‹ Céremonial romain, rédigé d'après les sources authentiquesChapitre 140 sur 188 · DE LA MESSE AU FAUTEUIL · texte numérisé non relu

DE LA MESSE AU FAUTEUIL

AîDsi que nous Tavons dit à Tarticle 1*', la célébration au fauteuil convient à un évèque hors de son diocèse, et révèque diocésain ne chanterait la messe de cette façon que par accident ou dans des circonstaDces exceptionnelles.

réS au ^^"^ avons indiqué la place du fauteuil par rapport fauteuil. ^ l'autel, et nous avons dit que Tévêque, s'y trouvant assis, y était tourné comme l'autel lui-même, c^ est-àdire faisant face au peuple , si le peuple est vis-a-vis l'autel, et tournant le dos au peuple, si l'autel est un véritable autel à la romaine et que le peuple soit derrière. L'évéque y demeure assis pour lire tout ce qui se doit lire assis à la messe pontificale ; mais pour ce

•JJJJi^^^^^sequi se lit ou chante debout, il se retourne. S'il fait face au peuple, il se tourne par sa gauche, et comme vers la crédence, c'est-à-dire par le même côté que se tourne un prêtre àl'autel venant de dire Dominiis vabùcum et allant au livre ; et après avoir achevé ce qu'il doit chanter ou lire, il reviendra au fauteuil par sa droite, c'estr^-dire sur lui-même et sans achever le tour. S'il présente le dos au peuple, il se tournera par sa droite et comme vers l'autel , et pareillement , il reviendra par sa gauche et sans achever le tour (1). Pour le Dominus vobiscum, il est clair que l'évéque doit le dire dans le premier cas, en se levant et avant de se retourner, et dans le second cas, après s'être réfburné. Le prêtre assistant ne remplit pas, auprès de l'é-

(1) Cœr, Episc, L. 1, c xix, n* A.

DE LÀ MB8SB PONTIFIGÀLB* I6ft

vèque au fauteuil, les fonctions qu'il remplirait au BMespoone

^ 1 x- prêtre iwistiiit.

trône. Ainsi il ne présente pas la navette, et il n'encense pas révèque , le diacre remplissant ces fonctions au fauteuil tout comme à Tautel (1). Le prêtre assistant ne soutient pas non plus le livre quand Févè-que chante; ses fonctions propres ne sont donc guère que de prendre soin du missel à l'autel. Il mettra aussi Vanneau pontifical à la main de Tévéque et lui présen** tera la serviette quand il se lavera les mains. Les cerémoniaires italiens le chargent de tenir le bougeoir, car ils suppriment le porte-bougeoir, sans doute afin de ne pas multiplier les ministres à cette messe dont la solennité est moindre et oii la disposition des lieux pourrait amener Tencombrement

C'est le diacre, ainsi que nous venons de le dire, qui Pour le diacre. sert Tévéque au fauteuil. Il donne et 6te la mitre (2}, donne et ôte le grémial ; le sous-diacre l'aide seule- Pour le

sons-diacre.

ment dans la mesure où cela est nécessaire, par exem-« pie en soutenant les fanons quand le diacre donne la mitre. Il pourrait aussi donner la mitre, s'Use trouvait libre, quand le diacre serait empêché, par exemple après le premier encensement de l'autel. S'ils étaient empêchés tous les deux , la mitre serait donnée par le cérémoniaire ou par quelque autre ministre disponible (3).

(1) Ibid., c. IX, n'3.

(2) Ibi(L, D** /i. — Les diacres assistants, étant appelés tous les deux à servir Tévêque , s'en partagent les fonctions ; voilà pourquoi Tun donne la mitre , un autre Tenlève. Mais le diacre, n'ayant près de lui personne qui y soit appelé à titre égal , fait toutes les fonctions de l'assistance, excepté dans les cas où il en serait empêché.

