DES FONCTIONS DES CHAPELAINS A LA MESSE BASSE DITE PAR L'ÉVÊQUE
^'l'e^v^M.'** I^ ®^* convenable, quand Tévêque célèbre, qu'il assisté par deu?L ou trois chapelains.
Pour remplir cette fonction, un prêtre doit être vêtu du surplis , mais il ne doit et même ne peut mettre Tétole (2). Le chapelain n'en a du reste besrâ pour aucune des assistances qu'il doit rendre à TéTèque, non pas même pour tenir la patène sous le meih ton des communiants dans une communion générale, car cette fonction à la messe pontificale est de la compétence du sous-diacre. On pourrait seulement lu:
» moniarium, vel polius a digniore ex capiliilaribus praîsentibns? — » 5. An canonicus liebdomadarius pluviali indutus ante Sanctissaian » Sacramenluiii solemniler expositum, perinanere debeat genoflexBs » antealtare, eliamsi una cum capellanis assislentibus tei^a vertal » Episcopo ante idem altare genuflexo in suo faidistorio, vel polios » debeat permanere genuflexus a cornu evangeiii? — 6. An Episcopo » rochetlo et mozzelta induto, ac genuflexo in suo faidistorio, sivt n genuflexorio ante Sanctissimum Sacramentum assistere debeant » duo canonici unus ad dexlerara alius ad sinistrara, vel polius omnes D slmul in stallis suis choralibus interesse ? — Resp. ad 3 : Perlinere » ad Episcopum qualenus assistât salteni cappa indutus; sin minus » ad hebdomadarium. — Ad Zi : A digniore canonico, non dignîtale, D quando accedlt cura cappa ministrandaro esse naviculam. — x\d 5 : » Affirmative quoad priraam parteni ; négative quoad secundam. — n Ad 6 : Négative quoad primam parlc|Ti et affirmative quoad secuo- » dam. » (In Fancn., 26 aug» 17o2 et 31 mcirt. 1703. )
(1) Citr, Episc.y L. I, c. xxix. On peut consulter 1 Cappellani instruiii dans les œuvres de Benoit XIIL
(2) a 1* Ulrum teneatur ferre super habi tu cliorali slolam, quando » assistenliam prœstat episcopo dum in oratorio privalo aut alibi mis- » sam célébrât : in hypolhesi vcro negativa , quaerit 2" Ulrum sibi » Jiceat , absque violalione rubricarum stolam ferre in casibus supra » dictis. — Resp. : ad 1, Négative ; — ad 2, Obstanl décréta. » (In Valentinen,, 12 nuirC. 1836.)
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permettre de s'en servir pour tirer le ciboire du tabernacle , quitte à l'ôter immédiatement.
Aux jours de fête , il convient d'allumer quatre ï*'^^p«raiifo. cierges ; aux jours ordinaires, deux peuvent suffire. Il devra y avoir une crédence préparée proche de Tautel où se trouveront, avec le calice tout disposé et les burettes, l'aiguière, le bassin et la serviette, et le canon avec le bougeoir. Sur l'autel , on ôtera les tableaux des secrètes que nous appelons vulgairement canons, le canon pontifical devant y 'suppléer. On prépare au milieu de l'autel les ornements de l'évêque pour la messe dans l'ordre inverse de celui où il les prend : la chasuble dessous , puis l'étole , la croix pectorale garnie de reliques , le cordon , l'aube et l'amict. Le manipule se met à part du côté de l'évangile, à moins que la messe ne dût être une messe de morts, car on le mettrait , en ce cas , sous le cordon pour que l'évêque le prît comme font les simples prêtres. Le missel, tout ouvert, sera au coin de l'épître.
Quand l'évêque arrive à l'église pour dire la messe, ^■^'jP^^'L^^^^^^ les chapelains se trouvent à la porte pour l'attendre, le saluent par une génuflexion et lui présentent l'eau bénite ; puis ils raccompagnent jusqu'au prie-Dieu oii ils l'aident à s'agenouiller et où ils s'agenouillent eux-mêmes à ses côtés. L'évêque lit les prières de la préparation dans le canon qui lui est apporté de la crédence, et les deux premiers chapelains l'assistent et lui répondent, tandis que le troisième, s'ils sont trois, tient le bougeoir. La préparation achevée , le canon et le bougeoir sont reportés à la crédence.
