CHAPITRE XIX
C'est le supérieur de chaque église qui doit celé- célébrant. brer la messe solennelle le jour de la Fôte-Dieu , et porter le Saint-Sacrement dans la procession qui a lieu à rissue de la messe. S'il ne pouvait dire la messe, il ne devrait pas porler le Saint-Sacrement, car ces' deux actions doivent absolument être faites par le même prêtre (3). L'évêque seul peut présider à la procession sans avoir dit la messe qui précède.
A la messe, le célébrant consacre l'hostie qui sera Messe, portée en procession. Après avoir pris le précieux sang, il la place dans l'ostensoir que le sous-diacre
(1) Un décret de la Congrégation des Rites (in Placentina ad 13, du 1 9 mai 1607 ) suppose que le cierge pascal s'allume aux messes et vêpres des fêles de Pâques , c'est-à-dire des trois principaux jours et du samedi de Toctave, et des dimanches jusqu'à l'Ascension; mais qu'on ne l'allume aux autres fêtes, même solennelles, que s'il y a un usage élabli.
C2) Voyez le cérémonial des évoques, L. IT, c. xxxiii, le rituel romain et les rubricistes.
(3) Voyez ci-dessus, page 186.
a l"* An non obslante qnacumque consuetudine, intangibile sit jus >> celebrantis in solemnitale Sanctissimi CorporisChrisli semperper » se deferendi in publica suplicalione Sanclissimum Eucharistias San cramentum ? 2" An invelerala quascumque in conlrarium consue- » ludo derogare possit legi a dccrelis SacraB Congrégation is pres- » criplœ ? — Uesp. : Ad 1, affirmative juxti alias décréta ; ad 2, ne- » gative juxta eadem décréta. » (In Triventina, 3 aug, 1839.)
OU le cérémoniaire vient d'apporter à Fautel et de déposer hors du corporal du côté de Fépître. Pais le diacre , qui, pour assister le célébrant dans cette action, a passé à sa droite, place Tostensoir contenant la sainte hostie au milieu du corporal (1). Jusqu'à la fin de la messe , le célébrant fait les génuflexions nécessitées par la présence du Saint-Sacrement , ainsi qu'elles ont été notées à la messe du jeudi saint. Ia messe achevée, il va déposer sur le banc qui est au côté de répitre sa chasuble et son manipule , et il se revêt de la chape , vêtement absolument requis pour la procession du Saint-Sacrement, ainsi que nous Tavons dit ailleurs (2). Le diacre et le sous-diacre déposent au même lieu leurs manipules. Ils se rendent ensuite tous les trois au bas des degrés de Tautel , où ils font sur le pavé la génuflexion à deux genoux, puis s'agenouillent sur la plus basse marche et y font leur prière. Bientôt ils se lèvent, et le célébrant, se retirant un peu du côté de l'évangile et tournant le visage vers celui de l'épître , met sans bénédiction de Fen-
(1) Le rituel romain prescrit de couvrir l'oslensoir d'un voile depuis que le célébrant y aura enfermé la sainte Hostie jusqu'au commencement de la procession ; mais le cérémonial des évoques ne parle pas de cette règle , et Gardellini soutient que c'est un rit tombé en désuétude.
