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B. — Intérieur.
L'intérieur de la cuve est, comme celui du couvercle, peint en blanc et mat, sans vernis brillant. Il est souillé à la tète et à la partie supérieure du dos par de grosses taches noires produites par le goudron; l'enduit stuqué est, en outre, tombé en deux ou trois endroits, laissant apparaître le bois. Tout cet intérieur est complètement garni de textes hiéroglyphiques, très soignés dans leur forme et d'aspect grêle. Ces textes se répartissent en trente-huit lignes ainsi disposées :
i° Sur la partie plate du fond, du sommet du crâne à l'extrémité des pieds sont tracées trente-deux lignes horizontales (^), de longueur inégale suivant la forme générale du cercueil , et d'une hauteur moyenne de o m. o 5 cent, à o m. o 7 cent. (hg. 1 - 3a );
20 Sur le ressaut vertical du petit côté correspondant aux pieds sont écrites deux lignes horizontales (- — ►), faisant suite aux précédentes (lig. 33-36);
3" Sur le ressaut vertical du long côté de gauche sont deux lignes verticales (— — >) faisant suite aux précédentes (lig. 35-36), et allant du milieu du crâne aux pieds;
4° Enfin, sur le ressaut vertical du long côté de droite sont deux lignes, également verticales, mais écrites en sens inverse («—), faisant suite aux précédentes dont elles sont absolument symétriques (lig. 37-38).
Comme contenu, ces trente- huit lignes contiennent, d'abord la généalogie du défunt (lig. 1-4), puis le chapitre 1" du Livre des Morts presque complet (lig. 4-38).
Les hiéroglyphes sont tracés en noir ainsi que les filets de séparation entre les différentes lignes :
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O Ce texte, depuis lr3 A . . . (lig. 9), n'appartient pas au Livre des Morts.
b. [m — ► ) Chapitre 1" du Livre des Morts : l'%I^| l^ffllft.T. I lA"~\ /^y
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Technique. Analogue à celle des autres cercueils de la même série. Le bois est épais et lourd; chacune des deux moitiés (couvercle et cuve) est d'une seule pièce. L'assemblage était obtenu au moyen de huit tenons s'emboitant à l'intérieur de huit mortaises
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auxquelles ils étaient fixés par de petites chevilles en bois. La décoration, soignée, est du même style que celle du cercueil de Neser-Amon, père de notre défunt (voir plus haut, n" ùio/iA). L'extérieur seul est verni et brillant, tandis que l'intérieur est resté mat.
Conservation. Satisfaisante dans l'ensemble, à part quelques érallures de la couche de toile stuquée sur le côté gauche du couvercle et sur la face extérieure du petit côté correspondant aux pieds. L'intérieur est taché de goudron à la tête, à la poitrine et au sommet du dos. Les huit tenons servant à assembler le couvercle et la cuve sont intacts, ce qui est assez rare avec ce système de menuiserie; les chevilles, au contraire, à l'intérieur des mortaises, ont toutes disparu, sauf les deux plus rapprochées des pieds, une de chaque côté. L'extérieur recouvert de la couche de vernis brillant a eu ses couleurs primitives assez profondément altérées par la décomposition de ce vernis.
Bibl. Mariette, Notice des principaux monuments exposés au Musée de Boulaq, édit. 1876, p. 187 (salle du centre), n°' 45a à 457 (ce cercueil porte le n" 453 et n'est pas décrit spécialement). Il n'est pas mentionné au Catalogue sur fiches dressé par M. Maspero en 1 883. — Lieblein, Dictionnaire des noms propres , n° 1109 (=Boulaq, Cercueil 453). ■ — Adg. Baillet, Recueil de travaux, t. XVIII (1896), p. 188, tableau (reproduit dans la Bibliothèque égyptologique , t. XV, p. 1*9) <".
41049. Dessus de couvercle du cercueil extérieur du *f ■+•
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©^XN^b, fils du n^ >*T*S — ^ I ^^3^- — B°'s de sycomore. — Longueur : 2 m. 2 5 cent.; largeur, o m. 55 cent.; épaisseur, o m. 16 c. à la pointe du nez, o m. 02 cent, sur les parties plates. — Deir-el- Bahari. — Epoque pré-saïte.
Tète. Visage d'homme, peint en rouge; contours des yeux, sourcils, pupille et collier de la barbe noirs; fond des yeux blanc. La pointe du nez est cassée. La barbe, rapportée, mesure 0 m. 27 cent, de longueur; elle est frisée et recourbée en avant à son extrémité inférieure; les ravures obliques sont de la couleur jaune -rougeâtre du bois, tandis que l'ensemble de la barbe est peint en bleu. Le support de bois qui tient cette barbe fixée sur la gorge est peint en jaune.
La perruque est formée de larges rayures parallèles, bleues, séparées entre elles par un étroit filet jaune ou plus exactement de la couleur du bois. Les rayures sont horizontales sur le front et le sommet du crâne, et se redressent progressivement de façon à devenir verticales sur les deux tresses qui encadrent le visage. Une lisière horizontale jaune termine chaque tresse à sa partie inférieure. La longueur de la perruque, depuis le sommet du crâne jusqu'à l'extrémité inférieure des tresses, est
(l) La référence donnée par M. Aug. Baillet à Piebl, Inscriptions hiéroglyphique», pi. LX B, est fausse; elle se rapporte, en effet, à une stèle de bois du Musée de Boulaq au nom du même Anklif-ni-khonsou (Lieblein, Dictionnaire des noms propres , n° 1 129), et non au cercueil.
de o m. 65 cent.; la largeur de chaque tresse est de o m. i5 cent., et l'intervalle compris entre les deux tresses est de o m. i3 cent.
