RUE
À Paris, c’est l'hôpital du Saint-Esprit-en-Grève qui s’en occupe et place les enfants en nourrice (1445).
L'élevage en commun des enfants trouvés fut essayé plusieurs fois au cours de l’histoire, avec dies résultats toujours désastreux ; comme la Maison des Enfants Rouges, au XVI: siècle et, plus tard, la Maison de la Couche, très justement appelée la Maison de la Mort.
Le XVII siècle marque une date itrès importante dans l’évolution de la protection des enfants trouvés ; ce fut apparition de la personnalité de Saïint-Vincentde-Paul. Avec les dames de la Charité, il commence, en 1638, près de la Porte Saïünt-Victor, « son expérience », avec douze enfants ; vingt ans après, il en avait quatre cents. Louis XII et XIV subventionnent l’œuvre et, finalement, en 1670, Louis XIV fonde lPhôpital des Enfants Trouvés et le rattache définitivement à, l’Assistance Publique. |
Malheureusement, on ne peut pas dire qu'avec ces réformes et Ja protection de l’Eta', le sort des enfants trouvés se soit amélioré. « En 1758, sur 5.012 enfants : entrés. à l’hôpital près du Parvis-Notre-Dame, 1.470 meurent avant d’avoir quitté l'hôpital et 2.270 meurent un peu plus tard en nourrice » (Lesage).
La Révolution vota des lois très généreuses pour la mère et l'enfant abandonnés, mais qui ne furent jamais appliquées. E
La loi du 5 mai 1869 établit les secours temporaires pour prévenir l’abandon. e
Finalement, la loi du 27 juin 1904 place sous la tutelle de l’Assistance Publique, d’une facon définitive où temporaire, les enfants trouvés, abandonnés, les orphelins pauvres, les enfants maltraités, délaissés ou moralement abandonnés ; les enfants en. garde ou en
dépôt à cause de maladie ou d'emprisonnement des parents (Cette loi supprime le tour et permet l’abandon à bureau ouvert. Elle régit actuellement le sort de l'Enfance abandonnée.