CHAIRE D’OPÉRATIONS ET APPAREILS
Cette chaire fut créée sous le titre de chaire de médecine opératoire, et le premier professeur fut Sabatier, qui eut d’abord Boyer pour adjoint; mais ce dernier passa peu après comme adjoint à ia chaire de clinique externe et fut remplacé par Lallement (20 juin 1795).
Sabatier était maître en chirurgie et avait été professeur d’anatomie et d’opérations au Collège de chirurgie : il était en outre chirurgien de l’Hôtel des Invalides. Appelé à la chaire de l’École de santé, il s’y montra comme l’un des professeurs les plus zélés. H est l’auteur d’un Traité de médecine opératoire, paru en 1796, ouvrage traduit en plusieurs langues et qui fut l’un des fondements de la gloire de son auteur. Sabatier n’avait pas un organe avantageux; sa voix était peu sonore et il parlait avec volubilité. Dans son enseignement, il s’est toujours montré comme un représentant de l’ancienne Académie de chirurgie. Esprit droit et réfléchi, il n’était pas l’homme des nouveautés; il cherchait plutôt à perfectionner qu’à découvrir; il conservait les anciennes doctrines. C’était un chirurgien de grand sens, d’une vaste érudition, mais un professeur froid et méthodique, dont l’enseignement contrastait avec celui de son collègue Desault.
II est mort en 1811, âgé de 79 ans.
Lallement , adjoint de Sabatier, avait été formé à l’école de Desault. Il fut spécialement chargé de l’enseignement des opérations qui se pra-
tiquent sur les os , mais il était peu suivi , à cause , dit-on , de sa grande timidité. Mis à la retraite à la dissolution de la Faculté, en 1 82 2 , il fut rappelé à l’enseignement en i83o, mais il ne reprit pas son cours, à cause de sa mauvaise santé. Néanmoins, un arrêté ministériel du 9 février i833 l’autorisa à assister aux assemblées de la Faculté, avec voix délibérative.
C’était un bomme ayant des goûts simples, menant une vie retirée. Il est mort âgé de 78 ans.
La chaire de Sabatier fut mise au concours par ordonnance du 3 juillet 1811.
Le jury était composé de : De Jussieu, président, Pelletan, Percy, Dubois, Richerand, Bourdois, Pasquier, Duméril, Thiilaye et Rullier.
Quatre concurrents se mirent sur les rangs : Tartra, Roux, Dupuytren et Maijolin.
Chacun de ces candidats se présentait avec des aptitudes différentes et opposées : Dupuytren, froid, grave et solennel; Roux, plus véhément, plus fougueux, plus habile opérateur, tout en étant aussi circonspect; Maijolin, plus souple d’esprit, non moins réfléchi, d’une finesse et d’une bienveillance exceptionnelles. Tartra ne faisait pas tache dans ce quatuor de chirurgiens : il avait la diction facile, une très grande habileté opératoire, et il lui fallait un grand courage pour tenter une lutte dans laquelle il combattait sans espoir.
La première épreuve fut fixée au jeudi 2 février 1812, et le sort décida la question que les candidats durent traiter par écrit; c’était : De l’anévrisme.
La seconde épreuve écrite consistait en une question traitée en latin , la même pour tous les concurrents; c’était : De caratione fistularum.
Les candidats eurent à traiter pour leurs thèses les sujets suivants :
De F opération de la cataracte (Tartra).
De la résection ou du retranchement de portions d’os malades, soit dans les articulations, soit hors des articulations (Roux).
La lithotomie (Dupuytren). !; ■
De l’opération de la hernie inguinale étranglée (Maijolin);
L’argumentation des thèses a eu lieu du 2 4 au 3 1 janvier. Elle fut suivie d’une leçon orale d’une demi-heure, après vingt-quatre heures de préparation.
Maijolin traita De l’opération de l'hydrocèle.
Roux, Du traitement chirurgical des polypes.
Tartra, De l’opération de la fistule lacrymale.
