‹ Céremonial romain, rédigé d'après les sources authentiquesChapitre 135 sur 188 · DES EXPOSITIONS, SALUTS, ETC · texte numérisé non relu

DES EXPOSITIONS, SALUTS, ETC

des Rites a décidé que si l'on y chantait le Te Deum [l] , Tofficiant devrait se tenir debout. Hors ce cas, et celui d'autres prières qui demandent qu'on s'y tienne de* bout, il nous semblerait convenable qu'il demeui^ât à genoux.

^ÏSEnidie^" V. H cst Une exposition non solennelle du Saint* Sacrement qu'on peut faire sans permission particu* liëje de l'Ordinaii^. Elle consiste à ouvrir la porte du tabernacle et à laisser apercevoir le ciboire couvert de son voile ou pavillon , mais sans le tirer du tabernacle. Elle exige six cierges allumés. On chante le Tantum ergo avec le verset Panem, etc. , et l'oraison Dem qui nobis , etc. , à laquelle on peut en ajouter quelque autre ; puis on referme le tabernacle (2).

Bén^ictions VI. Tlrcr Ic ciboirc du tabernacle pour bénir le

du ciboire. *^

peuple paraissait encore , au temps de Benoit XIV, une innovation dans les rites, qu'on autorisait cependant là où l'usage s'en était établi. Maintenant, cet usage s'est établi et généralisé. Toutefois, cela ne peut se faire qu'avec la permission de l'Ordinaire (3). Mais la Congrégation des Rites ne parait pas agréer qu'on

danle de versets, et enfin par le célébrant une série d^oraisons en rapport avec les versets et les prières 7 Une réponse de la Congrégation des Rites du 7 septembre 1850 paraU exclure ces différentes méthodes: elle n'admet que le seul verset Panem de cœio, etc., après le Tantum ergo, et autorise seulement le célébrant à ajouter à Foraison Deus qui nobis^ etc., sous la même conclusion qui sera toujours brève, quelque autre oraison. On conçoit, en eiïet, que faire intervenir flolenneltement le célébrant dans ces récitations successives et régulières de prières, serait ériger par autorité particulière le salut en office liturgique. On ne pourrait donc retenir ces formes de saluts que 3i Ton y était autorisé par décision pontificale. Voyez la Revue Ihéologique, 2» série, pages 305, à3/i et 641.

(1) !n una Ord. min. ad 17, 27 mart. 1779.

(2) Benoit XIV, Instit. xxx ; Gardellini, etc.

(3) Voyez Gardellini sur flnslruct Clément., S 36 ; Baidesclii, elc

laisse à cette occasion le ciboire sur Tautel et encore moins qu'on Texpose sur un trône [Ij. On se contente donc, après avoir accompli le rite de Texposition non solennelle tel que nous Pavons décrit, de prendre le ciboire dans le tabernacle , de le déposer sur un corporal étendu sur Fautel, de le prendre alors des deux mains sous les plis du voile humerai et de faire en le tenant , sur le peuple , un signe de croix. Lorsqu'on donne ainsi la bénédiction avec le cibdre , il vaut mieux omettre Tencensement (2).

Ce serait un abus de donner la bénédiction avec le Saint-Sacrement tontes les fois qu'on transporte le cibmre ; cela n'est permis qu'au retour de l'administra* tion du viatique. Après la distribution de la communion hors de la messe, il n'est point permis de le faire. C'est avec la main que le prêtre doit bénir dans cette occasion.

Le ciboire , toutes les fois que le prêtre le transporte ou s'en sert pour bénir, doit être complètement couvert par les extrémités du voile humerai (3).

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