‹ Cercueils anthropoïdes des prêtres de MontouChapitre 54 sur 67 · CT · texte numérisé non relu

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Rebobds. Une ligne verticale pari du milieu du petit côté" arrondi de la tète et court tout le long de chacun des grands côtés pour se terminer "aux pieds :

Ligne de droite : („) ^ ^ J T t Î^ffïll ^ fil 3 V 2

Technique. Identique à celle des autres cercueils de la même famille, mais beaucoup moins soignée. Quatre mortaises creusées sur chacun des longs côtés dans l'épaisseur du bois étaient destinées à recevoir les tenons correspondants du couvercle; cinq sur huit des chevilles sont encore en place dans l'intérieur des mortaises. La décoration est fort hâtive.

Conservation. Assez médiocre. Le bois a été cassé en plusieurs endroits et particulièrement sur le petit côté des pieds. Les fentes et cassures sont nombreuses, ainsi que les taches, principalement à l'intérieur. Le cercueil, n'ayant jamais été exposé dans les galeries du Musée, ne paraît pas avoir jamais été entretenu ni réparé.

Bibl. : Ce cercueil ne se trouve mentionné nulle part, à ma connaissance.

41070. Cuve du cercueil intérieur du ^ ^f- ^©-jjj\ ^.( ( , „ ~^>>V?

£\\\-& (varia-te ^J^^fefc) et de la dame -\£)

j • A. — Longueur : 2 m. o5 cent. Largeur : à la tête, o m. £5 cent.: aux épaules, 0 m. 60 cent.; aux pieds, o m. 36 cent. Hauteur : o m. 18 cent. — Bois recouvert de toile stuquée peinte en jaune. — Deir-el-Bahari(?). — Epoque pré-saïte (pi. XXIX).

Cette cuve n'est pas exposée dans les galeries du Musée, mais est conservée dans les magasins.

A. — Extérieur.

Tète. Le sommet du crâne portait probablement la représentation habituelle entourée de lignes biéroglyphiques. Il ne reste de cet ensemble sur le haut de la cuve que neuf lignes verticales d'hiéroglyphes, encadrées sur les côtés et à la base arrondie par une bordure demi-circulaire peinte en bleu uni et par la couronne ordinaire de feuilles pointues juxtaposées, vertes et blanches (à raison de trois blanches consécutives pour une verte). Au sommet des lignes le bord supérieur de la cuve est garni d'une rangée horizontale de rectangles multicolores, et au-dessous de la couronne de feuilles, à la naissance des rayures verticales de la perruque, court sur l'arrière du crâne un filet rouge uni. Un filet vert uni rehausse également la couronne de feuilles à son sommet.

Les hiéroglyphes sont tracés en bleu sur le fond général jaune; les filets verticaux de séparation entre les différentes lignes sont également bleus. Ces neuf lignes forment la suite d'un texte dont le début se trouvait sur le couvercle :

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La perruque mesure o m. 4o cent, de longueur et o m. 35 cent, de largeur en sa partie visible sur la nuque et le haut du dos. Elle consiste en rayures verticales bleues, irrégulièrement tracées sur fond jaune. Un mince filet noir, très irrégulier lui aussi, encadre ces rayures sur leurs côtés et à leur extrémité inférieure.

Dos. La partie plane formant le dos du cercueil consiste en un rectangle, long de i m. 4i cent, et large de o m. 35 cent., complètement occupé par une figure du dieu Shou (• — ► ) soulevant à bout de bras au-dessus de sa tête le pilier osiriaque T.

Le dieu mesure o m. 45 cent, de hauteur. 11 est debout derrière le signe de la montagne *^4 qui lui cache les pieds : ce signe est dessiné au trait noir et peint en rouge à l'intérieur; il repose directement sur la bande noire horizontale qui marque le haut du socle. Le corps et le visage du dieu sont bleus.; la perruque et la barbe pointue recourbée en avant sont peintes en noir. Le bandeau frontal, noué sur l'arrière de la tête, est rouge et serti de contours noirs.

