‹ Cercueils anthropoïdes des prêtres de MontouChapitre 20 sur 67 · I. COUVERCLE · texte numérisé non relu

I. COUVERCLE

(Hauteur : o m. 27 cent., à la tête comme aux pieds).

A. — Extérieur.

Tète. La teinte générale du fond est assez claire, intermédiaire entre le jaune et le blanc. Le visage est peint en rouge et assez détérioré, surtout du côté gauche.

") Au n° no4 de son ouvrage, Lieblein donne une autre généalogie du propriétaire de notre cercueil, empruntée à une stèle de boit du musée de Boulaq. Celte stèle a été publiée et traduite par Piehl, Inscriptions hiéroglyphiques , pi. 61 c, et texte, p. 57. — Enfin le £* I"~~ du cercue'' de Boulaq, mentionné par Lieblein, op. cit., n° 1093, ne doit pas être confondu avec le nôtre, car il n'a pas la même parenté.

Catal. du Musée, n° 4io6a. 38

L'enduit de toile stuquée est tombé à l'extrémité inférieure du nez; la fausse barbe collée au menton a disparu également; la toile stuquée s'est soulevée et boursouflée sur la joue gauche, et le vernis rouge, mal séché ou maladroitement posé, s'est répandu de chaque côté au delà de l'oreille, recouvrant d'une large tache rouge les rayures bleues et jaunes de la perruque. Le collier de barbe, les oreilles, les yeux et les sourcils sont indiqués en larges traits noirs sur le fond rouge du visage. La perruque, recouvrant le sommet du crâne jusqu'à quelques centimètres seulement au-dessus des yeux, et retombant sur la nuque en une seule masse et sur la poitrine en deux larges nattes, est formée de rayures parallèles alternativement bleues et jaunes; le bleu a le plus souvent tourné au brun, en passant par le vert, et le jaune s'est décoloré en une teinte brune assez vague. Cette perruque mesure o m. 45 cent, de hauteur depuis le sommet du crâne jusqu'à son extrémité inférieure, et o m. 27 cent, de largeur totale sur la poitrine; chacune des deux parties encadrant le visage mesure o m. 09 cent, de largeur, ainsi que l'intervalle qui les sépare l'une de l'autre. Le front et le sommet du crâne sont légèrement fissurés en divers sens, et par endroits même le revêtement de la toile stuquée a complètement disparu, mettant à nu le bois.

Le sommet du crâne était recouvert de la représentation habituelle, déjà constatée sur les autres cercueils de la même série; toute la partie inférieure de cette représentation a, malheureusement, disparu par suite de la dégradation avancée de la cuve, sur laquelle elle était peinte. La perruque était recouverte d'un ovale encadré de la double bordure habituelle : une rangée de feuilles pointues et allongées, alternativement vertes et blanches, à l'extérieur, et une ligne de rectangles multicolores, à l'intérieur. A l'intérieur de cette double bordure, la déesse Nephthys, regardant vers la droite du mort (- — ► ), est agenouillée sur une ligne horizontale de rectangles multicolores formant le bord inférieur du couvercle. Elle est coiffée du signe servant

à la désigner, TT , et très grossièrement dessinée; la main gauche est relevée à

hauteur du visage, tandis que la droite repose sur le genou. Le visage et les parties du corps restées nues sont peintes en vert pistache; la déesse est vêtue de la longue robe collante rouge tombant jusqu'aux chevilles et retenue aux épaules par deux bretelles également rouges. La perruque est noire, fixée au crâne par un bandeau frontal rouge noué sur le derrière de la tête. Le collier et les bracelets sont jaunes. Les contours généraux du corps ainsi que les traits du visage sont indiqués par

une ligne noire. Le -*mr de la coiffure TT est effacé, le est jaune, le rj est

rouge, encadré de bleu; tous les contours de ce signe étaient primitivement bleus, mais ont passé au brun.

La déesse Nephthys est encadrée à droite et à gauche par une ligne verticale de rectangles multicolores occupant toute la hauteur de la scène. De chaque côté de ces deux lignes sont peintes des lignes verticales d'hiéroglyphes noirs, de hauteur inégale, à fond alternativement jaune et blanc, orientées dans la même direction que la déesse (» — >•); il y a deux lignes sur le côté droit et trois sur le côté gauche. Ces cinq lignes se continuent sur la cuve par douze lignes verticales, dont la hauteur est

d'environ huit centimètres. Ces lignes sont elles-mêmes surmontées d'une rangée horizontale de rectangles multicolores. Voici le texte :

r^~i.®îTnrîn~«Lî~î.>.i— c

«trpï-prr.i^îrn!-5? ït:^

. — ,-, ,-ii «nu *=*,£•- ylLir l". 1 , vJ^C— •1^-11/ — ^^^ A © I Ai*»-*

Poitrine. La poitrine est couverte en entier par le collier ordinaire, large de o m. 1 5 c, composé de treize rangées parallèles d'ornements végétaux variés, feuilles, (leurs, rosaces, etc., à teinte dominante verte, mais comportant aussi un peu de rouge, de blanc et de noir. Au-dessous de la treizième rangée, le collier est terminé par une ligne de pendeloques ovales, peintes en vert et serties de blanc, s'enlevanl sur un fond rouge brique. Je ne crois pas utile de décrire minutieusement les treize rangées de ce collier, qui se reproduisent par séries et qui sont identiques à celles des colliers des cercueils précédemment décrits.

