DEUXIÈME PARTIE
A UT. 5. Examen continué des auteurs grecs dans l’Empire romain : Arétée, Alexandre de Trailes, Paul d’Égine.
Abt. 6. Les Arabes : Razès, Avicenne, Albucasis. Époque de la petite vérole, de
Art. 7. L’art de guérir depuis le xi” siècle jusqu’au xv* siècle : l’éléphantiasis, les
Art. S. État de l’art de guérir dans le xvi' siècle. Le mal vénérien, le scorbut, la
Art. 9. Renaissance de l’anatomie en Italie : Mundinus, Bérenger de Carpi, Vesale, Fallope.
Art. 10. Progrès de l’art de guérir dans le xvi' siècle. La chimie, la botanique, la matière médicale, les accouchements, les écrivains praticiens.
Art. 11. Le xvii" siècle. L’anatomie perfectionnée, l’anatomie comparée, les physiologistes.
Art. 12. Le xvm‘ siècle. Perfectionnements de l’art; les observateurs; de l’art d’observer et des expériences en général. Règles à suivre pour faire de bonnes obser-
Art. 13. L’art hippiatrique : examen des auteurs qui ont écrit sur cet art.
Il paraîtrait, d’après l’exposé du plan de chaque cours, que plusieurs d’entre eux sortiraient des bornes que leur dénomination semble leur assigner, puisque les mêmes objets à traiter se trouvent dans plusieurs programmes; mais il faut observer que c’est sous des points de vue différents que les divers professeurs s’en occuperont.
Approuvé par les membres du Comité d’instruction publique. Paris, ce 1 2 pluviôse de l’an m de la République française, une et indivisible. Signé : Fourcroy, C.-A. Prieur, Mathieu, Plaichard, Bailleul, A.-L. Thibaudeau, Lalande, Mercier, Barailon.» (3 1 janvier i795.)
Ce n’est que le 1 4 messidor an iv ( 2 j uillet 1796) que parut le règlement fixant la distribution de l’enseignement dans l’École de santé, délibéré par l’assemblée des professeurs, et approuvé par le Directoire exécutif.
ORGANISATION
L’enseignement de l’art de guérir fut divisé ainsi qu’il suit :
1° Anatomie et physiologie;
2” Chimie médicale et pharmacie;
3° Physique médicale et hygiène;
4° Pathologie externe;
5° Pathologie interne;
6° Histoire naturelle médicale;
7° Médecine opératoire;
8° Clinique externe;
9° Clinique interne;
1 o° Clinique de perfectionnement;
il0 Accouchements;
1 2° Médecine légale et histoire de la médecine.
A chacune des branches de l’enseignement étaient attachés un professeur et un professeur adjoint (art. 2). Le directeur de l’École devait faire deux cours, l’un sur la médecine d’Hippocrate dans le traitement des maladies aiguës; l’autre, sur l’histoire et la pratique des cas rares, tant dans les maladies externes que dans les maladies internes. Le bibliothécaire devait faire un cours de bibliographie médicale (art. 3).
Le chapitre II de ce règlement fixait la distribution des élèves dans les différents cours et exercices, et les moyens de reconnaître leur assiduité par l’appel nominal, et leurs progrès par des examens écrits et
L’organisation des établissements consacrés à l’enseignement fut nettement spécifiée. Les cours de clinique et les devoirs des élèves attachés à ces cours attirèrent toute l’attention de l’assemblée des professeurs (ch. III, art. i3). Ces élèves, dont quelques-uns recevaient un traitement, devaient tenir le cahier de visites, veiller à l’administration des médicaments, en surveiller l’effet, tenir le journal des maladies, rédiger les observations et aider le professeur dans ses recherches anatomo-pathologiques.
Aux douze professeurs étaient attachés douze adjoints. Le directeur de l’École, le bibliothécaire et le conservateur des collections étaient également chargés de cours.
Les professeurs devaient se concerter avec leurs adjoints sur le plan de leurs cours, afin de pouvoir être suppléés sans préjudice aux intérêts des élèves. Ils pouvaient partager l’enseignement avec les adjoints, s’ils jugeaient cette mesure utile à l’instruction et, à la rigueur, se suppléer les uns les autres.
Après avoir réglementé l’enseignement, les professeurs ne perdirent pas de vue le perfectionnement de l’art de guérir, et ils fixèrent leurs assemblées au quintidi de chaque décade. L’objet particulier de la réunion des professeurs en assemblée générale était de conférer ensemble sur les matières relatives à l’enseignement et au perfectionnement de l’art; d’entendre la lecture des travaux des membres de l’École, de recueillir ceux déjà faits, de les discuter, de faire imprimer ceux jugés utiles et de s’occuper spécialement des cas pathologiques qui pourraient donner lieu à des discussions lumineuses.
Les professeurs de clinique étaient chargés d’observer les maladies régnantes, de les comparer avec l’état de l’atmosphère, d’en rendre compte à la première séance de chaque trimestre et de présenter, tous les trois mois , un tableau général de leurs observations.
Tous les praticiens, en dehors de l’École, pouvaient envoyer à l’assemblée des- ouvrages, mémoires ou observations qui étaient lus, triés et envoyés à des commissions chargées de les analyser et de faire des rapports, d’après leur valeur.
ORGANISATION