‹ Cercueils anthropoïdes des prêtres de MontouChapitre 4 sur 67 · INTERIEUR · texte numérisé non relu

INTERIEUR

Tout l'intérieur est peint en blanc, sans vernis gommé brillant. 11 est couvert d'hiéroglyphes fort mal écrits et très espacés.

Côtés. Les deux côtés redressés, ainsi que la tête, portent quatre proscynèmes affrontés deux à deux, deux à droite et deux à gauche. Ces proscynèmes commencent tous au milieu du petit côté arrondi correspondant à la tête et se continuent tout le long des grands côtés latéraux pour venir s'achever par deux petites lignes verticales tracées sur les côtés du creux formant le chevet. Les différentes lignes sont séparées entre elles par un trait simple, et non double comme nous l'avons observé dans les cercueils plus soignés. Les deux proscynèmes du côté droit sont adressés à Ré- Harmakhis et à Anubis ; ceux du côté gauche sont adressés à Aloum et à Osiris. Enfin , par une bizarrerie assez fréquente, le nom de la défunte n'est pas le même qu'à l'extérieur du couvercle.

Proscynèmes du côté droit. — i" Proscynèmc intérieur : (-< — ■) ^ A (««) (ces

premiers signes sont couchés, tandis que les suivants sont verticaux et disposés ies

uns au-dessous des autres) ■vHI'^^^^aaI (l'f) w WU '

(inachevé, faute de place).

2° Proscynème extérieur : (« — -) ] X A («) (ces premiers signes sont couchés)

(lie)

\ ' r ^T*. * =*= ^^^("') ^^ i (la suite sur les deux lignes verti-

cales de droite, sur les côtés du creux du chevet) I / -^^ i («) | .S», î («'<■).

Proscïnèmes du coté gauche. — i° Proscynème intérieur : (m — ►) i =L= A ls,c) (ces premiers signes sont couchés) ^ ^nr "| J — j ^ "1 1 — ' ^ " 1 T f " ^W

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V(»if) M^ ■¥> • (««) ^ (la suite sur les deux lignes verticales

de gauche, sur les côtés du creux du chevet) j *^^ '/' •"■ i I / "^\ (**) (ces deux dernières lignes sont tracées en écriture rétrograde).

a" Proscynème extérieur : (» — ► ) =4= A (ces premiers signes sont couchés) J "I

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Fond. Tout le fond du couvercle est occupé, sur une longueur totale de i m. a 8 cent., par trente-cinq lignes horizontales d'hiéroglyphes : vingt- neuf lignes couvrent la partie à peu près plane, trois lignes sont tracées dans le creux formé par le chevet, les trois dernières enfin sont écrites sur le petit côté correspondant aux pieds et redressé, verticalement. Toutes ces lignes sont, naturellement, de longueur inégale, suivant la largeur des diverses parties du cercueil.

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^ lk l m \(i'c) (inachevé, faute de place). Cette dernière phrase est

généralement écrite sur le sommet du crâne, à l'extérieur, et non ici. La défunte s'appelle donc, à l'intérieur du cercueil, y f, tandis qu'à

1 extérieur son nom était . • J V i |f . En présence de cette divergence

d'appellation, on peut se livrer à plusieurs hypothèses pour chercher à l'expliquer :

i° Le nom de jt pouvait être, bien qu'on ne le trouve jamais introduit

par les mots employés en pareil cas, a««aI , un surnom de la dame ^® 1 1 J

2° Les parents de la défunte étant les mêmes à l'intérieur et à l'extérieur, on pourrait penser que les deux noms différents désignent deux sœurs; le cercueil aurait pu être

commencé pour l'une des deux filles de •¥• © © iNJi, puis terminé pour

l'autre, par suite d'une circonstance que nous ne connaissons pas. Il y a pourtant à cette dernière hypothèse une difficulté : tandis que le grand -père paternel de

.• J V ' J s'appelle, sur le grand cercueil de celte femme (Moret, Calalogu

général du Musée du Caire, n° 4ioo5), — ^ I *^^, le grand -père paternel

de notre T I s'appelle d'un nom tout différent, à savoir \ A?

.«>~eill «A ll -#-A-\T

C'est donc prohablement l'hypothèse du surnom qui est l'expression de la vérité.

IL CUVE

(o m. 17 cent, de hauteur à la têle, o m. i5 cent, aux pieds).

A. — Extérieur.

La' décoration de l'extérieur ne comporte, en dehors de la perruque et du socle, que des textes.

