CHAPITRE PREMIER
ART, i".
REHAKQDBS PRÉLIMINAIRES.
L'évéque diocésain célèbre la messe pontificale en Distinciionenir
\bs messes
se servant de son siège ou trône épiscopal. Il pourrait pontmcaies. aussi la célébrer en se servant simplement d'un fauteuil ou faldhtorium. Et cette dernière manière est la seule qui convienne à un évéque étranger ou qui n'a pas Tautorité ordinaire (1], à moins qu'il ne soit cardinal.
Nous avons expliqué ailleurs la disposition du siège Trô"« épiscopal (2). On le décore de tentures et draperies de la couleur qui convient à la fête (3). Trois escabeaux en bois nu doivent être placés sur l'estrade pour le prêtre et pour les diacres assistants {h).
Quant au faldistorium ou fauteuil, c'est un siège à Fauistonum, bras , mais sans dossier. Le coussin en est recouvert
(i) Voyez les décrets cilés dans la note 2 de la page 85, et celui m Sarsinaten. ad 22 du 22 août 1722,
(2) Voyez à la page 85.
(3) Cœr. Episc. , L. I, c, xin, n* 3.
(Il) « In scabellis nudis. » ( Cœr. Episc. , L. I, c. viii, n" 36.) « Sca- » bellum ligneum, quod tamen permittitur depictum, vel aliqua pul- » dira forma labrefactucn, dummodo ait nudum, duUo scilicet panuo » vel alia re coopertum. » {In Hispalen,, 23 mart. 159*J.) Voyez aussi les décrets m Oriolen^ du 2A août 1630, et Dubiorum ad 3 et /ii, du 17 septembre 1822.
d'une étoffe de soie de la couleur du jour qui tombe des quatre côtés jusqu'à terre. La place de ce fauteuil est sur le pavé du sanctuaire, au côté de Fépître, près des marches de l'autel. L'évêque y étant assis regarde du même côté que l'autel lui-même, c'est-àdire qu'il fait face à la porte de l'église ou à l'abside, selon que l'autel fait face à la porte ou à l'abside. 11 a donc l'autel à sa droite , mais un peu en arrière. On pourrait , surtout si l'autel était élevé , donner à ce fauteuil un marche-pied ou petite estrade égalant en hauteur la plus basse marche de l'autel (Ij.
Aux messes pontificales, on ôte de l'autel les tableaux contenant diverses prières de l'ordinaire de la la messe (2).
^septièrae Lorsquc l'évêque diocésain officie, on ajoute aux six chandeliers ordinaires un septième chandelier plus élevé que les autres, placé derrière la croix au-dessus de laquelle le cierge s'élève ; mais ce septième chandelier ne s'emploie que pour l'évêque diocésain et à la messe seulement : on ne le met ni aux vêpres ni aux autres offices, ni même à la messe des morts (âj.
secrfiarium. L'évêquc dlocésalu , dans les offices solennels , se
(1) Cœr. Episc, L. I, c. xii, n** 10 et 11.
(2) Nous supposons que Tévôque se sert du Canon pontifical. C'est un missel particulier qui contient les prières de l'ordinaire de la messe et dont Tusage constitue une des prérogatives pontificales. On le place sur Tau tel au pied du crucifix , de façon à ce que Tévêque fait devant ses yeux pour réciter les prières qui se disent en regardant en face, comme celles de TolTertoire. Après la secrète, on le met sur le pupitre pour remplacer le missel ordinaire jusqu'à Tanlienne de la communion. L'évêque s'en sert aussi hors de l'autel pour les prières de la préparation et autres qui appartiennent à l'ordinaire de la messe.
(3) Cœr. Episc. ^ L. I, c. xii, n* 12. — S. R. C. in Placcnlbxa, 19 maL 1607 ; m Sarsinatcn, ad 6, 22 aug, 1722.
revêt des ornements dans une chapelle séparée ou sacristie que le cérémonial désigne sous le nom de secretarium [1]. Ce doit être un lieu suffisamment vaste et tel que le clergé puisse s'y réunir et chanter tierce pendant que Tévêque s'habillera. 11 doit y avoir un autel avec une croix, des chandeliers et des cierges allumés. Un trône y est préparé à droite ou à gauche, selon la commodité des lieux, et il y a des sièges autour pour les chanoines et pour le reste du clergé. On dispose sur le milieu de l'autel de cette chapelle les ornements préparatifs. pontificaux dans l'ordre inverse de celui ou l'évêque les doit prendre ; c'est à savoir : l'anneau dans une boite à part [2], la chasuble, les gants, la dalmatique, la tunique, la chape pour tierce, l'étole, la croix pectorale , le cordon , l'aube et l'amict ; le manipule se met à part. Si l'officiant était archevêque , et que ce jour-là fût un de ceux oii il pourrait user du pallium, cet insigne serait aussi placé sur l'autel dans un voile de soie.
Sur la crédence de cette chapelle, on place le livre des évangiles et celui qui contient les prières de la préparation ; deux mitres sur le bord et tournées de manière à ce que les fanons pendent en dehors, avec la calotte que Févêque met dessous (3) ; l'écharpe du
ri) CcBr, Episc,^ L. IL, c. vjii, n** 2 et 3.
(2) C'est un anneau plus beau et plus volumineux que les anneaux usuels et que le cérémonial appelle annulus pontificalis. Selon un décret in Orestan, Coton., iS sept, 1666, «circulus quidam ad sus- D tinenduro annulum pontiHcalem admîtti potest »
(3) C'est ce que les rubricistes appellent biretum submitrale. L'usage de la calotte, de droit commun, n'est pas permis, par façon de principe général, à l'évêque disant la messe; mais le cérémonial suppose que, toutes les fois qu'il porte la mitre, on lui met une calotte par-dessous, sans doute pour que la mitre, qui pourrait être trop grande, s'adapte ainsi mieux à la (été.
iU DE LA BTESSÈ tONTIFI£ALft.
porte-mitre ; les chaussures de cérémonie de révoque (1) sur un bassin ou plateau on dans un voile, avec un autre voile pour les recouvrir quand le sousdiacre les portera au trône ; Taiguière, le bassin et la serviettes nécessaire pour que Tévèque se lave lesmains la première fois ; enfln deux chandeliers avec leurs cierges allumés , et Tencensoir avec la navette» La crosse se place auprès de Tautel.
(1) Cette chaussure de cérémonie se compose de deux parties que le cérémonial appelle caligas et sandalia^ ce que Dumolin traduit les brodequins et les sandales. Autrefois, cette chaussure, au lieu de s'adapter aussi exactement à la forme du pied que dans Tétat auquel on Fa amenée communément, était plus ample, et s'affranchissait davantage des conditions d'un vêlement usuel pour rentrer plutôt dans celles d'un ornement. Elle était, dès lors, beaucoup plus commode à revêtir, et avait aussi un caractère plus en rapport avec Tenseoible des ornements sacerdotaux. « Sandalia, dit Innocent Ifl, de » subtus integram habent soleam, desuper autem corium fenestra- D tum, quia gressus pnBdicatoris debent et subtus esse munili , ne » polluantur terrenis; secundum illud: Excutite pulverem de pedibus D vestris ; et sursum aperti qualenus ad cognoscenda cœlestia rêve- D lentur secundum illud propheticum : Révéla oculos meos et consi- » derabo mirabiliade lege tua. Quod autem sandalia quibusdam loeis 0 aperla, quibusdam clausa sunt, désignai quod evangelica praedica- D tio nec omnibus débet revelari nec omnibus abscondi ... Prius au- » tem caligis induitur usque ad genua protensis ibique constrictis, » quod praedicator pedibus suis rectos facere gressus et genua debilia D roborare débet. » (L. I, c. xlviii.) Pour l'intelligence de ce passage, il faut noter que les chaussures de cérémonie contiennent, ainsi que nous le dirons ailleurs, une allusion allégorique à la prédication évangélique. En Italie, les caligœ ont encore la forme d'une sorte de sac plus grand que les bas usuels, qui se lie autour de la jambe et est fait en étolTe de soie comme les ornements; mais, en France, trop souvent ce sont des bas de tricot de soie tout comme les bas vulgaires. Nous ferons sur les gants une remarque semblable. Pour que l.s conditions du cérémonial fussent remplies et que l'évèque présentant l'une de ses mains au diacre et l'autre au sous-diacrc, chacun de ces ministres lui mit un gant, il faudrait des gants vastes et d'une matière ayant par elle-même de la consistance et du soutien, comme nous le voyons, du reste, dans les anciennes peintures et sur les statues; tandis qu'avec les gants de tricot de soie souples et bien ajustés, il est presque impossible de bien observer ce point du cérémonial.
DE LA MESSE PONYIFIGALB. 4t5
Sor la crédence, près du grand autel, outre le fflissel avec son pupitre et le livre des éptlres, s'il est distinct de celui de Tévangile, on dispose les burettes garniei) de vin et d*eau à Tordinaire^ le calice avec un purifi-* catoire , la patène et la palte et la bourse renfermant le corporal, le voile du calice pour le recouvrir à la fin de la messe, une botte pleine d'hosties , ainsi qu'une tasse pour l'épreuve du vin. Tout cela se couvre du voile dont le sous-diacre doit se revêtir à l'offSertoire. Sur cette crédence, on mettra enc<H*e le grémial (1). Enfin, il devra s'y trouver ce qui sera nécessaire pour donner à laver à l'évèqne pendant le cours de la messe (2).
Si l'évéque, à défaut de secretarium, ou parce que le jour ne serait pas solennel, devait se revêtir près de l'autel même où il dira la messe , on préparerait sur cet autel tout ce que nous avons indiqué comme devant être disposé sur l'autel de la chapelle, sauf que, dans le cas où l'évêque ne devrait pas chanter tierce solennellement, on n'y mettrait pas la chape. Tout ce que nous avons indiqué comme devant être placé sur la crédence de la chapelle serait joint, sur la crédence du maîtreautel, à ce qui est nécessaire pour la messe.
(1) Bien gue le cérémonial indique de déposer le grémial sur la crédence, les cérémoniaires ilaliens, se fondant sur ce que le cérémonial, en indiquant la distribution des objets sur la crédence ou sur Taulel, ne parait pas avoir voulu poser des règles positives, ainsi qu'il résulte de la collation de divers passages, se servent du grémial pour recouvrir les ornements préparés sur Taulel. Nous dirons cependant qu'il nous paraîtrait mieux de n'en pas agir ainsi quand Tévèque s'habille au secretarium : on serait en elTet conduit h faire flgurer cet ornement dans les mains d'un porte-insigne à la procession qui précède la messe. Or, le cérémonial, an chapitre xi, n"" 9, indique nettement que le grémial, quand il n'est pas nécessaire, se dépose sur la crédence et n'a pas à être exhibé.
(2) Coi*. Episc, L. I, c. XII, n** 19.
Bègies pour L'évêque (1) répond ordinairement aux saints et aux
l'évèque. \ i ^
hommages qui lui sont rendus eu bénissant , et non pas en saluant lui-même. C'est ainsi qu'il bénit celui par lequel il est encensé , et encore les chanoines qui sont venus faire le cercle autour de lui et qui le sahient avant de se retirer. Toutefois , il doit saluer le prêtre assistant qui lui donne la paix, quand il assiste à la messe. Il salue aussi les chanoines , lorsqu'après avoir fait sa prière , il monte à son trône, ou encore lorsqu'il arrive à l'autel pour y commencer la messe (2).
Lorsqu'étant revêtu de la chasuble , il s'assied, on place sur ses genoux le grémial sur lequel il appuie ses deux mains comme pour le retenir (3).
I/évêque, dans la célébration de la messe pontificale , est servi par un prêtre assistant , par deux diacres assistants, s'il chante la messe au trône, par un diacre et un sous-diacre et par des ministres inférieurs.
Bègies pour le Le prêlTC assistaut, quand l'évèque diocésain officié,
prêtre assistant. ^ ^ *
doit être le principal dignitaire de l'église constitué en ordre de prêtrise (1). Il se revêt, pour remplir ses
(1) Celle règle de bénir au lieu de saluer concerne Tévêque ordinaire du lieu , comme il résulle des termes du cérémonial (L. I , c. XXIII, n" 21), et non pas les évoques étrangers qui n'ont pas qualité pour donner ces sortes de bénédictions. (L. I, c. iv, n" 1.)
(2) L. I, c. XXIV, n« 5 ; c. xviii, n" 2 ; L. II, c. viii, n' 28.
(3) L. I, c. XIX, n" 9.
Ik) Cœr. Episc, L. I, c, vu, n" 1 ; 5. R. C. in Bugeilen., 22 sept.
