‹ Centenaire de la Faculté de médecine de ParisChapitre 53 sur 146 · COURS COMPLÉMENTAIRES ET AUXILIAIRES · texte numérisé non relu

COURS COMPLÉMENTAIRES ET AUXILIAIRES

Depuis longtemps on constatait l’insuffisance de l’enseignement officiel à la Faculté de médecine, et des professeurs libres complétaient cet enseignement à l’École pratique ou dans des amphithéâtres particuliers. Sous le décanat de Rayer, on songea à créer un enseignement collatéral complémentaire, et un arrêté ministériel du i4 août 1862 , à la suite d’un rapport de Rayer, institua six cours à la Faculté de médecine, tout en spécifiant que le nombre de ces cours pourrait varier suivant les exigences de l’enseignement et les progrès de la science, et que ces cours seraient confiés à des agrégés ou à des médecins ou des chirurgiens des hôpitaux.

Huit ans auparavant, une commission composée de P. Dubois, Gavarret, Rostan, Denonvilliers et Malgaigne avait été désignée, par un décret du 22 août i854, pour instituer des conférences et des exercices pratiques comme complément de l’enseignement officiel, mais on n’y avait pas donné suite.

Lès six cours furent : celui des maladies de peau établi à l’hôpital Saint-Louis; celui des maladies des voies urinaires, à Saint-Louis; celui des maladies des yeux, celui des maladies des enfants, à l’hôpital des Enfants; celui des maladies syphilitiques, à l’hôpital de Lourcine; et celui des maladies mentales, à la Salpêtrière.

Le 21 avril 1877, l’arrêté fut un peu modifié par l’adjonction possible de docteurs libres. Les chargés de cours, d’abord nommés pour trois ans, virent la durée de leur enseignement portée à dix ans. Leur traitement était de 3,ooo francs. Quatre cours seulement fonctionnaient alors : celui d’ophtalmologie, celui des maladies syphilitiques, celui des maladies mentales et celui des maladies des voies urinaires.

Mais un autre décret du 20 août 1877 avait créé des cours annexes de clinique pour l’enseignement des spécialités médicales et chirurgicales, quand il n’existait pas de chaires magistrales sur les mêmes sujets. On y avait ajouté l’enseignement clinique des maladies de la peau et des maladies des enfants.

Les agrégés et les médecins ou chirurgiens des hôpitaux chargés de ces cours, quoique non agrégés, devaient prendre part aux examens de la Faculté.

La Faculté n’avait pas été consultée : elle eut sans doute ratifié la plupart dès nominations qui avaient été faites, mais elle protesta contre la création de ces cours, qui n’eurent pas lieu.

En 1878, le doyen Vulpian adressa au Ministre un rapport à la suite duquel furent réglementés les cours auxiliaires, par arrêtés des 12 et 3o novembre 1878. La décision ministérielle du 12 novembre institua trois cours auxiliaires confiés à trois agrégés en activité (pathologie interne, pathologie externe, accouchements), et trois conférences confiées à d’anciens agrégés (physique, chimie, histoire naturelle).

Un décret du i5 avril 1879 réglementa les cours cliniques annexés dans les hôpitaux. Un autre arrêté du 3o octobre 1879 créa deux autres cours auxiliaires, celui d’anatomie pathologique et celui de physiologie.

Actuellement il y a des cours complémentaires et des conférences. Les deux cours complémentaires sont : le cours de pathologie externe et le cours d’accouchements (dystocie et opérations). Les conférences ont pour sujet les matières suivantes : physique, histoire naturelle.

ORGANISATION

pathologie interne, pathologie externe, maladies de la peau, hygiène, obstétrique, anatomie, chimie, histologie, physiologie, thérapeutique, pharmacologie et anatomie pathologique.

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