La perruque, à rayures bleues sur fond jaune, mesure o m. h 2 cent, de longueur depuis le sommet du crâne jusqu'à son extrémité inférieure dans le dos; sa largeur est de 0 m. 28 cent, dans le dos. Une couleur rouge, provenant on ne sait trop d'où, a déteint par endroits sur le bleu et le jaune des cheyeux.

Les textes se divisent en deux parties bien distinctes : le fond plat et les côtés. Le fond plat, absolument horizontal et uni, forme une longue bande médiane occupant toute la longueur du cercueil, depuis l'extrémité inférieure de la perruque jusqu'à la naissance du socle; cette bande mesure 1 m. 1 7 cent, de longueur sur 0 m. 26 cent, de largeur; elle est divisée en cinq longues lignes verticales d'hiéroglyphes écrits de droite à gauche sur un fond alternativement jaune foncé (lignes 1, 3, 5) et jaune clair (lignes 2, à); les deux lignes peintes en jaune clair sont presque partout décolorées en blanc.

Chacune de ces lignes contient à elle seule un proscynème à une divinité différente de celle des lignes voisines; ces proscynèmes sont adressés à Osiris, à Harmakhis, à Atoum, à Anubis, et encore à un autre Anubis.

1 . — Proscynème à Osiris : ( . — ► ) X À ""*" (««) J "I [Tm fl >a^ "1 j f J

(lie)

sU.

î. — Proscynème à Harmakhi8:(+—) ^ ^ J^W |= "] J"|J X V V Vff

3 . Proscynème à A loum : (— *) ^ J( J*] | ^ J («) ^ j * "| j ■ ■ ^ ^ V

4.- — Proscynème à Anubis de Ta-djousir : (» — ► ) ^ A (»i<) I l^T 1^ ("V>

5. — Proscynème à un autre Anubis : (- — «-) ^ A (»«) I Vn h A*'*V*A (««) ~X~ |"1 1

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On voit que la défunte a repris ici son nom de ,® \ l \t , qu'elle portait sur

la face extérieure du couvercle.

Les côtés latéraux portent chacun un proscynème aux divinités funéraires : celui du côté droit comprend trente-trois petites lignes horizontales, disposées perpendiculairement aux lignes de la hande médiane du dos, et celui du côté gauche comprend trente-neuf lignes semblables; les lignes impaires sont, de chaque côté, tracées sur fond jaune, les lignes paires sur fond rouge. Ces lignes sont, naturellement, d'inégale longueur, suivant la forme des diverses parties de la cuve.

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"' Il y a ici une surcharge; les signes écrits primitivement sont illisibles. (2) L'original porte -=■ j J .

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Au-dessus de ces petites lignes court le serpent qui fait tout le tour de la cuve sur une longueur totale de près de quatre mètres. 11 est à fond jaune et bleu, avec pointillés

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noirs et rayures obliques également noires; presque tout le jaune a été décoloré en blanc. La tête du serpent rejoint la queue, mais au lieu de se trouver sur le petit côté des pieds, comme c'est généralement le cas, elle est ici sur le milieu du côté droit. La tête est jaune avec anneaux parallèles noirs indiquant le cou; l'œil est noir et serti d'un fdet jaune.

Enfin, au-dessus du serpent est tracée de chaque côté une longue ligne horizontale de rectangles multicolores, très allongés et peu serrés, encadrés en haut et en bas par un filet bleu. Puis vient, au-dessus de ces rectangles, la bande rouge uni, sans décoration, qui forme la lisière supérieure de la cuve.

Le socle est décoré sur sa face postérieure, la seule qui appartienne en entier à la cuve, comme il l'était sur ses deux faces latérales (voir plus haut, p. 1 83 , la description détaillée). Il comprend huit rectangles juxtaposés, alternativement bleus et jaunes, et au-dessous de chaque rectangle sont peintes cinq bandes verticales, parallèles et multicolores.

L'arrière du crâne ne porte pas de décoration: il est peint en jaune.

B. — Intérieur.

L'intérieur de la cuve est semblable, comme couleur et comme disposition des textes, à l'intérieur du couvercle. Mais il est beaucoup moins bien conservé; les fentes y sont nombreuses et importantes; en outre, le goudron de la momie a coulé, et tout le fond, sauf la tête, ne forme qu'une grande tache jaune; cette tache n'est heureusement pas assez opaque pour empêcher la lecture des hiéroglyphes.

Côtés. Les deux longs côtés et le petit côté arrondi de la tête portent sur le ressaut vertical quatre proscynèmes affrontés deux à deux, comme ils l'étaient à l'intérieur du couvercle. Les premiers signes de chacun de ces proscynèmes sont couchés, de façon à épouser le contour arrondi de la tête, tandis que les autres sont disposés verticalement.

