‹ Céphalopodes. Études générales. Extraits du Système silurien du centre de la Bohême. Vol. II, texte v. Chap. XVII-XIXChapitre 60 sur 89 · Genre €llo990cera9. Barr · texte numérisé non relu

Genre €llo990cera9. Barr

Le genre Ascoceras^ établi en 1846, sous le nom de Cryptoeeras, n'a été accueilli par les savants qu'avec beaucoup d'hésitation, à cause des apparences insolites de sa structure interne. Depuis lors, des formes du même type ayant été découvertes dans d'autres contrées, fort espacées sur les 2 continents, Ascoceras a pris sa place naturelle dans la science. Mais, nous avons cru devoir séparer des Nautilides les espèces de ce genre et du genre voisin Ghssoceras, pour constituer la famille des Ascocératides. Nous avons supprimé le genre AphragmiteSj fondé en 1867, pour associer quelques formes sans loges aériennes et que nous avons reconnues depuis lors comme représentant seulement un état transitoire des coquilles des Ascocercts. Nos observations à ce sujet sont exposées dans notre Supplément, p. 94.

Ascoceras est un type remarquable, qui a fait sa première apparition sur l'horizon du groupe de Hudson-River au Canada et dans les formations correspondantes d'Anticosti, c. à d. dans la dernière phase de la faune seconde. Ce fait est en harmonie avec le privilège d'antériorité, que nous avons reconnu en faveur des faunes américaines. En effet, Ascoceras n'apparaît en Europe, notamment en Angleterre et en Bohême, que dans la faune troisième. Glossoceras seul est représenté dans notre bande el et se propage dans la bande e2, dans laquelle Ascoceras apparaît avec 11 espèces, qui disparaissent dans la hauteur de cette bande. En Angleterre, on ne connaît qu'un seul Ascoceras^ qui appartient à l'étage de Ludlow, aussi représenté dans notre bande e2.

En somme, toute la famille des Ascocératides est réduite à un petit nombre de formes spécifiques. Mais, d'après ce qui vient d'être dit, ces formes ont l'avantage d'être si bien caractérisées par leur structure commune, qu'il serait difficile d'établir leur filiation, à partir de l'un quelconque des genres des Nautilides, qui les ont précédés dans l'eidstence, durant la faune seconde. Sous ce rapport, ils jouent donc le même rôle que Bathmoceras, parmi les types primitifs.

Revue des genres et sous-genres. 119

Notre diagramme, p. 84, montre, que la durée totale de cette famille est relativement peu étendue. Elle nous fournit cependant l'occasion de faire 2 observations importantes:

1. Malgré le nombre réduit des espèces, qui représentent les Ascocératides, sur les 2 continents, elles constituent 2 genres très distincts. Ce fait tend à nous montrer, comme plusieurs autres, que l'origine des genres, est indépendante du nombre des formes spécifiques et ne résulte pas de la divergence graduelle et successive de leurs caractères.

2. Le principal de ces 2 genres, Ascoceras, possède une ouverture simple. Malheureusement, il a été impossible en Amérique de reconnaître, si le second type, Glossoceras^ est réellement représenté dans la formation de l'île d'Anticosti, parceque le spécimen auquel ce nom générique a été donné par M. Billings, est privé de son ouverture, très nette dans les espèces de Bohême.

En Bohême, les 2 types Ascoceras et Glossoceras ont été trouvés dans la bande e2. Mais, un fragment, qui nous a été récemment communiqué et que nous décrivons dans notre Série tardive, p. 241,, PI. 513, paraît appartenir au second genre par son test et par toutes ses apparences. Son ouverture détériorée ne nous permet pas de constater ce fait d'une manière indubitable. Mais on doit remarquer, que ce spécimen a été trouvé dans la bande el, tandisque tous nos Ascoceras appartiennent à notre bande e2. Par conséquent, si notre détermination se confirme, l'ouverture composée aurait apparu en Bohême avant l'ouverture simple. Ce fait serait en discordance avec les théories.

FatniUe des Goniattdes.

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