Le dieu est coiffé de la plume qui sert à écrire son nom, à, dans laquelle le milieu est vert, la face rectiligne rouge et la face incurvée noire. Le collier est couleur orange, ainsi que les bracelets des poignets, des bras et des chevilles. Les bretelles et le maillot couvrant le buste sont rouges, la ceinture bleue, le jupon mi-partie vert (en arrière) et mi-partie blanc (ou jaune clair?) en avant; les contours du jupon sont dessinés en noir. La queue suspendue à l'arrière de la ceinture parait avoir été verte. La jambe gauche du dieu est légèrement mutilée entre la cheville et le genou.

De chaque côté des jambes sont écrits le nom de l'Occident et de l'Orient; à droite, devant les jambes : (-. — «) F ♦(*); à gauche, derrière les jambes : (» — ►) Y-*-

Le pilier ?, que le dieu Shou tient soulevé au-dessus de sa tête, mesure o m. a5 cent.

de hauteur avec les larges cornes de bélier, vertes, dont il est surmonté. Il est composé de larges bandes transversales superposées, séparées entre elles par une bande plus étroite peinte uniformément en jaune ocre. Les couleurs des bandes se succèdent, de bas en haut, dans l'ordre suivant : bleu, vert, bleu, rouge, bleu, vert, bleu. Au-dessus de la quatrième bande bleue la poitrine d'Osiris (symbolisé par le

pilier ? ) est peinte en rouge, et de cette masse rouge émergent hors de l'emmaillotement les deux bras du dieu repliés sur la poitrine. Les mains sont vertes; la droite tient le fouet habituel, /[, dont le manche est divisé en petits compartiments carrés peints tour à tour en bleu et en ocre, et dont la triple lanière (bleue, rouge et bleue) est serrée par le milieu à l'aide de liens transversaux multicolores (rouges,

verts, noirs et jaunes). La main gauche tient le second attribut d'Osiris, la houlette |,

divisée en petits carrés alternativement bleus et couleur ocre analogues à ceux du manche du fouet.

Au-dessus de la poitrine et des bras viennent trois bandes horizontales superposées, assez étroites (une verte entre deux jaune ocre), serties de contours noirs. Plus haut, une plus large bande évasée à son sommet, ^mr, verte, de laquelle sortent deux grands yeux blancs, avec pupille et sourcils noirs; les contours extérieurs de l'œil sont dessinés en noir et rehaussés d'un mince blet rouge. Au-dessus des yeux, le pilier se termine par quatre larges bandes rectangulaires peintes en jaune ocre, entre lesquelles sont intercalées trois bandes évasées par le sommet (une rouge entre deux bleues). Enfin, couronnant le tout, les cornes de bélier, vertes.

Socle. La petite base cubique par laquelle se termine le cercueil à sa partie inférieure mesure o m. i3 cent, de hauteur, o m. 36 cent, de largeur, et o m. îG cent, de profondeur. La décoration de ses quatre faces extérieures n'est pas partout identique.

La face postérieure, celle qui fait immédiatement suite au rectangle allongé et plat du dos précédemment décrit, est ainsi décorée :

i° Au sommet, une large bande horizontale peinte en noir et unie;

2° Plus bas, une bande identique peinte-en blanc (peut-être jadis en jaune clair?):

3° Au-dessous, trois rectangles jaunes et trois bleus alternant entre eux;

W Enfin, sous chaque rectangle jaune, cinq bandes verticales, bleue, rouge, bleue, rouge et bleue, et sous chaque rectangle bleu, cinq bandes verticales identiques, jaune, verte, jaune, verte et jaune.

Les faces latérales, incomplètes, car elles se continuaient sur le couvercle, portent à leur sommet et à leur base une étroite bande horizontale de rectangles multicolores; au milieu, entre deux minces filets jaunes également horizontaux, sont peints sur un fond bleu deux piliers f F juxtaposés, jaunes avec filets noirs, et une amulette m, jaune à contours noirs et avec l'intérieur de la boucle supérieure peint en rouge.

La face inférieure, celle qui repose sur le sol lorsque le cercueil est debout, est également incomplète et se continue sur le couvercle. Elle porte trois lignes horizontales d'hiéroglyphes bleus, à filets de séparation également bleus, sur fond jaune; ces lignes sont la suite d'un texte dont le début était tracé sur le couvercle; elles sont assez mal écrites et peu faciles à lire :

La petite phrase entre le début de la ligne 3 et le nom du défunt appartient au chapitre clxix du Livre des Morts; le pronom-sujet J après \î^.. indique que c'est

une déesse qui parle, probablement Isis ou Nephthys, qui devait être représentée sur le couvercle au-dessus de ces textes.