Par ce principal dignitaire , il faut entendre le principal membre du chapitre, et non pas le vicaire général, encore que le vicaire général ait coutume d'occuper la première place au chœur. <« Ex hoc o non infertur quod praepositus non sit prima dignilas in choro, licet » stallum suum et primum locum honoris causa cedat vicarîo gene- » rali qui inter canonicoset dignitates non dicitur occupare locum, llcet
fonctions, de Tainict et de la chape sur le rochet ou surplis. Sa place est sur la plate-forme du trône, audevant de révêque, à sa droite s'il est possible , ou à sa gauche, si la disposition des lieux Texige, de façon à ce qu'il ne tourne le dos ni à Tautel ni à Févêque, mais demeure à demi -tourné (1). Ses principales fonctions sont de soutenir le missel sur sa tête tandis que révêque , au trône , chante ou entonne quelque chose pendant la messe ou pendant quelqu'une des heures solennelles, mais non point tandis que révêque lit ou récite à voix basse , ni même tandis qu'il chante quelque bénédiction en dehors de la messe, comme celle des cierges , etc. , ou l'oraison de l'absoute (2) ; d'assister Févêque à l'autel en tout ce qu'il
« sedeat in stallo, in quo, absente vicario, ipse praepositus sedere » solet 0 {In Placentina ad U, 19 mai, 1607. )
(1) Cœr. Episc». L. I, c. vu, n'2. — « Primae dignitalis assislenlis » propriam sedem esse scabeilum... in piano solii in partem dex- » teram archiepiscopi praeparaturo atque eo loco et ordine situm ut » ipsa prima dignitas assistons et ad altare et ad faciem archiepiscopi » respic^re possit qui locus dignior reputatur locis diaconorum assis- )i tentium. » (S. B. C. in Hispalen,, 23 mart. 1592.) «Sedere débet » super throno , prope archiepiscopum, non in planitie ecclesiae. » (In Hydruntina ad 13, 7 decemb. 1771.)
Sur tout TofOce du prêtre assistant, il faut lire le cérémonial, L. I, c. VII, et L. II, c. viii.
(2) « Librum vero sustinet supra caput presbyler assistens paralus » pluviali, quem regulariter sustinere eo modo débet quoties episcopus » aliquid al ta voce cantat ; quo casu minister qui alias servit de libro >i adjuvat ad sustinendum illum ; secus, quando episcopus submissa » voce legit. (Cœr. Episc, L. II, c. xiii, n" 38.) « Debere omnino ali- » quem capelhnum vel portionarium ecclesiae ad id deputatum ar- » chiepiscopo librum manibus sustinere. Primam vero dignitatem » cum pluviali assistenlem debere ad dexteram archiepiscopi cele- » branlis parumper caput supponere ad librum quem cappelanus aut )> portionarius manibus sustinet, dum in sede eroinenti ipse archiepis- » copus intonat hymniim Gloria in excelsis, cantat oralionem , Credo » et Dominus volnscum ad oflertorium. Sed quando archiepiscopus 0 legit epistolam, gradualem et evangelium, prima dignitas, nihil
aura à lire dans le missel, le lui indiquer, veiller à ce qu'il n'oublie rien et ne commette pas d'erreur, prendre soin du missel, le transporter d'un côté à l'autre de l'autel , etc. ; de présenter la navette à l'évêque et de l'encenser toutes les fois que cela doit être fait au trône ; de lui ofTrir la serviette quand il se lave les mains, etc. Pour présenter la navette, le prêtre assistant, s'il était assis à la gauche de l'évêque, aurait soin de venir à la droite en faisant un profond salut. 11 observe les règles tracées page 66 , sauf qu'il se sert de la formule Benedicite, Pater Reverendissime. ^^d?a?^'^ Les diacres assistants ont pour fonction de servir assistants, l'éyêquc quand il est à son trône. On ne les emploie que pour l'évêque diocésain (1). Ce doivent être
» aliud agens, stabit in loco suo erectus. Digito autem indicare débet » legenda in libro, quando archiepiscopusest ad altare. Neque dedignari » débet prima dignitas quod bis muneribus fungatur, cum maxime » honoriiica sint, et eadem omnia faciat prior episcoporum cardina- » lium dum assistit Summo Pontiûci celebranti. v(S, B. G. in Hispalen. 7, 23 mart. 1592.) U n'est pas nécessaire que le prêtre assistant porte le livre de ses mains pendant que Tévèque chante. « Satis esse » ut archidiaconus libro per cappeilanum manibus elevato, caput sub- » mittat » {In Bituntina ad 3, ià nov. 1676.) Mais ce doit être réellement qu'il appuie le livre sur sa tète. oActualiter débet tenere » supra suum caput » ( In Pharen, ad 5 , 31 mai. 1670. ) On peui consulter aussi le décret m Alexandrina du 8 avril 1702, relatif à la même matière, et où il est précisé que ce n'est pas au prêtre assistant à soutenir le missel à la bénédiction des cierges, etc., et à l'absoute. (1) « Sciendum autem est, quod hujusmodi assistentia facienda est » tantummodo episcopo loci ordinario, et nulli alteri etiamsi sit le- » gatus, qui in sede episcopi sederet. » Ce sont les dernières paroles du cérémonial dans le chapitre où il traite de l'office des diacres assistants. (L. I, c. viii. ) Il est vrai qu'elles s'y trouvent sous le n* A, à la suite de règles relatives à l'assistance à donnera l'évêque présent seulement et ne célébrant pas ; mais cette division par paragraphes est récente, et il n'est pas à croire qu'on ait eu, en la faisant, la pensée de restreindre par une simple disposition de numéros, au cas de la simple présence de l'évêque, une règle qui, auparavant, tombait
les deax premiers chanoines de Tordre des diacres , si les prébendes sont distinguées en presbytérales diaconales et subdiaconales ; sinon , ce sont les deux chanoines les plus dignes après le premier dignitaire. Ils se revêtent d'amicts et de dalma tiques sur le rochet ou le surplis , et siègent aux deux côtés de Tévêque. Ils l'assistent quand il lit ou chante dans le missel, Tun tournant les feuillets, et ce sera de préférence le premier, Tautre indiquant à Tévêque le passage qu'il faut lire. Lorsque l'évêque est en chape, ils ont soin de soulever les bords quand il doit agir, soit du côté droit , s'il agit du bras droit , soit des deux côtés, s'il doit élever les deux mains; ils ramènent ensuite les bords de la chape , et si l'évêque avait à s'agenouiller sur le prie-Dieu, ils auraient soin de faire retomber l'ornement des deux côtés, de manière à ce que le prie-Dieu en fût enveloppé. C'est à eux qu'il appartient de mettre et d'ôter la mitre toutes les fois que l'évêque est au trône, sauf quand il revêt ou dépose les ornements. Le premier est chargé de la mettre avec l'assistance du second qui élève et soutient les fanons et a soin de les faire retomber par derrière ; le second est chaîné de l'ôter. Si l'évêque porte une calotte sous la mitre, c'est le premier diacre qui la lui
sur Tensemble du chapitre et sur toutes les fonctioDS des diacres assistants. Il faut d'ailleurs noter la décision suivante : « Assistentiam )) duarum dignitatum vel canonicorum tantuinmodo episcopo ioci 1) ordinario et nulli alleri convenire, ut expresse cavelur in caeremo- » niali episcoporum, L. I, c. viii, in fine ; et ideo dd. episcopos suf- » fragaoeos et episcopum Uticensem coadjutorem in dicta ecclesia » Gaesaraugustana solemniler célébrantes, contentos esse debere mi- » nistris solitis id est diacono et subdiacono ac uno cappelano cura D pluviaii, qui eis assistât ad librum. d (In Cmsaraugustana, 9 mai 1606.;
mettra sur la tête avant la mitre , et qui l'enlèvera après que la mitre aura été ôtée (1) , en veillant à ce que les cheveux ne soient pas mis en désordre , ou y obviant au besoin avec les bords de la calotte elle-même. Quand l'évêque est à son trône , c'est toujours assis qu'il reçoit ou dépose la mitre , et s'il était debout, il s'assiérait pour cela. A l'autel, il la reçoit et la dépose debout. Dans une cérémonie autre que la messe oit il aurait à s'agenouiller sur son prie-Dieu, on ne lui ôterait la mitre qu'après qu'il se serait mis à genoux, et on la lui redonnerait seulement après qu'il se serait relevé. Toutefois , si c'était devant l'autel du Saint- Sacrement qu'il eût à prier, on lui ôterait la mitre avant qu'il s'agenouiHât, afin qu'en faisant la génuflexion pour salutation d'arrivée, il eût la tête nue. A la messe, quand l'évêque est à l'autel , il est servi pour la mitre , non point par les diacres assistants , mais par le diacre de l'évangile qui la lui donne et la lui ôte ; cependant , si celui-ci était empêché , comme il arrive après les encensements de l'autel où il a l'encensoir à la main lorsque l'évêque doit recevoir la mitre, le soin de la donner comme de l'ôter regarderait le premier diacre assistant qui s'approcherait pour cela. Les diacres assistants se tiennent , pendant la messe, tandis que l'évêque est à l'autel, ou au bas des degrés ou aux extrémités de Tune des marches de chaque côté, selon la commodité des lieux, de façon à
(i) Il faut entendre cette règle de la calotte particulière dont nous avons parlé ci-dessus sous le nom de hiretum submitrale ; car, si révêque, usant d'un induit spécial , veut conserver sa calotte ordinaire, il le peut, sauf pendant le chant de Tévangile et depuis le commencement de la préface où le cérémoniaire la lui ôtera pour la lui remettre après la communion.
DE LA MESSE PONTIFICALE. kii
ne point gêner. C'est le premier diacre qui donne le grémial et le second qui Tôte (1).
Voici des remarques générales qui regardent le prê- ^^^^ générales tre et les diacres assistants au trône : c'est qu'ils sont '^*s^"^tous debout toutes les fois que l'évéque fait , étant même assis, une action quelconque, lit ou récite une prière (2); c'est que l'un d'eux étant debout pour une fonction, tous les autres doivent se lever, et qu'ils se saluent les uns les autres avant de se rasseoir (3) ; c'est qu'ils doivent saluer l'évéque avant et après , chaque fois qu'ils ont un ser\1ce à lui rendre ; c'est enfin que, s'ils ont leur calotte, ils doivent l'ôter pour faire quelque acte d'assistance [li].
Si l'évéque n'oflBcie pas au trône, mais au fauteuil, il n'y a pas de diacres assistants , et toutes les fonctions qui incomberaient à ceux-ci sont remplies par le diacre et le sous^iacre de la messe (5).
(1) Ces règles se trouvent dans le cérémonial, L. I, c. yiii , et L II, c VIII. Celle relative au grémial est dans ce dernier chapitre , aux n" 36 et 37.
(2) Cela est indiqué par le cérémonial, notamment au chapitre vu, n" 3 du livre r% et par plusieurs décrets. Voyez, ci-dessus, le décret in Ilispalen. que nous avons cité page Û17, note 2.
Toutefois, quand Tévêque est assis devant Taulel pour prêcher, le cérémonial admet que les assistants soient assis à ses côtés. Le Memariale Bituum, composé par le cardinal Orsini, depuis Benoit XIII, pour Téglise de Bénévenl, admet aussi que, dans Tordination, le diacre et le sous-diacre aient des escabeaux aux côtés de Tévèque, quand celui-ci vient s^asseoir sur le fauteuil pour les cérémonies de Tordination. Au prêtre assistant qui, à Bénévent, est Tarchidiacre, on assigne alors un escabeau auprès des marches de Tautel, et les diacres assistants vont s'asseoir avec le chapitre.
(3) « Cum unus ex eis surgit facturas aliquod ministerium ad rem » dlvinam spectans, pariter et alii coassistentes surgunt ; cum autem » sessuri sunt, nulu capilis se invicem ad sedendum invitant. » (Cctr. Episc, L. I, c. VIII, n" 3. )
(Ix) In Nicien., 10 jan. 1693.
(5) Cœn EpUc, L. I, c. viii, n" 2.
tSfe DE LÀ MB88Ë PONTlFIGALB.
Règles pour le Le diacre et le sous- diacre de la messe, quand
diacre et le / i «. ,
sous-diacre, l'évêque officie, doivent être chanoines (i). Pendant que révêque est au trône, ils s*asseient ordinairement sur un banc du côté de Tépitre et aux moments opportuns, ils y récitent l'un avec l'autre le Kyrie , le Gloria in excelsis et le Credo.
