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W Ce signe, incertain d'ailleurs, avait été oublié par le scribe, qui l'a ajouté après coup derrière les genoux de la figure précédente (n° 3i) et dans l'espace réservé à celte dernière.
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(non achevé).
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(<ie).
Fig. 74.
Faisant suite à cette procession des génies funéraires, sur la paroi de droite, est représentée la scène de la pesée de l'âme de la défunte par devant le tribunal d'Osiris. Sous une sorte de baldaquin (fig. 7/1), mesurant 0 m. 775 mil), de longueur sur 0 m. 265 mill. de hauteur, supporté par deux colonnes d'aspect bien différent et surmonté d'une corniche en gorge (le tout peint en rouge, jaune, vert clair et bleu foncé), le dieu Osiris, muni de tous ses attributs de royauté, est assis sur le trône itf . Le corps du dieu est rouge sur les parties nues (bras et poitrine), le visage et le cou sont verts, la barbe est noire; sur le fond blanc de l'œil se détache la pupille en noir. Osiris est vêtu du maillot blanc et coiffé du diadème aie/, M , dans lequel le bonnet est peint en blanc, les plumes et les cornes
de bélier en vert. Il tient de la main droite le sceptre 1, peint en vert, et de la
main gauche le fouet /\, peint en vert et rouge. Le siège sur lequel il est assis
est jaune, rouge et vert foncé; le petit piédestal qui l'élève au-dessus du sol est
vert clair.
Devant le dieu et au-dessus de sa tète une ligne verticale d'hiéroglyphes est tracée, servant à le désigner : (-< — «)
i lî 1^ oit —
Devant Osiris une table d'offrandes est chargée de pains ronds,
<©, de pains oblongs, CD, de fruits, de vases, w, de deux
oies préparées, r*fr, et d'un grand bouquet en éventail
Fig. 7r>. (cf. fig- 75). Les pains sont tachetés de noir et de vert
sombre, les fruits- sont peints en vert, les vases sont rayés
en vert et jaune, les oies sont peintes en rouge, le bouquet en vert, rouge et blanc.
De l'autre côté de cette table d'offrandes et faisant face à Osiris, le dieu à tête
d'hippopotame et corps de chien est assis sur un naos aussi élevé que la table d'offrandes. La tête est verte, le collier vert et jaune, le corps vert clair avec tout le ventre peint en rouge. Le couvercle du naos est bleu sombre, la corniche est rayée de blanc et de bleu, le corps même du naos est bleu- vert (cf. fig. 76).
Derrière cette figure, le dieu Thot à tête d'ibis, debout, tient sa tablette et son calame, tout prêt à enregistrer le résultat de la pesée de l'âme. Le corps est vert sombre, la perruque noire; le pagne court ne couvrant pas les genoux est peint en vert et en blanc; la
tablette, tsawsi, est rouge et percée de deux trous noirs et d'une Fisr. *76.
ouverture médiane peinte en jaune; le calame, extrêmement fin,
est noir. Au-dessus du dieu, deux lignes verticales (. — ►) : 1 V v^ . ... I -" *>■
Derrière Thot, la balance du jugement porte sur un de ses plateaux le cœur de la
défunte peint en rouge et sur l'autre l'emblème de la justice et de la vérité, JL
peint en vert. La balance porte au sommet de son axe (peint en rouge) un petit cynocéphale assis, peint en vert et rouge; le fléau et les chaînes (ou cordes) supportant les plateaux sont verts ainsi que les plateaux eux-mêmes. Le dieu Anubis à tête
de chacal, 1 (» — ► ), le corps rouge vêtu du pagne court vert et blanc, la tête
verte et la perruque bleu foncé, maintient de la main gauche le fléau dans la position
exactement horizontale, tandis qu'à ses côtés le dieu Ilorus, îlk (» — ► ), à tête de
faucon, les bras et les jambes verts, le buste rouge, vêtu du pagne court vert et blanc, le visage blanc, la pupille de l'œil, le bec et la perruque noirs, soutient de
la main gauche le peson ^ de la balance, et dépose de la main droite l'emblème j
dans un des plateaux. Une femme, au corps vert vêtu de la robe collante blanche et coiffée de la perruque noire retenue par un bandeau frontal rouge flottant en arrière,
est accroupie sur le [ , et observe la scène de la balance. De l'autre côté de la balance, derrière le dieu Horus, et tout à l'extrémité gauche de la scène, la défunte est représentée debout, le corps vert revêtu du costume collant blanc, l'œil blanc se détachant sur le fond vert du visage; sa perruque, bleue sombre, est fixée au moyen d'un bandeau frontal rouge; les poignets sont garnis de bracelets jaunes. La défunte élève les deux bras en signe d'invocation, regarde la balance avec anxiété, et adjure le tribunal de lui être favorable. Au-dessus
de sa tête, deux lignes verticales : (» — ») 1 X I II (Hf I ■ 1 A «^k
Enfin, derrière la défunte, et beaucoup plus petite qu'elle, la déesse Maât debout, coiffée de la plume i, verte, la tête bleue sombre, le corps noir vêtu d'un maillot collant rouge, se prépare à recevoir la nouvelle élue et la tient déjà par une jambe de sa main droite, tandis que son bras gauche est levé.
