BUDGET. — NOMBRE DES ÉTUDIANTS. — COSTUME. — HONNEURS FUNÈBRES
Le Comité des finances et d’instruction publique, par un arrêté du i4 nivôse an m (3 janvier 1795), avait ainsi fixé le traitement des professeurs :
Directeur et professeurs . . 6,000 francs.
Adjoints . . . . 5,000
On établit ainsi les traitements des autres fonctionnaires de l’École :
Aide-bibliothécaire .
Aide-conservateur des collections .
Chef de laboratoire . . . . . .
Sous-chef. . .
On a
it évalué l’aperçu des dépenses pour chaque
Histoire naturelle .
Médecine opératoire .
Chimie et pharmacie . ’’
Physique .
Accouchements . .
Chauffage, etc .
Collections .
Bibliothèque, acquisitions, rehures.. . . Instruments pour la médecine opératoire Total . .
ORGANISATION
Un décret de la Convention nationale du 19 ventôse an m (9 mars 1795) avait chargé Laumonier, officier de santé en chef de l’hospice de l’Humanité à Rouen, de préparer pour le cabinet d’anatomie les systèmes lymphatique et nerveux et lui avait alloué 1 5, 000 francs pour les quatre années que nécessiterait ce travail.
Des réclamations ayant été adressées aux Comités d’instruction publique et des finances sur l’insuffisance des traitements des professeurs et des employés, un arrêté1*) porta quà partir du 1" vendémiaire an iv (23 septembre 1795) les traitements seraient ainsi fixés :
Professeurs adjoints, bibliothécaire et
Chefs de travaux anatomiques
Dessinateur-modeleur .
Élèves des 3 Écoles (Patrie)..
Chef de laboratoire de chimie
5,ooo fr. portés
Le 29 germinal an x (19 août 1802) les dépenses de l’École de santé furent fixées approximativement à 200,000 francs.
Un arrêté du i3 vendémiaire an xn (6 octobre i8o3) régla pour les professeurs un traitement fixe de 3, 000 francs augmenté d’un traitement éventuel, composé du produit des inscriptions, examens et réceptions. Ce même arrêté accordait à l’École de Paris 4o,ooo francs pour les dépenses variables, pour le traitement des bibliothécaires, prosecteurs, conservateurs, garçons de laboratoires, jardiniers, hommes de peine.
Toutefois un autre arrêté du 2 avril 181 1 détermina que le traitement éventuel ne serait pas accordé aux professeurs qui n’auraient . pas d’élèves ou qui seraient constamment remplacés.
La loi des finances du i5 mai i85o porta à 6,000 francs le traitement fixe des professeurs de la Faculté de médecine de Paris.
En 1875 le traitement fixe était de 7,000 francs et le traitement éventuel de 3, 000 francs.
Le décret du i4 janvier 1876 a supprimé le traitement éventuel et porté à i3,ooo francs le traitement fixe. La loi des finances portant règlement du budget de 1879 a élevé le traitement à i5,ooo francs pour les professeurs de première classe, qui sont au nombre de 26; ceux de deuxième classe, au nombre.de 8, touchent 12,000 francs.
Le préciput du doyen est de 3, 000 francs.
Le traitement des agrégés est de 4, 000 francs fixes, sans éventuel.
Les frais de laboratoire et de travaux pratiques s’élevèrent en 1873 à 139,744 fr. 29; ceux de chauffage et d’éclairage, qui étaient de 8,800 francs il y a cent ans (on s’éclairait alors avec des chandelles de suif), sont aujourd’hui d’environ 75,429 francs.
Pour les musées et la bibliothèque, voir chapitre X.
Il est assez curieux de comparer le budget de la nouvelle Faculté avec celui de l’ancienne. Pour subvenir à toutes ses dépenses, l’ancienne Faculté comptait dans son budget des revenus fixes et des revenus casuels. Pendant l’année scolaire 1782-1783 (l’année scolaire commençait le 1" novembre), les revenus fixes s’élevèrent à 4,2 4 1 livres 1 9 sous, et lès revenus casuels 414,176 livres 3 sous(1>. Les revenus fixes consistaient en rentes et subventions : les revenus casuels reposaient sur les frais d’inscriptions, d’examens, etc. En somme, les recettes pour l’année 1782-1783 se sont élevées à 1 8,4 18 livres 2 sous; les dépenses ont été de 17,484 livres 6 sous 3 deniers. Dans ces dépenses étaient comptés les traitements des professeurs s’élevant à 600 livres, somme bien minime, et les pensions accordées aux veuves des médecins morts sans fortune. La veuve de Guy Patin y figurait pour 200 livres121, en 1672.
Si au collège de chirurgie le traitement des professeurs n’était pas plus élevé, la situation était plus stable, car ils étaient nommés à vie, tandis qu’à la Faculté ils n’étaient nommés que pour un an.
|l Commentaires de la Faculté, t. XXIV, p. 5a5 et suiv. — ‘*1 Ibid., t. XV, p. 563.
ORGANISATION
La Convention nationale, en créant l’École de santé, a rémunéré plus dignement les professeurs.
Aujourd’hui, par suite de la création des laboratoires, des travaux pratiques, des cours auxiliaires, des chaires nouvelles (1*, le budget se
solde en déficit.
En 1875, le chiffre des recettes était de . 655,5o4f a5
Celui des dépenses, de . 64o,486 36
i5,oi7 89
En 1894, les dépense
35 agrégés à 4, 000 fr 3 chargés de cours à 3 O chargés de cours a
it élevées à i,i5o,87o francs, savoir :
;s . 375,ooo francs.
francs . 9-ooo
le clinique à 3, 000 francs. 90,000
Personnel administratif . 1 0,000 francs.
3“ Personnel auxiliaire :
Chefs de travaux, de laboratoires, préparateurs, etc.. . 243, 65o francs.
Personnel administratif. . 38,900
Garçons de laboratoire . y 3, 000
Personnel administratif. . 23,920
Total . 379,470
4° Personnel de la bibliothèque :
Fonctionnaires . 22,000 francs.
Personnel auxiliaire . 17,400
Total . 39,4oo