‹ Céphalopodes. Études générales. Extraits du Système silurien du centre de la Bohême. Vol. II, texte v. Chap. XVII-XIXChapitre 44 sur 89 · Genre Gyroceras. Eonck · texte numérisé non relu

Genre Gyroceras. Eonck

Nous avons énuméré toutes les espèces connues de ce genre dans 3 tableaux, Nr. 33—34—35, p. 465 à 467. Ces tableaux correspondent à la faune troisième silurienne, aux faunes dévoniennes et aux faunes carbonifères.

Les Gyroceras de la faune troisième silurienne, au nombre de 16, se partagent également entre la Bohême et les contrées de la

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zone septentrionale d'Amérique. Mais, nous ajoutons que, dans notre Série tardive, nous énumérons 2 nouvelles espèces de notre bassin, appartenant à la même faune et qui constituent un avantage numérique en faveur de notre petit bassin.

L'apparition de Gyroceras est soudaine, et elle s'annonce par l'une des formes les mieux caractérisées, car, dès son origine en Bohême, vers le milieu de la faune troisième, nous voyons que la première espèce, Gyroc, alattim, PL 44, se distingue par des ornements très développés. Ces apparences extérieures établissent entre Gyroceras et les genres Cyrtoceras et Nautilus^ les plus rapprochés par la forme de la coquille, une différence exigeant leur séparation générique.

Les Gyroceras des contrées étrangères jouissent aussi du privilège d'une ornementation distinguée, dans quelques espèces, tandisque d'autres ne présentent que des stries transverses.

Durant les faunes dévoniennes, le nombre des espèces se maintient à peu près égal à celui de l'époque silurienne, puisqu'il est de 17 sur notre tableau Nr. 34. C'est encore l'Amérique, qui fournit une partie de ces espèces, tandisque le plus grand nombre d'entre elles caractérise les dépôts dévoniens des Conti'ées rhénanes.

Dans les faunes carbonifères, nous connaissons seulement 6 espèces, également réparties entre la Belgique et les contrées du Nord de l'Amérique.

Ainsi, les régions américaines ont joui d'une sorte de privilège, sous le rapport de la distribution des espèces de Gyroceras.

En somme, ce genre, dont l'existence n'embrasse pas entièrement 3 grandes faunes paléozoiques, ne joue qu'un rôle secondaire par le nombre peu considérable de ses formes spécifiques. Il contraste par son existence relativement limitée, avec les 2 types, que nous venons de signaler comme les plus rapprochés par la courbure de leur coquille. La distinction, que nous faisons remarquer dans les ornements d'une partie des Gyroceras, établit une différence notable entre ses espèces et celles des 2 genres comparés, qui sont, au contraire, caractérisées par une ornementation très simple, durant les âges paléozoiques.

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