‹ Cercueils anthropoïdes des prêtres de Montou (volume 2)Chapitre 16 sur 34 · I. COUVERCLE · texte numérisé non relu

I. COUVERCLE

(Hauteur : à la tête, o m. 22 cent.; aux pieds, o m. 2.5 cent.).

XTERFEUR.

JiTf. Corps humain à tête d'homme peinte en rouge; l'œil est noir, sauf la sclérotique qui est blanche. Le collier de barbe est représenté sur les joues et le menton par un large trait noir. La barbe postiche est tombée, et laisse voir, béant, l'orifice carré (2 centimètres de côté et 3 centimètres 1/2 de profondeur) dans lequel elle était enfoncée. Le visage est assez éraillé. La perruque, rayée en bleu et jaune, est très sale et en grande partie décolorée. Les rayures sont moins larges que sur la généralité des autres perruques; elles descendent très bas sur le front, jusqu'à un centimètre à peine des sourcils. La longueur de la perruque, depuis l'ovale qui la recouvre sur le sommet du crâne jusqu'à l'extrémité inférieure des deux tresses de devant, est de 0 m. 63 cent.; la largeur des tresses sur la poitrine est de 0 m. 08 cent, chacune, avec un intervalle de cm. 09 cent, entre les deux tresses; la saillie des tresses sur le collier est de 0 ra. 025 mil!.; elles sont bordées à leur extrémité inférieure par une bande horizontale jaune, large d'un centimètre environ.

L'ovale décorant la surface du crâne, par-dessus la perruque, mesure 0 m. Zii cent, de hauteur sur 0 m. 35 cent, de largeur, y compris la triple bordure ornementale qui l'entoure, dont la largeur constante est de 0 m. 07 cent. 11 est très mutilé et

décoloré. La bordure consiste en rangs de feuilles pointues, vertes avec un point rouge, sur fond blanc, et entre ces deux rangs court une bande continue de rectangles polychromes; un filet vert ou rouge forme lisière entre chacun de ces trois rangs d'ornements.

La surface restée libre à l'intérieur de celle triple bordure mesure o m. 26 cent, de hauteur sur 0 m. 20 cent, de largeur; toute la moitié inférieure, sur la cuve, en est complètement détruite. La moitié supérieure, sur le couvercle, porte l'image de la déesse Nephlhys, debout (hauteur, 0 m. /i5 cent.; largeur, 0 m. 18 cent.), regardant vers la droite du défunt (■ — »■), les ailes à demi ouvertes, en triangle /\, et les bras étendus parallèlement aux ailes. De la main gauche la déesse lient le signe de

la vie, •+■, et de la main droite elle tient le signe de la respiration, JÊÊL. Elle est

grossièrement dessinée, et ses couleurs ont subi de fortes altérations. Les chairs

sont vertes, la perruque bleue, le bandeau frontal rouge. Le signe TT dont est

coiffée la déesse a son -^^ vert et son À blanc et rouge avec contours jaunes.

Le collier et les bracelets sont jaunes, a robe et les bretelles rouges. Les ailes sont divisées en trois registres seulement, au lieu des quatre qui sont généralement d'usage. Le registre supérieur est jaune uni, sans mouchetage ni écailles; puis vient un rang de plumes vertes soutachées de rouge à leur lisière inférieure, et enfin

un rang de plumes bleues soutachées comme les précédentes. Le >¥• et le IML dans

les mains de la déesse sont dessinés en noir avec l'intérieur peint en blanc. La légende, qui devait se continuer en lignes horizontales sur la cuve, ne compte plus que les six lignes verticales écrites sur le couvercle, à raison de trois à droite de la déesse et trois à gauche, les unes et les autres au-dessus des bras. Les hiéroglyphes, •noirs, en sont très grossièrement dessinés; les filets de séparation entre les lignes sont bleus :

I I ^ ■ La suite a disparu.

PonniyE. La poitrine est décorée du large collier habituel, haut de 0 m. iG cent, et divisé en neuf rangs d'ornements auxquels vient s'ajouter à la base une rangée de pendeloques ovales. Le haut du collier, sur le milieu de la gorge, entre les deux tresses formées par la perruque, est bordé par sept étroites bandes horizontales, alternativement rouges et bleues. Les rangs du haut ne sont pas les mêmes sur les épaules que sur la gorge. Les pendeloques ovales du bas sont bleues et serties de jaune, sur fond blanc. Les neuf rangs consistent en ornements d'ordre végétal (feuilles, fleurs, rosaces) multicolores, avec prédominance de bleu et de vert.

Sur les épaules le collier se termine par une tête de faucon, dont il est séparé par une petite bande de rectangles polychromes; ces deux têtes de faucon sont jaunes, avec

CERCUEILS [MOZie

le bec et iœil noirs, les plumes du cou el de la gorge alternativement jaunes et bleues. La tête peinte sur l'épaule gauche a disparu ainsi que la plus grande partie du collier de ce côté.

Au-dessous du collier, empiétant sur lui de quatre centimètres et demi en hauteur, est représentée la traditionnelle déesse Nouit, assise sur la porte. Sa hauteur est de 0 m. , 9 cent. , y compris le disque qui la coiffe et le support sur lequel elle repose et sa largeur, d'une extrémité d'aile à l'autre, est de o m. 58 cent., soit presque toute la largeur du couvercle. La déesse regarde vers la gauche du défunt (^-^). Les chairs sont vertes (assez souvent décolorées en noir), la perruque est bleue (décolorée en vert), le bandeau frontal est rouge. Le disque dont est coiffée la déesse est jaune, et les signes ^, qui servent à écrire son nom, sont peints en noir, en surcharge par-dessus J^; le scribe avait tout d'abord écrit incorrectement le nom de la déesse; il a corrigé son erreur sans prendre le soin d'effacer complètement ses premières lettres. Les bracelets sont noirs, avec liseré jaune sur leurs deux bords. Le collier semble avoir été jaune (?). La robe et les bretelles sont rouges. La déesse tient dans chaque main la plume d'autruche f , celle de la main droite colorée en blanc, celle de la main gauche en vert. Les ailes sont, comme les bras, complètement déployés, de façon à occuper la position horizontale. Elles sont divisées en quatre registres : écailles noires sur fond jaune, plumes bleues, plumes vertes, plumes bleues; les trois rangs de plumes sont soulachés de rouge. La porte sur laquelle est assise la déesse mesure o m. i o cent, de largeur et o m. o6 c. de hauteur. Elle présente l'aspect ci-contre (fig. Sy). Les différents carrés et rectangles sont séparés les uns des autres par de petits filets blancs verticaux et horizontaux, qui se coupent, eux aussi, à angle droit; aux points d'intersection de tous ces filets blancs sont ménagés de petits carrés ■, peint en noir.

De chaque côté de cette porte, et sous les ailes de la déesse, sont peintes des lignes verticales d'hiéroglyphes noirs sur

fond alternativement jaune et brun, avec filets de séparation bleus entre les diverses lignes; il y a i i de ces lignes à droite, et 1 1 également i gauche; leur hauteur, épousant le contour du bas des ailes, va en croissant de o m. o65 mill. sur le milieu du couvercle à o m. ao cent, sur les côtés. Les hiéroglyphes sont épais et très soignés :

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