Quand l'évêque s'approche de l'autel, ses chapelains s'approchent avec lui et font la génuflexion, puis ils le
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dépouillent de sa moiette que Vun d^eu Tadè^ sur le prie-Dieu , de façon à ce que le capvdioDfi retombe par devant et que les côtés en retanbn^ part et d'autre. La mantelleta d'un évêque étrae se mettrait à part en quelque endroit convenaMe. Akr un des familiers de ré?êque s'approcbe avec le h^ et l'aiguière, et s'agenouiUant , lui verse de l'eau a les mains ; le premier chapelain présente la servieiH en ayant eu soin d'abord de l'approcher de seslèm et en s'inclinant profondément ; il s'agenouille cdsbî pour recevoir la bénédiction. Les autres se sonttefi à genoux pendant que l'évèque se lavait ainsi J^ mains.
ornemeots L'évèquc , qui s'cst lavé les mains étaof en safl^
donnés ^ ^
iiévêquc. rochet et ayant sa barrette sur la tête, se découTret remet sa barrette au second chapelain qui la V^ J au prie- Dieu oii il la pose sur la mozette. PeodaBtct temps, le premier chapelain , après avoir salué Fé«que par une génuflexion , monte à l'autel où il ^^^ génuflexion à la croix , prend des deux mains ï»^' par les cordons , et le tenant élevé à la hauteur te yeux, redescend vers l'évèque qu'il salue de noureao: puis, avec l'aide du second chapelain, il en revêt révêque. 11 observe, pour donner cet ornement et touste autres qu'il va chercher à l'autel l'un après Vaatt^ les règles tracées au diacre, page 432 ; seulement, c'est lui-même qui va prendre successivement à l'autel tous les ornements et qui les donne avec l'aida ^^ second chapelain. U n'oublie pas de faire soit à raiil^l soit à l'évèque , en chaque occasion , les salutatioos convenables. 11 faut noter seulement ici, pour toutes!^ salutations qui se font à l'évèque en le servant dansl<^
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ours de la messe, qu'il safflra de les faire par ime incliation profonde. Tous les ornements ayant été ainsi ortés à l'évèque , le canon sera placé tout ouvert à Oramns te , Domine , et appuyé contre le gradin , omme est ordinairement le tableau des secrètes. Le roîsième chapelain, ou à son défaut le premier, s'ac* [uitte de ce soin. Le premier prend le manipule qui tait resté sur Fautel , et descendant par le côté de 'évangile, le remet au second et va par derrière Tévê- |ue reprendre sa place à droite.
L'évèque commence la messe entre les deux pre- ^d"Sm^*°' niers chapelains agenouillés à ses côtés qui lui réponlent à l'ordinaire. A Indulgentiam, ils se lèvent tous es deux, et le second, ayant baisé près de la croix le nanipule qu'il a retenu dans ses mains , et ayant fait >aiser la croix à l'évèque , le lui met et attache au )ras gauche en lui baisant la main. ( Pour une messe le morts, le chapelain aurait mis le manipule à revenue après le cordon et sans lui baiser la main. ) Les leux chapelains demeurent debout et répondent en ^'inclinant au Deus tu convenus, ^fc, puis, à Oremus, iident l'évèque à monter les degrés en élevant ses vêtements.