Sur les deux épaules, entre le sommet du collier et les rayures de la perruque, est peinte une tête de faucon, jaune avec bec et œil noirs; les plumes du cou et de la gorge sont alternativement vertes et jaunes. Les deux têtes se détachent sur un fond rouge et sont séparées de la rangée supérieure du collier par une ligne de rectangles multicolores. Enfin chacune des deux têles regarde le bord inférieur du couvercle, celle de droite orientée -. — -, celle de gauche, au contraire, orientée > — ►.

Au-dessous du collier, et occupant le milieu de la poitrine, est représentée la scène ordinaire : la déesse Nouit ailée, regardant vers la gauche du défunt (—->), est accroupie sur le nom; elle mesure o m. 12 cent, de hauteur et 0 m. 16 cent, avec le nom; sa largeur est, d'une extrémité des ailes à l'autre, de 0 m. 67 cent.; la largeur du nom est seulement de 0 m. 1 0 cent. La déesse a les ailes complètement déployées et les deux bras horizontalement tendus. Le visage, les bras et les pieds, sont peints en vert; les bracelets et le collier ont été indiqués par un trait noir, mais n'ont pas été peints d'une couleur spéciale. La perruque était probablement bleue jadis, mais est devenue à peu près noire; le bandeau frontal est rouge, ainsi que la

('! Ce texte est un composé de fragments divers, empruntés aux chapitres ou et cm. du Livre de, Mort,.

longue robe et les bretelles. Le disque dont est coiffée la déesse est jaune, tandis que les hiéroglyphes peints à l'intérieur et servant à écrire le nom de la déesse , ^^ , sont noirs. Les ailes sont divisées, suivant la règle, en quatre registres superposés :

1° En haut, une zone jaune composée d'écaillés disposées en rangées horizontales

superposées; les contours des écailles sont tracés en noir; 2° Une rangée de plumes bleues, avec bord inférieur rouge; 3° Une rangée de plumes vertes, avec bord inférieur rouge; h" Une rangée de plumes bleues, avec bord inférieur rouge.

L'ensemble de la figure et des ailes est peint sur un fond jaune brun.

Enfin, l'hiéroglyphe pian sur lequel est assise la déesse est peint en rouge et bleu (le bleu devenu partout noir), et les pendeloques ovales se détachent en noir sur un fond blanc. De chaque côté de ce nom est tracée une ligne verticale de rectangles multicolores.

Sur les côtés de cette représentation sont tracées vingt-sept lignes verticales d'hiéroglyphes, de hauteur inégale, à fond alternativement jaune et blanc; il y a ainsi treize lignes du côté droit et quatorze du côté gauche, formant la suite des précédentes. Les filets de séparation entre les lignes, de bleus qu'ils étaient à l'origine, sont devenus brun foncé, presque noirs; les hiéroglyphes sont noirs, assez peu soignés, et tracés en écriture rétrograde, c'est-à-dire que les lignes vont de la droite à la gauche du cercueil (-. — «), tandis que les hiéroglyphes sont tournés en sens inverse (■ — ► ). Aucun des cercueils précédents ne nous avait offert d'exemple d'écriture rétrograde en cet endroit. Par contre, la bande médiane d'hiéroglyphes descendant de la poitrine jusqu'au redressement du chevet, qui est, en général, en écriture rétrograde sur les autres cercueils de la série, est ici tracée en écriture normale.

Ce texte ne paraît pas appartenir au Livre des Morts :

() j (<M mi) h AIJ—'-'-^^lÔ'-JLC^Z

I T a«~-v a~~a t JWL — • m ("0 ni*K Ji'i7,>' m j^ IIlIJ UHU s=b A m^ ijhuuu «^ .— .« , ^~* 5 |uuuy| ^^ «j» - c z=

*~~A -^^ l © At 1 *~~A JML — ■• ^K I 1 I 1 *~~A ® • *^* I 1 -=— J

(|! Il n'y a pas, sur l'original, la place suffisante pour restituer ici e=±>i ce signe semble avoir élé omi6 par le scribe.

I A>"«~iA J^ ^>* I ^»T> __\ /tow^ | J^V X X f~~*\ {><') JX ^■H

Il — >9jj • ^ ~ ~ y jj 2 ! n * , Vi T"] "^ ^ * *

T »~~a jjl — • ^ I 1 1 *~~* -*~- A © J I i H JL I A !

Au-dessous de la déesse Nouit et du précédent texte, encadrée en haut et en bas par une rangée horizontale de rectangles multicolores, est tracée une seule ligne horizontale d'hiéroglyphes noirs sur fond jaune clair, occupant toute la largeur du couvercle :

^^ A © J I t~~~*. ^JBi JL —**— X —H— ^Hi ^Vl •— — lil ^Tt J^— H—

foflr/iE £T jambes. Au-dessous de cette ligne de textes, une bande verticale d'hiéroglyphes composée de cinq lignes occupe tout le milieu du cercueil jusqu'à la naissance du chevet, sur une longueur de o m. 8o cent, et une largeur de o m. i 7 cent. Ces cinq lignes ne sont pas toutes d'égale hauteur : les deux lignes latérales mesurent o m. 80 cent., tandis que les trois lignes du milieu, au-dessous de la vignette, n'ont que 0 m. 72 cent. Ces cinq lignes sont orientées de droite à gauche (» — ► ), et ont leur fond peint alternativement en jaune (lignes 1, 3 et 5) et en blanc (lignes 2 et 6); les hiéroglyphes sont noirs; les filets de séparation entre les différentes lignes ont

"1 Le ^ n'est pas absolument certain.