PonniHE. La gorge et le haut de la poitrine portent le large collier habituel (haut de o m. 3 i cent.), composé de vingt rangs parallèles unis et peints, de haut en bas, en vert, bleu, rouge, bleu, vert, bleu, rouge, etc. Au sommet le collier commence par un étroit filet horizontal bleu, encadré entre deux autres filets identiques couleur du bois. Chacun des vingt rangs est séparé des voisins par un étroit filet couleur du bois. Au bas, le collier se termine par une rangée de pendeloques ovales bleues encadrée entre deux filets noirs.
Au-dessous du collier, et n'empiétant pas sur lui comme c'est généralement le cas, est représentée la déesse Nouit, accroupie, les ailes et les bras horizontalement ouverts, le visage tourné vers la gauche du défunt (» — ► ). Elle mesure o m. 16 cent, de hauteur avec le disque donnant son nom. Le visage et le corps ont été verts jadis, mais la couleur est presque partout tombée et laisse apparaître le bois. L'œil est noir et blanc, la perruque jaune couleur du bois, le bandeau frontal rouge avec du blanc en haut et en bas. Le disque dont est coiffée la déesse, et qui contient son nom, , n'a reçu aucune couleur spéciale; ses contours, ceux des hiéroglyphes et ceux du petit coussin sur lequel il repose sont simplement indiqués au trait noir. Le collier, les bracelets et les bretelles fixant la robe sur les épaules sont de la couleur du bois; la robe elle-même est rouge. Les ailes sont divisées, suivant l'usage, en quatre registres superposés :
i° Au sommet, une zone unie couleur du bois, sans ornements;
a" Au-dessous, une rangée de plumes bleues; , . , . .
r ! (ces trois rangées de plumes sont
3° Plus bas, une rangée de plumes jadis vertes; , bordées d'une ligne rouge à leur
.„ r r rii il \ lisière inférieure).
/i° hnlin une autre rangée de plumes bleues. ;
Vextre et Jambes. Au-dessous des ailes de la déesse Nouit, dans l'axe longitudinal du cercueil, est tracée une ligne verticale d'hiéroglyphes bleus, encadrée de filets bleus, haute de î m. 02 cent, et large de 0 m. o65 mill.; cette ligne s'arrête brusquement sans être achevée, et l'on devine qu'elle se continuait sur la surface obliquement redressée du chevet; ce chevet était, en effet, plaqué par-dessus le reste du cercueil; il s'est décollé et a complètement disparu. Les hiéroglyphes, assez décolorés, ont été tracés avec soin :
suite était sur le chevet, qui est perdu).
A droite et à gauche de cette ligne médiane, entre le collier et les ailes de la déesse IVouit, et se continuant au-dessous de ces ailes aussi bas probablement que la ligne médiane, mais arrêtées brusquement à la même hauteur qu'elle par la chute du chevet, sont tracées deux autres lignes verticales d'hiéroglyphes. Ces lignes ne sont pas continues comme la précédente, mais interrompues à intervalles égaux par les lignes perpendiculaires des côtés :
Ligne de droite : (— >) "^fl JJL-Z^f | V J ZSUT ^2lZ^
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Côtés. De chaque côté de la ligne verticale médiane sont tracées trois lignes plus courtes, également verticales, mais perpendiculaires aux précédentes, et dont il ne reste que le début :
**- * *•* •• (—) i f\ 11 JL 1 . l9t?filMHî£\11
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Technique. Ce dessus de couvercle, absolument plat, est formé de cinq longues planches juxtaposées et fixées les unes aux autres par des tenons et des mortaises avec petites chevilles de bois. La tête et la barbe ne semblent pas avoir été taillées dans le bois même de la planche du milieu, mais plutôt rapportées; en tout cas, elles ne forment pas un seul morceau, mais sont elles-mêmes distinctes, la barbe étant composée d'une pièce unique qui s'emboîte dans un trou ménagé au-dessous du menton. Le chevet incliné était, lui aussi, rapporté, et semble avoir tenu à l'ensemble du cercueil à l'aide de colle. Les hiéroglyphes et les ornements étaient soignés.
Conservation. Elle laisse beaucoup à désirer; le visage a été mutilé; le chevet s'est détaché de l'ensemble du cercueil et a disparu. Les couleurs, principalement le vert et le bleu, sont tombées ou se sont altérées. Les autres planches qui formaient le
couvercle n'existent plus, et celles qui restent ne sont pas toutes complètes; deux sont cassées à leur extrémité inférieure.
Bibl. Je n'en connais aucune. Ce dessus de couvercle n'a jamais été exposé, mais est resté dans les magasins du Musée.
41050. Cercueil de la dame ^ J J ^ j J (variantes ^ | % ~ TJ,
vL.ï;> i J JL^Ï^ i J' vif %J. etc.), fille du
11"^f ©• etc- Î^LJU^^ (variantes Sj. V ^,
^^J^' etC,) et de la dame ^i~J (triante ^i^ J)- — Bois recouvert de toile stuquée et peinte. — Longueur : i m. 8o cent.; largeur: à la tête, o m. ^ocent. ; aux épaules, o m. 55 cent.; aux pieds, o m. 3o, cent.; hauteur : à la tête, o m. Uh cent.; aux pieds, o m. ^2 cent. — Deir-el-Bahari. — XXVIe dynastie (pi. XII).