‹ Céremonial romain, rédigé d'après les sources authentiquesChapitre 15 sur 188 · D£ L AUTEL ET DU CHŒUR · texte numérisé non relu

D£ L AUTEL ET DU CHŒUR

Sur Fautel doit être comme objet principal une croix croix. avec des chandeliers de chaque côté. Une croix petite et peu apparente ne pourrait suffire. Cependant, s*il existait au-dessus de Fautel un grand crucifix , peint ou sculpté, il ne serait pas nécessaire de placer une autre croix entre les chandeliers (1). Quant au nombre

liane subdiacanù) Les parements de couleurs variées selon les fêtes expriment la diversité des mérites des saints. On voit cependant que ia rubrique, pour ordonner dans le parement Tusage de la couleur du jour, se sert d'expressions adoucies, quoad fieri potest; ce qui indique des'pwSnent*. une latitude dont pourraient user les pauvres églises et ceux qui orneraient leur autel de riches tapisseries. Cette latitude va-t-elle jusqu*à autoriser à ne pas employer de parement, ceux par exemple dont fautel est orné de marbres précieux et de bas-reliefs de bronze ? On parait le croire dans de grandes églises. Toujours est-il que quand on construit ou décore une église, il faut appliquer les marbres et les bronzes au baldaquin qui surmonte Tautel ou au retable, et laisser à Fautel lui-même sa simplicité, afin de le parer ensuite de tentures, de tapisseries et d'étoffes, selon la lettre de la rubrique et selon les intentions allégoriques si nettement exprimées de TEglise. G'e&t le cérémonial ( (oc. cit. ) qui recommande de ne pas appliquer aux bords de Tautel de corniches de bois pour soutenir le parement a Nullae coronides lignes circa altaris angulos ducantur ; sed earum 0 loco (ajoute-t-il), apponi poterunt îascm ex auro vel serico elabo- » rats ac variegats quibus ipsa altaris faciès apte redimita ornata- » que appareat,]) c'est-à-dire des franges et des galons qui décorent le parement. Quelques-uns ajoutaient aux nappes de larges garnitures de tulle qui, retombant en avant, rompaient pour Tœil la vue de l'autel, et qui ne pouvaient convenir ni à une nappe longue se prolongeant jusqu'à terre par les extrémités, ni à un autel décoré d'un parement L'auteur d'un cérémonial imprimé à St Brieuc a cru lire dans saint Liguori, Traité de l'Eucharistie, n** 375, que l'usage des nappes longues est tombé en désuétude : il a mal saisi le sens du passage qu'il cite.

(1) a An et quibus remediis removendus sit abusus coUocandi n parvam crucem vix visibilem , vel supra tabernaculum , vel supra ') aliquam minorem tabulam sitam in medio altaris^ loco crucis coln locandœ inter candelabra, ut rubrica prescribit 7 S. R. G. respondit : » Reprobandum abusum, et ubi invaluit , Ordinarius loci provideat •» juris et facti remediis. Quod si ob aliquam causam, accidentaliter » removenda sit crux sita inter candelabra, alia, tempore sacrificii, ') apte apponatur inferius, sed visibilis tam celebranti quam populo.» (Die 17 sept. 1822 in tma Dulnorum ad 8.) — L'abus réprouvé par

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chandeticrs. (les chaiidcHcrs , six est celui qui convient pour les messes solennelles (i). Le cérémonial recommande une disposition dans laquelle les chandeliers différeraient de hauteur. Les moins élevés seraient aux coins de l'autel, les plus élevés seraient les plus rapprochés du crucifix, et le crucifix lui-même, ayant une base ou un piédestal arrivant à la hauteur des deux chandeliers voisins, devrait les dominer de la grandeur de la croix (2).

Pendant la célébration de la messe et des ofiices, ou ne doit pas tenir la croix et les chandeliers enveloppés par crainte de la poussière. On peut, aux jours ordinaires, substituer des ornements plus simples , mais, en quelque jour que ce soit, la célébration des saints

le décret que nous citons, Tavait été déjà dans la constitution Accepimus de Benoît XIV, du 16 juillet 17^6. Dans cette bulle, ce pape accepte, comme approuvé par la Congrégation des Rites, le sentiment qu'en présence d'un grand crucifix peint ou sculpté, il n'est pas nécessaire de placer une autre croix entre les chandeliers. Enfin , bien que la rubrique demande simplement une croix et que la Congrégation des Rites eût décidé qu'une croix nue pouvait suffire, Benoit XIV enseigne qu'il faut s'en tenir à l'usage commun, et si bien justifié , qui veut sur la croix l'image du crucifix.

(1) Il ne parait pas convenable de le dépasser. Quand l'évèque oflicie, d'après une tradition qui a sa source dans l'Apocalypse et

i.par nombre, dans le mystère des nombres , on ajoute un septième chandelier ; mais que signifierait ce cierge supplémentaire, s'il se trouvait onzième ou treizième ? Il ne doit donc y avoir sur l'autel des cathédrales que six cierges. Il n'y en a pas d'avantage sur l'autel papal : on jugera par là de ce qui convient aux autres églises, a Regulariler sex ( dit » Gavantus ) , non lamen ultra sex in linea recta eliam in missa so- » lemni non pontificali. »

(2) a Ipsa candelabra non sint omnino inter se aequalia, sed paut> latim, quasi per gradus ab ulroque altaris latere surgentia, ita ut ex n eis altiora sint immédiate hinc inde a lateribus crucis posita..... d Et plus haut : « Grux opère praialta , ita ut pes crucis aequet altituo dinem vicinorum candelabrorum, et crux ipsa tota candelabris su- » peremineat... » ( Cœr, Ep,, L. ï, c xii, n" 11.)

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