Dupuytren, Des amputations.
Le lendemain 5 février, le jury détermina les opérations qui devaient être pratiquées sur le cadavre. C’étaient : î ° La lithotomie par l’appareil latéral et par suite le haut appareil; 2° La ligature de l’artère fémorale dans les cas d’anévrismes de la poplitée; 3° L’amputation du iras dans l’articulation supérieure.
Toutes ces opérations ont été exécutées avec une merveilleuse dextérité.
Une dernière leçon orale d’une demi-heure eut lieu le 8 février, et les questions suivantes furent traitées :
Luxation primitive de l’articulation iléofémorale (Maijolin).
Fractures simples du fémur (Roux).
Luxation de l’articulation du coude (Dupuytren).
Fracture de la jambe près de l'articulation du pied (Tartra).
Le jury se retira dans la salle des délibérations, et Dupuytren obtint l’unanimité des voix.
Un décret du îo février 1812 nomma Dopüïtren professeur de médecine opératoire.
Ce remarquable concours passionna pendant quarante jours le monde médical de Paris, et il est resté légendaire dans l’histoire de la Faculté.
« Ce fut, dit Isidore Bourdon (l), entre Dupuytren et ses compétiteurs comme un vrai combat, tant l’émulation des rivaux dégénéra en animosité : il y eut des injures publiques, des défis personnels et jusqu’à des cartels. Dupuytren composant péniblement, ne put livrer sa thèse le jour assigné par les juges. Aux termes du règlement, et selon le vœu de ses concurrents, il aurait dû aussitôt sortir de la lice. Mais un libraire (2), éditeur de Dupuytren, et comme tel vivement intéressé à ses succès, prétendit que le retard des épreuves devait être imputé à l’imprimeur; en conséquence, il fit attester par tous les compositeurstypographes (juune des formes était tombée en pâte. Et c’est ainsi que Dupuytren dut à un certificat complaisant l’obtention d’une place indispensable à sa haute fortune. »
La thèse de Dupüytren fit grand bruit dans le public médical. Ce chirurgien brillait plus par son habileté opératoire et son jugement de clinicien que par son esprit scientifique. Il fut vivement attaqué par Roux, qui lui reprochait des omissions nombreuses qui imprimaient à son travail, disait-il, un caractère de faiblesse et d’imperfection auquel il était loin de s’attendre.
Le 1 2 septembre 1 8 1 5 , Dupuytren et Pelletan demandèrent par une lettre commune et obtinrent l’autorisation de permuter leurs chaires «pour des raisons d’utilité publique et de convenance particulière».
Pelletan était alors un des professeurs les plus suivis de la Faculté. Il avait la parole facile, l’expression toujours propre et heureuse, de l’esprit, de l’entraînement, tout ce qu’il faut pour séduire un jeune auditoire.
Le 21 juillet 1818, Pelletan demanda une nouvelle permutation, et il lui fut accordé de passer à la chaire d’accouchements.
Richeband, professeur de pathologie externe, lui succéda par permutation, le 3 o octobre i8l8.
ENSEIGNEMENT
A la réorganisation de la Faculté, la chaire prit le titre de chaire d’opérations et appareils, qu’elle porte encore aujourd’hui, et Richerand fut conservé.
Il y avait deux hommes dans Richerand, le professeur et l’écrivain. Comme orateur et opérateur, il laissait à désirer; il avait un certain vice de prononciation et manquait de sang-froid; en revanche c’était un écrivain distingué.
Le 4 janvier i84o, on le vit pour la dernière fois se traîner à son amphithéâtre; il succomba le 2 5 janvier, âgé de 6i ans.
Le concours pour la chaire d’opérations fut fixé au g novembre. Le jury était composé des professeurs Marjolin, président; Moreau, Andral, Breschet, Gerdy, Velpeau, Cruveilhier, Richard et des académiciens Amussat, Gimelle, Lagneau et Bégin.