Ministres Outre les ministres principaux que nous venons inférieur*, ^^^^jimé^gp^ lçg offices poutificaux cxigcut aussi des ministres inférieurs. Nous n'ajouterons rien ici, à propos du thuriféraire et des acolytes , aux indications générales relatives à leurs fonctions que nous avons données ailleurs, si ce n'est que le thuriféraire s'agenouille quand il présente l'encensoir à l'évêque pour y faire mettre l'encens. Quatre clercs sont destinés à
porie-insignes. Porter le Uvrc, le bougeoir, la crosse et la mitre, 11 conviendrait que les deux derniers fussent dans l'ordre d'acolyte. Tous les quatre sont revêtus de surplis , et l'usage peut autoriser à leur donner des chapes, surtout à celui à qui la crosse est confiée (2) , mais non pas des gants (3). Pendant que l'évêque est sur son trône,
(1) C<Br. Episc, L. I, c. ix et x.
(2) Cœr. Episc, L. I, c. xi.
Ce chapitre fixe le nombre de ces ministres inférieurs et détermine leurs fondions ; il ne faudrait donc pas en introduire de nouveaux, tels par exemple qu'un second porle-mitre. etc. « Qui quatuor, si ad&it » consueludo induantur etiam pluvialibus. » Celte phrase a été ajoutée lors de la révision du cérémonial par Benoit XIII, et on voil qu'elle requiert , pour permettre des chapes aux quatre principaux porteinsignes , un usage établi. Là où cet usage n'existe pas , on ne doit pas user de chapes, d'autant plus que cette multiplicité d'omemeols apporte souvent plus de confusion que de dignité réelle à la cérémonie. Toutefois, pour le porte-crosse , la chape est prescrite dans les processions solennelles. (Car. Episc. L. I, c, xviii, n" 6.)
(3) « Per caeremoniale (L. I, c. xi, n*** 6 et 6), cautura est nemin nister baculum aut mitram gestans eam nudis roanibus tangat, sed A nihil taie statuitur circa ministros qui de llbro, gremiali, Ihuribulo
I>E LA MESSE PONTIFIGÀLB. 4t3
ils se tiefineDt à portée et peuvent même s'asseoir sur la plus basse marche , le dos tourné à Tévèque, sinon ils demeurent debout pendant toute la cérémonie (i). L'ordre le plus conunode dans lequel ils pourraient s'asseoir au pied du trône paraît être celui-ci : le portelivre du côté gauche de Tévèque et le porte-bougeoir du côté droit; le porte -crosse du côté gauche, audelà du porte-livre, et le porte-mitre du côté droit , au-delà du porte-bougeoir (2}.
Celui qui est chargé du livre a dû y chercher et y Porie-iivre. marquer avec des signets, avant la cérémonie, et sous la direction du prêtre assistant, tous les endroits qu'il sera nécessaire de trouver. Il tient le livre appuyé contre sa poitrine avec la tranche dans sa main droite.
0 et navicola, candelabris serviunt : quaeritur ergo an liceat hos mij> nistros atque illos qui serviunt de baculo aut mitra uti chîrothecis? » — Resp. : Négative, d (In Lucionen. ad 55 , 12 atig. 185/i. ) On peut voir, à la page 23, ce que nous avons dit des gants.
(i) Nous avons dit ailleurs que les rubricistes permettaient à peine aux acolytes de s'asseoir sur des escabeaux en présence du célébrant; mais, ici, la présence de l'évèque doit laisser moins de latitude. Les escabeaux y sont d'ailleurs attribués aux dignitaires assistants, auxquels on ne peut assimiler par une égalité de sièges les acoly les porteinsignes. Il faut donc laisser ces acolytes debout comme les familiers de révoque qui sont à la crédence, ou leur permettre seulement de s'asseoir sur la plus basse marche du trône ou de Pautel , selon la coutume de la chapelle pontificale et renseignement des rubricistes.
(2) Le porte-livre et le porte-bougeoir, placés ainsi , Tun du côté gauche et Tautre du côté droit, mais de façon à ce qu'il n'y ait personne entre eux, pourront plus facilement se réunir lorsqu'ils seront appelés ensemble devant l'évêque. Le cérémonial suppose, quand le prêtre assistant vient soutenir le livre au-devant de l'évêque, l'acolyte chargé de ce livre a sinistris episcopi stans , etc. Voilà pourquoi nous indiquons pour lui le côté gauche de l'évêque. Nous indiquons au porte-crosse le côté gauche, au-delà du porte-livre, afin qu'il soit à portée de la main gauche de l'évêque dans laquelle il met le bâton pastoral Le porte-mitre, au contraire, se trouvera à droite, tout près du premier diacre assistant.
11 le soutient avec les deux maius par-dessous la tranche du bas, quand l'évêque y doit lire quelque chos?, l'appuie alors contre sa poitrine ou sur sa tête, et se tient debout ou à genoux , selon qu'il se trouvera être plus commode pour l'évêque , observant seulement , s'il est debout, de ne faire aucune génuflexion à l'occasion de ce qui se lit ou se récite, et de se tenir immobile comme un pupitre. Lorsque l'évêque doit chanter et que le prêtre assistant doit soutenir de sa tête le missel, le porte-livre , se tenant à côté, continue à supporter la tranche inférieure de ses mains. Pendant que l'évêque sera à l'autel , le porte-livre demeurera au bas des marches du côté du missel [1]. porte-bourjfeoir. Le portc-bougcoir vicnt toujours au trône en même temps que le porte-livre, à côté duquel il se tient pendant que l'évêque lit. Si le prêtre assistant supporte le livre , le porte-bougeoir se tient à sa gauche , le porle-livre étant supposé à sa droite. Le porte-bougeoir continue son service à l'autel pendant que le missel s'y trouve, se tenant pour cela un peu en arrière du prêtre assistant avec le bougeoir à la main (2). portc-crosse. L'acolytc chargé de porter la crosse enveloppe , pour la toucher, ses mains dans les manches de son surplis ; il les emploie toutes les deux pour la tenir et l'élever de terre toutes les fois qu'il marche en la portant. C'est lui-même qui la présente à l'évêque et qui
(i; Toutes ces règles sont tirées du cérémonial, L. I, c. xi', n' 3. « Locus autem ejus erit prope altare. » Nous avons compris ce passage des moments où l'évoque serait à Taulel, car, pendant qu'il est au trône, il nous semble que le porte-livre doit y demeurer à portée de présenter le missel.
(2) (( Alter in eodem habitu de candela serviet etiam ad altare. » f/Wd., n^/i.)
la reçoit quand Tévêque la quitte. Il a soin de baiser dans le premier cas la crosse, puis la main gauche de révéque, et dans le second, la main, puis la crosse, et de fléchir le genou soit pour la présenter, soit pour la reprendre. Quand il doit présenter la crosse, il en retourne d'abord vers soi la partie recourbée, afin qu'à la main de Tévêque , cette partie recourbée soit en dehors. Il doit avoir bien prévu les circonstances où révêque prend et quitte la crosse , afin de se trouver prêt. L'évêque se sert de la crosse pour aller à l'autel ^"JJ^m? ft après tierce, et la quitte au bas des marches; il la graïd^esS? prend après avoir été encensé par le diacre, et la quitte dès qu'il est arrivé au trône ; il la prend pour l'évangile, et la quitte après avoir été encensé. S'il y avait après l'évangile un sermon suivi de la concession des indulgences , il la prendrait pour donner la bénédiction aux derniers mots de laquelle il la quitterait. Il la prend en descendant de son trône à l'ofTertoire, et la quitte au bas des degrés de l'autel ; il la prend pour donner la bénédiction à la fin de la messe , la quitte aussitôt après , et après avoir lu ou au moins commencé le dernier évangile, il la reprend pour se rendre là où il déposera ses ornements.
11 faut remarquer que l'usage de la crosse ne cou- Remarques sar
^ ^ ^ l'usage de la
vient qu'à l'évêque ordinaire du lieu. Cependant un "«s^évêque étranger peut s'en servir avec la permission de l'ordinaire, et il faut même qu'il s'en sei've , s'il fait des bénédictions et consécrations de personnes , aux moments où le pontifical en prescrit l'usage (1).
L'acolyte chargé de la mitre se revêt, pour la tenir portc-mitre.
(1) IbicL, n" 5, et. c. xvii, n"' 5 et seqq.
plus proprement , d'une sorte d'écharpe on voile humerai de soie blanche , à moins qu'il n'ait la chape , auquel cas, il envelopperait ses mains ou des pans de la chape, si elle était assez flexible, ou des manches de son surplis. Il tient la mitre de façon à ce que les fanons pendent de son côté , et à ce qu'ils soient, par conséquent , en dehors, s'il la présente au diacre assistant, ou pendent en dehors, s'il la pose sur Tautel ou sur la crédence [1). 11 doit connaître les moments auxquels l'évêque reçoit la mitre, afin de la présenter au moment opportun à celui qui doit la donner, et les moments où l'évêque la dépose, afin d'être auprès de celui qui l'ôtera pour la reprendre.
re"nd-1iîaîw "*? ^'évêquc rcçoit la mitre à tierce, après avoir pris la chape; avant la messe, après avoir revêtu la chasuble, et dans ces deux cas, c'est le diacre de la messe qui la lui donne ; après avoir encensé l'autel, pour être lui-même encensé ; quand il s'assied à son trône, après avoir récité le Kyrie ; après avoir récité le Gloria in excehis ; au commeucement de l'épître ; au commencement du sermon, s'il y en a un, et dans ce même cas, à Y Et benedictio de la bénédiction de l'indulgence ; après avoir récité le Credo ; après avoir lu l'antienne de l'oflTertoire ; après avoir encensé l'autel la seconde fois , et dans toutes ces occasions , c'est le premier diacre assistant qui la lui donne ; après les ablutions quand il se doit laver les mains ; après avoir récité le Placeaf et avant de chanter : Sit nomen , etc. , ponr la bénédiction ; enfin, après avoir récité ou commencé le dernier évangile, et dans toutes ces occasions, c'est
i) Cœr Episcy L. I, c. xi, n* 6, et c. xvii.
le diacre de la messe qui la lui donne. Il quitte la Quand la mitre après le répons bref quand il doit chanter Toraison de tierce, et c'est le second diacre assistant qui la lui 6te ; au pied de Tautel quand il vient commencer la messe, et elle lui est Ôtée par le diacre de la messe ; après être revenu à son trône pour lire l'introït; avant d'entonner le Gloria in excelsis ; avant de chanter le Pax vobis ou Dominus vobiscum ; immédiatement avant le chant de l'évangile par le diacre ; s'il y a sermon, avant de commencer à chanter l'absolution pour l'indulgence, et encore après avoir donné la bénédiction ; quand le chœur finit le CredOy et dans toutes ces circonstances , elle lui est Ôtée par le second diacre assistant ; au pied de l'autel , quand il y va pour l'offertoire , et elle lui est ôtée par le diacre de la messe ; après s'être lavé les mains au Lavabo , et elle lui est ôtée par le premier diacre assistant ; après s'être lavé les mains à la suite des ablutions ; après avoir donné la bénédiction avant de commencer le dernier évangile ; enfin, quand il doit déposer ses ornements, et elle lui est ôtée par le diacre de la messe.
Lorsque celui qui doit donner la mitre la prend et Manière de
donner la milrc.
l'élève pour cela , un autre ministre doit en soutenir les fanons et les faire retomber par derrière. Nous avons dit qu'au trône ce devait être le second diacre assistant ; à Tautel , ce sera le cérémoniaire , à moins que le sous-diacre ne se trouve à portée de le faire.
11 faut remarquer ici que les évoques ont trois sor- Différentes
sortes de mitres.
tes de mitres : la mitre précieuse, ornée de broderies d'or ou d'argent ou de pierreries ; la mitre d'orfroi, faite d'une étoffe tissue d'or ou de toile d'or, et qui n'admet tout au plus comme ornements que quelques
petites perles ; enfin la mitre simple , faite de damas de soie blanc ou de toile de lin avec des franges rouges aux. fanons. La mitre précieuse convient aux fêtes où l'on dit le Te Deum à Toffice et le Gloria in excelsis à la messe , et aux deux dimanches Gaudete et Lœtare ; la mitre d'orfroi (l) convient à l'avent et au carême, sauf les deux jours ci-dessus , et aux offices qui ont un rite de pénitence ; la mitre simple s'emploie le vendredi saint et aux offices des morts. Mais, selon l'usage constaté par le cérémonial, quand l'évêque se sert de la mitre précieuse, il ne l'emploie qu'à certains moments, et afin de ne point se surcharger, il use, pendant le reste du temps , de la mitre d'orfroi ; de même, si la mitre d'orfroi est celle du jour, il la remplace, selon une règle analogue, par la mitre simple. La mitre principale s'emploie en se rendant à l'autel et au commencement de la messe jusqu'au Gloria in
(1) Ccpr. Episc. , loc. cit, — Nous avons traduit en français par mitre d'orfroi le mitra auriphrygiata du cérémonial. On sait, en effet, que le mot orfroi ou orfroy correspond à Vaurifrigium ou aurifrisium de la basse latinité.