<'' Le 1 n'est pas certain.

O Ou peut-être 1 (?). Ce passage est incorrect.

été bleus, mais sont devenus aujourd'hui presque noirs. Enfin ces lignes ne sont pas écrites en écriture rétrograde, comme c'est le plus souvent le cas à cet endroit des cercueils de notre série.

Au-dessus des trois lignes du milieu, la vignette habituelle, haute de o m. 08 cent, et large de 0 m. 11 cent., illustre, en quelque sorte, le texte. Sur un fond jaune clair est peinte en vert la momie du défunt reposant sur le lit funéraire et illuminée par les rayons solaires. Les bandelettes qui s'enlre-croisent sur la poitrine de la momie sont rouges, les épaules jaunes; la perruque et la barbe ont été bleues, mais sont devenues noires; le visage est peint en rouge, ainsi que le bandeau frontal. La petite coiffure conique est verte. Le lit est vert, sauf la crinière du lion qui est rouge, et la queue du lion qui est seulement dessinée au trait noir, sans couleur. Le coussin sur lequel est allongée la momie est divisé dans le sens de sa longueur en trois zones : une rouge au milieu, flanquée de deux bleues de chaque côté. Au-dessus de la momie rayonne le disque solaire peint en rouge vif : les neuf rayons divergents qui éclairent la momie sur toute sa longueur sont alternativement rouges et bleus, et formés chacun d'une succession de taches oblongues, semblables à des gouttes.

Les hiéroglyphes des cinq lignes de textes sont plus gros, plus espacés et plus soignés que ceux des précédents textes, et ne paraissent pas avoir été tracés de la même main. Ils contiennent, comme c'est la règle presque constante à cet endroit de nos cercueils, le chapitre lxxxix du Livre des Morts, presque en entier; seuls quelques mots ont été omis à la fin, faute de place suffisante :

il I „ ■ I I I s 1 JT I I I ... ^ A I I II I I J^z= -»■ I I I^S3

(sic) I I I

(sic) .

I n * n* — ^==© © \V iaj u#* -*V -1

Le texte est resté inachevé, faute d'espace suffisant; il manque, pour terminer le chapitre lxxxix, les mots suivants : | J 15 -^ 8 I -w

Z~") (d'après Budge, The Book of thc Dead, Text, p. 190).

Deux bandes verticales de rectangles multicolores encadrent ces cinq lignes d'hiéroglyphes sur toute leur hauteur, depuis la poitrine jusqu'à la naissance du chevet.

Côtés. Perpendiculairement à la bande médiane qui vient d'être décrite sont tracés, entre deux bandes de rectangles multicolores, de chaque côté, quatre génies funéraires debout et l'œil oudja. Chacune de ces figures est précédée et surmontée de lignes verticales de textes, en nombre variant de trois à huit, de hauteur inégale, à fond alternativement jaune et blanc, et dont les hiéroglyphes sont aussi soignés, quoique plus petits et plus serrés, que ceux de la bande médiane précédemment décrite. Les quatre génies canopes, à raison de deux sur chacun des côtés, sont suivis de quatre autres divinités funéraires : Anubis sous ses deux formes, Harendotès et Gabou.

Côté droit. Les personnages sont Amset, Douamoutef, Anubis et Harendotès.

1° Amsct. Hauteur de la figure : 0 m. i3 cent.; largeur : 0 m. 07 cent, (avec les textes la concernant : 0 m. 16 cent.). Corps humain jadis bleu (devenu brun), à tête humaine de même couleur. L'œil est indiqué en noir sur fond blanc. Perruque noire; barbe non peinte, indiquée seulement par deux traits noirs. Le corps est vêtu d'un justaucorps rouge à bretelles rouges et d'un pagne mi-vert (partie postérieure) et mi-blanc (partie antérieure). Le collier est jaune, la ceinture et la queue pendante sont indiquées par deux traits noirs. Les deux bras, ballants, ne tiennent rien.

La figure d'Amset est encadrée à droite et à gauche par une bande verticale de rectangles multicolores.

La légende se compose de huit lignes d'hiéroglyphes, dont cinq en avant d'Amset (hautes de 0 m. 90 cent, à 0 m. 19 cent.) et trois au-dessus de lui (hautes de 0 m. 07 cent, à 0 m. o65 mill.) :

Vi'* — WîJ'wVIPBH-S-îJLw^-iV

J% X A I I I A »~~A ^-^ ^r^ I 31 » -Œ| A I • • • «=>■ I V— l JT

^""(•ie)S 1 f|W, i V— l^=d I V («') (inachevé).

2° Douamoulef. Hauteur de la figure : o m. î î 5 mil!.; largeur : o m. 07 cent, (avec le cadre et les textes : 0 m. 1 75 mil!.). Corps humain rouge, à tête de chacal verte; l'œil, les oreilles et le nez sont indiqués au trait noir; la perruque, jadis hleue, est devenue d'un hrun presque noir. Le collier est jaune, le justaucorps et les bretelles verts, le pagne mi-brun (en arrière) mi-blanc (en avant); la queue est jaune avec contours noirs. Les bras, ballants, ne tiennent rien.

