‹ Centurie de lépidoptères de l'île de CubaChapitre 8 sur 9 · NUM. CC · texte numérisé non relu

NUM. CC

Noctua Aatuey, poer.

Alæ anticæ fusco-rubræ, lineis transversis nigris, macula flava ad angulum interiorem, atomis cæruleo-micantibus circumdata; posticæ fuscæ, basi fasciaque flavescentibus, macula semi-ocellata , ad apicem nigra, iride rubra, pupillis geminis nitenti-cæruleis.

Nocruezre Haruzy.— Ailes supérieures d'un brun rougeâtre, avec des lignes transverses noires, et une tache jaunâtre vers l'angle interne des supérieures, surmontée de molécules bleues et luisantes ; les inférieures brunes, avec la base et une bande jaunâtres, l'extrémité ayant une tache noire, surmontée d'un iris rouge, et deux points au centre d'un bleu luisant.

DESCRIPTION

Voyez le mâle, planche ci-jointe.

Antennes très-simples ; crin des inférieures unique, et arrêté par un frein, qui part de la seconde cellule interne. Chaque article des tarses est brun au milieu, et blanc sur les deux bouts. Une touffe serrée de poils à l'extrémité de l'abdomen. Je n'ai pas vu la femelle.

OBSERVATION

La coupe d'ailes de cette espèce est assez singulière, et la tache ocellée des inférieures est bien remarquable dans une

Noctuelle. Je ne connais point d'espèce voisine de celle-ci qui puisse entrer dans le même groupe.

HISTOIRE

Le papillon est très-rare. Je ne l'ai pris qu'une seule fois

dans le cafétal de MM. Gonzalo Alfonso et Foudras, à Lagunillas , environ 10 lieues S.-E. du port de Matanzas.

Avril 1832.

Gen. Erebus, Zar.

RENGUS

loëy Pat P.Pumeni Direæit

NUM

Erebus Aengus, por.

Alis fuscis, lineis transversis nigris, anticis supra angulo interiore late nigro, maculisque dilutioribus, omnibus punctis marginalibus albis, obsoletis, primo apice anticarum distincto.

EreBus RENGUS.—Brun, avec des lignes noires transverses; l'angle interne des ailes supérieures noir , avec des taches plus claires ; quelques taches marginales blanches , peu prononcées, celle du sommet des antérieures bien distincte.

DESCRIPTION

Voyez ja figure ci-jointe; la © ?

Les antennes sont légèrement pectinées ; le crin est tripie, et retenu par un frein, qui part de la deuxième cellule interne, L'abdomen manquait chez l'individu que jai fait figurer ; mais le caractère tiré du crin indique une femelle ; car ilest constamment simple dans les Lépidoptères mâles, et triple dans les femelles du G. Ærebus.

Le fond est brun en dessous, tout pointillé de gris, avec deux rangées de traits blancs.

OBSERVATION

La teinte noire qui couvre l'angle interne des ailes supérieures suffit pour distinguer cette espèce de toutes celles du même genre. Il ne faut point négliger d'examiner le dessous dans la détermination de ces espèces; peu d’entreelles

ont un aussi grand nombre de lignes transverses sur cette surface.

HISTOIRE

Cette espèce est rare, car Je ne l'ai prise qu'une seule fois pendant plusieurs années que j'ai chassé dans le pays. Comme toutes celles du mème genre connues à la Havane sous le nom de Brujas (Sorcières), elle entre dans les maisons, et se cache sous les toits.

Avril 1832.

locy l'invit

Gen

. Mastigophorus /2e.

PAIRIRA

Ps #

NUM

Mastigophorus Parra, por.

CHARACTERES GENERIS

Gen.Masricopxorus, Poey,—Palpi maris longissimi, articulis tribus fere æqualibus, singulis longitudine abdominis , ultimo medium corporis attingente; primo producto , secundo et tertio in dorsum rejectis, præ se cubitis similitudinem præbentibus; fæminæ breviores, producti, secundo longo, tertio paululum recurvo. Cæteris characteribus non differt ab Herminis Latreillu.

Genre Masrrcopmore. — Palpes très-longs, dans le mäle, à trois articles égaux , chacun de la longueur de l'abdomen, le dernier dépassant le corselet, le premier avancé, le second coudé et replié, avec le troisième, sur le dos; plus courts dans la femelle, à trois articles, dont le deuxième plus long, le troisième un peu recourbé. Tous les autres caractères de l'insecte parfait sont les mêmes que ceux des Herminies de

M. Latreille.

CHARACTERES SPECIEI.

Alis fuscis, strigis duabus flavescentibus ; anticarum baseos altera extrorsum nigro repanda , puncto medio flavo et apice nigricante.

MasricopHorE Parra.— Ailes fauves, avec deux lignes d'un brun clair; une autre vers la base des supérieures, bordée de noir en dehors, ainsi que celle du sommet, et de plus un point central jaunâtre.

