CHER COMPATRIOTE
Des hommes éminents dans toutes les branches de la Science, des Lettres et des Arts, ont retracé en termes éloquents votre vie si bien remplie.
Ils ont rappelé les incomparables services que vous avez rendus à l’humanité tout entière, et tout le monde a applaudi à leurs paroles.
Permettez-moi de venir maintenant, au nom de la vieille cité angevine, votre ville natale, au nom de l’administration municipale d'Angers, que j'ai l'honneur de représenter ici, vous adresser l’expression de la plus profonde et de la plus respectueuse admiration.
En fêtant aujourd’hui votre centenaire, je ne puis oublier que depuis trois siècles votre nom appartjent à l’Anjou.
Médecins et chirurgiens distingués, vos ancêtres s'étaient fait dans notre province une réputation déjà grande, et personne chez nous n’ignore avec quel talent Michel Chevreul, votre père, dirigea pendant vingt-cinq ans l’École de Médecine d'Angers.
Béchard, Ollivier, Billard, les deux Bérard, furent ses élèves en même temps que vos contemporains. Notre grand David ‘était aussi votre condisciple à l’École centrale des Arts de notre ville.
Tous se sont illustrés, et l’Anjou sait honorer leur mémoire.
Mais il vous était réservé, cher et vénéré Maitre, de leur survivre à tous et de voir vous-même votre nom inscrit près des leurs sur le livre d’or de la ville d'Angers.
Ce nom, vos compatriotes en sont fiers, car il personnifie pour eux une de leurs gloires les plus pures.
Et maintenant, cher et vénéré Compatriote, après ces quelques paroles qui ne sont pasun discours, mais un simple et respectueux hommage rendu à votre nom, permettez-moi de vous exprimer un désir :
C’est celui que nous avons tous, dans notre cité, de vous revoir une fois encore parmi nous.
Ce jour-là, je vous en donne l’assurance, l'union se fera dans tous les cœurs et tous vous crieront avec bonheur :
Vive Chevreul!
M. Parrot, président de l’Académie d'Angers, présente à M. Chevreul les félicitations de cette Académie.
Discours DE M. Aueusre Viru,