La figure est encadrée à droite et à gauche par trois épaisses lignes verticales : la ligne du milieu, rouge, est séparée de chacune des lignes latérales jadis bleues, maintenant brunes, par un mince filet blanc. Au sommet de la ligne du milieu est une petite partie peinte en vert.

Les textes comptent huit lignes verticales, cinq en avant de la figure (0 m. 1 85 mill. à 0 m. 18 cent, de hauteur) et trois au-dessus (0 m. 06 cent, à o m. o55 mill.) :

^ "Ml 1/ \*^M 3 1 IIa«~a^^-A OJL— Ma~~A.M m.

■W à O A I 1 A~v* JL •— ^^* I 1 *>~~A "^^ I A© Jl A«~«~A Sl JL

fil 1 m ~ -k ^ %- J ™ ^ T, Q ! ^ ' w il — ^ ,,,c)

3" Anubis. Hauteur de la figure : 0 m. 1 1 cent.; largeur : 0 m. o5 cent, (avec le cadre et les textes : 0 m. i3 cent.). Corps humain jadis bleu, mais décoloré en brun, à tête de chacal verte; l'œil et les oreilles sont indiqués en noir; la perruque est également noire. Justaucorps et bretelles rouges. Collier jaune, ceinture verte, queue

(1> Les mots suivants, jusqu'à »— « V ^~ inclus (ligne 7), appartiennent au chapitre cliu du Litre des Morts. (i) II manque ici le possessif -^»». Le fragment du chapitre cnu se termine ici.

jaune. Le pagne est mi-partie vert (à l'arrière) et mi-partie blanc (à l'avant). Le bras gauche reste ballant, tandis que la main droite est élevée à la hauteur du visage et tient la pièce d'étoffe (?), peinte en vert.

Le dieu est encadré à droite et à gauche par deux lignes verticales de rectangles multicolores. Les lignes hiéroglyphiques qui étaient peintes au-dessus de chacun des deux génies précédents sont remplacées ici par une sorte de dais éHk semi-circulaire, composé de trois bandes horizontales parallèles et de cinq bandes courbes concentriques, coloriées alternativement en rouge et en brun (le brun est probablement un ancien bleu qui s'est altéré).

En avant d'Anubis est écrite la légende suivante, en cinq lignes verticales hautes de o m. 16 cent, à 0 m. 16 cent. :

(~) i h JL1T JtîrïTwZ v^m! î"S

il O A— I 1 *>~~A. •— I © JT f~~~*>ÏÈ* 1? 1 A~~A I V— I J 'Wl

*. -.V^n^ |UIa>~~^a~~^ j (sans cadre, dans l'espace réservé à la figure)

fi

à" Harendolès. Hauteur de la figure : 0 m. 1 0 cent.; largeur : 0 m. 06 cent, (avec les cadres et les textes : 0 m. 1 65 mill.). Corps humain rouge, à tête de faucon verte; l'œil et le bec sont indiqués en noir. La perruque est maintenant brune, mais paraît avoir été bleue à l'origine. Le justaucorps et les bretelles sont verts, le pagne mipartie brun (arrière) et mi-partie blanc (avant). La ceinture et la queue sont jaunes. Les bras, ballants, ne tiennent rien. Le même dais, peint aux mêmes couleurs que le précédent, surmonte la figure; à droite et à gauche du dieu sont également tracées les deux mêmes triples bandes verticales déjà constatées avec Douamoutef.

Le texte compte cinq lignes verticales, hautes de 0 m. 125 mill. à 0 m. 12 cent., tracées en avant de la figure :

l/*«~* J^3»>- Av^s I I 11 Jrl'

Calai, du Mutée, n* 'i mir 3g •

5° L'œil oudja. Derrière Harendotès, les représentations du côté droit sont terminées par un œil ^^§ reposant sur le *ecsr; l'œil mesure o m. 07 cent, de hauteur, le support 0 m. o5 cent.; la largeur est de o m. 06 cent. L'œil était primitivement peint en bleu, mais s'est décoloré jusqu'à devenir brun, la sclérotique est blanche, la pupille noire, la paupière rouge; les cils et sourcils, jadis bleus, sont maintenant bruns. L'ensemble est peint sur le fond jaune clair qui est la couleur générale du cercueil. La corbeille sur laquelle repose l'œil a le losange central brun (peut-être bleu à l'origine?), et les lignes brisées qui encadrent ce losange sont alternativement jaunes, rouges, jaunes, bleues, etc.

Enfin, la corbeille est elle-même posée sur un support rectangulaire ainsi composé : au sommet cinq compartiments alternativement jaunes et bleus; au-dessous de chaque compartiment jaune, cinq étroites bandes verticales, tour à tour brunes (anciennement bleues?), rouges, brunes, rouges, brunes; au-dessous de chaque compartiment bleu, cinq bandes analogues aux précédentes mais coloriées alternativement en jaune, vert, jaune, vert, jaune. Le compartiment jaune de droite n'est pas complet et il n'y a au-dessous de lui que deux bandes verticales, l'une brune, l'autre rouge (voir ci-contre, fig. 68). Un filet horizontal blanc sépare ce support de la ligne brune tracée au-dessous de la corbeille -«sess»- .

