CHAPITRE XXL
DES CÉRÉMONIES DE LA SÉPULTURE {à).
Le moment auquel le corps d'un défunt doit être wunion dn porté à l'église étant arrivé, dit le rituel, le clergé et ceux qui doivent assister au convoi se réunissent dans
(1) In una Ord. mîn, Hetv. ad h, 23 mai 1835; in Mutincn. quœst. V, ad 3, 23 sept. 1837.
(2) In Ariminen, 11 sept. 1847.
(3) fn Meliten, ad 5, 23 febr. 1839.
(à) Voyez le rituel romain et les commentaires de Barufaldi et Ca^ talani, ainsi que Gavalieri, t. III, c. xv, et Bauldry.
réglise paroissiale ou dans quelque autre église, selon Tiisage du lieu. La cloche donne le signal en la manière accoutumée, et le curé, revêtu du surplis et de Tétole noire, ou même de la chape (1), dont les bords, en ce cas, seraient soutenus par deux clercs, se rend avec tous les autres à la maison mortuaire. Un clerc marche en avant avec le rituel, le bénitier et Taspersoir, et un autre avec la croix (2). Quant à un diacre et à un sous-diacre revêtus des ornements de leurs ordres , leur présence serait contraire aux décrets de la Sacrée Congrégation [ft).
i^vée du corps. A la maisou mortuaire , on a dû allumer quelques cierges de cire jaune autour du corps du défunt Les membres du clergé y étant arrivés , on leur distribue leurs cierges qu'on allume ili]. Le curé se place aux pieds du défunt avec Tacolyte chargé du bénitier derrière lui, et il asperge le corps du défunt d'eau bénite par trois coups. Après avoir imposé Tantienuc Si mtquitates, il psalmodie avec le clergé le psaume Depro-
(1) Bien que le rituel permette la chape, les commentateurs font remarquer qu'on ne s'en sert pas ordinairement dans cette circoo- Blance, à moins qu'il ne s'agisse de funérailles ayant un grand caractère de pompe.
(2; Le rituel ne parle pas de chandeliers portés par des acolytes aux côtés de la croix, peut-ôlre parce que les cierges que les clercs vont tenir à la main pourront les suppléer. On pourrait cependant les employer, selon l'avis des commentateurs.
(3) In Tuden. ad 10, 23 mai. 1866.
(U) a Gum antiquissimi ritus eccicsiastici sit cereos accensos in exe- » quiis et funeribus déferre, caveant ne hujus modi ritus omiltatur. » Pauperes vero... gratis omnino sepeliantur ac débita lumina suis » impensis si opus fueril adhibeant sacerdotes ad quos defuncti cura » pertinet vel aliqua pia conrraternilas juxta loci consueludinem. m ( Rit. rom. ) On peut voir dans les commentateurs les textes des anciens auteurs, par lesquels se constate la très haute antiquité du ril« d'accompagner les convois funèbres avec des cierges et des Qambeaux^
fundk , etc. , terminé par Requiem œternam , etc. , puis il dit dans son entier Tantienne Si iniquitates. Alors on enlève le corps et la procession se met en marche (1).
On marche sous une seule croix , qui est celle de convoi. Féglise où se fait la sépulture , à moins que le clergé de la cathédrale n'intervint , car on marcherait alors sous la croix de la cathédrale (2). Les confrères en sacs vont les premiers (3), puis le clergé régulier et enfin le clergé séculier. Le clerc chargé du bénitier marche en avant de la croix ; le curé vient le dernier, et il porte, lui aussi un cierge allumé qui lui a été remis après Taspersion du corps. Chacun est couvert de sa barette, et on ne se servirait de chapeaux que si la pluie le rendait nécessaire. Derrière le curé, suit le corps du défunt porté à bras au milieu des cierges et des flambeaux ; il ne pourrait être porté par des clercs ou par des prêtres que si le défunt était luimême revêtu de la cléricalure ou de Tordre de prê-
(1) Nous avons fait remarquer, page 223, d'après le cérémonial des évèques, qu'il était défendu de mettre des signes funèbres sur les ornements et sur les objets qui servent à Tau tel. On ne pourrait pas se perracllre d'avantage dattacher des crêpes ou tout autre signe pareil à la croix ou aux cierges, ni de revêtir des marques de deuil sur rhabit de chœur.