B. — Intérieur.
Le fond seul de l'intérieur est décoré. Il contient un texte de trente-trois lignes horizontales d'hiéroglyphes peints en hleu-vert (» — ► ), s'élendant sur une hauteur de 1 m. 53 cent, et sur une largeur allant en décroissant de la tète aux pieds, suivant les dimensions mêmes de la cuve; la première ligne est, pourtant, un peu plus courte que les suivantes, parce qu'elle correspond au rétrécissement du cou. Ce texte nous donne la première moitié environ du chapitre Ier du Livre des Morts, et une vignette haute de o m. 17 cent, et large de 0 m. 35 cent, le surmonte et lui sert en quelque sorte de titre. Elle représente le taureau et le faucon, tous deux accroupis et se faisant face. Le corps des deux animaux est peint en rouge et rayé de quadrillages bleus. Le taureau est coiffé du diadème M, dans lequel le disque est rouge et les plumes latérales bleues; il a les cornes vertes, et au cou une sorte de nœud rouge et bleu. Le faucon est représenté les ailes ouvertes, peintes en vert clair et en bleu et bordées de rouge; le cou est lâcheté de jaune et de bleu, la perruque est bleu foncé. Le visage des deux animaux n'a pas été peint, mais simplement dessiné en traits noirs à même le bois. Les deux animaux reposent sur un support de 0 m. 02 cent, de hauteur, peint en vert (voir la pi. XXVII).
Voici le texte :
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(sir)
Technique. La menuiserie du couvercle est soignée; quatre tenons de chaque côté s'emboîtaient dans les mortaises correspondantes de la cuve; la décoration est assez soignée, principalement dans le tracé des hiéroglyphes; elle est, du reste, fort sobre. Le bois n'a pas été peint, mais simplement verni, sauf pour la tête qui a reçu un léger enduit.
Correspondant aux huit tenons du couvercle, quatre mortaises sont creusées de chaque côté dans l'épaisseur de la cuve. La décoration de la cuve n'est pas aussi soignée, à beaucoup près, que celle du couvercle. Les figures y sont peu élégantes, et les hiéroglyphes y sont souvent écrits de la façon la plus cursive, surtout à l'intérieur.
<') Le scribe a omis ici toute une phrase : £S ~^î j\ ^^ 11© SI V I \ f3Cl ' j55i ^=1
q V <r,; celte omission s'explique par l'analogie du dernier mot de cette phrase avec le mot précédant la lacune.
(2> Le scribe a écrit ■^^ au lieu de ^»» .
Conservation. Bonne dans l'ensemble, sauf pour le sommet du crâne qui a pas mal souffert; l'or du visage a été soigneusement gratté presque partout, et quelques hiéroglyphes de la parlie abdominale sont presque complètement effacés. Les huit tenons servant à encastrer le couvercle dans la cuve ont disparu. La cuve est en parfait état.
Bibl. : Mariette, Notice des principaux monuments exposés au musée de Boulaq, édit. i86i, salle de l'Est, n" 8 (p. îgô-igô), et édition 1868, Salle de l'Est, n" 734. — J. de Rougé, Inscriptions hiéroglyphiques recueillies en Egypte, t. I, pi. L. — Lieblein, Dictionnaire des noms propres, n" 1098 et 1099 (corriger en Cercueil j3â la référence Cercueil ■j.S.J donnée par l'auteur). — Maspero, Guide du Musée de Boulaq, Salle funéraire, n°4g68, p. 3ia-3i3, et Catalogue surfehes, n"4g68.
41061. Cercueil extérieur de la même. — Bois de conifère (cèdre ?). — Longueur : 2 m. t5 cent. Largeur : 0 m. 8/t cent. Hauteur : à la tête, 0 m. 86 cent.; aux pieds, 1 mètre (pi. XXIX).