En avant de l'œil oudja sont écrites trois lignes verticales de textes, à fond alternativement jaune et blanc; elles mesurent 0 m. 0/1 5 mill. de largeur totale et 0 m. 1 2 cent, de hauteur :

JAVM »llu JAUNI BLlulj

Fig. 68.

— VJ g ■ , —H —

1 $&&<- \ («0 (le texte est resté inachevé faute de place).

Coté gauche. Les représentations et inscriptions du côté gauche sont absolument symétriques de celles du côté droit : elles comportent également quatre génies funéraires et, derrière eux, un œil oudja. Le quatrième personnage est fort mutilé.

i" Hapi. Hauteur : 0 m. ih cent.; largeur : 0 m. o65 mill. (avec les bandes de rectangles et les lignes de textes, la largeur totale atteint om. hj cent.). Corps humain vert (ou bleu?), devenu brun, à tête de chien rouge; l'œil est indiqué en noir sur un fond blanc; l'oreille paraît avoir été bleue; la perruque est noire, le collier jaune, le justaucorps et les bretelles rouges, le pagne mi-partie vert (à l'arrière) et mi-partie blanc (à l'avant); la ceinture est verte, la queue jaune; les bras, ballants, ne tiennent rien.

La figure est encadrée à droite et à gauche par deux bandes verticales de rectangles multicolores.

Les textes se répartissent en huit lignes verticales, dont cinq longues, peintes en avant

du personnage (om.21 cent, à 0 m. 20 cent, de hauteur), et trois courtes, peintes au-dessus du personnage (0 m. o65 mill. de hauteur). Le fond des lignes est tour à tour jaune et blanc :

2° Qebehsennouf. Hauteur de la figure : 0 m. 12 cent.; largeur : 0 m. o65 mill.; largeur totale, avec les textes et les cadres : 0 m. 18 cent. Corps humain rouge, à tête de faucon blanche, verte et rouge; l'œil est indiqué en vert, le bec en noir. La perruque est brune, le collier jaune, la ceinture verte, la queue jaune. Le justaucorps est vert ainsi que les bretelles; le pagne est mi-partie bleu (à l'arrière) et mi-partie blanc (à l'avant). Les bras, ballants, ne tiennent rien.

La figure est encadrée à droite et à gauche par les mêmes lignes verticales, peintes aux mêmes couleurs, que la figure correspondante du côté droit (voir plus haut, p. 3o4 , la description du génie Douamoutef).

Le texte comporte huit lignes : cinq longues (0 m. 19 cent, à 0 m. 18 cent.) en avant de la figure et trois courtes (o m. o55 mill.) au-dessus d'elle :

3° Anubis. Hauteur de la figure : o m. io5 mill.; largeur : o m. o55 mill.; largeur totale, avec les textes et les cadres : o m. io5 mill. Corps humain brun (jadis bleu?), à tête de chacal verte. L'œil, les oreilles et la perruque sont noirs. Collier jaune, ceinture verte, queue jaune. Le justaucorps et les bretelles sont rouges, le pagne est mi-partie vert (à l'arrière) et mi-partie blanc (à l'avant). Le bras droit, ballant, ne tient rien; de la main gauche relevée à la hauteur du visage, Anubis porte l'étofTe(?), jadis rouge et bleue, maintenant rouge et brun.

La figure est encadrée à droite et à gauche par deux rangées verticales de rectangles multicolores; elle est surmontée du même dais, peint aux mêmes couleurs, que la figure correspondante du côté droit (voir plus haut, p. 3o5, la description de l'Anubis du côté droit).

Le texte est composé de cinq lignes verticales en avant du dieu (hauteur : o m. 1 65 mill. à o m. î 5 cent.) :

c*::j<«j.i'-PTm?r;î-aï

-^rtilk j J» {sic) (inachevé, faute de place).

4° Gabou. Hauteur de la figure : o m. 11 cent.; largeur : o m. o4 cent.; largeur totale, avec les cadres et les textes : o m. 1 55 mill. Corps humain rouge, à tête d'homme peut-être également rouge. La figure* est très effacée et mutilée. La perruque et l'œil sont noirs, le collier jaune; la ceinture et la queue semblent avoir été jaunes également. Le justaucorps est vert, ainsi que les bretelles; le pagne est mi-partie brun (à l'arrière) et mi-partie blanc (à l'avant). Les bras, ballants, ne tiennent rien.

A droite et à gauche la figure est encadrée par les mêmes lignes, aux mêmes couleurs, que la figure correspondante du côté droit (voir plus haut, p. 3o5, la description d'Harendotès sur le côté droit du cercueil). Le dieu est surmonté également du même dais, aux mêmes couleurs, que celui de l'Anubis précédemment décrit.

Les textes comptent cinq lignes verticales, tracées en avant de la figure du dieu et mesurant o m. 08 cent, de largeur totale sur o m. ik cent, de hauteur :

m II

J [li i') « I I A— I 1 *~~* *

Ce texte, jusqu'à la fin de la ligne h , est un fragment du chapitre clxix du Livre des Morts. Cette légende a beaucoup souffert, et le début des lignes 3, k et 5, en particulier, est illisible.

1 L'ail oudja. Cet œil est peint derrière le dieu Gabou ; il est absolument identique comme dessin et couleurs à l'œil du côté droit, et devant lui sont écrites trois lignes verticales d'hiéroglyphes, très mutilées; l'œil lui-même est assez effacé :

jL m

ro.