(2) a Cadavera defunctorum debere associari cum unica tantum » cruce, qusB débet esse illius ecclesiae ad quam corpus defuncti de- )) ferlur, dummodo non inlerveniat capitulum cathedralis. ( In Sn^ tritui, 6 apriL 1680.) Voyez aussi les décrets in Romana funerum du 27 janvier 1680, et in Andricn. du 17 novembre 1657. Cependant ]es ritualistcs admettent que Fusage peut déroger à cette règle et légitimer la coutume, pour chaque corps qui assiste à un enterrement, de porter sa propre croix.
(3) Si les confrères n'étaient pas en sacs, ils marcheraient après le cercueil, à moins que Fusage du lieu ne tolérât qu'ils portassent leurs propres croix ou insignes, car, dans ce cas, selon Gavalieri qui l'admet, ils iraient en avant du clergé, malgré leur habit laïque.
trise. A toute autre sépnlture qu'à celle d'un eofant, on se sert d'un poêle on drap mortuaire noir, et on ne doit pas en employer un blanc en signe de virginité ou de célibat , ni d'une autre couleur, à cause de la dignité du dérnnt (1). Régulièrement, le corps, ainsi que nous venons de le dire , doit être porté à bras; si toutefois on était obligé de le conduire en voiture, le clergé ne l'accompagnerait pas ; il faudrait alors l'amener près de l'église, en un lieu où Ton pourrait venir le chercher et où l'on ferait la levée du corps dans les formes ordinaires], ainsi qu'il se pratique quand la maison mortuaire est trop éloignée (2).
Au moment où il sort de la maison mortuaire , le curé impose d'une voix grave l'antienne Exultabnnt Domino, et l'on commence le psaume Miserere qui se poursuit à deux chœurs. Si ce psaume ne suflit pas , on en ajoute quelque autre pris parmi ceux de l'ofiTicc des morts ; à la fin de chacun, on chante le Requiem œternam , etc. , en ayant soin de le diviser en deux parties, de façon à ce que Et lux perpétua luceat eis représente un second verset, comme Sicut erat après Gloria Pair t. Cette remarque s'applique, du reste, à tout l'oflice des morts.
A la porte de l'église , on cesse le psaume pour chanter l'antienne Exuliabunt Domino, etc. Puis, en
(i) Rien n'autorise les dislinclions de couleur dans le drap mor-* tuaire dont on use en certains lieux, et elles peuvent donner lieu à de sérieux inconvénients. La prohibition de mettre des signes funèbres sur les ornements (voyez page 223), n'atteint pas le drap mortuaire.
La Sacrée Congrégation réprouve que des ecclésiastiques portent les coins de ce poêle, fût-ce au convoi d'un prêtre. «Prohiberiecclc- » siaslicis lantum.» (In AUamurœ, 20 sept. 1681.)
(2) Baruff., Ut xxxvi, n** 97 ; Gavai., t. lU, dec 158.
entrant dans l'église, les chantres commencent, et le chœur poursuit le répons Subvenite, en répétant la réclame tout entière après le verset, selon que le ri^ tuel le prescrit pour ce répons au titre De expirer tione (1).
On place le cercueil au milieu de l'église de ma- Disposition «m nière à ce qu'il ait les pieds tournés vers l'autel, si c'est un laïque, et la tête tournée vers l'autel, si c'est un prêtre (2), Pendant qu'on le dispose ainsi et qu'on l'entoure de cierges allumés, le clergé rentre dans le chœur à la suite de la croix, laquelle doit être reportée près de la crédence et ne doit point demeurer auprès du cercueil.
On chante les nocturnes des morts en les faisant ^"««^«smorts. précéder par l'iuvitatoire et en doublant les antiennes, et on y ajoute les laudes. Si le temps manquait, on se contenterait du premier nocturne et des laudes, ou même on omettrait les laudes , surtout si la coutume d'abréger cet office avait prévalu. Le curé qui a fait la levée du corps avec l'étole peut la conserver pendant tout le cours de l'office, quand il doit réciter, à la fin des laudes, les prières pour lesquelles l'étole est
(1) în Lucionen., 12 aug. 185Zi, ad 59.
