‹ Céphalées et algies cranio-faciales d'origine nasaleChapitre 25 sur 30 · H ARS · texte numérisé non relu

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défaut de réfraction secondaire lui-même à l'affection nasale, qui se trouve ainsi à l’origine de tout le syndrome, et c’est là une deuxième difficulté dans ce diagnostic différentiel. En ce cas l’affection nasale, du fait de la congestion et de l’infection des muqueuses nasale et sinusienne, créerait le terrain à la résorption toxique, dont un des premiers effets serait la parésie des muscles de l’œil, d’où défaut de réfraction. Il va de soi que dans ces Cas, on améliore la vision et la douleur de fatigue par des verres, mais ce faisant on n’opposera à ce genre de céphalée qu'un traitement indirect, qui à partir de certaines limites perdra son efficacité. Ainsi, ce diagnostic différentiel entre les céphalées et algies craniennes rhinogènes et oculaires qui au premier abord paraissait fort simple, peut, dans des cas rares heureusement, présenter de réelles difficultés.

Les tumeurs intra craniennes, cérébrales, méningées, nerveuses où osseuses, mettent souvent au premier plan de leur tableau clinique la céphalée. Cette céphalée a pour caractères de commencer en général insidieusement, d'augmenter avec l’évolution de l'affection, de résister aux anti-nervins, d’être influencée à peu près uniquement par la ponction lombaire, abstraction faite d’un traitement s’attaquant à sa cause même. Mais elle se caractérise surtout par le fait qu'elle n’est presque jamais isolée, qu’elle est à peu près toujours associée à un ou plusieurs des symptômes constitutifs du Syndrome d'hypertension intra-cranienne et dont les éléments principaux sont : les vomissements si particuliers du type cérébral, la bradycardie associée où non à la

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b'adypnée, des crises d’épilepsie bravais-jacksonienne, de la dissociation albumino-cytologique avechypertension dans le liquide céphalo-rachidien, des signes de Stase papillaire à l’examen du fond d'œil, le tout pouvant être associé à des signes de localisation (paralysie des nerfs craniens, épilepsie, aphasie, troubles sensitifs ou moteurs divers).

En cas de méningite tuberculeuse surtout les lourdeurs de tête peuvent rester isolées pendant un certain temps de l’évolution, ou du moins dominer de beaucoup tous les autres éléments du tableau clinique qu’il faudra alors rechercher systématiquement: La céphalée elle-même n'a pas de traits bien caractéristiques, et par son horaire, et par sa topographie, et par son intensité elle ressemble à la céphalée rhinogène. Il faudra donc chercher à mettre en évidence le plus tôt possible, les autres signes qui peuvent militer en faveur de l’origine méningée : les raideurs, les paralysies, les modifications des réflexes, les troubles digestifs, les troubles mentaux, les variations du pouls et de la température, les réactions vasomotrices, et surtout les données fournies par la ponction lombaire.

De même l'horaire des maux de tête, le fait qu'ils s’accompagnent d’envies irrésistibles de dormir après les repas, devra faire penser à une cause dyspeptique, gastrique surtout, dont on cherchera à préciser le diagnostic par l'interrogatoire du malade, son examen clinique et radioscopique.

Parmi les causes d'ordre général pouvant prendre le masque d’une céphalée ou d’une algie rhinogène, nous

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