De chaque côté du couvercle, la partie inférieure des figures et des inscriptions latérales est bordée d'une rangée horizontale de rectangles multicolores qui court sur toute la longueur du cercueil. Au-dessous de ces rectangles, la lisière extrême du couvercle, restée nue, est peinte en jaune.

Chevet. Derrière les deux yeux oudja est tracée une ligne de rectangles multicolores, formant la limite extrême des représentations du ventre et des jambes. Au delà de cette rangée de rectangles est écrite une ligne horizontale d'hiéroglyphes très cursifs, sur fond jaune, tournés en sens inverse de celui des textes horizontaux précédemment décrits : le haut des signes est le plus rapproché du chevet, tandis que le bas des signes est tourné du côté des jambes et de la poitrine Au delà de cette ligne est encore une rangée de rectangles multicolores, parallèles au texte. Le texte lui-même est resté inachevé, faute de place :

(««) (inachevé).

La surface redressée formant chevet est tout entière occupée par une

figure d'Isis, accroupie sur la porte funéraire(?) (fig. 69), multi- Fig. 69.

colore (jaune, rouge, blanc et brun). La déesse est orientée dans

le sens — et regarde vers la droite du cercueil. Elle a le corps et le visage peints

Lire ^[«j^-

en vert; la perruque est bleue, le bandeau frontal rouge. Le I dont la déesse est

coiffée est assez fortement cassé et décoloré : il paraît avoir été bleu. Le collier et les bracelets sont jaunes. La longue robe collante et les bretelles sont rouges. La déesse tient de cbacun de ses bras horizontalement étendus une plume d'autruche, 4, dessinée au trait noir et coloriée en vert. Les ailes, complètement déployées, mesurent om. 4o cent, de largeur totale et se divisent en quatre registres superposés :

i" Tout en haut, une partie à fond jaune, tachetée de points bleus;

2° Une rangée de plumes bleues à bord inférieur rouge;

3° Une rangée de plumes vertes à bord inférieur rouge;

h" Une rangée de plumes bleues à bord inférieur rouge.

La ligne de textes reproduite plus haut, et qui se trouve comprise entre deux rangées de rectangles multicolores juste au creux du chevet, se rapporte à cette figure d'Isis ailée. En outre, la déesse est complètement enveloppée de tout côté par vingt-deux lignes verticales d'hiéroglyphes noirs sur fond alternativement jaune et blanc; ces lignes sont , pour la plupart , coupées en deux tronçons par l'image même de la déesse. Elles sont d'une écriture assez soignée, tracée en sens rétrograde. Avant la première ligne il y a place pour une autre ligne, à fond jaune, fort courte, mais sur laquelle aucun signe n'a été tracé; la ligne î est donc à fond blanc, la ligne 2 à fond jaune, et ainsi de suite :

; I I ' A~~A J ~ I m. J I I I /*~~\ -^^- h O A 1 lA~"A JfcC

•— " I <wt ! A ££, J » T J o i P Jlî J A cFS IÎK«« i <^»

*=»7^4u5*Œ^JPjï!ilM\\ î (cette ligne na ^amais porté aucun

s'g'^ ht , -, j ~,wt\ |J i * — % , , ,=r

l'iol i w.mïïè^^v-.^^ïi lEJilll

(1) Les mots suivante, depuis A J jusqu'à la fin de la ligne 9, sont empruntés au chapitre eu, rubrique I,

du Livre des Morts. Le reste du teste n'a pu être identifié; une chose parait certaine cependant, c'est

qu'il ne fait pas partie du Livre des Morts. (,) Ce signe a une forme légèrement différente sur l'original. (3) La ligne 9 fait directement suite à la ligne 7, sans aucune espèce de lacune.

*jRi jT -=~j t Jr I ^* 1 1 / — a '•^ A o T I ^~~^ >*~~* t jBl I ^—i t

Celte figure d'Isis et les textes qui l'enveloppent sont encadrés par une bande de rectangles multicolores, qui termine l'ornementation du cercueil à sa partie inférieure.

Pied. Le cercueil reposait à sa partie inférieure sur un socle haut de o m. » î cent., large de o m. 35 cent., qui fait corps avec lui; la partie antérieure de ce socle, attenante au couvercle, est la- seule qui soit conservée; elle mesure o m. 26 cent, de profondeur.

Ce socle est décoré, sur tout son pourtour, d'une rangée de groupes 1 T A , à raison do

quatre groupes sur le côté droit, cinq sur la face antérieure, et quatre et demi sur le côté gauche. Le fond général sur lequel s'enlèvent ces groupes était bleu, mais il est

devenu brun sur la face antérieure. Dans chaque groupe les f et les contours du ■¥■

sont jaunes, l'intérieur de la boucle du ■¥• est rempli en rouge, le -tcsT est jaune

avec lignes horizontales et obliques noires. En haut et en bas de ces groupes, ainsi que sur chacune des extrémités latérales des

trois faces, est tracé un cadre de rectangles multicolores. Le dessous du socle mesure 0 m. 26 cent, de hauteur, et sa largeur varie entre

