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mettrons au premier plan les céphalées spécifiques de l’hypertendu ou de l’urémique. La céphalée spécifique, en particulier au cours de la syphilis secondaire est bien spéciale, quand elle survient chez un sujet ayaut eu un chancre connu et avoué dans les mois ou les deux ou trois années qui ont précédé l'apparition de celte céphalée. Elle est en général nocturne, en casque, et peut s'accompagner fréquemment d’une éruption de roséole, de plaques muqueuses, d’alopécie, de syphilides variées. On comprend que dans un cas pareil nul clinicien n'aura l’idée de chercher une cause nasale. Cependant, des difficultés énormes surgissent dans le Cas Où la céphalée spécifique n’est pas accompagnée de son cortège symptomatique habituel, où la notion de la Syphilis est inconnue au malade ou non avouée au médecin, et c'est dans ces cas que la recherche d’un signe d’Argyll-Robertson, des signes oculaires de méningite fruste, et surtout la réaction de Bordet- Wassermann sont indispensables pour remonter à l’étiologie de la céphalée.
La céphalée de l’hypertendu se voit chez un malade de cinquante ans, chez qui l’interrogatoire nous révèle l'existence de vertiges, de bourdonnements d'oreilles, de polyurie nocturne, de sensations de mouches volantes devant les yeux, de sensation cryesthésiques, d’épistaxis. C’est surtout le tensiomètre qui donne la clef de ce diagnostic.
Cette hypertension peut d’ailleurs s'accompagner d’urémié: dans ce cas, la diarrhée, l’anémie, les convulsions, les œdèmes peuvent orienter vers un diagnos-
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tic-dont la signature est donnée par le dosage de l’urée dans le sang.
Enfin, nous ne faisons que citer le diagnostic difiérentiel avec les céphalées toxiques (oxyde de carbone), neurasthéniques où l'examen général, l’étude-des antécédents, dans le dernier cas l'allure bizarre de la cé- -phalée, richement décrite par le malade, imposent un diagnostic qui en somme ne fera jamais penser à une origine nasale. :
Tels sont les principaux diagnostics différentiels qui se posent en présence des céphalées et des algies rhinogènes. Cependant, nous devons y ajouter certains diagnostics spéciaux, particulièrement difficiles dans les cas ou la céphalée ou l’algie cranienne risquent de tromper le elinicien du fait de leur topographie ou de leurs irradiations spéciales. Ainsi, il est fréquent d’observer une Céphalée qui se localise dans la région otomastoidienne d’un côté, et un clinicien non averti ferait facilement le diagnostic de mastoïdile ou d'’olile aiguë. On conçoit faciiement quels désastres cette erreur pourrait causer au point de vue thérapeutique. On a insisté sur le siège exact du point de douleur maxima un peu au-dessous de la pointe. En réalité le seul argument valable c’est l'absence de toute lésion à l'examen otoscopique. De même une douleur ou une sensation paresthésique du pharynx, de la voûte palatine (sensation de toile d’araignée), du larynx avec besoin incessant de tousser, pourront-elles induire en erreur si l'examen de ces différents organes ne permettait pas d'éliminer toutes les causes d'erreur. Nous pourrions d’ailleurs
revenir, dans cet ordre d’idée au diagnostic différentiel ‘avec des céphalées de cause oculaire, car nous savons È combien est fréquente la localisation péri ou rétrooculaire de la céphalée rhinogène. Ainsi nous n'hési- à terons pas à répéter que les céphalées oculaires sont à ES . mettre au premier plan dans ce diagnostic différentiel 2
des céphalées et algies craniennes d’origine nasale.