(2j Sur la nécessité de la chape pour cette céréuionie, voyez ci-dessus, page 8/i,
Dans les églises où il n'y a qu'un seul p**ètre et point de véritable clerc, l'ostensoir pourrait être déposé avant la messe sur l'autel où il serait couché près du corporal. Après la messe, le célébrant, laissant au moins quelqu'un en surplis en adoration dans le chœur devant le Saint-Sacrement qui serait exposé sur l'autel , se retirerait à la sacristie pour y reporter le calice et y prendre la chape. (Nous tirons ces remarques des instructions du cardinal Orsini , depuis Benoit XIII. )
cens dans deux encensoirs qui lui sont présentés (1), et ensuite, agenouillé sur la plus basse marche, il encense le Saint -Sacrement. Le diacre ou le cérémoniaire lui met sur les épaules le voile humerai , eu le fixant avec des épingles ou avec des cordons de peur qu'il ne tombe. Le célébrant monte après cela à l'autel Procession. accompagné par le diacre et le sous-diacre , et il s'agenouille sur le bord du marche-pied avec le sousdiacre ; pour le diacre , il fait la génuflexion à un seul genou , prend l'ostensoir des deux mains, et, se tournant, le place entre les mains du célébrant toujours agenouillé , et qui , avant de le recevoir, fait d'abord une profonde inclination. Le diacre a soin aussi de ramener les extrémités du voile humerai sur les mains du célébrant et sur le pied de l'ostensoir. Tout aussitôt le diacre fait la génuflexion , puis il aide à droite le célébraut à se relever, tandis que le sous-diacre fait
(1) Quelqiies auteurs modernes voudaient que le célébrant mit Tencens près de son banc, après avoir pris la chape. Ils se fondent : 1* sur ce que rinslruclion Clémenline pour les quarante heures prescrit de faire ainsi dans la procession qu'elle ordonne ; 2" sur ce que le cérémonial des évèques veut que Tévèque, le jour de la Fête-Dieu, mette l'encens là où il a pris la chape, c'est-à-dire à son trône. Quant à nous , nous indiquons , avec la plus grande partie des rubricisles, que le célébrant doit mettre Pcnccns au pied de Tautel ; et l"* nous nous sommes fondés sur la rubrique du missel, laquelle prescrit pour la procession du jeudi saint la méthode que nous avons appliquée à la Fèle-Dîeu ; or les règles données parle missel pour la procession du jeudi saint, si semblable dans son ordonnance à celle de la Fête- Dieu que les auteurs très souvent les assimilent et donnent des décisions qui s'appliquent à toutes les deux à la fois, nous paraissent devoir peser ici davantage que celles de l'instruction Clémentine; T le cérémonial des évèques veut que, le jeudi saint, comme le jour de la Fête-Dieu, Tévèque mette l'encens là où il a pris la chape. Or la rubrique du missel nous interdit d'adopter pour les simples prêtres une pratique analogue le jeudi saint; donc cette règle du cérémonial ne prouve rien pour les simples prêtres au jour de la Fête-Dieu,
à gauche la même chose. Le célébrant, tenant ainsi l'ostensoir dans ses mains , se retourne vers le peuple ; le diacre et le sous-diacre se retournent avec lui et de façon à se trouver toujours , le premier à sa droite et le second à sa gauche. A ce moment, le chœur commence r hymne Pange lingna.
Le célébrant, accompagné du cérémoniaire qui soulève au besoin les extrémités de ses vêtements et des deux ministres sacrés qui soutiennent les bords de sa chape, et qui, pendant tout le cours de la procession, réciteront alternativement avec lui les prières marquées au rituel romain pour être chantées , descend de l'autel sous l'ombrelle ou petit dais qu'un clerc soutient par derrière; il va ainsi se placer sous le dais que des ecclésiastiques en surplis et en chape, s'il se peut , portent dans l'église , et que des magistrats et hommes notables pourront porter dans le cours de la procession, et on se met en marche selon Tordre que nous avons expliqué au chapitre des processions [i ) . oroerofute. ^^^ ccclésiastiques qui sont dans les ordres sacrés peuvent être revêtus d'aubes , étoles et chasubles , dalmatiques ou tuniques ; mais on ne peut Taire porter aucun de ces ornements à de simples clercs et encore moins à des laïcs (2).
(1) On recommande aux membres du clergé qui assistent à la procession de réciter deux à deux les hymnes, répons, cantiques, etc., en rhonncur du Saint-Sacrement, quand ils ne les chantent pas, et tel e^t Tusage à Rome. Mais cela suppose des processions où Ton marche deux à deux, et non pas simplement sur deux lignes écartées Tune de Tautre.
(2) 0 1" An sacerdoles , diaconi et subdiaconi in processione qus Ti peragitur dominica infra octavam solemnitatis Sanclissimi Corporis » intra limites totius parœclœ S. Felicis Universitatis Paganoram, 0 posslnt induere super albas casulas, et respective dalmalicaset la-
Les membres du clergé et même les principaux cierges. d'entre le peuple portent à la maie des cierges ou torches de cire. Les acolytes qui avaient porté les torches à Télévation les ont conservées et marchent près du dais. Il est aussi fort convenable de faire porter des lanternes ornées où soient renfermées des cierges qui n'auront point à redouter les effets du vent.
Les deux thuriféraires marchent immédiatement Thorirénirfs. devant le dais, et, tournés l'un vers l'autre, encensent continuellement l'un de la main droite , l'autre de la main gauche , de la manière décrite page 75 , en renouvelant eux-mêmes l'encens dans leurs encen« soirs (1).