(2) C'est-à-dire de telle façon que si le mort était sur ses pieds, laïque il regardât Tautel, prêtre il regardât le peuple. (In una Massa et Pop., 3 sept, 1746.) Il est à remarquer que la distinction expliquée ici pour les prêtres ne doit pas s'étendre aux ordres inférieurs. Dans le tombeau , on place le corps de la môme manière.
Sur la bière, on peut placer l'insigne spécial de la dignité soit ecclésiastique, soit séculière du défunt. Mais comme les ornements sacrés ne doivent pas servir à orner le cercueil, on se bornera à y mettre ceux qui seraient nécessaires pour indiquer la qualité du morl, c'est-àdire une élole, si c'est un simple prêtre. Pour un chanoine, on mettra simplement la mosette ; pour un évêque, le cbapeau pontifical ou à son défaut une mitre. (Voir Gardellini sur le décret Dubiorum du 31 mai 1817 od 130
402 DES ctHÉiforriES be la séfolture.
de règle (1). S'il doit célébrer la messe, il ira pendant les laudes à la sacristie se préparer et se revêtir des ornements, et il laissera à quelque autre prêtre le soin de réciter les prières ; mais s'il était seul prêtre présent , il devrait conclure Voflice , et c'est seulement après la récitation des prières qu'il irait prendre les ornements de la messe (2). Il faut, du reste, remarquer ici que ce sont toujours les nocturnes des morts et non pas les vêpres qu'on doit dire aux enterrements, à quelque heure qu'on les célèbre ; que si l'on dit un seul nocturne, ce doit toujours être le premier (3) ; que, dans les prières à la fin des laudes dans la cérémonie des obsèques , on doit omettre le psaume De profundis, et qu'on dit ces mêmes prières à la fin du premier nocturne, si l'on n'ajoute pas les laudes.
Messe. Après la récitation de Voflice , on chante la messe
si l'heure le permet, et ensuite celui qui a célébré la
Absoute, messe fait l'absoute (&]. (Voir, cf-dessus, le chapitre III. ) Sur quoi il faut noter que l'absoute, avec le Non intres , etc. , et tout ce qui suit doit toujours se
(1) In Lucianen. ad 58.
(2; JbicL ad 61.
(3) Gela résulte des dispositions du rituel romain. « Deposîto fe- » rétro... dicatur officium mortuorum cum tribus noclurnis et lau- » dibus... Dum dicuntur laudes , sacerdos paratur ad celebrandam 0 missam, si tempus congruens fuerit ... Si vero praedictum offlciom D mortuorum cum tribus nocturnis et laudibus dîci non potest ... di- » catur saltem primum nocturnum cum laudibus vel eliam sine lau- » dibus... etc. » Voyez le décret m Thelesina, il nov. 1641.
(U) A un enterrement qui se fait sans messe, on ne peut employer de diacre et de sous-diacre en ornements. La Sacrée Congrégation Fa décidé le 8 février 1858 , in Montispess. C'est un cérémoniaire qui, dans ce cas, rend au célébrant les assistances qui concernent ordinairement le diacre. Le même décret prohibe aussi d'employer le diacre et le sous-diacre, si la messe d'enterrement n'est pas chantû^e.
DE9 CÉRÉMONIES DE LA SÉPULTURE. iOS
faire , lors même qu'on ne célébrerait pas la messe on qu'on ne chanterait pas Toffice.
L'absoute terminée , lorsque Finhumation doit immédiatemeut suivre , on porte le corps au lieu de la sépulture en chantant Vantienne In paradisum, qu'on peut répéter et à laquelle on peut ajouter des psaumes graduels ou pénitentiaux ou tirés de l'office des morts pour occuper la route ( 1 ).