Il faut remarquer que le cérémonial , qui donne parfois à la mitre d'orfroi le nom de mitra auriphrygiata simplex ( L. II , c viii , n* 36), comparativement à la mitre précieuse, la désigne aussi par le mot de mitra simplex. C'est ainsi qu'au chapitre xvi, à propos de la cérémonie de la Chandeleur, et au chapitre xxxii, dans les règles pour la procession des grandes litanies, il demande une mitre simple. Or, il résulte clairement du chapitre xvii du livre I" que c'est alors non pas de la troisième sorte de mitre ou mitre absolument simple, mais de la simple mitre d'orfroi que l'évêque doit se servir.
Ces différentes sortes de mitres servent à distinguer non seulement les fêles, mais aussi les personnes. C'est de la milre simple que les chanoines usent dans les chapitres mitres, tout comme en présence du Souverain Pontife officiant, les cardinaux usent de la mitre simple de damas blanc, et les évêques de la mitre simple de lin. Au concile provincial , le métropolitain seul se sert de la mitre précieuse , les évêques de mitres d'orfroi uniformes, et les abbés de mitres simples.
excehtSy puis à dater de TolTertoire jusqu'à la fin de la messe. La mitre secondaire s'emploie le reste du temps , c'est-à-dire à tierce et à la messe , depuis le Gloria in excehis ]\isqvC3iU Credo inclusivement Pendant les moments où l'évêque se sert de l'une, l'autre se dépose droite sur l'autel , au coin de l'épître , ou sur la crédence, si l'évêque est à l'autel.
Outre les quatre principaux porte-insignes, on em- Porte-grémiai. ploie à la messe deux clercs revêtus de surplis dont l'un est chargé du grémial et l'autre prend soin des burettes, et il est convenable que ce dernier soit dans l'ordre d'acolyte. Celui qui porte le grémial le tient des deux mains, plié devant sa poitrine (1), et quand l'évêque, revêtu de la chasuble , s'assied à son trône , il doit d'offrir le grémial déplié au premier diacre assistant. Il a soin de se présenter, quand l'évêque est sur le point de se lever, au second diacre assistant ^ afin de reprendre de lui le grémial que ce diacre ôte avant la mitre. Le porte-grémial pourrait s'asseoir du côté droit de l'évêque, au-delà et à la droite du porte-mitre. Lorsque l'évêque , après avoir lu l'antienne de l'offertoire, s'est lavé les mains et vient à l'autel , le grémial , qui n'a plus à servir, doit être replié et replacé sur la crédence.
L'acolyte chargé des burettes aura soin de les por- ^JJJÇft^^ ter sur leur bassin à l'autel , lorsqu'elles y seront nécessaires, c'est-à-dire pour l'ofTertoire , ou il s'y rendra à la suite du sous-diacre portant le calice et pour les ablutions (2). Il veillera à tourner les burettes
(i) (cllludcomplicatumantepectusambabusmanibusteneat..., etc.» (L. I, c. XI, n* 9.) (2) Car. Episc.^ L. I, c xi, n* 10.
ornements.
sur le plateau , de Taçon à ce que celui auquel il les présente en trouve Fanse sous sa main , si c'est luimême qui doit verser, ou la fasse trouver sous la main de celui qui versera , s'il s'agit , à l'ofTertoire , de la burette du vin que le sous-diacre prend pour la remettre au diacre.
"orteM^* Les ornements doivent être portés de l'autel au trône par des clercs. On y emploiera les ministres que nous venons d'énumérer. Toutefois , on pent , aflo qu'il y ait autant de personnes que d'ornements , leur adjoindre d'autres clercs en soutane et en surplis ; sinon, ceux qui auront apporté les premiers ornements retourneront chercher les derniers. Ils se réunissent au bas de l'autel , vers le coin de l'épitre , montent l'un après l'autre à l'autel, et après avoir fait la génuflexion [1], chacun reçoit du second cérémoniaire l'ornement qu'il doit porter. 11 faut noter ici que chacun d'eux doit tenir l'ornement autrement qu'il ne devra
(1) « Cum debitis genuflexionibus altarl et episcopo, prout a csre- » moniario docebuntur, » dit Bauldry. Les génuflexions nécessaires ici sont celles d'accessus ad altare et de recessus ab altari; iVacccssus ad episcopum et de recessus ab episcopo. Baldesclii , que nous avons suivi ici, fait réunir Jes clercs qui doivent porter les ornements au coin de Tépître. Ils font alors la génuflexion d'accès en arrivant au milieu du roarclie-pied , et la génuflexion de départ au bas des degrés, en face du milieu, comme ceux qui quittent Pautel pour aller faire une cérémonie dans le chœur. L'un montant du coin de répitre au milieu du marche-pied, Tautre descendant du milieu du marche-pied directement au bas des degrés, ils ne risquent pas de se rencontrer ; et s'ils font tous les deux avec simultanéité leurs génuflexions , Tun qui vient de descendre en portant un ornenement , l'autre qui arrive auprès de l'autel pour prendre l'ornement suivant, la cérémonie y gagnera en bon ordre. Les génuflexions à l'évêque se feront selon la commodité des lieux. Il sera ordinairement plus facile de faire celle d'arrivée au bas des marches du trône, tandis que celui qui aura remis l'ornement au diacre fera celle de départ sur la plate forme avant de descendre par le côté.
DE LA MESSE PONTIFICALE. 43f
être dans les mains de celui auquel il le porte^ et qui devra en revêtir Févêque. Cette observation est sensible pour Taube et pour Tétole. Le diacre qui revêtira Févêque de Faube doit passer ses bras dans Fouverture destinée à la tête , et de ses mains soutenir les bords inférieurs ; il faut, par conséquent, que Facolyte qui lui remet Faube à lui-même passe ses bras sous les bords inférieurs, et fasse sortir ses mains par Fouverture destinée à la tête , afin que le diacre , en la recevant de Facolyte, se trouve la tenir de la manière qui convient. Pour Fétole, Facolyte la soutient en tournant vers soi le bord extérieur ; le diacre , eu la prenant , se trouve alors avoir vers soi le bord intérieur, et c'est en effet de la sorte qu'il doit la tenir pour la faire baiser à Févêque et la lui poser sur le cou, en passant au-dessus de la tête. De même, pour Famict, Facolyte doit tourner vers soi la petite croix brodée , car le diacre doit avoir vers soi le revers de cette croix, quand il tiendra Famict à son tour. Pour le cordon, il faut que le côté des glands soit dans la mdin gauche de Facolyte, car il doit aller dans la main droite du diacre. Chacun des acolytes, portant à la hauteur des yeux Fornement dont il est chargé, descend, et fait la génuflexion au bas des degrés , en même temps que celui qui monte à Fautel pour y chercher Fornement suivant la fait en arrivant sur le marche-pied. Ils vont ainsi se placer sur une ligne de façon à se présenter tour à tour au pied de Festrade. Chacun fait la génuflexion au bas , remet au diacre Fornement dont il est porteur, renouvelle la génuflexion à Févêque et se retire. Celui qui suit fait la même chose. La croix pectorale, les gants et Fanneau sont apportés sur des plateaux.
Manière de DisoDS tout de suitc commeot et avec quelles céré-
revêtir 1 eveque ^
des ornements, monies Févêquc doit être revêtu de ses ornements. C'est le diacre que ce soin concerne principalemeat; le sous-diacre , placé à gauche , l'aide et rend de son côté les assistances nécessaires. Le diacre prend d'abord l'amict, le baise près de la petite croix: qu'il fait baiser à l'évêque ; il l'élève ensuite, le fait passer pardessus la tête de l'évêque où il l'arrête un instant, l'abaisse sur les épaules, et avec l'aide du soiis*diacre l'applique de façon à ce qu'il couvre entièrement le collet, en croise les extrémités et en ramène et attacbe les cordons. Il prend ensuite l'aube de la manière que nous avons expliquée , et en tenant l'ouverture aussi élargie que possible , il en revêt l'évoque ; tous les deux élèvent les manches, veillent à ce que les plis se distribuent tout autour et attachent l'aube autour du cou. Ils disposent le cordon autour des reins et l'attachent par devant, et en même temps, le céréinoniaire et l'acolyte auront soin que l'aube , suffisamment relevée par le cordon, couvre par en bas, comme il fant, l'extrémité des vêtements. Le diacre baise la croU pectorale sur un des côtés avant de la faire baiser au milieu à l'évêque. Pour l'étole, il la baise près de la croix avant d'en baiser la croix même ; il a soin, avec le sous-diacre, de l'appliquer sur les épaules de façon à ce qu'elle ne remonte pas sur le cou, et par devant ils la font pendre sans la croiser. Les autres ornements se donnent d'une manière analogue.
Comment L'évêquc sc lavc quatre fois les mains dans le cours
levèque se lave
les mains, ^e la mcsse, et selon le cérémonial, ce sont quatre de ses familiers en soutane et en manteau, mais sans surplis qui doivent, chacun à leur tour, lui donner à la-
ver. C'est le plus jeune qui remplit cet office la première fois, et ils se succèdent jusqu'au plus âgé qui s'en acquitte le dernier. Pendant toute la messe , ils se tiennent debout entre la crédence et la muraille (1).
Pour compléter Ténumération des ministres inférieurs qui prennent part à l'office pontifical, nous devons mentionner le caudataire et celui qui porte la croix d'un archevêque.
Le caudataire, qui doit être en soutane quand l'évê- caadataire. que se rend à une cérémonie où il porte seulement la cappa, se revêt du surplis quand l'évêque doit officier ou assister en chape à la messe (2).
L'habit du porte-croix est réglé de la même façon Porte^iroix. et d'après la même distinction que celui du caudataire. Mais , dans les processions où l'archevêque est
(1) 9 Quatuor ministri familiares... serviuDt ad lotionem manuuni » episcopi... Quater enim episcopus in missa solemni lavatmanus; » primo antequam capiat paramenta; secundo slatim post lectum of- D ferlorium ; terlio post incensationem oblatorum ; quarto et ullimo » post communionem. » {Cœr. Episc, L. I, c. xi, n" 11 ; Vide et n" 2 et 12.) C'est donc contrairement au cérémonial que Baldeschi prescrit un cinquième lavement des mains après la messe.
(2) « Cappae caudam cappellanus seu caudatarius talarl vesle ince- » dens sustinet atque defert, et si episcopus missam pontificali ritu » sit celebraturus, vel in sede cum pluvial! assistet, tune caudatarius n superpelliceo indutus eam déférât d (Gap. xv, n*" i. ) Bauldry enseigne que si Tévêque est cardinal, son caudataire devra être en soutane violette, et c'est effectivement Tusage à Rome; mais le décret suivant, qui règle tout à la fois Thabit du caudataire et celui du portecroix de Tarchevêque, leur attribue Thabit violet sans distinguer si le prélat est revêtu ou non de la dignité cardinalice. « Quando ar- )> cliiepiscopus estpontificaliter indutus, nempe mitracum pluviali vel » planeta, caudatarium et cruciferura adhibere debere coltam ; verum » si cappam déférât episcopus, prœdicti veslem violaceam déferre de- » bent» On sait que le maître des cérémonies, quand il sert Tévèque, peot porter la soutane violette (Cc^r. Episc, L. I, c. v, n" /i, et S, R. C. in una Dubiorum ad lA, 17 sept. 1822), (outelois , sans aucun ornement en soie et sans boutons ni boutonnières rouges.
précédé de son chapitre en ornements sacrés, la croix est portée non plus par le porte-croix ordinaire , mais par un sous-diacre en aube et tiiniqueou chasuble pliée. 11 faut remarquer, du reste, que la croix n'est portée devant Tarchevêque que quand il est en marche pour se rendre solennellement quelque part , ou dans les processions, et au moment ob il donne la bénédiction. Dans cette dernière circonstance, le porte-croix l'apporte et s'agenouille vis-à-vis de l'archevêque vers lequel il tourne l'image du crucifix , car c'est ainsi que cette croix doit toujours être tournée, même dans les processions. Pendant tout le cours de l'office , cette croix doit demeurer déposée auprès de la muraille [V. cérémoniaire. ^ux ofiiccs poutificaux OU doit employer deux cérénioniaires. L'un d'eux s'occupe exclusivement du service de l'évêque , près duquel il se tient toujours ; l'autre s'occupe des différents ministres, les guide, les avertit , accompagne , en marchant près d'eux , ceux qui vont accomplir une fonction particulière', par exemple le diacre, ou le sous-diacre, ou le thuriféraire se rendant au trône, etc.
