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DES, DIRECTIONS ET DU CONTRASTE CHROMATIQUES

— La théorie du contraste et des directions se confirme chez les végétaux. Pour savoir la part qui revient aux rayons des diverses réfrangibilités dans l’action retardatrice exercée sur la croissance par la radiation totale, M. Wiesner a soumis des plantes semblables à une radiation équilatérale de moyenne intensité sous des cloches doubles remplies de substances dont le pouvoir absorbant avait été déterminé, et il a mesuré pour les diverses radiations l’accroissement au bout du même temps. Tous les rayons, y compris les infra-rouges, ont une action retardatrice sur la croissance : mais cette action est inégale : les rayons jaunes agissent le moins; faction va augmentant faiblement vers le rouge et finfra-rouge, où elle atteint un premier et faible maximum ; elle augmente plus rapidement vers le bleu» le violet ©tTaltra-violet* où elle atteint un 8* maximum

beaucoup plus élevé. Si sur les divers rayons du spectre pris comme abscisses on élève des ordonnées proportionnelles à l’effet retardateur, on obtient une courbe à deux branches inégales ; si on analyse cette courbe en cliange-

ments de direction, on obtient d’abord un arrêt au - de A

vers B, puis dans la région moyenne 4 points d'arrêt correspondant sensiblement au rouge, en G , au jaune aux ^ de

D vers E , au bleu-verdâtre aux — de E vers F, au bleu-

violâtre aux — de F vers G : ce sont précisément les points

d’arrêt correspondant aux directions primaires dans le cas du contraste simultané des deux côtés ; ce qui est le cas de la radiation équilatérale.

Si la plante reçoit la radiation totale suivant une seule direction latérale, le côté tourné vers la source et le côté opposé se trouvant irradiés inégalement s’accroissent inégalement : il en résultera une courbure vers la source ou une courbure en sens inverse, suivant le sens de la différence d’intensité. Les radiations de la moitié la moins réfrangible du spectre provoquent Phéliotropisme, mais beaucoup moins fortement que celles de la moitié la plus réfrangible. Si sur les divers rayons du spectre pris comme abscisses on élève des ordonnées inversement proportionnelles au temps nécessaire pour que la tige d’une pareille plante commence à s’infléchir, on obtient une courbe que les rayons jaunes de chaque côté de la raie D séparent en deux branches, pans leur marche générale les résultats

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sont conformes à ceux qu’on obtient, quand on mesure les retards de croissance provoqués par des radiations équilatérales de diverse réfrangibilité. Il n’y a qu’une différence : les rayons jaunes qui sensiblement retardent la croissance n’exercent pas sensiblement d’action fléchissante. Si on décompose la courbe en ses changements de direction, on trouve 3 points d’arrêt correspondant au rouge, en C, au

10 2 jaune vert, aux — de D vers E , au bleu, aux — de F

vers G : ce sont les directions primaires au point de vue seul côté ou les 3 lumières fondamentales. L’action retardatrice exercée simultanément des deux côtés ou d’un seul côté devait être fonction de la dynamogénie et de l’inhibition exercées par les lumières dans ces conditions. En général, ce sont les lumières moyennement dynamogènes, projetées à droite, qui retardent le moins la croissance : on pouvait le prévoir.

40. Critique des expériences. — Les expériences directes sur les animaux sont assez contradictoires; il n’y a pas lieu de s’en étonner; l’état physiologique des sujets d’expérience, leurs milieux normaux, la durée des expériences, introduisent autant de variables. Je passe en revue dans mon travail les expériences d’Engelmann concernant l’action des couleurs sur les navicules, les paramecium bursaria, et les englènes, les travaux de Paul Bert sur les daphnées-puces,de Béclard sur les vers, du Dr Féré sur les hystériques de la Salpétrière.

LE RYTHME ET LA MESURE

4i„ Différences des perceptions visuelles en

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