Côté droit. — i" Proscynème intérieur : (» — ► ) ^L A (»ic) (ces cinq signes sont

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2° Proscynème extérieur : (» — *) X^ A (»«) (ces cinq signes sont couchés) J "1

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Côté gauche. — i° Proscynème intérieur : (< — «) ^ A («0 (ces cinq signes sont

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2° Proscynème extérieur : (■<—■) ^A (sif) (ces c'nf| signes sont couchés) o | J

La défunte, on le voit, s'appelle de nouveau ici J, comme à l'intérieur

du couvercle.

Fond. Le fond, absolument plat, ainsi que la partie verticale formant le petit côté correspondant aux pieds, sont décorés de trente-six lignes horizontales de textes, écrites de droite à gauche et de longueur inégale :

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(,) Le scribe a omis ici les mots i < , |

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I ^— A»w»* T JJ J -s I I ■ > !^P" I 1 A~w~A ^^^ 0 O — M — awmwA T A*r*»A

m jJ ** y r?> I (à partir de cette ligne, la main du scribe change et

l'écriture est plus grêle) j^ W ^^pj^^p^^ (!'r) 1 1 T "^

I © — H — AwwA T A»»~»A V— • JL a I I I SS\ I I ff* > • JE ^iWl)

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Les lignes 35 et 36 sont écrites sur le ressaut vertical formé par le petit côté correspondant aux pieds.

Technique. Elle est identique à celle des cercueils précédents, mais le bois est beaucoup plus épais (o m. o£a mil!, à o m. o56 mill.), et l'ensemble de la décoration, aussi bien dans les ornements que dans les inscriptions, est beaucoup moins soigné. La

menuiserie est, elle aussi, grossière; les huit mortaises taillées dans l'épaisseur de la cuve sont beaucoup trop longues (de o m. o65 mill. à o m. 10 cent.) en comparaison de la largeur des tenons du couvercle qu'elles sont destinées à recevoir; ces derniers n'ont, en effet, que o m. o/i5 mill. Les figures, les lignes droites et les hiéroglyphes sont tracés à la hâte, sans aucun souci d'esthétique ou même seulement de régularité. L'écriture, en particulier, est grêle et peu élégante; les fautes d'orthographe, oublis, répétitions, surcharges, sont en nombre plus considérable que sur aucun des cercueils précédemment décrits. Enfin les textes sont d'une banalité et d'une monotonie désespérantes.

Conservation. L'état peu satisfaisant dans lequel ce cercueil est parvenu jusqu'à nous ajoute encore à l'impression défavorable causée par sa mauvaise facture. L'extérieur a subi, principalement à la tête, aux jambes, au chevet et au socle, des dommages trop peu considérables pour empêcher la description des ornements et la lecture des inscriptions, mais suffisamment importants pour donner à l'ensemble un aspect de vétusté et de ruine que ne présentaient pas les cercueils précédents. Mais c'est surtout l'intérieur qui a souffert; aussi bien la cuve que le couvercle sont, en dedans, criblés de crevasses et de fentes dirigées dans tous les sens. En outre, le bitume dont la momie était enduite a coulé et s'est étendu en larges taches tantôt jaunes, tantôt noires, qui, sans trop nuire aux textes, ont pourtant fini par effacer par-ci par-là un assez grand nombre de signes. Bref, ce cercueil est, sous tous les rapports, un des moins intéressants de toute la série des prêtres de Montou.

Bibl. : Boulaq , Cercueil n° So3 (non décrit dans la Notice des principaux monuments, ni dans les divers Catalogues des Musées de Guizeh et du Caire); il ne figure pas davantage au Catalogue sur fiches dressé en 188 3 par M. Maspero; — Lieblein, Dictionnaire des noms propres, n° 1 127.

41051. Cercueil "ulC^f^Vil^ (™ria"tes ^ * j T

et de la dame I Cl. — Bois et toile stuquée recouverte

d'un vernis brillant. — Longueur : 2 mètres. Largeur : à la tête, o m. /to cent.; aux épaules, o m. 60 cent.; aux pieds, o m. 32 cent.; à la face antérieure, o m. 63 cent. Hauteur : 0 m. 52 cent, à la tête, 0 m. /to cent, aux pieds. — Deir-el-Bahari. — XXVIe dynastie, d'après une étiquette collée sur le devant du socle (pi. X1II-X1V).

Ce cercueil rappelle, comme aspect général et comme disposition et coloration des ornements et des inscriptions, celui de Nescr-Amon (précédemment décrit), qui était le père d'Harsiêsé.

Catal. du Musée, n° A10A3. a5

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