Genre Baihmoceraê. Barr
Ce genre, dont le siphon offre une structure insolite, pourrait être séparé des Nautilides, pour constituer une famille indépendante. Mais, nous croyons devoir laisser ce soin à l'avenir, lorsque le
116 Distribution T^rticalè.
nombre des espèces connues sera un peu plus considérable. Ce nombre se réduit aujourd'hui à 4 formas distinctes, dont l'une connue sous le nom de Conoceras angulosum^ Bronn, provient des îles du lac Huron. Nous eu ^voiia (lécouYert 2 ^res dans notre bande dl, en Bohême et la quatrième, non publiée, a été trouvée en Suède.
Les 2 Bathmoceras de notre bassin appartiennent à la première phase de notre faune seconde et, en attendant des documents plus positifs, nous admettons que les 2 autres ont existé sur un horizon comparable.
Si nous considérons la structure insolite, que nous venons de signaler dans le siphon de ce type et Fespacement géographique des 3 contrées dans lesquelles les 4 espèces connues sont disséminées^ il nous sera difficile de concevoir, comment l'extension horizontale de ce genre a . pu avoir lieu, avec un nombre si exigu de repré^ sentants, en supposant que cette extension est due aux moyens oxdi^ naires de props^ation.
Ce genre nous offire donc un nouvel exemple de l'apparition sporadîque, presque simultanée, d'un même type, sur des contrées très espacées, sans qu'on puisse établir une connexion entre ces phénomènes. Dans notre étude sur les poissons siluriens, nous avons déjà fait remarquer, pour les formes cuirassées, une semblable simultaiiéité dans leur apparition sur les 2 continents. Parmf les Trilobites, plusieurs genres apparaissent aussi h une éffoque semblable, dans les centrées les plus espacées. i
Dans tous ces cas, il faut remarquer que, malgré l'identité du type générique, les 4 espèces primitives et presque contemporaines, ou homotaxiques, sont très distinctes les unes des autres. Par conséquent, la propagation du genre par migration devient très problématique. Au contraire, ce fait contribue comme beaucoup d'autres à confirmer l'idée d'un ordonnateur souverain des rnani^ festations de la vie, . sous les formes diverses, qui caractérisent chaque période géologique.
Enfin, Bathmoceras oppose, par la construction de son siphon, un obstacle sérieux à TappUcatif^ des ttiéories de la filiation et de la transformation aux Céphalopodes siluriens. Ce siphon reste absolument isolé de tous ceux qui sont connus, sans qu'aucune espèce quelconque montre le moindre indice d'une transition à partir des formes habituelles de cet organe.
Ëevue deiR^iônreB 1 6t istmèl-genteâ. ^^17
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Ce genre, que nous connaissons depuis plus de 25 ans et que nous publions serieiient dan» notre JSérie,taWive;:ti'est malheureusement représenté que par un spécimen, qui se compose uniquement de la grande cMtiitire'bién 'cOûsêrVéé.'^ ' '- - ' ^ -
\^^ fcé ' fossile isoté* ^st cependant d'une grande ' iinportunôé, dans litt' quefstloû :des mëdificàtions- gradueyes dans 1^ éléments dé latbquîUe des \Natitiiides et de la filiation dés genres. En effet, la foMfté'dë' l-outerttit'é hé peut être asiâtïiilêe,'ni à celle de ToU'^ertui^e simple, pavceqtfdle n'est paS' ^mblable à la section transverse,
. â' ' celle' àe Pouverture composée, parcequ'elle ne possède qu'tùi seul x)rificë. Mais, à la première -vue de cé^ fossile, flgut^ PL 508, îe pltïS" grand nombre des pàlêoiitologues sera disposé à considérer ^^ôh outeriiiire comme ofifrant une fottne de transition entre^ le tyï>e d'é rbtivetture simple et celui de ^ouverture composée: '
. . . . Jîn pêalité, cette^ opjiniou^.esttrès^. fondée et nous la.pajtagepi^B. Seulement, nous ferons remarquer, que cette forme de tran^tion, qui semblerait confirmer les théories de l'évolution, a l'inconvénient d'être largement ifuiàchroniquè. En e^^ nbiis venons de constater ci-dessus, p,' 84, Ïàfcleâù/Nr. 1, que Orthoceras et Gomphoceras, en trie lesquels meéôceras semble constituer un passage, ont été représentés par des formes distinctes sous le rapport de leur ouverture, des ïV^igine de la faune sé^^ ; .
. ' -iOr, Jfeétocam^^apparatt au -contraire/ (îans la seconde phase de )a faune troisième, parmi 66 eepèèes de la Bohême, représentant &0m^hocêrm^ avec upje; ouverture comppsée-et très caractérisée^ vitawt au milieu de quelque» centaiB^sd^espècesd'Orthocères,, qui conservent la forme stople de leur orifice unique* D'après cette circonstance, l'existencetde jSfescicera^, si osa la suppose destinée à présenter ^ui^p ty^n^io;i,.Qntre^ les 2 genres comparés, eût été une ; SHpprf étation 4'un^ , conjplète inutilité, à .cette, époque, ,
' "Nous ne saurions expliquer 1^ but, pour lequel Mesoeéras a'étè'feréé. Mais tioiis pouvons bien affirmer, d'après ce qùî vient d'être' dit; que ce but n'était pa^ de démontrer que Gomphoceras dérive • dé' O^'^^ocem^ par filiatiow et traiisformatidn, .
11g Distribution verticale.
FamiUe des Aseoeératides.