Les candidats étaient: A. Bérard, Blandin, Ph. Boyer, Chassaignac, Huguier, Laugier, Lenoir, Malgaigne, Michon, Robert, Sanson, Sédillot, Thierry et Vidal (de Cassis).
L’épreuve écrite eut pour sujet : Le périnée et les tailles périnéales.
Pour la première leçon orale, les candidats eurent à traiter les questions suivantes :
De la ténotomie (Robert).
Des débridements (Blandin).
Opération de la hernie étranglée (Bérard).
Des opérations gue nécessitent les coarctations (Thierry).
Des sutures (Boyer).
Des opérations que nécessitent les tumeurs érectiles (Huguier).
Des amputations dans la contiguïté des membres (Lenoir).
Du trépan en général (Sédillot).
Des résections des os dans la contiguité (Sanson). .
Des opérations que nécessitent les abcès (Vidal).
Des opérations que nécessitent les polypes (Michon).
De la résection des os dans la continuité (Chassaignac).
Des amputations des membres dans la continuité (Laugier).
La cautérisation (Malgaigne).
Pour la seconde leçon orale les candidats traitèrent :
Huguier et Michon, De l’opération de la fistule lacrymale.
Bérard et Sanson, De la cataracte.
Laugier et Thierry, La taille hypogastrique.
Chassaignac et Blandin, Des opérations que nécessitent les anus contre nature.
Lenoir et Vidal, Des opérations que nécessite la fistule à l’anus.
Bobert et Sédillot, Des opérations que nécessite la rétention d’urines.
Malgaigne, Des opérations que nécessitent les maladies du sinus maxil-
Boyer, Des opérations que nécessitent les polypes utérins.
Le 5 mars eut lieu la première épreuve pratique qui fut commune à tous les candidats, et consista dans la Ligature de l’artère sous-cla-
Le 8 mars commença l’épreuve de chirurgie pratique.
Bobert, Laugier et Chassaignac eurent : l’Amputation scapulo-humérale et le pansement quelle réclame.
Sanson, Malgaigne et Michon, Amputation de la cuisse dans la continuité de l’os et pansement après l’opération.
Lenoir, Boyer et Bérard , Amputation de la jambe au-dessus des malléoles et pansement.
Vidal T Sédillot et Huguier, Amputation de l’avant-bras dans la continuité; pansement.
Thierry et Blandin, Amputation dans l’articulation huméro-antibrachiale; pansement.
Les sujets de thèses suivants échurent aux candidats :
Des opérations que réclament les tumeurs développées dans la région parotidienne (Bérard).
ENSEIGNEMENT
Des accidents qui peuvent survenir pendant les opérations chirurgicales et des moyens d’y remédier (Blandin).
Des opérations que réclament les plaies de l’estomac et de l’intestin (Boyer).
De l’appréciation des appareils orthopédiques (Chassaignac).
Des opérations de la pupille artificielle (Huguier).
Des cals difformes et des opérations qu’ils réclament (Laugier).
De la bronchotomie (Lenoir).
Des appareils pour le traitement des fractures en général (Malgaigne).
Des opérations que nécessitent les fistules vaginales (Michon).
Des opérations que nécessitent les affections cancéreuses (Robert).
Des luxations congénitales et des méthodes opératoires proposées pour y remédier (Sanson).
De l’opération de Tempyème (Sédillot).
Des diverses méthodes opératoires pour la cure radicale des hernies (Thierry).
Des indications et des contre-indications en médecine opératoire (Vidal).
Enfin, après cinq mois de luttes, de fatigues et d’émotions, le jury rendit le 2 5 mars son suffrage en faveur de Blandin, quoique Chassaignac se soit toujours tenu au premier rang.
