TITRE VI
I ••■ledl Salai.
DE CE QII*IL FAUT PRéPARER POUR LES céRillONIES DE CE JOUR.
Hors de la porte principale : !• Une table avec une nappe blanche; 2* sur cette table, un missel avec son pupitre ; 3* un petit plat d'argent avec cinq grains d'encens ; û* l'encensoir et la navette garnie d'encens; 5' le bénitier et l'aspersoif ; 6* un manipule, uueétole et une dalmatique de couleur blanche ; T* une lanterne garnie d'une bougie; S"" pros de la table, un petit réchaud avec du charbon qu'on allumera avec le feu nouveau ; 9° des pincettes ; lOMe roseau orné avec un triple cierge en haut (1).
Au grand autel : V L'autel doit être garni de la
(i) Ce doit être un roseau d*environ dix palmes de hauteur (Bauldry ), qu'on orne de rubans el de fleurs, et au sommet duquel on dispose un triple cierge disposé en forme de trident ou de fourche à trois branches : il ne sert que ce jour-là.
S'il n'y a pas de porche au-devant de l'église, c'est à l'entrée de l'église qu*on prépare et qu'on fera la première partie de Toflice.
348 DES aFFIGES E&Ta.40RDIN AIRES
croix et des cbaadeliers des jours de Tète ; â*" on y doit mettre iw double parement , le blanc en dessous et le violet en dessus ; â"" un pied en bois ou une base en marbre du côté de Févangile , pour y poser le roseau : &*" un pupitre pour VExultet [l] ; 5° le ciei^e à bénir, posé sur un grand cliandelier du côté de Tévangile , ayant la mèche préparée de Taçon à pouvoir s^alluoier aisément (2) ; & \eê lampes doivent être préparées mais non allumées.
A la crédence du grand autel : 1" La crédence doit être couverte d'une nappe blanche; ^ le missel pour VExultet et pour la messe ; 3" le calice paré de blanc ; 4" les burettes de vin et d'eau avec leur plateau et le manuterge.
A la sacristie : V Quatre surplis pour les clercs ; Tamict, Tanbe, le cordon, Tétole et la cbape de couleur violette , le manipule violet avec Tétole et la chasuble de la même couleur; 2*" le manipule, Tétole et la cliasuble de couleur blanche ; â** le voile humerai blanc ; k'* les cierges pour le transport du ciboire.
Au baptistère , s il y en a un : V Lue table couverte d'une serviette blanche; 2" deux serviettes ou manuterges ; â" le vase pour l'eau bénite et l'aspersoir; A** des vases pour retirer l'eau des fonts ; 5" les ampoules du saint chrême et de l'Imile des catéchumènes [âj ; un vase pour se laver les mains et de la mie
(i) On le recouvre d'un voile de soie blanche.
(2) Ce doit être un véritable cierge de pure cire blanclie. On doit le renouveler chaque année.
(3) Ces saintes huiles doivent avoir été consacrées Tavant-veille, et il n'est pas permis de se servir, pour la bénédiction des Tonts , de celles de Tannée précédente. On peut voir, dans le droit canonique (de CoHsecraiionCj dist. à) le précepte formel fait aux prêtres de se
DANS LES PETITES ÉGUgES. 369
de pain ; T du coton pour essuyer les mains imprégnées d'huile.
Pour le baptêmcy si on doit V administrer : 1** Le rituel romain ; S"" un petit vase avec du sel ; 3*" les ampoules de rhuile des catéchumènes et du saint chrême avec du coton ; 4** Tétole et la cliape blanche ; 5** un linge pour essuyer la tête de Tenrant ; 6** un autre linge propre à figurer le vêtement blanc ; T un cierge à allumer.
DES CéRixOIflES A PRATIQUER LE SAMEDI SAINT. § i".
l)u commencement de Vojfice jusqiià la bénédiction du cierge pascaL
1. Hors deTéglise, on tire du feu d'une pierre et on en allume le charbon dans le réchaud.
procurer les saintes huiles avant Pâques. Lorsqu'une véritable impossibilité les en empèrhe, ils omettront, le samedi saint, de mêler les saintes huiles à Peau baptismale. Ces huiles reçues, ils en feront le mélange avec Teau bénite, sans appareil ni solennité. En attendant, ils se serviront, pour le baptême, d'eau baptismale de Tannée précédente qu'ils auront conservée. ( Voyez les décrets in Lucana du 12 avril 1755, et m Gandaven. du 10 décembre 1826, et les notes de Gardellini sur ce dernier décret.)
On trouve enseigné dans quelques livres, qu'à défaut d'huiles récemment consacrées, on pourrait se servir, pour la bénédiction des fonts, d^huiles anciennes, et à l'appui de celte opinion est invoqué un décret du 23 septembre 1837, in Oriolen, Mais ce décret , ren lu sur une consultation adressée d'Espagne au milieu des troubles révolutionnaires, est relatif au cas où les saintes huiles n'auraient pas été consacrées par l'évêque diocésain, et où l'on ne prévoirait pas la possibilité d'en obtenir d'un diocèse voisin. Lorsqu'on manque d'huiles récemment consacrées , parce qu'on a été dans l'impossibilité d'aller les chercher ù temps, mais qu'on doit les recevoir plus lard, c'est un cas différent, et il faut alors différer, jusqu'à ce qu'on les ait, l'achèvement de la bénédiction de l'eau baptismale. Cette distinction et la
2. 4 l'heure convenable, quatre clercs prennent des surplis dans la . sacristie et disposent toutes choses à leurs places.