Quand on est arrivé, on dépose le corps au bord de Arrivée
M cimetière.
la fosse, le porte-croix se place à la tête, le clergé de chaque côté et le célébrant aux pieds. Alors le celé-
(1) Le riluel suppose évidemment un cimetière conligu à Téglise, où Ton se rendrait à la suite del'absoule faite dans Féglise, en chantant l'antienne In paradisum, la croix continuant à être portée par le sous-diacre en aube et en tunique. Il contient des dispositions pour le cas où la sépulture n'aurait pas lieu immédiatement après les obsèques, et où le corps demeurerait exposé dans Téglise, comme il se fait en certains lieux, jusqu'à ce que vint le moment de le porter au tombeau par une antre cérémonie. Mais si, immédiatement après les obsèques, on part pour porter le corps à un cimetière éloigné^ il s'offre des questions que le rituel ne résout pas. Que doit-on chanter pendant ce trajet? Bauldry, se fondant sur la coutume et sur Tavis d'hommes compétents , indique la répétition de Tantienne et des psaumes, ainsi que nous venons de le dire d'après lui. M. Falise et la Revue théologique permettent de -chanter dès lors le Bencdictus et Fantienne Ego sum; mais le rituel, plaçant ce cantique après la bénédiction de la tombe et comme prélude immédiat des dernières oraisons, il nous semble plus régulier d'attendre pour le chanter qu'on soit arrivé au lieu de la sépulture, lors même que le tombeau n'aurait pas à être bénit Qui doit porter la croix pendant ce nouveau convoi ? Rien n'indique que le sous-diacre, qui la portail à l'absoute, la doive céder à un autre. Toutefois, nous concevrions que, pour une autre procession de convoi , qui peut être quelquefois assez longue et se faire par des chemins boueux et difRcilcs, les ministres sacrés se retirassent, le célébrant échangeût l'aube contre le surplis et un simple clerc en surplis portât la croix tout comme dans le convoi qui a amené le corps à l'église, de i'ordre duquel on se rapprocherait ainsi. Dans ce cas, ce n'est pas avant l'absoute que le célébrant pourrait se retirer à la sacristie pour se disposer ainsi à cette nouvelle procession , mais après l'absoute, pendant qu'on se disposerait à partir pour le cimetière.
braot, remettant à un acolyte son cierge qu'il avait repris après Tabsoute , et qu'il a tenu à la main , ainsi que tout le clergé , eu venant au cimetière , bénit le tombeau s'il n'est pas déjà bénit, dit le rituel. Les commentateurs (1), en expliquant cette dernière clause, disent que le tombeau serait censé bénit, et qu'il n'y aurait pas à lui donner de bénédiction nouvelle , s'il consistait en une simple fosse creusée dans un cimetière bénit; mais qu'un caveau muré, construit même dans un cimetière, a besoin de bénédiction avant qu'on y dépose quelque corps , ainsi qu'une fosse creusée dans un champ non bénit, et même ainsi qu'une fosse creusée dans une église, le soH'une église n'ayant pas été bénit à l'effet de recevoir la dépouille des morts. Dans cette bénédiction , le célébrant asperge et encense le cadavre et le tombeau de trois coups selon l'usage, mais de sa place et sans faire le tour soit du cercueil, soit du tombeau, et, pour cela, il a dû mettre l'encens à la fin de l'oraison avant l'aspersion. L'encensement n'étant prescrit qu'à l'occasion de la bénédiction de la tombe , il s'ensuit que si l'on ne doit pas bénir la tombe, on n'en fait aucun au cimetière (2). ^/riSre^' La tombe étant bénite, ou, si l'on ne doit pas la bénir, lorsqu'on est arrivé au lieu de la sépulture , le célébrant entonne l'antienne Ego sum, et l'on chante le cantique Bemdictus , puis l'antienne et tout le reste comme au rituel (3). Aussitôt après avoir chanté Anima
(1) Gavalieri, BarufTaldi.
(2) Gavalieri.
(3) La ruhrique du missel , en décrivant Tabsoute qui se fait en l'absence du corps, prescrit au célébrant de faire avec la main un signe de croix sur le catafalque en disant le Requiem cBternam qui suit
ejus, etc. y le célébrant se retire avec le clergé en récitant sans chanter le psaume De profundis sous l'antienne Si iniqtiitates. C'est seulement après le départ du clerçé que le corps est descendu dans la fosse (1).
