DES USAGES PARTICULIERS
En dehors des règles posées par les rubriques , il peut y avoir des coutumes locales dont il faut tenir compte quand elles sont louables et immémoriales.
(1) 0 An in feria VI parasceve, expleta hujus diei officiatara solem- » nés exequiœ supra cadaver cujusdam moniaiisezpositum in ecclesia » interiori libère celebrari possint a sacerdotibus in ecclesia exleriori, » ut moris est, decantantibus mortuale officium cum intortitiis ac- » censis? — Resp. : Négative per totum triduum et ofDcium et preces » recitentur privatim. » (In Placentiiia , 11 atig. 1736.) Cavalieri admet toutefois (t. III, dec. 127), que, dans l'après-midi du samedi saint, on puisse faire des obsèques solennellement, en chantant Tofflce des morts.
(2) « In psalmis qui dicuntur pro parvulis posset omitti v. gr. Gloria » PatH pro conformitate temporis. » (In 2*** Hispalen, ad%^ i6 jan. 1677.)
(3) BarulT., Cavalieri et los autres auteurs.
(li) Cavalieri, Gardeilini sur Tinstr, Clém., S ^7, ^^^
MO ras U6A«B8 PAETI€ULIEE6.
^ Cest on abus farmellement r^Krouvé et qu'on ne peut conserver en aucune sorte que celui de présenter la patène à baiser aux fidèles. Si Ton tient à leur présenter quelque objet à baiser, il faut , selon Bauldry, que ce soit un crucifix ou quelque autre pieuse image, ou encore le bas de Tétole ou le manipule du prêtre ; et encore cet auteur remarque-t*il que tout baisement devrait être supprimé à la messe des morts (!)•
chœur chantait Tantienne encore nommée offertoire. Le prêtre prenait dans ces oblations ce qui était nécessaire pour la messe, le présentait à Dieu et l*encensait. On voit combien il est peu sensé de ne recevoir, ainsi qu'on le fait en quelques lieux, les ofTrandes qu'après Toblation du pain et du vin et Pencensement de Tautel.
(1) « Si facienda sit oblatio a populo fiât statim post dictum a cele^ 9 brante oITertorium... Et tune celebrans aliquanlulum retrahit se à » medio altaris et si opus sit ad infimum gradum descendit vel etiam s si opus sit procedit ad cancellos et médius inter diaconum stat et » subdiaconum qui coUigit oblatiooes in sindone, si sit consuetudo, D ex ordine rotnano. In fine non dalur benediclio populo ullo modo; D nec celebrans quicquam dicere débet : decet autem ut populus os- N culetur rem oiïerendam et postea manum celebrantis ex Pontificali
» Romano in multis locis : servetur tamen consuetudo locorum
» Minime autem a Sac. Gong. Rit. probatur usus eorum qui palenam » tradunt osculandam populo. Potest tamen crux aut aliqua imago » sacra dari osculanda ex more multarum ecclesiarum. » ( Bauldry, P. m, c. XI, art. 7, n* 10.) Le même auteur, traitant au chapitre xiii de la messe des morts , dil : « Si facienda sit oblatio a populo , fiât » statim post lectum a célébrante ofTertorium ... Et certe conveniret 0 ut ofTcrentes nihil prorsus osculentur, quia prohibentur oscula in » bac missa. » Gavanlus, dans son Manuale Bpiscoporum, au mot oblatio, donne les notes suivantes : « Oblatio in missa fiât dum can- » tatur o/Tertorium et omnino anle oblationem hostis. Primo mares » deinde fœminœ oiïerunt. Neque patena sed crux aut sacra imago ad » osculandum eo casu prœbeantur. o Le saint pape Pie V, dans une lettre à l'archevêque de Tarragone, a efTectivement réprouvé l'usage de donner la patène à baiser.