» hicellas ? 2* An cnix processioDalis possit defem ante clerum per » sabdiaconum cum tunicella paratum : vel potius quoad utrumque » sit servandum assertum solilum in casu, etc. 7 — Resp. : Ad 1, af- » firmative ; ad 2, affîrmative quoad primam partem, négative quoad » secundam et amplius. » (In Nucerina Paganorum, 20 maù 1741.) Voyez aussi le décret m Urbevetana du 26 avril 1704. Les chapes ne s'emploient que par les porteurs du dais, lesquels les mettent sur le surplis, tandis que les chasubles, dalmatiques et tuniques, qui s'emploient ici comme insignes des ordres sacrés , se portent sur Taube, mais sans manipules.
Si le chapitre de la cathédrale est présent , le droit de porter les ornements lui est réservé. «An capitulo, dignilatibus et canonicis ecs clesiae cathedraliscompetat jus incedendi in processioneSanctissimi n Corporis Chrisli cum paramenlis sacris privative quoad canonicos s coUegiatarum, rectores parochialium al iosque presbytères in casu 7 » — I\esp. : Affirmative. »> (In Viterbien,, i6 febr. 1726.) Ils prennent, les dignitaires, la chape; les chanoines, prêtres, diacres ou sous-diacres, la chasuble, la dalraatique ou la tunique, et portent ces ornements qui sont les insignes de leur rang dans le chapitre sur le rochet ou surplis et Tamict, et non sur Taube.
Voyez, page 111, note U, la prohibilion de faire porter des ornements à ceux qui ne sont pas dans les ordres.
(1) Les seuls thuriféraires doivent marcher immédiatement devant le dais (in Sutrina, 17 JuL 1627) ; on ne pourrait donc y tolérer des enfants venant jeter des Qeurs. Il est bien vrai qu'il est dans l'esprit du cérémonial qu'on jonche de Qeurs les rues ou passe le Saint-Sa-
Minièfe de Le Saint-Sacrement doit être soutenu par les mains lesi-SïcremcDt. seulcs du Célébrant ; il ne doit pas être porté à l'aide de quelque appareil sur les épaules , même par des prêtres; enfin, le même célébrant doit le porter pendant tout le cours de la procession , et ce serait un abus qu'on devrait éliminer que plusieurs prêtres se succédassent l'un à l'autre dans cette fonction (1). stâiKH». Oj, chante les hymnes , cantiques et répons qui sont marqués dans le rituel romain. Le long du chemin, on peut s'arrêter, pourvu cependant que ce ne soit pas plus d'une ou deux fois, et qu'il y ait pour recevoir le Saint-Sacrement un autel convenable (2). On chante quelque strophe en l'honneur du Saint-Sacrement, comme : 0 Salutaris, ou Tantum ergo, etc. ; le célébrant encense, et après le chant du verset
crement ; mais, d'abord, ce doit être sans heurter la règle que nous venons d'exposer. Puis, ces exercices, usités en certains lieux, d'enfants qui jettent des fleurs en mesure et en décrivant certaines figures, paraissent contraires au moins à l'esprit du cérémonial. Notons ici le décret suivant : « Prohibetur expresse ne pueri illis in supplication! - » bus déférant vel instrumenta dominiez passionis vcl aliud reprae- ») sentans hujus mysteria vel sanctorum mysteria, ulpole quae ex suî » nalura animum averlunt ab adoratione Sanctissimi Sacramenli, » quod unice in iisdem inlendilur. » (In Brixien , 7 dccemh, 1847.)
(1) Ces diverses décisions ont été données par la Congrégation des Rites dans des termes qui proscrivent tous usages contraires, in Syracusana, le 2 juin 1618, le 2 août 1631, et le 24 juillet 1638, et m Trivcntina, le 3 août 1839 et le 22 mai 18M. Elles condamnent implicitement ces énormes pièces d'orfèvrerie que de fâcheuses habitudes d'exagération et d'emphase ont substituées , en beaucoup de lieux, aux anciens ostensoirs.
Remarquons que la manière convenable pour le célébrant de porter le Saint-Sacrement, c'est de le tenir à la hauteur et au-devant du visage.