Côtés. Les côtés du cercueil ne portent pas les petites lignes hiéroglyphiques transversales que nous avons trouvées sur la plupart des cuves précédemment décrites, mais un ensemble de représentations analogues à celles du cercueil de Tabazat (voir plus haut, n" 4io58).

Ces représentations sont au nombre de six de chaque côté, verticales, et symétriquement disposées d'un côté à l'autre. Les légendes hiéroglyphiques qui accompagnent la plupart d'entre elles sont également verticales.

Côtk droit. Au sommet de la série, sur l'épaule, dans un espace haut de o m. 2/1 cent., une déesse Isis est agenouillée (-< — ■ ) sur une bande horizontale noire qui la sépare de la représentation suivante; elle a les mains tendues vers le ^, qui repose sur la même ligne qu'elle. Le corps et le visage de la déesse sont verts; le nez et l'œil sont cassés; la perruque est jaune clair, avec bandeau frontal rouge serti d'un filet

noir à sa base et à son sommet; le diadème I est complètement bleu; le collier est

orange, la longue robe collante et les bretelles sont rouges. On voit des traces de couleur rouge et noire aux doigts des mains et de couleur jaune au talon. Le £©) est vert avec contours noirs, et le disque central est rouge. Devant la déesse et au-dessus du M&) est tracée, entre deux filets bleus, la petite ligne

verticale suivante : (-< — «) I ^ "H «B *> .

Au-dessous de cette figure, sur une hauteur de 0 m. 20 cent., sont debout l'un devant l'autre deux cynocéphales, dont les pattes de derrière reposent sur une ligne horizontale noire qui les sépare de la représentation suivante. Les quatre pattes et la tête sont rouges, l'œil est noir et blanc, la perruque bleue, le buste vert. Le haut des pattes de derrière est bleu ainsi que la queue, et deux taches rouges sortent de la masse bleue formée par les cuisses. Les deux animaux ont les bras tendus en avant dans l'altitude de l'adoration, et devant chacun d'eux est tracée verticalement

et sans cadre la légende : (-. — «) \*

Au-dessous des cynocéphales, sur une hauteur de 0 m. 3o cent., le défunt lui-même est agenouillé (< «) sur une hande noire horizontale qui le sépare de la représentation suivante; il a les deux mains tendues en avant dans l'attitude de l'adoration. Le corps est nu jusqu'à la ceinture, et peint en rouge ainsi que le visage; l'œil est noir et blanc, la perruque noire, le bandeau frontal rouge; la petite coiffure conique, légèrement arrondie au sommet, est peinte en rouge à l'intérieur et ses contours sont noirs. Le collier est vert, le jupon blanc, ainsi que la ceinture, avec contours noirs.

Calai, du Musée, n° 61062. 64

Au-dessus du personnage, trois lignes verticales bleues encadrées de filets bleus donnent ses titres et son nom :

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Au-dessous du défunt, sur une hauteur de o m. 20 cent., sont représentés un œil ^§ et un chacal -Anubis cravaté, l'un surmontant l'autre. La sclérotique de l'œil est d'un blanc légèrement teinté en rose, la pupille noire, et la paupière supérieure bleue, blanche et rouge; les contours extérieurs de l'œil sont bleus, ainsi que le VVjv l'intervalle compris entre la paupière inférieure et le ^\j> est peint en jaune orange.

Le chacal, au-dessous de l'œil, est debout, ^t\ , complètement noir, avec la cravate

rouge au cou ; ses pattes reposent sur une ligne horizontale noire qui le sépare de la représentation suivante. Aucune légende n'accompagne l'œil ni le chacal.