"îfi mRiistr^"^ '^^^^ ^^^ ministres, quels qu'ils soient, doivent connaître les règles posées au chapitre des salutations. Les ministres inférieurs, notamment, n'oublieront pas de faire la génuflexion à l'évêque quand ils se présenteront devant lui et de saluer les chanoines assistants avant de leur remettre ou après leur avoir remis quelque objet.
^o^'"emeîiy" Lorsquc l'évêquc diocésain officie pontificalement.
(1) C'est ce qui résiiUe clairement du cérOraonial, et telle est la pratique de la chapelle pontiûcale.
les membres du chapitre doivent porter, sur leurs surplis ou rochets, Famict et ud ornement sacré, à l'exclusion de leurs cappas ou mosettes (1). S'il y a dans le chapitre distinction de prébendes, et si les chanoines sont classés en dignitaires, chanoines prêtres, diacres, et sous-^iacres, les dignitaires prendront la chape, les
(1) Cœr. Episc. , L. I, c, xv, n* 6, et alibi passim. — « An cano- » nici cathedralis ecclesûB possint assistere missae pontiGcali induli o cappa, non aulem sacris vestibus? — Resp. : Esse abusum, ne ca- > nonici sumant ad missam sacra indumenta , omnino ab ecclesiœ » Cesenatensis cseremoniarura praxi revocandum. » (S. U. G. m Cesenaten, ad 1, 15 feb. 1659.)
Les ornements sont ici des insignes plus augustes substitués aux insignes ordinaires des chanoines. Ils rappellent la composition de cet antique presbyterium qui a précédé les chapitres. Ils conviennent donc exclusivement aux chanoines. Aussi le cérénionial ne désignet-il pour s'en revêtir que les chanoines, et la Congrégation des Rites en a-t-elle refusé Tusage à tous autres, même à la procession de la Fête-Dieu, ainsi que nous Tavons dit ailleurs.
Le P. Levavasseur, dans son cérémonial, s'est donc trompé quand il a dit que d'autres que des chanoines pourraient être revêtus d*omements, mais sans amicts. Il est bien certain que si une circonstance spéciale, par exemple la consécration des saintes huiles, etc. , requiert , dans un office pontifical , Tintervention d'ecclésiastiques dans les ordres sacrés, ceux-ci y sont revêtus des insignes de leurs ordres, Tétole, la chasuble, etc., sur Taube, et le cérémonial trace des règles pour ce cas-là. Mais il serait fort inexact de dire simplement que d'autres que les chanoines peuvent se revêtir d'ornements, pourvu qu'ils ne mettent pas d'amicts. Le P. Levavasseur a trouvé ces ornements portés sur le surplis sans amict dans le Cérémonial des Evéques expliqué, lequel introduit des sous-diacn's parés, c'est-àdire revêtus de la tunique sur le surplis, et fait porter par l'un d'eux la croix de procession. C'est là un des renseignements erronés qu'on trouve dans cet ouvrage. Le sous-diacre porte-croix , s'il n'est pas chanoine, sera revêtu de l'amict, de l'aube et de la tunique ou de la chasuble pliée. (C^er. Episc, L. I, c. xvi, n" 15.) Quant à ces autres sous-diacres parés de surplis et de tuniques, leur introduction serait tout-à-fait illégitime. La chape est le seul ornement qui puisse se mettre sur le surplis sans amict, lorsqu'elle est attribuée par le cérémonial à certains ministres secondaires. Les ornements insignes d'ordres sacrés se portent, par tous autres que les chanoines, sur Taube. (Voyez page 387. )
chanoines prêtres la chasuble , les chanomes diacres la dalmatique, elles chanoines sons-diacres la tnniqae. S'il n'y a point de distinction d'ordres entre les prébendes , tous les chanoines peuvent prendre des chapes. Mais il serait mieux qu'en se revêtant d'omemeots distincts , ils représentassent parmi eux , en cette occasion , l'antique distinction des ordres. Ainsi quelques-uns d'entre eux, prenant des chapes, les autres prendront des chasubles , etc. , et ils agiront alors comme s'ils formaient des ordres distincts. Toutefois, les diacres assistants ne devront pas être pris parmi ceux qui auront , dans ces occasions , l'habitude de représenter les diacres ; ils devront être , ainsi que nous l'avons dit plus haut, les plus dignes après le prêtre assistant , et ils auront après lui la préséance sur tous les autres chanoines , de quelque ornement que ceux-ci soient revêtus (1). Dans une église qui manquerait d'ornements , les quatre ou six premiers chanoines entre ceux qui seraient au chœur prendraient des chapes ;2).
Quand Févêque doit se revêtir pour la messe dans la chapelle ou secretarium , les chanoines prennent leurs ornements en dehors de ce lieu. Mais quand il vient se revêtir au chœur, tandis qu'il fait sa prière agenouillé devant le maitre antel, les chanoines prennent leurs ornements , derrière lui , aux places qu'ils doivent occuper [Sj.
(1) In Cesenaten. ad 2 ^iS feb. 1659; in Atexandrma ad 9, 15 mort. 1608 ; in Sypuntina seu Cesenaten., 11 jan, 1681. )
(2) C(Br. Episc,, L. I, c xv, n* 6.)
(3) a lo eom locum (secretariom) ingressos episoopas» orabit ac • iode sedebit aliquaDtulum ... donec caooDici extra illom locom ca- M pianl sacra indumenta. » (Cmr. Episc,, L. U, c. viii, n* A.) «Duai
DB LA BfESSE PONTIFICALE.. 437
Il faut enfin remarquer qae les chanoines, dans une cérémonie de ce genre, peuvent se tenir à leurs sièges ordinaires, on encore qu'ils peuvent occuper des bancs disposés pour cette circonstance (l).
ART. â.
DE U HE88B PONTIFICALE CiLÉBR^E AU TRONE.
L'évêque, à Theure convenable, se rend en cappa (2) Jji^f^ à l'église. S'il est archevêque , la croix marche immédiatement devant lui. Les chanoines , qui sont venus en corps le chercher à sa demeure, le suivent deux à
» (episcopus) genuflexus orabit ante altare majus... » (il s'agit ici des vêpres où Tévêque doit se revêtir au chœur ), « poteril in genut flexione aliquantisper morari , dum canonici sumant sacra para- )) menta post episcopum stantes. » (L. I, c. xv, n"* 6.) Cette difTérence de disposition tient à ce que le secretarium est supposé être un lieu assez petit où les chanoines ont leurs bancs circumcircay de manière à former autour de la chapelle comme un cercle. Evidemment alors, il ne serait ni commode ni convenable que leurs ornements leur y fussent apportés devant Tévêque; mais, au chœur, il n'en est pas de même, et le sens du cérémonial est alors qu'ils s'y habillent, derrière Tévèque, à leurs places. Toutefois, si Ton manquait de clercs pour apporter les ornements et emporter les cappas ou mosetles et que la sacristie fût voisine, les chanoines pourraient aller s'y revêtir (L. I, c XVI, n"" 6) ; mais il faut que ce soit assez promptement pour que l'évêque n'attende point et que la cérémonie n'en soit pas retardée.
(1) <( Observatur in ecclesia cathedrali Alexandrina quod in festis D pontificalibus canonici omnes parati cum pluvialibus sedent, non in » sedibus chori, sed in duobus banchis oblongis quae ponuntur ab » utroque latere altaris, ilaut duas veluti alasfaciant altari. Qusrilur n an hic modus sedendi sit conveniens, vel sedere debeant in sedibus » chori ... ? — Resp. : Videtur hoc remitlendum arbitrio episcopi ut » canonici vel servent usum introductum vel sedeant in sedibus chori, » prout melius et decentius ipsi episcopo videbitur. » (In Alexand. ad ii, 15 mart. 1608.)
(2) a An canonici vel dignitates ecclesia; cathedrahs Tranen. le- » neantur iroponere vel aptare cappam magnam Rmo Archiepiscopo » cathedralem ecclesiam introeunti? — Kesp. : Négative et non te- » neri. » ( In Tranen,, il juL 1706. )
438 DE LA MESSE PONTinCALE.
deux , les plus dignes les premiers [1]. A rentrée de Téglise, le premier dignitaire du chapitre, sMl s^agitde la cathédrale, ou si c'est une autre église, le premier et principal membre du clergé de cette église offre à l'évoque l'aspersoir trempé d'eau bénite ; Tévèque s'aspei^e d'abord lui-même , puis asperge celui par qui l'aspersoir lui a été présenté et les autres qui le suivent [2]. Il se rend ensuite à la chapelle du Saint- Sacrement, salue le tabernacle d'une génuflexion jusqu'à terre, puis s'agenouille sur un prie-Dieu qui sera recouvert d'une étoffe verte en temps ordinaire , ou violette en temps de pénitence , et ceux qui le suivent s'agenouillent derrière lui. Après qu'il a fait sa prière , il se relève , renouvelle la génuflexion et se rend directement, toujours suivi des chanoines , à la chapelle ou secretarium^ où il s'agenouille et prie devant l'autel. Il va ensuite s'asseoir sur le trône qui lai est préparé ; les deux diacres assistants prennent place à ses côtés et le prêtre assistant auprès de lui (3).
Les autres chanoines , pendant ce temps , se sont revêtus de leurs ornements , en dehors ou à l'entrée de cette chapelle ; ils reviennent ensuite occuper les
(1) a Pneibunt familiares episcopi, et , si aderit , magistratus, aut » alii nobilcs et illustres viri irainediate ante episcopum ; tuoc ipse 0 episcopus et post eum sequuntur canonici juxta antiquain et ca> » nonicam disciplinam. Quod si fuerit archiepiscopus aut alius utens » cruce, ipsa crux immédiate ante archiepiscopum per aliquem cap- » pellanum deferetur imagine crucifixi ad archiepiscopum conversa; » intcr quam et archiepiscopum nuilus omnino incedat ; est enim in- » signe ipsius. » ( Cœr, Episc. , L. I , c xv, n** 2; S. il. C. in Pisana ad 23, 12 nov. 1831.) Les autres ecclésiastiques n'ont point à prendre part à cette procession. (In Lucianen, ad 62 ^f 53.)
(2) Cœr, Epis, L. I, c. xv, n" 3, et S. iï. C. in ArichipcB ad 15 et 16, 13 marU 1700.)
(3) Cœr. Episc, ^ loc. cit. y n* 7, et L. Il, c. xviii, n* U.
places qui leur sont destinées tout autour. Le diacre et le sous-diacre , revêtus de leurs ornements pour la messe , sauf du manipule , siègent à un banc particulier. L'orgue a dû jouer depuis l'entrée de l'évoque, et il se tait à ce moment.
Alors l'évoque se lève, récite à voix basse Pater et ^**ï"55re"*"' Ave et entonne Deus in adjutorium pour tierce. Les chantres entonnent et poursuivent l'hymne, imposent l'antienne (1) et commencent les psaumes de tierce. L'évêque s'assied et se couvre, et, sur son invitation, les chanoines , à l'exception de ceux qui l'entourent pour l'assister, s'asseient et se couvrent aussi , et se lèveront ou s'assiéront selon ce que l'évêque fera luimême (2).
(1) Cœr. Episc, L. IT, c. viii, n" 6.—- L'auteur du Cérémonial des Évoques expliqué admet ici des chantres en chape , l'un desquels va préentonner l'antienne à l'évêque, qui entonne ensuite. Rien, dans le cérémonial, ne justifie la présence de ces chantres en chape qui en heurtent même l'économie. Quant à l'antienne, le cérémonial est très exprès pour la faire entonner simplement par un chantre.
