N. Wulfeni, v. Mojs
Nous ferons remarquer, que les 2 seules espèces, Naut, gasteroptychus, V. Dittm. et Namt, superbus, v. Mojs., sont mentionnées dans le texte comme montrant la partie initiale de la coquille. Dans les généralités sur le genre Nautilus, nous ne trouvons aucune observation relative à cette partie. Mais nous croyons pouvoir nous en rapporter aux figures, qui sont très soigneusement dessinées sous les yeux de l'auteur.
Ammonides.
Dans le même ouvrage, nous trouvons aussi l'indication distincte de l'oeuf initial dans les espèces suivantes, qui appartiennent à divers genres nouveaux. Cette indication est confirmée par le texte correspondant.
PI. 16, fig. 8 a, c, p. 36 et p. 40.
fig. 8 b, p. 42 p. 65.
Phylloceras pumilum, v. Mojs. .
,, . f PI. 23, fi Pmacoceras rex, v. Mojs. . |
22 Partie initiale de la coquille.
Lytoceras Siraonyi, v. Hauer PL 18, p. 32.
Lytoc. eugyruni, v. Mojs. ... PI. 19, fig. 12, p. 34.
, 1873. M. Munier-Chalmas, préparateur du cours de géologie, à la Sorbonne, à Paris, communique à l'Académie des sciences, dans sa séance du 29 Décembre, une notice très succincte, dans laquelle il expose les résultats de ses recherches récentes sur le développement du phragmostracum des Céphalopodes.
Il rappelle d'abord la distinction établie par M. Barrande, en 1867, entre les familles des Nautilides et des Goniatides, sous le rapport de la partie initiale de leur coquille. Il rend également hommage aux études nouvelles et très intéressantes de M. Alph. Hyatt, sur l'embryogénie du phragmostramm de Naut. Pompilius et de divers Goniatites et Ammonites.
Il déclare ensuite, que les nombreuses observations qu'il a pu faire, soit dans les Nautiles fossiles, soit dans les Nautiles vivants, comparés aux Céphalopodes siluriens, l'ont conduit à un résultat tout à fait opposé aux idées théoriques émises par M. Hyatt, mais conforme en tous points aux faits observés par M. J. Barrande.
Il annonce ensuite la découverte d'un nouvel organe, qu'il nomme prosiphon, placé dans l'ovisac et qui semble destiné à remplacer le siphon, durant la période embryonnaire.
Il énumère les genres, dans lesquels il a pu constater la présence d'un ovisac, qui se retrouve à Y origine du phragmostracum de tous les Céphalopodes dibranchiaux, qu'il a pu étudier.
Il termine cette communication en reconnaissant qu'à l'époque silurienne, les Céphalopodes tétrabranchiaux étaient aussi nettement séparés des Céphalopodes dibranchiaux, qu'ils le sont actuellement.
Nous regrettons vivement, que le travail de M. Munier-Chalmas n'ait pas été publié avec toute l'étendue et les illustrations qu'il mérite. C'est, jusqu'à ce jour, une lumière sous le boisseau.
n* Forme extérieure de la partie initiale de la coquille, dans les Nautilides.
La forme extérieure de la partie initiale de la coquille, dans nos Nautilides siluriens, est particulièrement caractérisée, dans tous les genres et dans toutes les espèces, par une apparence à la fois
Forme extérieure de la partie initiale. 23
simple et invariable. Elle consiste en ce que cette extrémité fait suite à la forme conique de la partie cloisonnée, sans aucune interruption de continuité dans la surface externe, c. à d. sans constriction et sans dilatation, qui puissent indiquer deux parties consécutives et distinctes.
Cette apparence se reconnaît aisément en parcourant les figures de nos planches 487—488—489.
On comprendra mieux cette continuité caractéristique, si l'on remarque que, dans la famille des Céphalopodes la plus voisine, c. à d. dans les Goniatides, l'origine de la coquille est représentée par un corps globuleux, ou oviforme, beaucoup plus dilaté que la partie adjacente de la spire et qui se distingue de celle-ci par ses apparences.
Dans la famille des Ammonides, nous retrouvons une conformation de la partie initiale semblable à celle des Goniatides.
Sur la PI. 490, nous avons figuré plusieurs espèces de ces 2 familles, pour ' montrer ces apparences caractéristiques, qui contrastent avec celles de la partie correspondante dans les Nautilides.
La conformation typique de la partie initiale se reproduit sans aucune modification essentielle, dans tous les Nautilides de notre bassin, dont nous observons la pointe bien conservée. Mais on doit remarquer que, suivant les espèces, dans un même genre, la surface terminale de cette partie est tantôt arrondie, plus ou moins obtuse, et tantôt conique, plus ou moins aiguë. Les figures typiques de nos planches 487 — 488—489 présentent des exemples de ces diverses apparences.
Ces faibles variations ont lieu, sans que le caractère fondamental de continuité entre la partie cloisonnée et la partie initiale de la coquille puisse être considéré comme altéré dans son essence.
Nous rappelons que, dans l'explication des figures de nos Nautilides, dont la première série PI. 1 à 107, a été publiée au commencement de 1865, nous avons désigné par le nom de calotte initiale, la partie plus ou moins arrondie ou conique du test, qui recouvre l'extrémité de la coquille. Nous maintiendrons cette dénomination, qui n'est devenue impropre pour aucune des espèces, dont nous avons publié les figures depuis cette époque.
1. La forme la plus simple de la partie initiale est celle qu'on observe dans les coquilles droites comme Orthoceras^ ou dans les
24 Partie initiale de la coquille.
coquilles dont la pointe est faiblement arquée, comme Cyrtoceras. Nous citerons les exemples suivants:
Orth. mundum, Barr PL 488.