‹ Céremonial romain, rédigé d'après les sources authentiquesChapitre 158 sur 188 · H DÉDICACE · texte numérisé non relu

H DÉDICACE

saintes cérémonies, la direction de notre nûre l'Eglise.

Je n'ai plus maintenant la joie de ce commerce de chaque jour avec vous ; mais Dieu, qui forma le nosud de notre amitié, ne sépare point ceux qu'il envoie dans des parties différentes de sa vigne; c'est par lui et pour lui que nous travaillons, et en lui, nos âmes restent toujours unies.

Souvent, en écrivant ces pages pour défendre la pureté et F harmonie de nos saints rites contre des abus qui risqueraient de tout confondre, j'avais pensé à vous, et aujourd'hui, en les publiant, je tiens à vous les dédier.

Vous y trouverez satisfaite une autre de ces prédilections qui nous sont communes. Enfants dévoués de l'Eglise Romaine, nous n'en sommes que plus attaches à notre France, à cette nation qui a mérité le beau titre de fille aînée de l'Eglise. Or, il semble à plusieurs, qu'en souhaitant que la discipline des Diocèses de France se régularise sous l'autorité du Souverain-Pontife, nous abandonnions tout ce qui constitue les traditions de nos pires. On nous reproche de renier Saint Vincent de Paul, Bossuet et Fénelon ; nous voulons cesser d'être Français, et devenir Italiens.

Saint Vincent de Paul, Bossuet et Fénelon,

DKDICACE. III

revenus au milieu de nous^ seraient bien surpris de tout ce qu'ils y verraient faire ; et quant aux cérémonies de VEglise, ils jugeraient de nos pratiques actuelles^ sur presque tous les points, exactement comme un Italieny ou pour mieux dire^ comme tout catholique ; car les inventions modernes , en sortant des habitudes universellement reçues j se sont mises en opposition directe avec ce qui se faisait dans notre vieille France ; et voilà ce que j'ai tenu à montrer dans ce petit livre.

Proclamons donc, mon cher ami, qu'en nous élevant contre les inconvénients d'une discipline flottante et incertaine, en faisant ressortir les avantages de l'unité dans le gouvernement de tEglise, et en allant chercher à Rome la forme de cette unité, nous agissons en très-^bons Français, et nous signalons le meilleur moyen de rattacher la France du dix-neuviime siècle à la France des siècles passés. J'ose espérer que vous agréerez cet opuscule, tant pour les doctrines qu'il eooprime, que comme un témoignage de l'attachement de

Votre ami très-dévoué,

Jean-Adr. de CONNY.

Moulins, le !•?« octobre 1854.

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