(2) « Quotiescumque episcopus sacris paramenlis induilur in secre- » tario, vel alibi ad missam solemnem vel ad processionem iturus, di- )> gnitates et canonici debent circa illum starc dum paramenta capit, » detectis capitibus, quos lamen semel aut ilerum invitari ab episcopo » decet, utcaput legant, cui illi reverenler obtempèrent se coope- » rîendo. Quo casu dignior ex omnibus tam dignitalibus quam cano- » nicis stare débet a sinistris episcopi et alil per ordinem apud illum B facientes circulum usque ad ultîmum, qui versus dexleram episcopi I» slabit ; quod ila fiel, ut commodior et facilior sit cxitus, cum uUimi » qui ad dextcrara consislunt debcant esse primi exeundo a dicto » loco. » (Cœr. Episc, L. I, c. xxi, n" 1.) «Cura... episcopus mis- » s&m solemnem celebralurus erit, poslquam ingressiis fuerit eccle- M siam et anlc Sanclissimum Sacraraenlura tanium et non ante aliud n allare oraverit, ibit recla ad sacrisliam vel ad alium locum prsepa- » ratum intra ecclosiam, et ibi induet paramenta pro se ipso prœpa- » rata recilando solilos psalmos vcrsiculos et oraliones stantibus in D gyrum vel scdciUibus canonicis, jam alio loco paratis, prout epis- » copus intérim slabit vel sedcbit : quo tempore per cliorum canla- » bitur hora terlia. » (C. xv, n" 7.) «Incœpto psalmo... episcopus
Préparation de L'évèoue récite avec le prêtre et les diacres assistants debout près de lui les psaumes de la préparation (1). Pendant ce temps, le sous-diacre prend sar un bassin , dans un voile , les chaussures de cërémonie ; il les recouvre d'un autre voile de soie et les apporte en les tenant élevées à la hauteur de ses yeux '2 . Deux des familiers ou serviteurs de Tévêque qui se tiennent à la crédence raccompagnent. Il s'agenouille aux pieds de Févèque, et six ou huit clercs en surplis, s'approchant en même temps, s'agenouillent aussi en formant un demi-cercle , et élèvent les bords de la cappa de manière à ce que le sous-diacre et les serviteurs puissent, par-dessous, accomplir leur office ^vec plus de décence [3). Les serviteurs ôtent à Tévêque
» sedebit sedentibus etiam canonicis, exceptishis qui episcopo mi- » nisiraluri sunt. » (L. H, c. viii, n* 6, )
Mous croyons que la conciliation de ces trois passages c^st de supposer, ainsi que nous le faisons, les chanoines siégeant autour d^une chapelle circulaire où le trône de Tévèque est du côté gauche, et où leur cercle s'appuie à la gauche de Tévèque. Le reste du clei^gé se placera en dehors d'eux, vers l'entrée de la chapelle. Cette assistance des chanoines autour de Tévêque qui se revêt de ses ornements pour la procession et pour la tnesse n'est pas soumise aux mêmes rfegles que les cercles prescrits pour la messe en présence de Tévêque, Aussi voyons-nous que les chanoines s'y asscienl.
(1) Cœr. Episc, L. I, c. vu, n* 3, et L. II, c. viii, n" 7.
(2) « Aiïert caligas et sandalia ex credentia sumpta quae portât su- » per bacili, vel super vélo, alio vélo serico cooperla ambahus mani- » bus ad oculos usque elevatos. » ( Cœr. Episc, ^ L. I, c ix, n' 2.) « Manibus vélo coopertis. » ( L. II, c viii, n' 7. ) L'usage attesté par Baldeschi, c'est que le sous-diacre se couvre pour cela les épaules du voile qu'il porte à l'offertoire, et dont le cérémoniaire ramène les extrémités sur le bassin de façon à l'en couvrir.
(3J «Sex vel octo acolylhi cum cottis genuflexi Orabrias cappae cir- » cumcirca élevant et dilatant cooperiendo dicluro subdiaconum et » scutiferos , quo commodius et decentius olDcium suum peragere » possinl. » (L. II, c. viir, n" 7.) — Un évoque qui ne porterait pas la cappa ne devrait pas s'habiller ainsi en public, mais bien à la sacristie* a An suffraganeus Veliternen. occasione functionum episcopa-
ses souliers usuels ; le sous-diacre lui met d'abord le brodequia et ensuite la sandale , d'abord au pied droit, puis au pied gauche, et Tun des serviteurs achève de chausser roroement qui a été ainsi introduit par le sous-diacre (!)•
o llum soleinnium teneatur se parare in sacristia vel potius paramenta z> su mère ab allari vel in faldistorio? Resp. : Si accédai cum cappa in t> faldistorio; secus in sacrario. » (In Veiitema ad 1, 6 sept, 1698.) (i) Adjuvanle uno ex faroîliaribus episcopi induit primo tibiam et » pedem dexterura episcopi , mox sinistrum , genuflexus sub cappa » îllius. » (L. I, c. IX, n* 2 ) «Illa, adjuvantibus duobus episcopi scu- » tiferis qui ad abacum soient assistere, genuQexus induit primo in «» dexlero deinde in sinislro pede episcopi, detractis prius per scuti- D ferum ordinariis calceis. » (L. II, c viii, n** 7.)
Il est hors de doute, d'après ces passages, que ce soit la fonction du sous-diacre de revêtir Tévêque de ses chaussures de cérémonie ; et rien de plus fondé que celle règle. Ces sandales rappellent la prédication de Tévangile^ de laquelle il a été dit : a Quam speciosi pedes D evangelizantium pacem, evangelizanlium bona.» (Kom. X, 15, Isai. LU, 7. )Aussi Tévôque, à cette occasion , récite-l-il cette prière : «Calcea, )> Domine, pedes roeos in praeparalioncm evangelii pacis. » C'est un des ornements pontificaux, et Taction de le lui donner rentre dans les cérémonies sacrées. Le sous-diacre, qui en est chargé représente, ainsi que nous Tavons dit ailleurs, le peuple de TAncien Testament chez lequel s'est produite celle prédication évangélique si longtemps attendue. Il faut donc observer celle cérémonie comme elle est prescrite, et il est ridicule de prétendre, comme certains maîtres de cérémonies, selon l'auteur du Cérémonial des Ecéques expliqué, que le sousdiacre n'est pas assez adroit pour remplir cet office. Les serviteurs de Tévêque sont précisément placés là pour aider le sous-diacre dans la partie la plus matérielle de Taclion, tout en lui en laissant accomplir la cérémonie. Ce sont eux qui ôtent et qui remettront les souliers vulgaires. Quant au sous-diacre, après la messe, il ôtcra les brodequins cl les sandales. « An post solemnem missam ponliGcalem teneatur » canonicus subdiaconus episcopo delrahere sandalia, vel potius ad » scutireros hsBc actio pertineat 7 — Resp. : Affirmative ad primam » partem, négative ad secundam. » (S, R, C. Dubiuin, 27 mart.
On a vu que le cérémonial , selon lequel le sous-diacre doit être aidé, dans celle action, par un serviteur de l'évéque, indiquait la présence de deux serviteurs diiïérents , dont Tun à droite et l'autre à gauche aiderait à chausser le pied se trouvant de son côté. Ce sont deux des quatre serviteurs ou familiers en Sbutane qui se tiennent à
442 DE LÀ MB8SB PONTIFICÀLB.
LévèqoeMrevèt L'évèque, ayaot récité les prières de la préparati' jusqu'à Kyrie, etc., se lève et les termine en se tena^ tourné vers Tautel. Il commence ensuite à réciter It-^ oraisons pour les ornements, disant chacune déciles . chaque ornement (1). Après celle Calcea, eic^, il dit en se dépouillant de sa cappa : Exue me, eic. ; le pre mier diacre assistant lui retire son anneau ordiiiain. et il se lave les mains en disant : Da, Domine j ei'. Pendant qu'il le fait, les chanoines demeurent debout, mais les simples ecclésiastiques et les laïcs se mettefii à genoux [2]. Le prêtre assistant lui présente la serviette et lui replace Fanneau au doigt Alors les diacres assistants s'écartent, et le dîacre et le sous-diacrt s'approchent de l'évéque pour le revêtir des ornements. Ils le revêlent ainsi de l'amict, de l'aube, do cordon, de la croix pectorale, de l'étole , de la chape à pectoral ou fermoir, et enfin de la mitre d'orfroi, puis ils le saluent et retournent à leur banc.
Les chantres ont dû prolonger le chant des psaumes de façon à laisser le temps nécessaire pour tout ce que nous venons de dire ; au besoin, l'orgue pourrait jouer à la fin de chaque psaume.
Le prêtre et les diacres assistants, qui , au bas du trône, se sont revêtus, sur le rochet et l'amict, le premier de la chape et les deux autres de dalmaliqiies , reprennent leure places près de l'évéque (3).
la crédence. Les évéqucs avaient autrefois des familles nombreuses composées de prêtres et de clercs, ou au moins d'hommes qui portaient rtiabit ecclésiastique.
(1) « Dicendo singulas oraliones, ad singnla paramenta. » (a tiii, n-9. )
(2) « Lavât manuscl tune laici tantum et clcrici omnes, prœlerca- » nonicos et praîlatos, dQi)enl gcnuflcclere. » ( Ibid., n* iO.)
(3) « circa finem lertia; (presbyter assislens) induet se anilctu super
DE LA MESSE PONTmCALE. 4i3
Lies psaumes et rantienne achevés , le soa&-diacre, Pin de nette. ou quelque autre que F usage du lien désignerait, tenant dans ses mains le livre pour cela, chante le capir tule vis-à-vis du coin de Tante! , au lieu où Ton a coutume de chanter Tépitre, puis rend le livre au cérémoniaire et retourne à sa place. Pendant le capitule, Vévêque, qui s'est levé avec tout le chœur, est debout, tourné vers le sous-diacre, avec la mitre en tête, et il demeure ainsi jusqu'à la fin du répons bref. Il dépose alors la mitre que lui 6te le second diacre assistant. Les acolytes viennent au-devant du trône avec leurs chandeliers et se tiennent vis-à-vis F un de l'autre, de façon à ne tourner le dos ni à l'évèque ni à l'autel. Le prêtre assistant, soutient sur sa tête le livre, et Tévê-
» rochetto aut coUa et super eo pluviali. » (L. I, c vu, d"" 3. ) « An » archidiaconus prima dignitas ecclesiae cathedraJis Melevitanse assis- » lens tanquam presbyler episcopo in ponlificalibus valeat se ioduere » et exuere sacris parainentis super solio in loco proprii scamni seu » potius descendere debcal ad immedialum gradum in casu 7— Resp.: B Négative ad primam partent , affirmative ad secundain. » ( In Me^ literu, M aug. 1771.)
Le moment où les diacres assistants doivent se revêtir de leurs ornements n'est pas indiqué nettement au cérémonial. II semble, toutefois, que ce doive être au moment réglé pour le prêtre assistant, de façon à ce que tous les trois, se trouvant en habit canonial auprès de Tévêque, tant que celui-ci est en cappa, se retrouvent en ornements quand il est en ornements lui-même. Aussi le cérémonial, qui, aux n*' 7 et 12 , avait remarqué que le diacre et le sous-diacre étaient déjà revêtus, ne note-t-il chose pareille, à propos des diacres assistants, qu'à la Gn de tierce.
Catalan dit que , si , à défaut de sccretarium , Tévêque chantait tierce et s'habillait au chœur, le prêtre et les diacres assistants prendraient leurs ornements en même temps que les autres chanoines. Celte règle, bien qu'elle ne soit fondée sur aucun texte et que Catalan la donne sans la motiver, parait bonne. En effet, les chanoines, dans ce cas , prennent leurs ornements à leurs places derrière l'évèque , • tandis que celui-ci fait sa prière. Le prêtre et les diacres assistants, qui se sont agenouillés au milieu de leurs collègues, sont ainsi amenés à prendre leurs ornements en même temps.
que, après avoir cbaDté : Dominm vobiscum, ajoute , sur le ton solennel, Toraîson de tierce, puis après la répétition du Domimis vobiscum, les chanti*es disent : Benedicamm Domino, et le chœur répond : Deo gra^ lias (1).
ornements de Alors le diacrc ct le sous-diacre reviennent auprès
la messe. '^
de Févêque, lui ôtent la chape et le revêtent de la tunique et de la dalmatique. Il s'assied et ils lui mettent les gants, Tun à la inain droite, l'autre à la main gauche , en baisant ses mains et ensuite les gants. Il se lève, et ils le revêtent de la chasuble, en la relevant, s'il est besoin , sur les bras , de façon à ce qu'elle lui laisse les mouvements libres (S) , puis il s'assied de nouveau.
Si l'évêque a l'usage du pallium , cet ornement est alors apporté de l'autel par un sousdiacre qui le tient des deux mains sur un voile de soie ou sur un plateau et à la gauche duquel marche un acolyte portant, sur un autre plateau, les trois épingles. Le diacre prend de la main droite la partie double du pallium, et de la main gauche la partie simple ; il fait baiser à l'évêque la croix qui doit être mise derrière ; le sous-diacre prend de la main droite la partie qui doit pendre par
(1) lie cérémonial ne mentionne pas le Fidelium animœ, etc., qui s'omet en eiïet. « Non dicilur post lioram, si aliud sequatur, ut missa,» dit Gavanlus (secl. V, c. xxii). Selon le décret m Senen, ad k^^l feb)\ 18/i7, « immédiate post versum Benedicamus Domino^ missam » inchoandam.» Nous verrons aussi, à vêpres, que ce verset ne se dit pas lorsque Tévêque donne la bénédiction après le Benedicamm Domino»
(2 « Induilur planeta quae hinc inde super brachia aplatiT et re- » volvilur diligcnter, ne illum impediat. laÇOœr. Episc., L. ir, c. nu, n** 19. ) Presque toutes les indications que nous donnons sont tirées de ce chapitre.
derrière , et ils disposent ainsi cet ornement de façon à ce qn'il entoure également les épaules de Févêque et que la partie double soit sur l'épaule gauche. Le diacre prend ensuite Fépingle la plus riche et la met à la croix de devant ; il en met une autre à la croix de répaule gauche , et le sous-diacre met la troisième à la croix de derrière ; ce qu'ils font de telle sorte que répingle passe trois fois par les œillets ménagés dans ]a croix, sans cependant percer le pallium et atteindre la chasuble, et que h pierre précieuse qui sert de tête à l'épingle demeure à la droite de celui qui l'enfonce.
