêque, Recueillant, un peu partout, de pauvres petits enfants indiens, elles les élèvent dans la voie de la vertu la plus sévère et, tout en préparant leurs âmes à la grâce, dissipent les ténèbres de l'ignorance où sont plongés leurs jeunes esprits. Aussi quelle agréable surprise pour les

en état de était leur

[lerose et

merbie du

volontaires que d'entendre ces jeunes pupilles chan. ter ‘Les Souvenirs du Jeune Age” en bon français, prononcé avec un accent métis inimitable, et le ‘Home sweet home” en bon anglais. A part cette instruction intellectuelle, les bonnes religieuses habituent leurs élèves aux travaux manuels de toute sorte et les disposent à mieux goûter tous les bien. faite de la civilisation.

Quelques jours après cette fête, les employés supérieurs de la Compagnie de la Baie d'Hudson lancérent un défi aux officiers pour un concours de tir. l’enjeu était un diner chez M. Pagerie. Et ce n’était pas peu de chose. M. Pagerie était un célèbre cuisinier français qui s'était fixé à Edmonton depuis quelques années et y perdait peu à peu, faute de pratique, la mémoire des fameux plats qu’il servait jadis à ses clients. La palme resta au 65ème. Le Col. Ouimet, le Capt. Baby et le Lieut. DesGeorges furent les vainqueurs par dix-sept points.

Jusqu'au 2? mai, rien de bien extraordinaire ne vint troubler la monotonie de la vie de garnison. Ce jour-ci cependant la nouvelle de la victoire de Batoche ramena la joie dans tous les esprits et il y eut de grandes réjouissances au camp. Deux jours plus tard, on célébrait avec pompe l'anniversaire du jour de la naissance de Notre Gracieuse Souveraine. NM y eut fusillade et le canon 1tonna. Le reste du mois s'écoula sans incident remarquable.

Le 9 juin, la compagnie des volontaires Métis de St Albert fut envoyée en expédition au Lac la Biche pour rassurer les esprits et intercepter Gros-Ours qui, suivant les rapports de certains Métis, se sauvait dans la direction du Lac Froid. Le Lieut, DesGeorges

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