(2) Ca)\ Episc, L. Il, c. xxxiii, n" 22*
Si Ton s'arrêtait dans une église, le supérieur de l'église n^aurait pas à venir au-devant du Saint Sacrement pour l'encenser à la porto* Aucun acte de respect particulier n\i à s'interposer au milieu de cet hommage solennel et public rendu par l'Eglise au Sauveur.
Panem de cœlo , et de l'oraison Deus qui nobis , la procession reprend sa marche. La Congrégation des Rites tolèi*e toutefois que , quand il y en a une très ancienne coutume , on puisse donner la bénédiction dans ces sortes de stations ; mais elle insiste en même temps sur la règle posée dans le cérémonial des évêques, de ne s'arrêter ainsi qu'une ou deux fois dans le cours de la procession (1). Dans ces stations, pour déposer ou reprendre le Saint-Sacrement et pour donner la bénédiction , on observe toutes les règles déjà tracées et celles que nous allons donner ci-dessous.
Au retour dans l'église , le porte-croix dépose la "^!?gH^""' croix du côté de l'épître, et les céroféraires vont placer leurs chandeliers sur la crédence; le clergé s'agenouille au passage du Saint- Sacrement et demeure ainsi jusqu'à la bénédiction. Le célébrant monte les d^rès de l'autel accompagné du diacre et du sousdiacre et du cérémoniaire qui élève l'extrémité de ses vêtements ; le diacre, le devançant, vient s'agenouiller sur le marche-pied du côté de l'épître, le visage tourné vers le célébrant , des mains duquel il reçoit, étant à genoux , l'ostensoir qu'il va ensuite placer au milieu de l'autel. Le célébrant, qui s'est arrêté sur la seconde marche pour remettre l'ostensoir au diacre, adore ie Saint-Sacrement par une génuflexion sur le marchepied , et pendant ce temps , le cérémoniaire qui l'accompagnait, ou celui qui portait l'ombrelle par der-
(] ) « Vcluslissimam consuctudinem tolerari posse eo tamen modo » ut saltem servctur rcgula cœremonialis quod non loties pausalio fiat » et bencdiclio clargiatur quolies altaria occurrant sed seinel, vel ilo- » ram, et altaria pcr viam extrucla sint deccnler ornata et a probo M caeremoDiarum perito prius auctoritate episcopi visiiata. o (In Vqlatcrrana, 23 sept, 1820.)
rière, loi ôte le voile humerai ; puis il redescend au bas de TauteK C'est à ce moment que les chantres commencent les strophes Tantum ergo, etc., et Geniton, etc. Le célébrant et les ministres sacrés s'inclinent profondément jusqu'à Veneremur cemui; après ces deux vers ils se lèvent; le célébrant, auquel le diacre présente la navette et duquel le sous-diacre soulève la chape, met l'encens dans l'encensoir, et à Genitori , il encense de trois coups le Saint-Sacrement ; ou mieux encore , il attend le commencement delà strophe Genitori, etc., pour mettre Tencsuset faire l'encensement. Deux clercs agenouillés chantent le verset : Panem de cœlo prœstitisti eis. Alléluia, et le chœur répond : Omne delectamentum in se habentem, Alléluia. Alors le célébrant, se levant seul sans faire de génuflexion , chante , en tenant les mains jointes, sans Dominus vobiscum , sur le ton férial qui convient aux oraisons hors de l'ofBce et de la messe (1) , devant le livre que les ministres sacrés soutiennent agenouillés, l'oraison : Deus, qui nobis, avec la brève conclusion : Qui vivis et régnai per omnia sœcula sœculorum, ou in sœcula sœculorum (2). Le célébrant s'agenouille après cela sur la plus basse marche, re
(1) Voyez, ci-dessus, page 92.
Encore que la conclusion de la procession du Saint-Sacrement soit une cérémonie très solennelle, il ne faut pas s'étonner si les oraisons n'admettent pas le ton réservé pour la messe et pour les heures principales aux jours de fêles, et si elles se chantent sur un ton férial. C'est ainsi que toutes les préfaces, hors la préface de la messe, fussent-elles aussi solennelles que celle de la consécration du saint chrême, d'un évêque ou d'une église, se chantent en ton férial.
(2) A l'appui des règles que nous venons de tracer, on peut consulter les décrets suivants Urbis, 2 aug. 1693 ; SalemUatia, 28 sept. 1675; Catanien.^ 10 sept, 1718.