DESCRIPTION

Voyez, dans la planche ci-jointe, le mâle de grandeur naturelle , ainsi que les deux sexes grossis, et le mâle beaucoup plus grossi encore, pour en faire connaitre les palpes, les antennes et les pattes.

Les palpes du mâle ont le dernier article garni en dessous de longs cheveux, qui partent de la base, et s’adossent à l’article jusqu'à l'extrémité. La touffe de poils, qu'on remarque aux jambes antérieures , est noire en dehors, et blanchâtre en dedans. La femelle n’a point de poils aux pattes; ses pal-

pes ont la forme ordinaire de ceux des Herminies. Le dessous des ailes est pointillé de gris.

OBSERVATION

Sur LE GENRE.—Le mot WMastigophore vient de deux mots grecs, de péoné-ys, fouet, et de cé, je porte, à cause de la forme des palpes du mâle, qui ressemblent au fléau avec lequel on bat le blé dans les campagnes. Les Romains

donnaient ce nom à des licteurs armés de verges pour surveiller les jeux publics.

HISTOIRE

J'ai toujours pris cet insecte dans l'intérieur des appartements ; il y est attiré par la lumière des lampes , etse repose

souvent contre le mur, dans un port d'ailes indiqué par la figure. J'en ai apporté plusieurs femelles et un seul mäle. De tous les papillons connus, c’est bien celui qui a les palpes les plus longs ; car ceux des Libythées et des Herminies n'atteignent pas même au tiers de la longueur de ceux-ci. C'est ce qui en fait un genre extrêmement intéressant; et 1l est facile de se le procurer, car il est assez commun à la Havane. J'ai brisé l'unique individu qui me restait, pour mieux faire mes dessins; mais je l’ai montré auparavant à MM. Latreille, Boisduval, Duponchel, Lefebvre et Rambur.

Je me fais un devoir de dédier cette espèce à M. Ant. Parra, qui m'a précédé dans la description et l'iconographie des animaux de l'île de Cuba : car ila publié, en 1787, une Histoire naturelle des Poissons et des Crustacés de cette ile. Cet ouvrage lui fait d'autant plus d'honneur quil a été imprimé et gravé à la Havane, dans un temps où il n'yavait qu'une seule imprimerie pour le journal officiel du Gouvernement.

Avril 1832.

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Gen. Syllepis » Loëy.

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NARIAILIES

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NUM

Syllepis Marialis, Pocy.

CHARACTERES GENERIS

Genus SyLLeris, Poey. — Characteribus jam notis Pyralidum Linnæi Botydumque Latreillii adde antennas pectinatas, saltem in mare, quia fæminam non vidi ; abdomen longissimum.

Genre SyYLLÉPinE. — Ce genre a tous les caractères ordinaires du genre Pyrale de Linné, Botys de Latreille, sauf que les antennes sont pectinées, du moins dans le mâle, car je n'ai pas vu la femelle. L’abdomen est plus long que dans les Pyrales ordinaires.

CHARACTERES SPECIFI.

Alis flavissimis, nitidis; anticis costa angulisque, posticis apice punctisque duobus, nigris.

SYLLÉPIDE MarrALis. — Ailes d'un jaune vif un peu brillant ; les supérieures ayant la plus grande partie de la côte

et les angles extérieurs; les inférieures , le sommet et deux points , noirs.

DESCRIPTION

Voyez le mâle dans la planche ci-jointe, avec des grossissements au trait.

Les antennes, vues à la loupe, ont deux rangées d'écailles sur chaque article ; ceux-ci supportent à la base deux branches latérales, ornées d’un double rang d'épines, et à l’extrémité, un faisceau d'écailles allongées qui recouvrent les branches de l’article suivant, à manière de toit. Les palpes sont noirs en dehors.

Les ailes sont d'un jaune un peu brillant; les taches brunes ont au centre des prunelles bleues métalliques; les deux petits points des inférieures qui sont bordés en arrière d'un peu de blanc luisant, ainsi que la bande brune des supérieures, vers la base. Le dessous est semblable au dessus, mais plus décoloré, et les taches brunes n'ont pas d'éclat.

OBSERVATIONS

SUR LE GENRE.—-Je ne connais que cette seule espèce, qui est le type du genre. Le mot Sy/lepis vient de deux mots grecs : de oùv, avec, et de xeris, écaëlle. J'ai voulu exprimer le faisceau d’écailles allongées qui recouvrent et protégent les branches dont j'ai parlé. Il n’est pas cependant essentiel que ces écailles se retrouvent dans d’autres espèces pour les classer dans le même genre; il suffit que les antennes soient pectinées.

Sur L’EspÈce.— Elle est assez voisine de Concordalis (Hüb.), mais toutefois facile à distinguer.

HISTOIRE

Prise une seule fois à la Havane, sur les murs d’un appartement. Dans le repos, elle porte les ailes presque étendues et l'extrémité de l'abdomen relevée.

Avril 1832.

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