Blandin fut nommé officiellement le 7 avril i84i. Il n’avait pas brillé dans ce concours. S’il n’avait pas l’élocution facile, ses leçons étaient bien nourries, soigneusement travaillées : il savait éviter également les omissions et les confusions. Très bon opérateur, il n’abusait pas de son habileté chirurgicale, et il professait que la conservation est le triomphe de l’art. Il était froid, toujours digne et sévère pour lui-même et pour les autres, ennemi d’une popularité malsaine; c’était l’homme du devoir. Il succomba le 16 avril i84g, à une affection thoracique compliquée de symptômes cérébraux, à l’âge de 5î ans.
Lorsque la chaire d’opérations et appareils fut déclarée vacante.
Denonvilliers, professeur d’anatomie, demanda à permuter. La Faculté acquiesça à sa demande, mais le Ministre s’y opposa et un arrêté fixa le concours pour le i5 novembre 1 84g.
Le jury fut composé des professeurs Andral, Bérard, Cloquet, Cruveilhier, Denonvilliers, Dubois, Laugier, Moreau, Roux et Velpeau, et des académiciens Baffos, Bégin, Jobert, Gimelle etHuguier.
Les candidats furent : Chassaignac, Gosselin, Jaijavay, Lenoir, Maisonneuve, Malgaigne, Nélaton, Richet, Robert et A. Sanson.
Le 20 novembre, les concurrents eurent à traiter comme question écrite : De h. valeur relative des différents moyens de réunion des plaies dans les opérations chirurgicales.
Le 4 décembre commença la première épreuve orale. Les questions à traiter furent les suivantes :
Des sections sous-cutanées (Lenoir).
De la trépanation (Sanson').
Des divers moyens hémostatiques après les opérations (Richet).
De la désarticulation du genou (Gosselin).
Des opérations applicables au traitement des tumeurs érectiles (Malgaigne).
De l’amputation et de l’extirpation des tumeurs (Chassaignac).
Des amputations dans la continuité des membres en général (Robert).
Des opérations applicables aux cals difformes et aux pseudarthroses (Jarjavay). •
Des résections articulaires en général (Nélaton).
Des opérations applicables au traitement des varices (Maisonneuve).
La seconde épreuve orale commença le 27 décembre et eut lieu dans l’ordre suivant :
Des opérations gui se pratiquent sur l’iris (Robert et Jarjavay).
Des opérations que nécessitent les anévrismes des carotides (Malgaigne et Richet).
De la blépharoplastie (Gosselin et Sanson), .
ENSEIGNEMENT. 343
Opération de la hernie crurale étranglée (Maisonneuve et Lenoir).
De la ponction de la vessie (Chassaignac et Nélaton).
Le 1 1 janvier, les candidats tirèrent les sujets de thèses suivants, dont l’argumentation commença le 3 1 .
Des opérations qui se pratiquent sur les muscles de l’œil (Lenoir).
Des amputations partielles et de la désarticulation du pied (Robert).
Traitement chirurgical des polypes des fosses nasales et du pharynx (Gos-
Parallèles des divers modes opératoires employés dans le traitement de la cataracte (Nélaton).
Des opérations applicables aux maladies de l'ovaire (Maisonneuve).
Des opérations applicables aux anhyloses (Richet).
Des opérations applicables aux corps fibreux de l’utérus (Jarjavay).
Parallèle des diverses espèces de taille (Malgaigne).
Des opérations applicables aux solutions de continuité récentes et anciennes du canal intestinal (Sanson).
Des opérations applicables aux fractures compliquées (Chassaignac).
Le 23 février, l’argumentation des thèses était terminée. Pour la cinquième épreuve, les concurrents eurent à pratiquer chacun trois opérations, sans explication ni démonstration.
Robert, Chassaignac, Nélaton, Maisonneuve et Gosselin eurent à pratiquer: 1° l’extirpation du bras; 2° la ligature de l’artère axillaire, immédiatement au-dessous de la clavicule; 3° l’opération de la fistule lacrymale des deux côtés.
Richet, Lenoir, Sanson, Jarjavay et Malgaigne pratiquèrent : î ° l’extirpation du premier os du métacarpe en conservant le pouce; 2° Y amputation du pied par la méthode Chopart; 3“ la ligature de l’artère sousclavière à la sortie des scalènes.
