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| En Angleterre, le N ational Children Adoption Association a pris un grand développement.
En France, il y en a quelques œuvres, comme :
1° L'Union Française pour le sauvetage de l’enfance, — 108, rue de Richelieu, Paris.
2° Le Service” Chrétien, La Cause, = 69, rue Perronet, Neuilly.
8 L'Adoption Familiale, Entr'aide des femmes françaises, —— 99, Rue de Prony, Paris.
4? L’'Œuvre de la Chaussée du Maine, — 128. avenue Parmentier, Paris.
= L’Adoption Française. Les Nids vides, — - 44 bis, ruée Pasquier, Paris. *
On ne peut pas reprocher à ladoption d’être une œuvre immorale. Elle donne une famille, souvent supérieure à la naturelle, à des enfants voués à l’abandon dans lAssistance Publique.
I faudrait, au contraire, que l’Assistance reforme ses réglements étroits, basés sur cette formule qui, comme dit Mme Thalheimer, est exacte dans son principe, mais qu'aucune statistique ne justifie : « À une adoption, même la meilleure, il est préf érable un abandon à l’Assistance Publique, où une mère peut toujours retrouver.son enfant ».
Nous avons vu pourtant, que toute la politique de JA. P. conduit la mère à l’oublier pour toujours. s
L'A. P. permet l’adoption de ses pupilles de deux à-cinq ans, de parents décédés où inconnus. Il faut verser, au préalable, une somme, au moins, de 5.000 francs ; la période d’épreuve est limitée ; pendant tout ce temps, les parents doivent accepter la visite de Inspecteur ; l'A, P. ne renseigne jamais sur les anté-
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cédents de l'enfant. Toute cette réglementation ne fait que décourager la bonne volonté des parents.
L'adoption, tout en sauvant l'enfant, permet à l'A. P. de grosses économies. En considérant que celle-ci dépense 3.000 francs par enfant et par an, Madame Thalheimer, Directrice de l’Entr'aide des Femmes françaises, calcule que, depuis 1919 jusqu’au 31 décembre 1932, son œuvre a fait économiser à VA, P. la somme de 13. 179. 000 francs, sur ses: 882 « <enfants adoptés.