Sous-genre Aturia. Bronn
La diagnose de ce sous-genre nous paraît encore vacillante, en ce que la plupart des paléontologues considèrent comme le principal caractère la largeur du siphon, sans avoir égard à la longueur et à l'invagination des goulots. Si nous voulons, au contraire, tenir compte de cette conformation intérieure, qui nous semble devoir être la plus caractéristique du type Aturia^ le nombre des espèces qu'on peut associer sous ce nom, s'élèvera à peine à 4, que nous indiquons.
Mais, l'apparition dî'Aturia dans la faune éocène doit être remarquée comme un fait très important.
D'abord, ce sous-genre surgit durant une époque relativement pauvre en Nautiles. Ce fait est en contradiction avec la théorie de l'évolution, qui fait dériver les genres des espèces les plus divergentes, parmi un grand nombre d'autres. Nous devons donc être étonné de voir dans Aturia une différence si subite et inattendue parmi 19 espèces tertiaires, tandisqu'aucune autre divergence comparable ne s'est manifestée, ni parmi les 63 (77) espèces crétacées, ni parmi les 84 espèces carbonifères.
En second lieu, Aturia s'est distinguée de Nautilus, non par quelque structure nouvelle parmi les Nautilides, mais au contraire, par la reproduction de la conformation combinée du goulot invaginé et du large siphon qui, dès l'origine de cette famille, avait caractérisé Endoceras, présentant d'ailleurs tous les caractères de Orthoceras.