‹ Céphalées et algies cranio-faciales d'origine nasaleChapitre 28 sur 30 · SUD · texte numérisé non relu

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caïnée ou encore par une cautérisation est suffisante pour amener une perméabilité quasi normale. Mais dans la plupart de ces cas, le dernier mot reste à la chirurgie. Ici, ilconviendra de pratiquer une cornétomie.Elle devra être rationnelle — ni trop, ni trop peu — mais il importe surtout de ne pas ménager le tiers postérieur de Porgane, la « queue de cornet ». Là,'de réséquer une queue de cornet, une déviation haute de la cloison, comprimant le cornet moyen contre la paroi externe. Il en résultequ'il sera d'importance capitale de pratiquer unerésectionaussi complète que possible et de ne terminer l'intervention que lorsque le cornet moyen apparaîtra parfaitement libéré. En effet, si l'on veut bien se souvenir de la situation du ganglion sphéno-palatin par rapport à la queue du cornet moyen, et surtout de la richesse d’innervation de ce même cornet, on concevra facilement l'importance du point de technique opératoire que nous venons de traiter. Ailleurs, Fablation d’un polype, le curettage de l’ethmoïde, la réduction d’une synéchie, en un motle rétablissement de la statique normale des fosses nasales, calmera les céphalées.

20 Céphalées réflexes proprement dites

Dans celte catégorie les malades ne présentent aucune lésion objective des fosses nasales. Force en est d’en appeler aux modificateurs locaux ou généraux de la muqueuse. Dans cet ordre d'idées nous citerons :

4) L’attouchement du ganglion sphéno-palatin au liquide de Bonain, mis en honneur par Halphen et dont

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nous avons décrit plus haut la technique, est d’un se- Cours quasi-miraculeux. Nous insisterons seulement sur Ja nécessité de le répéter fréquemment, pour obtenir un résultat durable. Nous n'avons jamais vu de désordre muqueux succéder à cette pratique.

b) Nous avons obtenu d’excellents résultats de la systo-diastolisation qui consiste à exercer sur la muqueuse nasale une action à la fois mécanique par expression des glandes de la pituitaire, et une action réflexe par

excitation de ses terminaisons nerveuses. Cette prati-

que semble aboutir à la restauration du tonus nerveux et vasculaire de la muqueuse. La technique de la diastolisation, qui se pratique à l’aide de tubes de caoutchouc fermés, bien précisée par son promoteur le Docteur Gauthier, a été étudiéeensuite par Worms, Liébault, Auzimour et Dupont, etc.

c) Le vibro-massage des fosses nasales selon Ja méthode de Moure donne des résultats analogues et vraisemblablement selon le même processus. Il présente l'avantage de permettre dans certains cas de porter sur la muqueuse nasale l’action d’un médicament modificateur de cette muqueuse.

On ne devra jamais chercher à lui faire excercer une action locale mécanique, au contraire on évitera de traumatiser la muqueuse, pour ne faire appel qu'à l’action purement réflexe du massage. Appliqué dans ces conditions, en des séances suffisamment rapprochées (2 par semaine), il nous a donné à plusieurs reprises des résultats thérapeutiques très satisfaisants.

d) La diathermie par l'application externe d’électrodes

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chauffantes ainsi que les applications d'air chaud ont inscrit à leur actif des résultats intéressants.

: e) Dans les cas de céphalée accompagnée d’hydrorrhée nasale réalisant, en un mot, le type de rhinite vasomotrice, on se trouvera bien d'ajouter au traitement mécanique, des pulvérisations locales d'extrait total de Jaborandi selon la méthode de Vernet. Ce médicament en agissant sur les terminaisons du trijumeau modifierait la sensibilité de la muqueuse.

C’est dans ces mêmes conditions qu’il y aura parfois lieu dé soupçonner un état d'anaphylaxie, et d’instituer un traitement désensibilisateur par la pepionothérapie, la colloïdothérapie ou Fauto-sérothérapie, en vue de la production d’un choc hémoclasique.

f) Enfin il conviendra de tenir compte de l’état général du malade, d'établir son bilan neuro-végétatif, d’en couvrir le débit ou d’en rétablir l'équilibre. La surrénale ou l’adrénaline, l'extrait d'ovaire ou de thyroïde, la pilocarpine ou la génésérine, parlois la polythérapie endocrinienne deviendront les créanciers ordinaires de l’organisme en cause. Le facteur d'ordre moral, psychologique, d'hygiène générale physique ne sera pas à dédaigner.

Pour résumer, le sens clinique conserve en matière de thérapeutique des céphalées et algies cranio-faciales rhinogènes tous ses droits. [Il n’existe pas de médication spécifique, et c’est par un judicieux éclectisme dans le choix des médicaments que nous obtiendrons des succès. Cet éclectisme est évidemment conditionné par une interprétation convenable des symptômes.

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