3. Le signal ayant été donné avec la crécelle, le célébrant, s'étant lavé les mains, prend sur son surplis , Tamict, l'aube, le cordon, l'étole et la chape de couleur violette.
û. On se rend hors de la porte principale en cet ordre : le premier clerc marchant les mains jointes , le troisième clerc avec la croix de procession , le célébrant entre le second et le quatrième clercs.
5. En dehors de la porte , le clerc qui porte la croix s'arrête sur le seuil , tournant le dos à la porte et tenant le crucifix tourné vers le célébrant.
6. Le célébrant se tourne devant la table qui se trouve ainsi entre lui et la croix.
7. Là , debout et lisant dans le missel qui est placé sur le pupitre , il béuit le feu par les trois oraisons marquées, puis les grains d'encens par une autre oraison.
8. Pendant que le célébrant bénit ces grains, le premier clerc prend avec des pincettes du feu nouveau qu'on vient de bénir et le met dans l'encensoir.
9. Le célébrant met et bénit dans l'encensoir de l'encens qu'on lui présente avec les baisements ordinaires ; puis il asperge le feu dans le réchaud et les grains d'encens, en disant l'antienne Asperges me, etc., et il les encense.
conciliation qu'elle apporte entre les décrets résultent nettement de la comparaison des lexles, et sont enseignées parla Sacrée Congrégation elle-même, in Lncioncn, ad 79.
10. Le thuriréraire, ayant repris rencensoir» y met d'autre feu nouveau.
11. Le célébraut, ayant déposé la chape et Fétole violette , prend le manipule blanc , Fétole blanche , qu'il adapte sur son épaule gauche à la façon des diacres , et la dalmatique blanche.
12. Pendant ce temps, le second clerc allume, avec du feu nouveau, une bougie , et la place dans la lanterne, et le quatrième clerc prend le plateau, avec les grains d'encens.
là. Le célébrant met de nouveau de Tencens dans Tencensoir, avec les baisements accoutumés, et le bénit ; puis il prend le roseau.
là. On se met en marche en Tordre suivant pour aller bénir le cierge : le clerc portant les grains d'encens à droite et le thuriféraire à gauche ; le troisième clerc avec la croix ; le célébrant avec le roseau , ayant à sa gauche le second clerc qui porte la lanterne.
15. Les clercs qui portent les grains d'encens, l'encensoir et la croix , entrent dans l'église et s'arrêtent lorsque le célébrant a passé le seuil.
16. Le célébrant, étant entré dans ré;ïlîse , abaisse le roseau, et ayant, avec l'aide du second clerc, allumé à la lanterne un des trois cierges qui sont au sommet du roseau, il fait la génuflexion; tous la faisant avec lui excepté celui qui porte la croix.
17. Le célébrant, agenouillé, dit d'une voix claire : Lumen Christi; puis il se relève, tous se relevant aussi , et les clercs répondent : Deo gratias.
18. On s'avance jusqu'au milieu de l'église, où l'on allume un second cierge et oit tout se fait comme ci-
dessus , sî ce n'est que le ton de voix doit être plus élevé.
19. On se rend enfin près des degrés de l'autel , et là le troisième cierge est allumé. On réitère pour la troisième fois les cérémonies ci-dessus, et le Lumen Christi se chante d'un ton plus élevé encore.
De la Bénédiction du Cierge pascal.
1. Lorsqu'après le troisième Lumen Christi, les clercs ont répondu : Deo gratias , ils se lèvent tous et se rangent sur une ligne droite devant l'autel , avec le célébrant au milieu d'eux.
2. Le second clerc va déposer la lanterne sur la crédence, prend le missel pour YExultet et le donne au célébrant, lequel, en échange, lui donne le roseau.
â. Le célébrant, tenant le missel entre ses mains, s'agenouille sur la plus basse marche de l'autel , et sans dire : Munda cor vieum , dit seulement : /ube , Domine, henedicere. Dominus sit in corde meo et in labiis meiSy ut digne et competenter annuntiem suum paschale prœconium. Amen.
II. Se relevant après cela, et ayant fait avec les clercs une génuflexion à l'autel, il se rend pour chanter VExultet au pupitre qui est préparé du côté de l'évangile au bas des degrés, en l'ordre qui suit : le thuriféraire ayant à sa droite le quatrième clerc qui porte les grains d'encens ; le troisième clerc avec la croix, ayant à sa gauche le second clerc qui porte le roseau ; le célébrant tenant le missel.
5. En arrivant auprès du pupitre , ils se rangent tous sur une ligne droite , le visage tourné du même
côté que le célébrant Le célébrant pose le missel sur le pupitre. A sa droite se range le porte-croix, et à la droite du porte-croix le thuriféraire. Le clerc qui porte le roseau se met à la gauche du célébrant , et il a lui-même à sa gauche celui qui porte les grains d'encens.
6. Le célébrant , duquel s'approche le thuriféraire, encense le missel ouvert sur le pupitre , et commence VExultet d'un ton de voix clair et animé.
7. Aux paroles Curvat imper ia , il place les grains d'encens en cet ordre : 1
8. Le quatrième clerc dépose sur la crédence le plateau où étaient les grains d'encens , prend un bâton à l'extrémité duquel est tordue une mèche, et revient à sa place à la gauche du clerc qui tient le roseau.
9. Aux paroles : Rutilans ignis accetidit, le célébrant allume le cierge pascal avec le roseau.
10. Aux paroles : Âpis mater eduxit, il s'arrête jusqu'à ce que le quatrième clerc, ayant allumé au cierge pascal la mèche de son bâton , en ait allumé la lampe ou les lampes.
H . Avant le mot : Imperatorem nostrum , il place le mot : Electum (1).