Pendant tout le cours de la messe, le premier cha- ^JcSuvdSL. pelaiu aura le soin d'assister l'évèque au livre, et, pour cela, il se tiendra , soit à sa droite , soit à sa gauche, selon que le missel se trouvera soit au côté de l'épftre, soit à celui de l'évangile. 11 tournera les feuillets, indiquera ce qu'il faut dire , transportera le livre , etc. Le second répond quand le servant le ferait à une messe ordinaire, et sert l'évèque pour le calice : il apporte donc le calice à l'autel, le découvre et il y verse
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le vin et Teau (1), en ayant soin pour Fean de demaider à Févèqne la bénédiction , comme le sous-diacn le fait à la grand^messe, en disant : Benedicite, Palfr Reverendissime ou Eminentissime ; il présente à ré?e que soit le calice, soit la patène, il enlève et remet b pale toutes les fois que cela est nécessaire, et pour ces fonctions-là, il se tient à la droite de Tévêque depob Toffertoire jusqu'aux ablutions, et à ce moment, £ passe à la gauche pour purifier le calice. Jusqu'à ToFfertoire, et pendant les dernières oraisons, il se tient debout en arrière de Tévêque, et c'est de là q«'il répond. Le troisième a pour fonction de souteoir le bougeoir, et il se tiendra pour cela du même côté que le premier, mais après lui. Pour TofiTertoire, il déposera le bougeoir sur Tautel et ira au coin de Tépltre plier le voile et prendre les burettes à la crédence et les apporter. S'il n'y avait que deux chapelains , le second tiendrait le bougeoir jusqu'au moment où il aurait à remplir ses propres fonctions ; et pendant que le missel est au côté de l'évangile, ce serait le premier qui tiendrait le bougeoir, en le déposant sur l'autel quand ses fonctions à lui-même lui ôteraient la possibilité de le soutenir.
Depuis les secrètes jusqu'à la communion , le premier chapelain, ôtant du pupitre le missel qu'il dépose sur l'autel, au coin de l'évangile ou sur la crédence. le remplace sur le pupitre par le canon. Après la communion, il remet le missel sur le pupitre et replace le canon au miliev. Au Lavabo , le premier, s'il était d'une dignité plus haute que le second, viendrait pré-
(i) In Orestan. Coton. ^ ad 3, 18 sept, 1666.
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senter la serviette. Si, toutefois, les chapelains étaient cle simples ecclésiastiques , et qu^un chanoine, revêtu de ses insignes , assistât à la messe, il paraîtrait convenable que ce chanoine vint offrir la serviette toutes les fois que Tévéque se laverait les mains (1).
Au Sanctus , deux des chapelains , s'ils sont trois, Tîph« \ pourront aller chercher des torches qu'ils soutiendront pendant l'élévation, et l'autre demeurera à l'autel pour continuer à assister l'évéque, sonner la clochette, etc. Dans ce cas, les deux chapelains qui tenaient les torches les iront déposer aussitôt après l'élévation, afin de retourner à leurs fonctions. Le cérémonial propose aussi de faire porter les torches à deux des serviteurs de l'évéque; on pourrait , dans les églises où l'évèqne célèbre, employer à cela deux clercs. Si l'on n'a personne qu'on en puisse charger, on placera ces deux torches allumées sur des chandeliers. Hors le cas où les chapelains de service à l'autel les portent, elles demeurent allumées jusqu'après la communion.
Si l'évéque devait donner la communion, et qu'aucun de ses chapelains ne pût prendre l'étole, il tirerait lui-même le ciboire du tabernacle.
Après les ablutions, l'évéque se lave encore une fois les mains ; un de ses familiers verse l'eau à genoux, et le premier chapelain office la serviette. Les chapelains s'agenouillent en face du milieu de l'autel pour recevoir la bénédiction. Si le dernier évangile est celui de saint Jean, le premier chapelain attire le canon du milieu de l'autel vers le coin de l'évangile.
(1) c'est ce qu'on doit conclure par analogie de la pratique de la chapelle du Pape, où le doyen des cardinaux vient présenter la serviette au Pape disant la messe en présence du sacré Collège.
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Fin de la messe. Aiprès la messe, les cbapelains aident révèqne . dépouiller des ornements comme ils Tool aide à ^ revêtir, et ils les reportent sur Tautel, Tan après ', tre, avec les salutations convenables, et les y dép^ en bon ordre. Lorsque Tévêque a repris sa moto avec leur assistance et qu'il va s'agenouiller sor ^ prie-Dieu , ils lui rapportent le canon et le boosr^ pour Taction de grâces, et, agenouillés près de lui. récitent avec lui les prières prescrites.
semWSSsc. Si c'étaient deux chanoines qui remplissaiest r fonctions de chapelains (1), ils ne s*agenouillerak ni quand l'évêque se lave les mains, ni pour la ct>Bfsion au commencement de la messe, ni pour la bé»diction. Il y aurait alors des clercs pour porter le bot geoir et pour apporter aux chanoines les objets nerfr saires.