FRANGE
Lyon.
La démocratie de la Gaillotière réunie en banquet pour le centenaire de Voltaire vous acclame président d'honneur et envoie ses félicitations fraternelles à la démocratie parisienne. — LB COMITÉ DU BANQUBT, hôtel Amblard, VU- Icuibanne (Lyon).
Lyon.
Républicains radicaux réunis, grand banquet fraternel à l'bôiel Masséna, en Thonneur de Voltaire, ont acclamé Victor Hugo préàident d'honneur.—Sauret, président.
Bordeaux.
Les libres-penseurs de Bordeaux, réunis dans un banquet fraternel en l'honneur du centenaire de Voltaire, adressent leurs félicitations à leurs amis de Paris.— touchet, morin achille, couLON, présidents.
Rouen.
Cher maître, de près comme de loin et toujours, je suis avec yous. Mes deux mains serrent les nôtres. Merci pour tous et pour votre dévoué.— Gustave Flaubert.
Mâcon.
Membres du cercle des travailleurs de Mâcon, réunis à l'occasion du Centenaire de Voltaire, portent un toast à la mémoire du grand philosophe, précurseur de la Révolution française, à Victor Hugo, l'apôtre de la République universelle et à leur cher délégué, Léon Margue, et aux représentants de Saône-et-Loire.— Richard, piéâident.
Saint-Etienne.
Ici, banquet en l'honneur de Voltaire.— Victor Hugo, Garibàldi sont proclamés présidents d'honneur. — Vive la République I — Poar le comité d'organisation.— DuRiEu.
Nancy.
Le Cercle des étudiants de Nancy s'associe de cœur et d'esprit à Ja réunion présidée par M. Victor Hogo à l'occasion du centenaire de Voltaire.— DtJMONT, Président du Cercle.
Le Cercle du travail de Nancy adresse au comité du centenaire de Voltaire l'expression de ses sentiments de confraternité pour fêter la mémoire du plus illustre champion de l'humanité.
Sâint-Servan.
Humble hommage d'un travailleur à la mémoire de l'immortel défenseur de la tolérance et de la libre-pensée. — Jourdain, professeur à la faculté des sciences de Nancy.
Les étudiants républicains de Toulouse écrivent aux étudiants de Paris :
« A tnessiews les étudiants de Paris.
> Messieurs,
» Le cercle des étudiants républicains s'empresse de répondre à l'appel que vous lui avez adressé.
» Il est heureux de f^'àssocier à la jeunesse de tous les pays pour fêter le centenaire de Voltaire, l'ar.ôire de la libre pensée, le grand écrivain qui dt;ns tous les genres fut le premier de
son temps, le lutteur inratigable qui détendit Calas et prépsra les esprits aux grandes idées de la Révolution.
» Le cercle des étudiants républicains prie les étudiants de Paris d'agréer ses fraternelles salutations.
» Le président, Couder c.
» Cercle du Progiès, place du Capitole, 5, Toulouse. »
De VOlstrtatoire du Puy-de-Dôme. — Sommet du Puy-de-Dôme.
Hugo, c'est le présent, Voltaire le passé; Ces deux noms immortels éclairent notre histoire ; Le premier, de ce siècle affirmera la gloire ; En vain sur le second plus d'un siècle a passé.
Louis CHAL3IET0.-V.
La lettre suivante a é'é adressée à M. Victor Hugo par le comité de la Société des gens de kttres :
« Paris, le 3 juin U78.
> Cher et illustre maître,
s> Le comité de la Société des gens de lettres, en son nom et au nom de tous les membres de la Société,
» Le comité pourrait dire, au nom de toutes les intùUigôûccs françâice^.
— yu ~
» Remercie Victor Hugo d'avoir glorifié la pensée humaine en glorifiant Yollaire dans le plus admirable langage.
» VoUairc a prouvé au dix-huilième siècle qa'il n'y avait plus qu'une royauté vivante, celle de l'esprit humain.
» Victor Hugo a continué la même souveraineté par l'éclat de son géiue et la grandeur de ses idées. Aussi, le passé s'efface devant le soleil levant du monde nouveau. Voltaire, par son testament, a légaé à la France la Révolution. Victor Hugo a consacié la Révolution par l'auréole de sa poésie, toute do lumière et de bonté.
» Ce mot Révolution n'est pas un mot de parti pris ni de parti poliiique. Les gens de lettres ny voient que la lia de toutes les servitudes et le commencemeut de toutes les fraternités. C'est Voltaire qui a fait cette révolution toute paciflque.G'est Victor Hugo qui la continue.
» Voilà pourquoi le comité de la Société dei gens de lettres, qui a eu l'incomparable honneur d'être présidée par le poëte de la Légende dis Siècles^ salue aujourd'hui de la même admiration Voltaire et Victor Hugo !
» Pour le président absent,