‹ Centenaire. Discours prononcés au Muséum d'Histoire NaturelleChapitre 10 sur 17 · ILLUSTRE ET VÉNÉRÉ MAITRE · texte numérisé non relu

ILLUSTRE ET VÉNÉRÉ MAITRE

Cuer DOYEN,

Il nous appartenait entre tous de venir aujourd’hui fêter vos cent ans. Nous ne pouvions manquer, nous, les étudiants, à cette imposante cérémonie, et c’est au nom de la jeunesse française, de cette jeunesse studieuse qui vous admire, que nous nous présentons ici.

Deux ans se sont écoulés depuis le moment où.les étudiants de Paris et les délégations des étudiants de province, réunis autour de vous, vous exprimaient leurs sentiments d'affection et de respect.

Le temps a passé, ne nous épargnant pas ses nouvelles atteintes. Vous, Maître, vous êtes resté debout, nous offrant aujourd’hui, comme alors, l'exemple glorieux d’un homme dont s'honorent la science, la patrie et l'humanité.

Homme de science, vous avez par vos admirables découvertes imprimé à l’esprit humain une marche nouvelle : vos inventions ont enrichi des milliers d'hommes. Vous, dédaignant cette opulence que vous avez répandue sur tant d’autres, vous vous êtes contenté de rendre notre existence plus belle et plus douce. Votre vie tout entière honore la France qui vous a vu naître et qui est si justement fière de vous. Aux heures de paix vous l’avez faite glorieuse, Dans ses malheurs votre vaste éloquence s’éleva pour protester contre les cruautés du vainqueur. La science et la patrie vous exaltent, l'humanité vous admire (tous ses membres peuvent considérer en vous le type de l’homme par excellence). Guidé par la justice et la vertu, vous avez parcouru votre longue et glorieuse carrière, et suivre

(16 ) vos traces doit être l’ambition de tout homme au cœur droit. Maître, à cette heure où tous vous entourent, les étudiants sont heureux plus qu'ils ne peuvent le dire de penser que ces hommages si justes, si éclatants, s'adressent au travailleur infatigable qui de ses innombrables titres n’a voulu avoir que celui de doyen des étudiants.

Discours DE M. Napauzr pE Burron,

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