0 m. 34 cent, à son extrémité antérieure et 0 m. 32 cent, à son extrémité postérieure. Il est décoré de neuf larges lignes horizontales d'hiéroglyphes, à fond alternativement blanc (lignes 1, 3, 5, 7 et 9), jaune citron (lignes 2 et 6) et jaune orange (lignes k et 8) et à filets de séparation très épais et peints en vert. Les lignes de la cuve, et principalement la ligne 6, sont en fort mauvais état :

1 1 a 1 I 1 a~~a — • /»~~v —m— © JfctT ^^ Jr *=» i Jr 1 1

Si jV I Li 1 iJ t A* Vit -«>-. a — iw- ♦A«~^^ 1 1 J* ; \M OUI i "lu—i^r—iJC— • '

B. — Intérieur.

L'intérieur du couvercle est absolument couvert de textes; le fond général est peint en blanc, et les biéroglyphes , cursifs mais assez soignés cependant, s'enlèvent en noir sur ce fond blanc. Les textes se divisent en deux sections bien distinctes :

i° Sur les bords redressés du couvercle et sur les quatre faces du creux formé par le chevet, nous avons dix-neuf lignes, les unes verticales, les autres horizontales, donnant une version du chapitre cxxvi du Livre des Morts;

2° Sur le fond à peu près plat, encadré par les lignes de la section précédente, est écrit le chapitre cliv du Livre des Morts, composé de trente-huit lignes, toutes horizontales.

Première section. Tout à fait au sommet et au milieu, à l'endroit occupé par la partie antérieure de la tête du défunt, est représenté, sur le bord redressé du cercueil, un assez gros disque solaire, peint en rouge, d'où émanent cinq rayons lumineux, larges et courts, formés de triangles entourés de noir, superposés les uns aux autres : les deux ravons extrêmes comptent six triangles, ceux du milieu n'en ont que cinq. Sur la gauche, devant ce disque, est peinte très grossièrement, dans l'attitude de l'adoration, une petite figure orientée » — >-, accompagnée de cinq hiéroglyphes noirs, également peu lisibles. Si l'on admet que le disque rayonnant et cette figure ont été représentés ici pour servir de vignette explicative au chapitre cxxvi du Livre des Morts, on peut imaginer que l'image verte, jaune et rouge, peinte de façon si méconnaissable, est un singe debout, rappelant les quatre singes qui sont représentés à la proue de la barque de Râ sur cette vignette; dans ce cas, le premier signe de la légende relative à cette figure serait également le singe assis, et on devrait lire

ainsi celte légende : (■ ►) A; û (').

Quoi qu'il en soit de celte interprétation, il est certain que le texte encadrant cette vignette est le chapitre cxxvi du Livre des Morts; il est curieux de rencontrer ici ce chapitre, que nous n'avons encore trouvé sur aucun des cercueils de la famille des prêtres de Montou. Ce chapitre occupe dix-neuf lignes, très différentes comme longueur et comme disposition , et se décomposant de la façon suivante :

i° Une longue ligne verticale, courant du sommet du crâne jusqu'à l'extrémité inférieure des pieds, sur le bord redressé de droite;

9° Cinq petites lignes verticales, de hauteur décroissante, sur le flanc droit du creux formé par l'intérieur du chevet (lignes a à 6);

3° Deux petites lignes horizontales, d'égale longueur, occupant toute la largeur du cercueil, au plus creux du chevet (lignes 7 et 8);

h° Six petites lignes verticales, d'égale hauteur, occupant la partie absolument plate formée par l'intérieur du dessous du socle (lignes o, à i4);

5° Quatre petites lignes verticales, de hauteur croissante, occupant le flanc gauche du creux formé par le chevet (lignes i5 à 18);

6" Enfin une longue ligne verticale, symétrique à la ligne î , courant du sommet du crâne jusqu'à l'extrémité inférieure des pieds, sur le bord redressé de gauche (ligne 19).

Ce texte est fort bien conservé, c'est à peine si un ou deux signes en sont douteux :

I 1 t i J Jrifilitil « — I 1 1 1 I \ — 1 1 i 1 I <a w >w 1 1 I i — 1 i»— *jflr't I A j\ 1 1 n'I m. 1 1 i I *--*À 1 1 1-^»- 1 \\ si

rvnr"r<»i,v,"i7i2<H¥4ii*

I t iJ I J.y '"!a" I 1 » w xa I jM-=»"^

0 © A— J 1 Assw^ JH. J J -*^^" I I

('' Ici commence le chapitre cxxfi du Livre des Morts.

'*' Le \\ a été tracé en surcharge par-dessus un ^ .

Calai, du Musée, n* 61062. 60

Deuxième section. Cette section comprend toute la partie du cercueil formant le fond à peu près plat, depuis le sommet de la tête jusqu'à la naissance du creux formé par le chevet. Celte surface est divisée en trente -huit lignes hiéroglyphiques, horizontales et tracées de droite à gauche, en noir sur fond hlanc; le contenu est le chapitre cliv du Livre des Morts, au complet :

5»xv->nPî-ïVï:i:iiipr:t:wr-v

» \\ I I 1 1 I I fcnai J^ 1 * 1JT y\ J *~~a • I T > )l I A I il «

| ^^.B^J^Bll. xx^T1 ^ jfltl- Il I lll I I I SX

(1) L'animal reposant sur le lit funéraire ressemble plutôt à un oiseau qu'à un faucon.