Restait comme épreuve définitive une leçon de trente minutes ave opération et pansement, la même pour deux concurrents.
Jarjavay et Richet eurent à pratiquer Y extirpation du pied; Lenoir et Maisonneuve, Y ablation d’une des moitiés de la mâchoire inférieure; Chassaignac et Gosselin , la résection de la tête de l’humérus ; Robert et Sanson , la désarticulation de la cuisse; Malgaigne et Nélaton, la résection de l’articulation du coude.
Enfin le 21 mars, après deux tours de scrutin, Malgaigne fut élu. Des applaudissements frénétiques, longtemps prolongés, accueillirent cette élection et les bravos ont accompagné Malgaigne jusqu’à sa sortie de la Faculté.
Malgaigne inaugura son cours la même année. Professeur de médecine opératoire, Malgaigne n’était pas opérateur : il n’était pas davantage clinicien, mais c’était un érudit, un lettré, un maître dans l’art de parier et d’écrire , un savant de cabinet , m ais surtout un homme de lutte et de tribune. Il a publié un Manuel de médecine opératoire, qui a eu sept éditions de son vivant et a été le guide de plusieurs générations médicales. Le Fort, qui fut son gendre et l’un de ses successeurs dans sa chaire, a refait la huitième et la neuvième édition (1874- 1877 et 1889). Après avoir occupé la chaire d’opérations pendant quinze ans, sentant sa santé ébranlée, Malgaigne donna sa démission au mois de juillet i865, et est mort quelques mois après.
Denonvilliers se remit sur les rangs après la démission de Malgaigne, et fut nommé par permutation le 27 septembre i865. 11 occupa sa chaire jusqu’à sa mort, en 1872.
Appelée à désigner son successeur, la Faculté présenta les candidats dans l’ordre suivant : Le Fort, Guyon et Duplay. Le Fort fut nommé par arrêté ministériel du 22 janvier 1873. Doué d’une parole chaude et sympathique, préparant ses cours de longue main, sachant parier aux yeux de ses auditeurs par des planches et des projections photographiques qu’il préparait lui-même. Le Fort, qui sut toujours se tenir au courant de la littérature étrangère, a laissé dans l’esprit
ENSEIGNEMENT
de nombreuses générations des traces vivantes de son enseignement. H conserva cette chaire jusqu au 12 juin i884 pour passer par permutation à la chaire de clinique chirurgicale à Necker.
Le 2 1 juin i884, Duplay passa de la chaire de pathologie chirurgicale à celle d’opérations et appareils qu’il quitta, le 7 février 1890, pour une chaire de clinique chirurgicale.
Le 1 2 août de la même année, Tillaux, présenté en première ligne par la Faculté, fut nommé titulaire de la chaire d’opérations qu’il quitta en 1892, pour passer à une chaire de clinique chirurgicale. Tillaux eut dans son enseignement un succès considérable, qu’il doit à des qualités professorales remarquables, à une très grande netteté d’exposition, à un esprit éminemment pratique, qualités qu’il a reportées dans sa chaire de clinique.
Un décret ministériel du 1“ février 1893 nomma Félix Terrier, en remplacement de Tillaux. Excellent opérateur, minutieux dans les moindres détails opératoires, poussant les précautions antiseptiques jusqu’à la dernière rigueur, Terrier est le titulaire actuel.
TABLE.AD CHRONOLOGIQUE
Sabatier . 1795-1811
Dupuytren . 181 2-181 5
Peiletan . 181 5- 1818
Richerand . i8t8-i84o
Blandin . 1 84 1-1 84g
Malgaigne . iS5i-i865 Denomïlliers . 1860-1872
Le Fort . 1873-1884
Duplay . 1 884-i 8go
Tillaux... . 1890-1892
Terrier . i8g3-: . . .
Boyer, adjoint. . . . 1 790- . . . .
Lallement, adjoint. 179.5-1822