Au-dessous du chacal, sur une hauteur de o m. 97 cent., est peint l'oiseau-âme ^Sk , avec trois lignes verticales de légende le surmontant. L'oiseau a les mains tendues en avant dans l'altitude de l'adoration ; le corps est bleu en dessus et vert en dessous; la queue est rouge, ainsi que le bas des pattes, les bras et le visage; le haut des

Fi'g. 89. pattes est blanc, avec contours noirs. L'œil est noir sur fond

ocre. La barbe et la perruque sont noires, le bandeau frontal rouge, et la petite coiffure conique ocre. Le cou et la gorge sont rayés horizontalement en jaune ocre, avec filets noirs. L'oiseau-âme est perché sur la porte du tombeau (fig. 8g), peinte en bleu, noir, vert et rouge. La légende, en trois lignes verticales, donne les titres et le nom du défunt :

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Enfin, tout à fait au bas de la série, vers les pieds, une sixième représentation, haute de 0 m. 4o cent., porte une Isis (-. — «), debout, le bras gauche élevé au-dessus de la tête, le bras droit pendant et ramené légèrement en avant. Le corps et le visage

sont verts, l'œil noir, la perruque et le diadème I bleus, le bandeau frontal rouge,

le collier jaune ocre, les bretelles et la longue robe collante rouges. La déesse repose, comme les figures précédentes, sur une petite ligne horizontale noire. Au-dessus d'elle est tracée une légende en trois lignes verticales bleues :

Enfin, derrière toutes ces représentations, le bord supérieur de la cuve est orné sur toute sa longueur, entre le sommet de l'épaule et la naissance du socle, par une

ligne hiéroglyphique verticale (i ni. 70 cent.) encadrée entre deux bandes parallèles de rectangles multicolores :

Une bande peinte en rouge uni borde la cuve à son extrême lisière supérieure.

Côté gauche. Ce côté porte les mêmes représentations que le côté droit, en même nombre et symétriquement disposées par rapport aux précédentes.

Tout en haut, sur l'épaule, la déesse Nephthys (. — -) est agenouillée sur la bande noire horizontale qui la sépare de la représentation suivante; elle a, comme l'Isis du côté droit, les mains étendues vers le (J), peint en rouge et vert. La déesse est très mutilée; il ne reste d'elle qu'une main, un pied et le bas du dos. Le corps était peint en vert; le bracelet de la cheville et la longue robe collante sont peints en jaune orange. Il ne reste plus rien de la légende qui était tracée en lignes verticales audessus de la déesse.

Plus bas, viennent les deux cynocéphales debout l'un devant l'autre, dans l'attitude de l'adoration, sur la ligne horizontale noire; les couleurs et la position sont identiques à celles des cynocéphales du côté droit. Devant chacun d'eux, verticalement et sans

cadre, est écrite lu légende : (■ — >-) H* Au-dessous, le défunt (» — ►), très mutilé, est agenouillé sur la ligne noire horizontale, les mains tendues en avant dans l'attitude de l'adoration. Il a le buste nu, rouge, et un jupon blanc ou jaune clair, comme sur le côté droit. La légende écrite au-dessus de sa tête est en mauvais état :

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Plus bas, l'œil ^^J et le chacal cravaté occupent la même position et sont peints avec

les mêmes couleurs que sur le côté droit, sans légende. Plus bas, l'oiseau-âme wk , identique à celui de droite (» — »), les bras tendus en

avant; la tête est détruite; la légende en trois lignes verticales est très mutilée :

Enfin, tout à fait en bas de la série, la déesse Nephthys (- — »•) est représentée dans la même attitude que l'Isis du côté droit, un bras élevé au-dessus de la tête et l'autre pendant, légèrement ramené en avant. Le corps et le visage de la déesse sont verts, la perruque bleue, le bandeau frontal rouge; le collier et la longue robe sont peints en jaune orange. Le diadème TT a le ^^- vert, le U blanc avec contours

bleus et le U rouge avec contours bleus. La légende, en trois lignes verticales, donne :

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Quant à la longue ligne verticale qui court derrière ces représentations, symétriquement à celle du côté droit, et encadrée entre deux rangées parallèles de rectangles multicolores, elle est ainsi conçue :

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La lisière supérieure de la cuve est bordée, comme sur le côté droit, par une assez large bande coloriée en rouge uni.