Si l'inhumation ne doit pas avoir lieu tout de suite obsèques
. V , . , terminées îi
et qu on ait à laisser le corps dans l'église , on omet, ''^*^après l'absoute l'antienne Inparadisum, et on chante immédiatement là où s'est faite l'absoute le Benedictns et tout ce qui suit. Si le cimetière est trop éloigné et que le clergé ne doive pas s'y rendre, on pourra achever la cérémonie au milieu de l'église de la façon que nous venons de dire, ou encore le clergé accompagnera le corps jusqu'à la porte en chantant l'antienne In paradisum, et là, on chantera ; Ego mm avec le Benedictm et le reste.
Si le prêtre n'était assisté que d'un seul clerc, ce Enterrement
^ ' avec an seul
clerc porterait la croix , et arrivé à la maison mortuaire, il appuierait la croix contre la muraille et viendrait présenter l'aspersoir au prêtre. Le prêtre porterait lui-même le rituel avec son cierge. A l'église,
Toraison finale, et de laisser dire aux chantres le Requiescat in pace. Bien que le rituel n'en dise rien, Cavalieri croit que l'analogie des cas doit faire accepter pour les enterrements ces deux règles. Mais Bauldry, se tenant à la lettre du rituel, n'admet pas que le célébrant fasse sur le cercueil de signe de croix à Requiem cBtemam, et il veut que ce soit lui qui dise Requiescat in pace. Entre ces deux graves autorités, nous n'oserions décider, et nous préférons constater la liberté pour chacun de suivre l'opinion qui lui agréera davantage.
(1) (c Ex rit. rom. sequitur quod corpus sepeliri non debeat du m » (licuntur antîphona Ego sum et canticum BenedictuSf et preces quœ » dicunlur, sed tantum quando diclis precibuset oralione Fac^ quœ- D sumus, oranes redeunt in ecclesiam ita ut non sint clerici présentes » dum corpus sepelitur. Item quod sacerdos non debeat ter projicere » lerram super corpus defuncti antequam sepeliatur. Hœc enim ad- » versari videntur riL rom. » ( Bauldry, i\ III, c xv, n* 20.)
avec an seul clerc.
406 DK8 CBftBMONIES DE Li BÉPULTCJRE.
il devrait y avoir un appui ou petit piédestal pour y mettre la croix au moment oii elle doit être Boutenue à la tête du défunt ; le clerc , pour Tabsoute, présenterait successivement au prêtre Tencens, Taspersoir et Tencensoir et raccompagnerait en le précédant un peu autour du cercueil Au cimetière, il serait aussi à souhaiter que la croix pût être soutenue à la tête de la fosse, tandis que le clerc viendrait offrir Taspersoir. 11 faudrait que Teau bénite et un aspersoir se trouvassent disposés soit à la maison mortuaire, soit au cime* tière, ou qu'on chargeât quelqu'un de les y porter, s'il n'y avait pas le second clerc qui serait si nécessaire pour cette fonction (1).
Enterrement Lcs rubrioues du ritucl Dour l'enterrement des en -
des enfants. *
fants sont assez claires pour n'avoir pas besoin de commentaires; disons seulement que l'eucensement de leurs corps au cimetière ne paraissant pas appartenir à la bénédiction du tombeau , ainsi que cela est pour les adultes, il faudrait faire cet encensement, lors même que la tombe serait déjà bénite. Cavalieri estime qu'on ne doit pas omettre à ces enterrements, lesquels n'ont pas de marques de deuil, les baisements ordonnés par les règles générales des rubriques. La messe votive des anges, qu'on a l'habitude, en certains pays, de célébrer en pareil cas , ne jouit d'aucun privilège et ne pourrait être dite en un jour qui excluerait les messes votives (2).
Pendant les trois derniers jours de la semaine sainte,
(1) Nous lirons ces remarques d'une instruclion du cardinal Orsini, depuis Benoit XIII, qui fut toujours si zélé pour procurer dans les plus petites églises Texécution convenable des cérémonies.
(2) In 1' Hispalen. ad 6, i6 jan, 1677 ; in Camerinen,, 23 tnart.