E L. AUTEL ET DU CHOEUR. O
mystères demande un respect qui ne se concilierait pas avec Tusage de ces sortes de fourreaux |1).
Du côté de l'épître , il doit y avoir un chandelier cierge avec un cierge qu'on allume depuis Télé vation jusqu'.après la communion , aux messes basses, et aux messes hautes où Ton n'aurait pas des acolytes portant des torches. Il est à regretter qu'une règle, si convenable et si respectueuse pour le Saint-Sacrement, soit, en beaucoup de lieux, tombée eu désuétude,
ÂUr-dessus de Tautel , on place un dais ou balda- Baldaquin. quin. Le cérémonial le prescrit formellement pour les cathédrales, et les décrets de la Congrégation des Rites approuvent qu'on le fasse aussi pour les autres autels et les autres églises. Gela doit surtout s'observer pour l'autel où réside le Saint-Sacrement (2).
Le Saint-Sacrement ne peut être déposé dans une Autei du
, ■• t^ 1 . 1 /<^\ 1 • . 1 ^ » ^ ... Saint-Sacrement
église qu à un seul autel (3) choisi de façon à faciliter
(1) a An lolerarî possit ut lempore missac et offîciorum candelabra » altaris ne pulvere sordescanl aliquo drappo vel lela permaneant ves- » Ula, imo ut et ipsa crux codera modo involvalur, posila alia cruce X) minori pro cruce altaris pretiosiore sic obtecta ? — Négative.» {S, R. C. in Molinen ad ii,i2 sept. 1857.)
(2) An in omnibus altaribus, sive cathedralis sive aliarum ecclesiao rum debeat erigi baldachinuin, vel in majori tantum ubi assenatur m Augustissimuin Sacramentum ? — Resp. : In omnibus, n (S, R. C. 27 april 1697, t« Cortonen,) Toutefois, le décret suivant paraît restreindre la parlée de celui qui précède : a Num. super onini al lare, in B que Sanctissimum Sacramentum asservatur, apponi omnino debeat D baldachinum ? — El Sacra eadem Congregatio comperiens usque ab D anno 1697, quinto kalendas maji in una Cortonen sancitum fuisse, » ut baldachinum omnino apponatur sui)er altare, in quo Augustissi- » mura Sacramentum asservatur, rescribendum censuit : Delur défi cretum in una Cortonen diei 27 aprilisl697.» (23 ju/. 18/i6 in ScnetL)
(3) Le cérémonial des évoques et le rituel parlent toujours au Auici unique. singulier de Tautel du Saint-Sacrement, et supposent constamment
que c'est un lieu unique dans Féglise , selon la règle posée par la Congrégation des Evoques, le 13 octobre 1620 : aSS. Eucharislise Sa- » cramentum asservandum est uno lanlum in loco cujuscumque oc-
6 DE l'autel et du choeur.
Aulci . le culte de ce sacrement adorable, mais de façon aussi
du St-Sacreiuent
à ce que les cérémonies n*en soient pas gênées. Les grands oflices , en effet , ne doivent pas avoir lieu là où est la réserve du Saint-Sacrement, car la multiplicité des génuflexions qui seraient alors nécessaires et la prohibition de tourner directement le dos à Tautel apporteraient beaucoup d*embarras dans la cérémonie. Voilà pourquoi, dans les cathédrales, on doit choisir, pour cette réserve, un autel différent du maitre-autel , et dans les églises paroissiales où c'est ordinairement au maitre-autel que le Saint-Sacrement réside, il faut Ten retirer pour un office pontifical ou pour toute autre grande cérémonie (1).
» clesiœ in quo custodiri débet, potest aut solet. » Le décret suivant monti^ que des raisons, qui eussent semblé décisives à beaucoup de gens, ne suffisent pas pour légitimer la réserve à deux autels, a Gum » episcopus Augustanus S. R. G. exposuerit : Quod Sanctissimum Eu- 0 charîstisB Sacramentum continuo retinetur in eadem ecclesia super 0 duplici altari, nimirum super altare chori, et super alio S. Joannis » Baptistae, ratione parochiae eidem cathedrali unitœ ? S. R. C res- » pondit : Sacratissimam Eucharistiam servandam esse in uno tanx> tum altari designando ab episcopo. o ( Die 21 julii 1696 m Augustes Pretoria ad 3. ) On pourvoira aux communions des fidèles en faisant dire les. messes à Tautel du Saint-Sacrement , en y distribuant la communion extra missam , ou en habituant les fidèles à demander au servant qu'on leur consacre de petites hosiies lorsqu'ils assistent à une messe dite à un autel où le Saint-Sacrement ne réside pas, et qu'ils y veulent communier. C'est ainsi que l'on fait à Rome. On doit, d'ailleurs, songer aussi à la vénération due au Saint- Sacrement, laquelle se trouve fort compromise lorsque la réserve est laissée comme incognito à des autels secondaires où rien n'avertit et ne convoque les adorateurs.
Àatei sDéei I ^*^ ^ ^^^ tabemaculum (dit le rituel)... in altari majori, vel in alio D quod venerationi et cultui tanti Sacramenti eommodius ac decenlius 0 videatur, sit collocatum, ita ut nullum aliis sacris functionibus aut » ecclesiasticis offîciis impedimentum alTeratur. — Altare ubi est 0 SS. Sacramentum ( dit le cérémonial des évèques, P. î, c. xii, $ 8), N diversum esse solet ab altari majori et ab eo in quo episcopus vel h alius est missam solemnem celebraturus. Nam ïicet sacrosancto