B. — Intérieur.

L'intérieur est peint en jaune, et non en blanc comme dans presque tous les cercueils de cette série. Cette considération suffirait à elle seule à faire supposer qu'il ne sort pas du même atelier que les autres. Et les titres portés par le défunt, relatifs au sacerdoce de Min à Apou, de Oupouaouit à Siout, et d'Horus à Aphroditopolis, viennent confirmer cette bypothèse. Le cercueil ne nous intéresse donc ici qu'en tant que le défunt y est dit fils d'un prêtre de Montou tbébain, mais il n'a certainement pas été fabriqué à Thèbes. De là vient aussi, sans doute, que la disposition de la face extérieure y est très différente de ce que nous avons trouvé sur les cercueils thébains.

L'intérieur est littéralement couvert sur son fond et sur ses quatre rebords verticaux de

lignes hiéroglyphiques tracées en noir et séparées entre elles par des filets qui semhlent avoir été originairement bleus. En outre, la partie supérieure du fond porte une déesse Amentit, protectrice des morts, debout, les bras ballants, regardant vers la gauche du défunt (» — ► ). Cette déesse mesure o m. 96 cent, de hauteur sans son diadème^t 1 m. 06 cent, avec ce dernier, et 0 m. 32 cent, de largeur; elle est à 0 m. 26 cent, au-dessous du ressaut vertical formé par le petit côté arrondi de la tête.

Les chairs de la déesse sont peintes, ainsi que le visage, en un rose très pâle, sur lequel l'œil s'enlève vivement en noir et blanc. La perruque est bleue, le bandeau frontal rouge avec contours noirs et filets horizontaux blancs au sommet et à la base. Tout l'arrière de la tête et le côté droit de la poitrine sont détruits, la couche de toile stuquée ayant laissé, en tombant, le bois à découvert. La déesse est coiffée

du faucon perché sur le signe de l'Occident, A/ . Les pattes de l'oiseau sont rouges

en bas, blanches en haut avec des plumes noires; le corps est bleu par-dessus, vert par-dessous, avec des plumes noires; la tête est blanche, avec bec et œil noirs. Le signe 1\ est bleu, sauf la plus courte des jambes, qui est rouge.

Le collier de la déesse, très large et assez ornementé, est dessiné en noir et peint en vert. Les bracelets des bras, avant-b as et chevilles sont également verts avec dessin tracé en noir. La pointe du sein est indiquée en noir de la façon suivante : (pi); le nombril et les plis du bas -ventre sont également marqués au trait noir. Les bretelles nouées sur les épaules sont vertes ainsi que la longue robe collante qui descend jusqu'aux chevilles. Un large filet noir rehausse tous les contours de l'ensemble de la représentation.

La déesse est complètement encadrée de textes, et comme elle n'a pas été dessinée à l'intérieur d'un rectangle nettement délimité, ces textes empiètent de tous côtés sur l'espace qui devrait être réservé à la figure seule. Ces textes comptent en tout vingtneuf lignes, dont quatorze verticales et quinze horizontales. Les lignes verticales occupent les deux longs côtés de la tête jusqu'aux pieds sur toute la longueur du cercueil (lignes 1-2 sur le côté gauche, lignes i3-iû sur le côté droit) et la partie supérieure du fond plat (lignes 3 à 12); parmi ces dernières, cinq commencent déjà sur le ressaut vertical du petit côté arrondi correspondant à la tête (lignes 5,6, 7, 8 et 9). Les lignes 3 à 1 2 s'arrêtent toutes à la hauteur des pieds de la déesse et la moitié inférieure du fond plat est remplie par treize lignes horizontales au-dessous de la déesse; enfin ces treize lignes sont continuées sur le ressaut vertical du petit côté correspondant aux pieds par deux autres lignes horizontales. Tous les textes sont écrits de droite à gauche (» — »■).

Les hiéroglyphes ont été tracés rapidement et irrégulièrement, ce qui les rend assez dilficiles à lire; en outre, de nombreuses lacunes viennent en interrompre la suite, causées par de grandes taches noires et jaunes de bitume et par l'arrachement de fréquentes plaques de toile stuquée. Tous ces textes sont relatifs à la protection du mort par la déesse Nouit, assimilée pour la circonstance à la déesse Amentit que représente en réalité la figure du fond.

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