çoit de nouveau le voile humerai et monte à Fautel avec ses ministres : ceux-ci raccompagnent jusqu*au marche-pied , sur le bord duquel ils s'agenouillent , et pendant la bénédiction , tout en s'inclinant , ils auront soin d'élever par-devant les bords de la chape. Le célébrant faitlagénuOexion, prend lui-même [1] le Saint-Sacrement avec ses mains couvertes du voile , wnédicuon. se tourne vers Tassistance , et fait sur elle très-gravement et sans rien dire (2) avec le Saint-Sacrement, im seul signe de croix (3). Pour cela , il élève lentement Tostensoir, de façon à porter Thostie à la hauteur de ses yeux; il rabaisse ensuite jusqu'au niveau de sa poitrine, le relève à la hauteur où il a coutume de le tenir, le présente au côté de l'épître , puis au côté de Tévaugile , et achève le tour sur lui-même en revenant au milieu de Tautel , par le côté de Févangile, comme à VOrate, fratres. La pratique de ramener Tostensoir au milieu , après le signe de croix achevé, et de re-
(1) Tel est renseignement des rubricistes; et il est conforme au cérémonial, lequel ne réclame point ici le rainislère du diacre. Cependant, dans les églises de Rome, le diacre prend Tostensoir sur Faute! et le met aux mains du célébrant, puis le reprend et le replace sur l'autel après la bénédiction, et la Congrégation des Rites a déclaré in Lucionen, ad 51, qu'on pouvait suivre celle méthode.
(2) « In benedicendo populum cum Sanclissimo Sacramento, cele- » brans nibil dicere, cantores et musici nihil quoque canere intérim o debent, ad prsDscriptum ritualis romani et cseremonialis episcopon rura, non obstanle quacumquc contraria consuetudinc. v> (In Capuiaqucn. 9 feb. 1762.)
(3) « Prohibendum esse prout prohibuit regularibus ne audeanl in M postcrum cum Sanctissimae Eucharisliac Sacramento populo bencdi- » cere cum Irina sed tanlum unica benedictione. » (In una Urbis, 22 jun. 1675.)
Dans une église de religieuses, il ne serait pas permis de donner une bénédiction spéciale du côlé du chœur des religieuses , mais le prêtre doit se contenter d'en donner une du côté du peuple. ( In una Urbis et OrbiSy il deçemb, 1773.)
venir à Tautel par le côté de Tépître , comme au Dominus vobiscum, est également autorisée (1). Pendant h bénédiction, le chœur garde le silence (2).
La bénédiction donnée, le célébrant replace le Saint-Sacrement sur Tautel, fait la génuflexion et redescend au bas des degrés où il dépose le voile liuméral entre les mains du cérémoniaire ou du sous* diacre ; quant au diacre, s'il n*y avait point de prêtre* sacristain , il demeurerait à Tautel pour mettre le Saint-Saci^ement au lieu convenable.
Expot^iiion. Pendant l'octave de la Fête-Dieu, on a coutume de laisser le Saînt-Sacrement exposé et de chanter les vêpres en sa présence (3). Ainsi que nous Tavons fait observer ailleurs, il serait convenable de ne point s'asseoir, mais au moins doit-on stricicment ne point se couvrir à un office de ce genre.
st-SiracDtî 1^^"^ ^^^^^ ^"^^^ procession du Saint-Sacrement , on doit observer exactement les règles exposées cidessus. Toutefois , daiis les processions plus courtes , comme dans celle qu'on fait après vêpres le jour de l'octave, il n'y a pas de station.
(1) In CoUen. ad 2, 21 marL 1676.
(2) Convient-il que le cérémoniaire ou le tliuriféraire encense pendant la bénédiction du Saint Sacrement , comme pendant rélévalion à la messe? — A cette question, la Sacrée Congrégation a répondu, le 11 septembre 18/i7, in tina Ordinis minorum, qu'il fallait suivre le rituel romain, et in Vcronen, ad 9, que cet encensement n'était pas prescrit. De ces décisions, il résulte au moins qu'il vaut mieux ne pas le faire. Là où l'usage serait établi , et où on le conserverait, il faudrait que celui qui encenserait le fit h genoux, et non pas en face, mais de côté, comme à la messe. La bénédiction donnée, il n'y a plus d'encensement à renouveler.
(3) Voyez page 99, note 2,