MUSÉES ET BIBLIOTHÈQUE
MUSÉE OKFILA.
Dans la vingt-sixième séance de l’assemblée des professeurs , le 2 7 nivôse an ni (16 janvier 1795), on s’occupa des locaux pour placer les collections anatomiques, les instruments de chirurgie, de physique, les collections d’histoire naturelle. On choisit les cinq salles occupant la façade (ancienne bibliothèque) et toute l’aile droite de l’ancienne Académie de chirurgie, où étaient les logements du bibliothécaire et de l’inspecteur des Écoles de chirurgie. On y disposa toutes les préparations anatomiques relatives à l’ostéologie, à l’angéiologie, à la myologie, etc. Les Chefs des travaux anatomiques, les prosecteurs, les aides d’anatomie contribuèrent chaque année à former et à augmenter ce musée. On nomma un aide-conservateur aux appointements de 2,4oo francs.
A la réorganisation de la Faculté en 1823, Thilîaye aîné, qui était conservateur des collections, fut maintenu dans ses fonctions, et Auguste Thilîaye fut nommé conservateur adjoint et préparateur du cours de physique (6 mai 182 3).
Mais ce musée tendait à augmenter chaque jour. En i844, le doyen Orfila fit un voyage à Londres et visita le Musée Hunter. Il eut alors l’idée d’adjoindre au musée d’anatomie humaine un musée d’anatomie comparée, et d’élever à la hauteur quelles doivent atteindre les études anatomiques en France, Il adressa à ce sujet, le 25 septembre i844,
ORGANISATION
un rapport au Ministre de l’instruction publique, Villemain, exposant la nécessité de donner un plus grand développement aux études anatomiques comparées, en créant un musée spécial. Un arrêté ministériel autorisa la création de ce musée, pour lequel fut alloué un premier crédit extraordinaire de 3o,ooo francs, qui fut insuffisant.
Orfila fit preuve d’une incroyable activité. Le ior novembre i845, le Ministre de l’instruction publique, De Salvandy, visita le musée qui fut ouvert sous la dénomination de Masée d’anatomie comparée. Orfila demanda des pièces au Muséum d’histoire naturelle, à l’École vétérinaire d’Alfort, partout où il crut pouvoir augmenter la richesse de ce musée. Un homme qui avait déjà rendu de grands services comme préparateur, le docteur Sucquet, fut nommé préparateur du Musée d’anatomie comparée, par une décision de la Faculté, en date du 6 novembre 1 845.
En mémoire des services d’Orfila et de la peine qu’il avait prise pour doter la Faculté de ce musée, un arrêté ministériel du 26 novembre i84y donna au musée le nom de Musée Orfila.
Ce musée contient plus de 6,000 pièces et s’augmente tous les ans de i5o à 200 pièces, résultant des préparations pour les concours d’adjuvat et de prosectorat.
Un premier catalogue fut dressé en i863 par Maissiat, professeur agrégé et conservateur du Musée un second catalogue plus complet a été dressé en 1881, par Houel, également agrégé et conservateur121.