Le diacre met enfin la mitre précieuse à l'évêque, aux côtés duquel se replacent les diacres assistants, et il se retire à son banc avec le sous -diacre pour y prendre leurs manipules. Le prêtre assistant met au doigt annulaire de la main droite de l'évèque l'anneau pontifical, en baisant d'abord l'anneau , puis la main. L'évèque ajoute alors aux prières qu'il a récitées en recevant chaque ornement celle du manipule qu'il anticipe ; puis, la navette lui étant présentée par le prêtre assistant, il met dans l'encensoir et bénit l'encens.
La procession s'organise alors pour se rendre au ^"^*^|j? *" chœur. Un sous-diacre, en rochet et tunique s'il est chanoine , ou en aube et tunique sans manipule, s'il est seulement bénéficier (1], marche à la tête, précédé du thuriféraire qui fait fumer son encensoir et ayant à ses côtés les acolytes qui portent les cierges. Suivent les membres du clergé et les chanoines en ordre de procession sacrée, c'est-à-dire les moins dignes allant
(1) « Thuriferarius cum thuribulo deinde ceroferarii eu m candelis B accensis médium habentes subdiaconum i>aralum iunicdla, ï)(Loco citato. )
en avant. Le sous-diacre vient ensuite portant le manipule de Tévèque enfermé dans le livre des évangiles. Le prêtre assistant marche ayant le diacre à sa gauche; enfin Tévêque s'avance entre les deux diacres assistants : il tient la crosse de la main gauche et bénit le peuple de la main droite. Les clercs qui doivent porter ses insignes viennent derrière lui. Si TofiBciant était archevêque usant de la croix, cette croix serait portée avec l'image du crucifix tournée vers le prélat , immédiatement avant les chanoines revêtus d'ornements. Le porte-croix serait un sous-diacre revêtu comme nous venons de le dire, et alors la croix du clei^é, si on la portait, serait remise à un simple clerc en surplis; mais, à côté de l'une et l'autre croix, il y aurait des acolytes avec des chandeliers (1).
Eglises où il n'y S'il n'y avait pas de chapelle qui pût servir de seieeretùrium, cretavium on chanterait tierce au chœur. L'évêque s'habillerait pendant les psaumes et observerait les rites que nous venons de décrire; mais les chanoines demeureraient à leurs places et ne viendraient pas autour de lui pendant qu'il se revêtirait. Jours Don Si Ic jour n'était pas solennel, on chanterait encore tierce au chœur, lors même qu'aux jours de grande
(1) « Sorvandam esse dispositionem cœrem., L. II, c. viii, g$ 2& et » 27, eo modo ut subdiaconus deferens archiepiscopalem crucem sit » paratus; atque acolylus deferens crucem capituli sit colta indulus, » médius tamen inter duos ceroferarios cuin luminaribus. o (In Pisana ad i6 , 12 nov. 1831. ) On peut demander si la présence de la croix archiépiscopale ne dispense pas de Tautre croix à la tète du clergé? Le Memoriale RUuum ad usum Beneventan. Eccles., en décrivant la procession de Tarchevèque avant la messe, y fait figurer la seule croix archiépiscopale , en avant de laquelle marchent les membres du clergé précédés seulement par le cérémoniaire. Il ne requiert les deux croix qu*à des processions plus solennelles encore.
fête , on aurait coutume de le faire dans la chapelle. L'évêque, pendant tierce, ne prendrait pas ses ornements ; il se contenterait de faire les prières de la préparation et de recevoir ses brodequins et sandales que le sous-diacre, portant déjà les ornements de la messe, sauf le manipule , et sauf la chasuble pliée , si , à la messe, il devait en user à cause de la circonstance du jour, lui mettrait à Tordinaire. Le diacre de la messe irait mettre ses ornements sur la fin de tierce , ainsi que les deux diacres assistants ; et pendant Tabsence de ceux-ci, deux autres chanoines, en habit de chœur, tiendraient tenir leurs places aux côtés de Tévêque. L*évêque chanterait Toraison de tierce étant toujours en cappa , et le prêtre assistant soutiendrait le livre étant pareillement en habit de chœur. Les diacres assistants reviendraient en ornements près de Tévêque quand il se serait lavé les mains. Le diacre et le sousdiacre viendraient aussi alors pour le revêtir, et, pendant ce temps, le prêtre assistant et tous les chanoines prendraient leurs ornements (1).
Si révoque a pris ses ornements au chœur, il n'y a pas de bénédiction d'encens , mais l'évêque se rend à l'autel en mitre avec la crosse, accompagné seulement de ses ministres (2).
Lorsqu'il est arrivé près de l'autel, l'évêque salue %nSSi^"* d'une inclination de tête les chanoines qui se tiennent près de leurs sièges et qui lui répondent par une profonde inclination. Le sous-diacre vient se placer près des marches de l'autel du côté de l'évangile et le diacre
(1) Cœr, Episc , L. II, c. xiii.
(2) On omet toujours Taspersion dans le cas d^un office pontifical. (L. II, c. XXXII, n" li ; m Lerietu ad 3, il febr. 1703.)
auprès de lui, le prêtre assistant du côté de TépUre, et les diacres assistants demeurent en arrière. L'évéqae, s* arrêtant au pied de Tautel, rend la crosse au minisr tre qui en est chargé, dépose la mitre que le diacre lui ôte, et, se tournant vers Fautel, fait à la croix une profonde inclination, puis commence la messe. Le prêtre assistant lui répond à droite , et le diacre à gauche, ainsi que le sous-diacre. Ce dernier a remis au cérémoniaire le livre des évangiles avec le maDÎpule et se tient au-delà et un peu en arrière du diacre. Les deux diacres assistants récitent eu même temps les prières l'un avec l'autre, derrière révoque. Les ministres inférieurs sont à genoux , eu arrière ou sur les côtés. Le cérémoniaire recueille les barrettes des prêtre et diacres assistants , diacre et sous-diacrc et les dépose aux places où ils s'assiéront.
Après Indulgentiam, le diacre, s'écartant un peu, laisse approcher le sous-diacre, lequel, ayant pris dans le livre de l'évangile le manipule, le baise de côté et en fait baiser la croix à l'évêque au bras duquel il l'attache.
Quand l'évêque est sur le point de monter à l'autel, le prêtre assistant et le diacre , passant par derrière lui, changent de côté et montent avec lui en soulevant ses vêtements , le premier à gauche et le second à droite.
Le sous-diacre monte à l'autel à la gauche du prêtre assistant. Il tient le livre de l'évangile qu'il a reçu du cérémoniaire; il l'ouvre et le présente à baiser à l'évêque à l'endroit où est le commencement de l'évangile du jour. L'évêque, après avoir baisé l'autel, baise le livre en y portant les deux mains. Le prêtre assis-
tant retient le livre qu'il soutenait avec le sous-diacre pendant que Tévêque le baisait, et se retire en dehors de l'autel. Il rend le livre au cérémoniaire qui le reporte à la crédence.
L'évéque procède à la bénédiction de l'encens et à l'encensement de l'autel avec l'aide du diacre et du sous-diacre et dans la même forme qu'un célébrant ordinaire. Au moment où il achève cet encensement au coin de l'épître, il reçoit du premier diacre assistant la mitre dont le sous-diacre élève les fanons, et il est encensé à cette place par le diacre comme tout autre célébrant. Puis, prenant sa crosse et saluant Lévêqae se rend
k son trône.
l'autel au milieu, il se rend avec les diacres assistants à son trône, oii il est accompagné par le prêtre assistant et par les ministres inférieurs nécessaires. Arrivé au trône, il dépose la crosse, s'assied pour déposer la mitre , selon la règle générale d'après laquelle il est toujours assis pour déposer ou recevoir la mitre à son trône , se lève et lit debout F introït , récite avec ceux qui l'entourent le Kyrie, etc., s'assied et reçoit la mitre et le grémial.
Le diacre et le sous-diacre sont demeurés près de Régies pour le
'^ diacre et le
l'autel, et après avoir récité le Kyrie en même temps que l'évêque , ils s'asseient au banc qui leur est préparé et y demeurent jusqu'à l'offertoire , excepté aux moments où quelque fonction spéciale les appelle ailleurs.
L'évêque se lève pour entonner et réciter le Gloria in excelsis, puis s'assied. Il se lève encore pour chanter le Pax vobis ou Dominns vobiscum, selon qu'on a dit ou qu'on n'a pas dit le Gloria in excelsis, et la collecte, et se rassied.
sous-diacre.
Epître. Le sous-diacre chante Tépitre à Tordiiiaire , pws vient au trône où , sans s'agenouiller, puisqu^il est chanoine, il appuie sur les genoui de Tévèque le livre des épitres, baise la main que Tévêque lui tend, reçoit la bénédiction, et se retire à son banc en faisant les salutations convenables.
C'est après avoir béni le sous-diacre que Févêque lit répitre et le graduel, puis tout de suite, en demeurant assis et en gardant la mitre en tête , le Mutula cor meum et l'évangile pour lequel il signe le livre et se signe à Tordinaire.
préwreVchanter ^ diacrc Tcçoit du cérémouiaire et va poser sur févangiie. p^^^^j j^ jj^^ ^^ l'évangilc ; puis, ayant salué Fautel, il se rend au trône, baise la main que Févèque bii tend et va s'agenouiller sur la plus basse marche pour y réciter, vis-à-vis du milieu de l'autel , le Munda cor meum (1).
(1) «Reversus ad altare, in ejus inferiori gradn genuflexus didt » secreto : Munda cor meum. « (Gœr, Episc, L. Il, c, viii, n* 42.) La rubrique du missel dit simplement : a Genuflexus ante altare » dicit, etc. » Et comme le diacre, à la messe ordinaire, se trouve à ce moment sur le marche-pied, c'est sur le bord du marche- pied qu'il doit, au dire de tous les rubricistes, s'agenouiller ; à la messe pontificale , comme il vient du trône , il doit s'arrêter, pour dire le Munda car meum, sur la plus basse marche. A la messe ordinaire, il baise la main du prêtre après avoir reçu la bénédiction ; à la messe pontificale, comme il reçoit la bénédiction étanl au bas du trône avec les ministres qui l'accompagnent , et qu'il ne pourrait baiser fadlement la main çle l'évêque, il a dû accomplir auparavant cette dernière cérémonie. Il y a d'autres différences entre la rubrique du missel et le cérémonial dont la cause est moins facile à reconnaître. Quand le diacre va chanter l'évangile, d'après le missel, il a le sousdiacre à sa gauche ; d'après le cérémonial, le sous-diacre le précède. Peut-être cette dernière manière appartient-elle à une marche plus solennelle et où il faut souvent s'éloigner davantage de l'autel. D'après le missel, c'est au sous-diacre à essuyer le calice avec le purificatoire; d'après le cérémonial, c'estau diacre. Peut être, cela tient-il à l'épreuve
Bénédiction du diacre.
DE LA MESSfe PONTIFICALE. 454
Le thuriféraire se rend au trône où l'évêque, servi par le prêtre assistant, met et bénit l'encens.
Le diacre monle à Tautel pour y prendre le livre de révangile, redescend au bas où le sous-diacre vient le rejoindre en même temps que le cérémoniaire, le thuriféraire et les acolytes. Ils s'y rangent à l'ordinaire, et après avoir salué l'autel, ils vont au trône. Le diacre s'avance jusqu'au pied du trône avec le sous-diacre à sa gauche, pour demander et recevoir la bénédiction. Tous les deux, pendant que l'évêque la donne, demeurent inclinés profondément, et les ministres inférieurs qui les accompagnent et qui se sont arrêtés en arrière se tiennent agenouillés [1). Ils vont ensuite au lieu où l'on a coutume de chanter l'évangile : le cérémoniaire marche le premier, puis le thuriféraire suivi des aco^ lytes ; le sous-diacre vient après, les mains jointes, et enfin le diacre portant devant sa poitrine le livre des évangiles fermé.
Pendant Tévangile , qui se chante à l'ordinaire , Evangoe. révoque est debout, tourné vers le diacre et découvert et tient sa crosse entre ses deux mains jointes. Après l'évangile , il baise le livre que le sous-diacre lui présente, et en demeurant toujours sans mitre, est encensé par le prêtre assistant, lequel est descendu pour cela de l'estrade et s'est placé en face de l'évêque au bas des degrés.