(3) « Accipit m tram... (diaconis assistentibus) deGcientibus , de D manu ceremoniarii , vel allerius. » (C(er» Episc, L. II, c tiii, n"* 6/i.) Le cérémonial, en cet endroit, ne pouvait réclamer le sous*

Règles poar tous Le Drétrc assistant, le diacre et le sous-diacre s'as-

les trois.

seient sur les marches de 1 autel auquel ils toament le dos ; le prêtre assistant le pins près de Tévêque, le diacre ensuite , puis le sous -diacre (i). S'ils étaient constitués en dignité, par exemple s'ils étaient chanoines, on pourrait les faire asseoir sur un banc, et alors le prêtre assistant serait à Textrémité du banc du côlé de Tautcl et de Tévêque, le diacre au milieu et le sousdiacre à la gauche du diacre. Lorsque Tévêque doit se lever , tous les trois se présentent à lui sur une ligne de façon à ce que le prêtre assistant soit en face delà main gauche de Tévêque, le diacre au milieu et le sous-diacre en face de la droite. Ils le saluent, le diacre lui ôte la mitre et le prêtre assistant s^approche de façon à se trouver à sa droite lorsqu'il se sera retourné. Quant au diacre et au sous*diacre, si Tévéque chante, ils se tiendront Tun derrière l'autre, comme ils font à l'autel pendant Tintonation du Gloria ou da Credo et pendant les oraisons ; si Tévêque lit ou récite à voix basse , ils s'approcheront et se tiendront à ses côtés un peu en arrière, le diacre à sa droite et le sous-diacre à sa gauche.

Porte-livre. Le portc-livrc n'aura à soutenir le livre que dans les moments ou Févêque lit ou chante debout, et il se placera par delà le fauteuil , puisque Tévêque devra être en ce moment tourné vers le fauteuil.

diacre, car il s'agit de Tofferloire où le sous-diacre lient la patène ; il désigne donc pour donner la mitre le cérimoniairc ou quelque autre. Le prêtre assistant étant alors près de Tévèque, il eût été très simple que le cérémonial remployât ; mais, puisqu'au lieu de le nommer il désigne le cérémoniaire ou quelque aulre , il semble qu'on doive entendre ce.silence comme une exclusion.

(1) C'est ia pratique de la chapelle du Pape, et Baldeschi et les cérémoniaires l'enseignent ainsi.

Quant au bougeoir, sMl n'y a pas de clerc chargé de do bougeoir. le porter, on le déposera sur la crédence et le céré* moniaire le mettra aux mains du prêtre assistant quand celui-ci devra le tenir.

Les règles pour la mitre, la crosse et le grémial se* porte^^înes. ront les mêmes que pour la messe pontificale au trône ; toutefois, si le célébrant est évêque étranger, il n'usera ordinairement pas de crosse (1).

Les porte-insignes, s'ils s'asseient, le feront sur la ^^^e étnngeî. plus basse marche de Fautel, à quelque endroit oii cela se pourra commodément.

On ne salue un évêque étranger , même célébrant, queparFincIination, et non pointpar la génuflexion (2).

Ces remarques générales , combinées avec ce que nous avons dit de la messe pontificale au trône et avec les détails qne nous allons ajouter, donneront suflisamment l'idée des cérémonies de là messe pontificale au fauteuil.

Un évêque étranger n3 portant pas la cappa devra l^f}^^^ s'habiller à la sacristie aux termes d'un décret relatif à ce cas-là (3). Les cérémoniaires restreignent cependant cette décision à la première partie de la préparation et à l'action de revêtir les chaussures de céré-

(1) Voyez, ci-dessus, page /i25.

(S) In Molinen. ad 2/i.

(3) Voyez ce décret page hUO^ note 3. II y est question du suffragant de Velletri, lequel exerçant les fonctions pontificales pour le cardinal doyen porte la cappa par privilège. Le cérémonial prescrivant comment on doit se servir des bords de la cappa pour chausser Tévèque en public avec plus de décence , les cérémoniaires ont été induits à conclure que c'était seulement cette première partie de la cérémonie qu'il fallait faire dans la sacristie quand Tévèque n'avait pas la cappa, et ils ont désigné pour le chausser non pas le sous-diacre , mais un clerc.

i6S DE LÀ MESSE PONTIFICALE.

moDie : ils supposent que Tévêque, chaussé, à U sacristie, des brodequins et sandales, se rend au cbœo: en rochet et en mozette, accompagné du prêtre qs doit remplir les fonctions de prêtre assistant, lequel est seulement en surplis/ et du premier cérémoniaîre, et que là il trouve auprès du fauteuil le diacre et le sons-diacre déjà revêtus qui lui mettent les ornements de la messe. Dans ce cas, le prêtre assistant, qui a pris la chape à la crédence avant de venir donner Tanneau pontifical , se place à la droite de l'évëque revêtu de ses ornements et assis, tandis que le diacre el le sous-diacre se placent à sa gauche. Ils s'avancent

