Le carillon des cloches convoque le peuple
2. Les clercs se revêtent de leurs surplis et disposent toutes choses.
Gomme, le vendredi saint, on ne doit pas consacrer, mais dire seulement la messe des présanctiGés, il faut pourvoir à la conservalico de Thostie qui servira à la célébration de cel ofDce. La solennité naturelle à ces grands jours et la coïncidence du souvenir de Tinstilution de la sainte eucharislie, ont conduit TEglise à y meltre tout le développement de son culle. Toutefois, rien dans ce qu^elle a i*églé à celle Go n'a un caractère de deuil et ne rappelle la sépulture du Sauveur. C'est au chant du Pange iingua que la Sainte Hostie est transférée. Le lieu où on la dépose est ainsi décrit par le cérémonial : a Praeparandum D igilur O'uandumque erit aliquod sacellum intra ecclcsiam, quopul- » chrius magniûcentiusque polerit, multis luminibus ornaturo. o Od voit que, là, rien ne ressent le deuil et ne rappelle le tombeau. Les décorations de couleur noire dont on a voulu user en quelques endroits ont été réprouvées par la Congrégation des Rites ( in Lauden,, 21 joTL 1662J, laquelle a blâmé aussi Tusage d'une grande croix, de laquelle se détachait un voile blanc venant recouvrir la Sainte Eucharistie. (In Alben.^ 8 aug. 1835. ) Il est bien vrai que la Sainte Hostie doit être conservée dans un tabernacle fermé et de façon à ce qu'on ne puisse point l'apercevoir; mais il faut se rappeler que l'ancienne discipline de l'Eglise ne connaissait pas ces expositions patentes et à découvert devenues si ordinaires avec nos ostensoirs. Ainsi cette règle est simplement un reste de l'antiquité et n'a rien qui se rattache à un rite de sépulture. Ënfm , il faut noter que l'Eglise est si éloignée de vouloir nous proposer d'honorer la sépulture du Sauveur par le dépôt du Saint-Sacrement dans la chapelle du reposoir, qu'elle l'en retire le vendredi saint, et qu'elle réprouve formellement
3. Le curé, pendant ce temps, achève de confesser ses paroissiens.
4. A l'heure convenable , le curé ou supérieur de l'église , lequel doit célébrer, se revêt pour la messe des ornements de couleur blanche.
5. Le premier clerc allume les cierges au maîtreautel, prépare le calice au milieu, et derrière le calice, le ciboire avec les petites hosties.
6. Le célébrant, précédé d'abord du premier clerc, puis du second et du troisième qui marchent de front, se rend à l'autel les mains jointes et la tête couverte pour célébrer la messe.
7. 1^ messe commence et on y omet à la confession le psaume Jndica me , Dens, et le Gloria Patri,
8. Au Gloria in excelsis, on sonne les cloches , qui se taisent ensuite jusqu'au samedi saint.
9. Outre la grande hostie, on en consacre une autre, ainsi que des petites pour la communion des fidèles et des malades.
10. On dit comme à l'habitude : Agnus Dei, bien qu'on ne doive pas, même à la messe solennelle, donner la paix.
11. Pendant que le célébrant lit les oraisons avant la communion, le premier clerc apporte de la crédence à l'autel le calice vide avec la pale , la patène et un voile blanc.
12. Le célébrant, ayant pris le précieux sang et couvert le calice dans lequel il l'a pris , place au milieu du corporal l'autre calice et le découvre.