(2) Quelques phrases ont été omises ici par le 6cribe.

| , I I I -^1 I I ~ ^CTl "^ T O A"' 3& I 1 J^ A~~A

ï=-T,?,r;^,~^iP™^ïVi$r

Ptf^f.T.P^Z.'MÏIÏ.LïTZV^

^ û "^ V ~T~ "V V ^ & 2,5 ~ ^ v ^: 1 - V - 1 1 1 T o M / ^ M \ — i T i o w ■ x *=► I Jr

rmTïï'j^MnêHm-rîïfiv

TffiPitzn+^;rfj;^i;TS->n^

TA" ? * -3 AZPf-^ZSi^ î *hfc

I X a~««a V /»»»»* J^ A A I 1 I A J 1 »w*^ JNL. .= J f (ne) I »

Enfin, la face inclinée du creux du chevet porte, à l'intérieur comme à l'extérieur, une Isis accroupie, orientée de la gauche à la droite du cercueil (» — >-), mesurant o m. î 5 cent, de hauteur et o m. i o cent, de largeur. Le corps et le visage de la déesse sont peints en jaune clair; la pupille et les contours de l'œil se détachent en noir sur le fond hlanc de la sclérotique. La perruque est hleue, ainsi que l'hiéroglyphe

(,) L'original porle y .

"I Le scribe a omis ici encore plusieurs phrases.

ùo.

(sic)

I servant à coiffer et à désigner la déesse; le bandeau frontal noué sur le derrière

de la tête est rouge. La déesse porte un collier jaune foncé et, à la cheville, un bracelet blanc serti de deux traits noirs; la longue robe collante et les bretelles sont rouges. La déesse est accroupie, la main droite reposant sur le genou redressé, tandis que la main gauche est repliée à hauteur du visage, le bout des doigts touchant presque le nez.

Une légende de trois lignes verticales accompagne cette figure; la première ligne est tracée devant la déesse , les deux autres derrière elle :

<~>ihAM^?iPî]rcr£*-î;£n

IL CUVE

(Hauteur : à la tète, o m. i5 cent.; aux pieds, o m. 17 cent.).

A. — Exté

XTERIEUfi.

La surface extérieure de la cuve est couverte de textes, sauf au sommet, occupé par la perruque, et au socle, orné de la décoration habituelle. Cette cuve est en assez mauvais état de conservation par suite de son séjour prolongé dans les sous- sols, et n'a jamais été réparée ni restaurée. C'est surtout la tête, le haut du côté droit et le bas de la surface plane du dos, qui ont eu à souffrir du temps.

Tête. La perruque, rayée en bleu et jaune, mesure 0 m. 38 cent, de longueur depuis l'ovale du sommet du crâne jusqu'à l'extrémité inférieure des rayures ; sa largeur à la base, dans le dos, est de 0 m. 3 1 cent., et un filet horizontal peint en jaune la termine. La couleur bleue a presque complètement tourné au vert, et quelque liquide a fait baver la couleur en dehors des limites des rayures.

Socle. Le socle fait corps avec la cuve et forme un cube de o m. 12 cent, de hauteur, 0 m. 3a cent, de largeur (face postérieure) et 0 m. 17 cent, de profondeur (faces latérales). La décoration des faces latérales est analogue à ce qu'elle était

sur le socle du couvercle (succession de groupes f Tl juxtaposés, peints en jaune

sur fond bleu, avec du rouge à l'intérieur des boucles des ■¥•; les 'œb? sont rayés

en noir sur fond jaune); ce motif ornemental est encadré en haut et en bas par deux rangées parallèles de rectangles polychromes. La face postérieure, très ruinée, portait des rectangles alternativement jaunes et bleus, et au-dessous de chaque rectangle cinq bandes verticales, étroites, multicolores': bleu, rouge, jaune, rouge, bleu, sous les rectangles jaunes; jaune, bleu, jaune, bleu, jaune, sous les rectangles bleus. Au sommet, sur toute la largeur, est une rangée de rectangles, seulement dessinés au trait noir, mais non coloriés. Le stuc étant, en grande partie,

tombé à la base de la face postérieure du socle, la toile n'est plus maintenue, se soulève et tombe par lambeaux; le bois lui-même est, par endroits, attaqué.

Côtés et Dos. Le fond plat de la cuve, sur laquelle reposait le cercueil en position normale, forme une surface rectangulaire de 1 m. 18 cent, de longueur (de la perruque au socle) sur o m. 27 cent, de largeur. 11 est couvert de textes, ainsi que les bas côtés arrondis. Ces textes forment un ensemble unique, commençant sur le côté droit pour se continuer sur le dos et se terminer sur le côté gauche; ils se divisent ainsi en trois sections :

1° Sur le côté droit, quarante-cinq lignes horizontales de longueur inégale (■ — ►), les lignes impaires à fond jaune citron, les lignes paires à fond blanc;

a" Sur le dos, cinq lignes verticales de longueur égale (- — ► ), les lignes impaires à fond jaune citron, les lignes paires à fond blanc.

3° Sur le côté gauche, quarante-cinq lignes horizontales de longueur inégale (» — ► ), les lignes impaires à fond jaune citron , les lignes paires à fond blanc.

Les filets de séparation entre les lignes étaient jadis bleus.

Ces quatre-vingt-quinze lignes contiennent la généalogie du défunt et le chapitre lxiv du Livre des Morts :

î ^r.wj&'&z î ^ «"> ~*p^ Juki

Page 1