S'il doit y avoir sermon, ce sera l'évêque lui-même qui prêchera ou le prêtre assistant. L'évêque , prêchant , le fait ou de son trône ou du marche-pied de
Sermon.
des vases et de la matière du sacrifice qui doit se faire sous la surveillance du diacre.
(1) Cœr. Episc, L. II, c vin, n*" lia.
Tautel, en s'y asseyant sur un fauteuil. Dans ce cas, les ministres s*y asseient près de lui : à sa droite , le prêtre assistant , puis le diacre et le premier diacre assistant ; à sa gauche, le sous-diacre et le second diacre assistant. Après le sermon, il y a concession d'indulgences et bénédiction, selon la forme que nous expliquerons en traitant de la messe en présence de révoque. Seulement , si l'évêque officie , le diacre chante le Confiteor à la gauche de l'évoque , sur le marche-pied de l'autel, si l'évêque a prêché de Fautel, et devant le trône , si l'évêque est demeuré à son trône (1).
Credo. L'évêque entonne à son trône le Credo et le récite comme il a fait le Gloria in excehis, en fléchissant le genou à Et incarnatm est, etc. ; puis il s'assied et demeure assis et la mitre en tête jusqu'à la fin du Credo, en s'inclinant seulement au chant de Et incarnatm est. Le diacre va déployer le corporal à l'ordinaire. orrertoire. L'évêquc , debout et sans mitre, chante : Dominm vobiscum et Oremus, et lit l'oflertoire. Puis il s'assied et reçoit la mitre , et les diacres assistants lui ôtent l'anneau et les gants. Il se lave les mains et le prêtre assistant lui présente la serviette et lui rend ensuite l'anneau. II prend la crosse et se rend à l'autel accompagné par les diacres assistants. Au pied de l'autel, il quitte la crosse et trouve le diacre , lequel lui ôte la mitre et l'aide à monter en se tenant à sa droite. Le prêtre assistant monte eu l'aidant pareillement à gauche, à moins qu'il ne tint le missel entre ses mains; mais , ordinairement , il a eu soin' de faire porter ce
(1) IbiiL^ n* 50, et c. zxxix, n" 1.
livre à Tautel par le ministre qui en est chaîné, après que l'évêque a lu l'offertoire.
La messe se continue avec les cérémonies ordinaires, sauf les points suivants :
On fait l'épreuve des espèces. Pour cela, avant que dJ«îSSL. le calice soit porté de la crédence à l'autel , le prêtre sacristain met deux grandes hosties sur la patène et se rend à l'autel avec le sous-diacre et l'acolyte des burettes, en même temps que l'évêque. Le diacre prend l'une des hosties avec laquelle il touche l'autre et la coupe du calice par dedans et par dehors , et il la fait consommer par le sacristain auquel il fait boire aussi du vin et de l'eau des burettes, qu'il verse dans une tasse. Il remet ensuite à l'évêque la patène avec l'autre hostie, essuie le calice avec le punflcatoire et continue ses fonctions à l'ordinaire (1). Le sous-diacre demande la bénédiction de l'eau en disant : Benedi^ cite, Pater Reverendissime.
L'évêque, ayant encensé l'autel et rendu l'encensoir enJSSïint. au diacre au coin de l'épitre, reçoit, pour être encensé lui-même , la mitre que le premier diacre assistant vient lui donner et lui ôtera après qu'il se sera lavé les mains. C'est le cérémoniaire qui soutient les fanons de la mitre, et c'est le prêtre assistant qui présentera la serviette pour essuyer les mains au Lavabo.
Le diacre encense le prêtre et les diacres assistants avant d'aller faire l'encensement du chœur ; ou encore il va encenser au chœur les chanoines ou autres d'un rang équivalent, et au retour, il encense le prêtre et les diacres assistants, puis le sous-diacre, et il
(1) L. I, c IX, n- û et 6.
454 DE LA MESSfi PONTIFICALE
est encensé par le thuriféraire qui va au cbœur «icenser le reste du clergé (!)•
prê1?j!1SuiSt. ^^ prêtre assistant demeure auprès du missel pour y rendre à l'évèque les assistances nécessaires, s^agenouillant au moment de l'élévation et faisant la génuflexion lorsque l'évèque là fait (2),
Pour le diacre. Le diacrc, n*ayant pas, comme aux messes ordinaires, à se tenir près du livre, demeure derrière Tévêque , lorsqu'il n'a pas d'assistance à lui rendre à sa droite. Il va seulement au missel pendant que le prêtre assistant est au chœur pour la distribution de la paix, et après le retour de celui-ci, il va assister Tévêque à
(1) a Episcopus lavât manus ... ministrante mappulam pro illîs fer- » gendis presbytero assistente. Diaconus vero intérim thurificat prs- » lalos, dignilales, elc » (Cœ7\ Episc, L. II, c vin, n" fi/i et 65.) 11 semble, d'après ce texte, que ce ne soit point par le prêtre assistant que le diacre doive commencer Tencensement du clergé, puisqu*au moment où Tévêque vient d*être encensé, le prêtre assistant est occupé à présenter la serviette. Le décret suivant favoriserait ce sentiment : (( Thuriflcandas esse prius a diacono dignitates et canonîcas » stantes in stallo, postea dignitatem quae fungitur ofOcio presbyteri n assistentis, duos diaconos assistenles et subdiaconum paratum pa- » tenam sustinentem, et demum Ipsum diaconum a thuriferario qui » reliquos de choro incensabit.» fin iYt<//tti5 AUamurœ ad 2,1 marL 1681. ) Ce décret .a été rendu à propos de la messe , non pas d'un évéque, mais d'un prélat NuUius , lequel officiait, à ce qu'il parait, dans une forme tout-à-fait épiscopale, avec des dignitaires diacres assistants, etc. Cependant, comme ces sortes d'églises ont des règles souvent très spéciales, comme Bauldry et Du Molin décident nettement qu'à la messe pontificale l'encensement doit commencer par le prêtre et les diacres assistants, se continuer par les chanoines, pour se terminer par le sous-diacre, et que le cérémonial, L. I, c. ixiii, n* 27, prescrit de faire ainsi en des termes qui semblent fort généraux, nous n'osons pas trancher la question.
(2) a Nec genuflectet nisi cum elevatur Sacramentum et cum epïs- » copus ipse genuflectit. » ( L. I, c. vu , n" 5. ) Il est étonnant que l'auteur du Cérémonial des Evêques expliqué ait dit, à propos de ce texte, que le prêtre assistant demeurait debout auprès du livre sans faire aucune génuflexion avec l'évèque.
DR Là MB(WSE PONTIFIGALE. 455
droite piNir lewr la pale, verser les ablutions, etc. (1).
Le sous-diacre ne vient réciter avec Tévêque ni le Poune
. ^ sous-diacre.
Sa/nctm m ïAgnm Det , à cause de la présence du prêtre assistant [2]. Il ne viendrait servir Tévêque pour enlever la pale et verser les ablutions que si l'absence du prêtre assistant retenait le diacre au missel. Il puriûe le calice à Tordinaire.
Après la récitation de VAgnus Deij le prêtre assis- ^^«f ^epaix. tant , changeant de place avec le diacre , vient à la droite de Tévêque, et au moment où celui-ci, finissant la première oraison , baise Tautel , le prêtre assistant le baise aussi en dehors du corporal et sans y appuyer les mains. Puis le célébrant, se tournant vers le prêtre assistant, lui donne la paix , et après lui la donne aux diacres assistants (3), puis au diacre et enfin au
(1) L. I, c IX, n* 6, cl L. II, c. x, n' 6.
(2) L. II, c Tiii, n"" 67 et 75 : et L. I, c. vir, n"* 5. En disant, dans ces divers endroits, que l'évèque récite les prières avec le prêtre assistant et le diacre, le cérémonial exclut le sous-diacre.
(3) « Episcopo célébrante, diaconus Evangelii et subdiaconus epis- » tolae, si sint ordine presbyteri et voluerint celebrare, vel jam cele-
» braverint , debent accipere pacem ab episcopo immédiate , post , » duos diaconos assistentes. (In Alexandrina ad 13, 15 mart, 1608.) Il est bien vrai que la Sacrée Congrégation , dans une réponse du 17 juin 1606 m Bracharen. qu'elle a rappelée le 24 mai 166/t in Asculana^ avait décidé que le diacre, ne devant pas communier, recevrait la communion de Tévôque et la donnerait au sous-diacre qui la transmettrait aux diacres assistants. Mais comme le cérémonial, depuis la révision de 1727, porte que le diacre et le sous-diacre , s'ils sont prêtres , et ne communient pas parce qu'ils doivent célébrer ou ont célébré déjà , recevront la paix immédiatement de Tévèque avec les diacres assistants , il faut abandonner la décision in Bracharen, qui contredirait maintenant le cérémonial , et s'en tenir à celle in Alexandrina. Il faut remarquer que le cérémonial , dans l'endroit auquel nous faisons allusion (c. xxiv, n" /i), encore qu'il n'exprime pas explicitement l'ordre respectif du diacre et du sous-diacre et des diacres assistants pour la réception de la paix , a soin cependant de nommer ceux-ci les premiers, ce qui s'accorde avec la décision in Alexandrina^
456 DE LÀ MB9SE PONTIFIfiÀLfe.
sousTdiacre, lesquels viennent saccesâveaient à sa droite et en y arrivant font la génuflexion , mais ne baisent pas Tautel , et en repartant font encore la génuflexion au Saint-Sacrement Toutefois, si le diacre et le sous-diacre devaient communier, ils ne recevraient point la paix en ce moment, mais le célébrant la leur donnerait au moment de leur administrer k sainte Eucharistie. Le prêtre assistant va dans le chœur porter la paix aux chanoines et à. ceux dont le rang équivaut au rang des chanoines , puis, avant de remonter près du missel, il la donne au cérémoniaire qui Ta accompagné, et celui-ci la distribue au reste du clergé. S wmmSSfoî! ^'^^ y ^ communion, le diacre et le sous-diacre communient immédiatement après que Tévèque célébrant a pris le précieux sang ; puis le diacre chante le Confiteor au nom de ceux qui doivent communier et qui sont agenouillés au milieu du diœur, tandis que révoque se tient du côté de l'évangile, tourné vers le côté de répître, et le sous-diacre un peu derrière lui. Pendant la distribution de la communion , le diacre , qui . est à la droite de Tévèque, tient le ciboire, et le sousdiacre est à sa gauche avec la patène qu'il approche au-dessous de la bouche des communiants. Chacun de ceux-ci , avant de communier, baise la main de l'évêque qui tient la sainte Hostie, et s'il est prélat ou chanoine revêtu d'ornements , l'évêque le baise au visage en lui disant : Pax temm , et le communiant répond : Et cum spiritu tuo. Les autres membres du clergé et les laïques se contentent de baiser la maio de l'évêque (1).
(1) Toutes ces règles sont tirées du cérémonial (L. n, c xxii.) Il faut remarquer que le baiser du visage de Tévèque s'omet le jeudi saint
Après les ablations, Tévèque se lave les mains, et à cette occasion, le diacre, avec Faîde du cérémoniaire, lui donne et ensuite lui ôte la mitre. Le prêtre assistant présente la serviette.
Après que l'évêque a récité Toraison Placeat tibi sancta Trinitas, il reçoit du diacre la mitre dont les fanons sont élevés par le cérémoniaire ou le sous-dia* cre. 11 chante alors : Sit nomen , etc. , en faisant le signe de la croix sur sa poitrine de la main droite et tenant la gauche sur l'autel , puis : Adjutorium nostrnm en se signant à Tordinaire. En disant : Benedicat vos omiiipotens Deus, il élève les yeux et tout à la fois les mains qu'il rejoint ; en se tournant , il reçoit la crosse et bénit le peuple de trois signes de croix , du côté de l'épttre en disant : Pater, vis-a-vis de l'autel en disant : et Filius, et du côté de l'évangile en disant : et Spiritus sanctus. Le prêtre assistant, s'il n'y a pas eu de sermon , publie alors la concession d'indulgences. L'évêque, déposant la mitre par les mains du diacre, ou le pallium s'il le porte , commence , au coin de l'évangile, Vin principio qu'il continue après avoir repris la mitre et la crosse, en se rendant au lieuoii il a pris les ornements et oii il doit les déposer. S'il y avait un dernier évangile propre, l'évêque le lirait en entier au coin de l'évangile.
L'évêque dépose les ornements par les mains du diacre et du sous-diacre, lesquels ôtent d'abord leurs manipules, et avec un cérémonial analogue à celui du commAicement de la messe. Les chanoines déposent pareillement leurs ornements là oii il les ont pris.
Ablutions.
BénédieUon.
iS8 DE LÀ' HE68C POOTITieALB*