II vient k l'autel, ^^^g ç^j ordre pour saluer le chœur, puis se retournent vers Tautel de façon à ce que Tévêque ait alors encore le prêtre assistant à sa droite et le diacre à sa gauche, avec le sous-diacre à la gauche et un peu en arriére du diacre (1). Si Tévêque s'était revêtu de ses ornements à la sacristie, il viendrait directement se ranger avec ses ministres devant Tautel dans Tordre que nous avons indiqué.

prtS^wSïtaS ^^^ cérémoniaires indiquent au prêtre assistant, lorsque Tévêque est monté à Tautel et a baisé FévaDgile, de se retirer non pas hors du coin de Tévangile, mais hors du coin de Tépître (2). Lorsque Tévêque,

(1) La ligne quMIs forment se meut comme un rayon auquel on ferait décrire un demi-cercle. Le prêtre assistant est comme le point extrême de ce rayon qui servirait de pivot à ce mouvement ; il ne change presque pas de place et se retrouve à la droite de Tévêque tourné vers Tautel, tandis que le sous-diacre, qui est; à Tautre extrémité delà ligne et qui était le plus rapproché de la muraille du côté de répitre, va se trouver en face du coin de Tévangile.

(2) Le cérémonial , L. I , c. vu , n* 4 , prescrit au prêtre assistant de monter à Tautel à la gauche de Tévêque , d'aider à lui offrir le livre de Tévangile à baiser, de se retirer en dehors du coin de révan-

DK LÀ BIESSB PONTIFICALE. 46S

lyant achevé rencensement de Vautel et ayant été encensé lui-même , descend à son fauteuil et s*y assied pour déposer la mitre, le prêtre assistant vient se mettre à sa gauche ; et quand Tévêqne, debout et tourné du côté de Tautel, lira F introït, le prêtre assistant se trouvera à sa droite tenant le bougeoir, s*il n'y a pas de clerc destiné à cette fonction , tandis que le diacre et le sous-diacre seront à ses côtés un peu en arrière. Quand Tévêque s'assiéra de nouveau , tous les trois iront s'asseoir et le second cérémoniaire leur remettra leurs barettes.

Le sous-diacre, ayant chanté Tépître, viendra baiser ^t fvaîSie. la main de Tévêque et recevoir sa bénédiction, puis il demeurera debout devant lui tenant le missel pour que révèque y lise Tépitre et ce qui suit jusqu'à l'évangile inclusivement, et le prêtre assistant viendra assister Tévêque à sa gauche et tenir le bougeoir. Après cette lecture, le diacre, qui était demeuré asins, se lève, reçoit le livre des évangiles qu'il porte à l'autel, et vient à la droite de l'évêque lui offrir la navette et faire mettre et bénir l'encens. Il va ensuite dire le Munda cor menm^ revient demander la bénédiction, puis chante l'évangile à l'ordinaire. C'est le cérémoniaire qui ôte àTévêque le grémial et la mitre, et c'est le dia-^ cre qui l'encensera après qu'il aura baisé le texte sacré*

gile et de précéder Tévèque quand il se rendra au trône. AOn qu'il puisse précéder Tévèque se rendant au fauteuil, les cérémoniaires lui prescrivent à cette messe de se retirer plutôt en dehors du coin de Véptlre, ce qui nous parait assez à propos. Mais ils le font monter à l'autel à la droite de Tévèque et suppriment Faide qu'il doit donner au sousrdiacre offrant le livre à baiser, et c'est une dérogation au cérémonial dont la nécessité nous parait plus contestable»

Après que l'évêque aura lu Toffertoire, îl s'assiéra de nouveau, et le diacre et le sous-diacre, qui étaient le premier à sa droite et le second à sa gaiicbe, quand il était debout tourné vers le fauteuil, changeant aloi^ de côté pour se retrouver encore le premier à sa droite et le second à sa gauche, lui ôteront les gants. Fin de la mesM. Tout sc coutinue ct s'achèvc commc à la messe pofitiûcale ordinaire.

Distinction poor le cérémonial des vêpres.

Préparatift.

Assistants et ministres.

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