XIV PRÉFACE
répondii-ii, ce sont des abus. Le Pape Benoît XUl y avait mis ordre; mais, depuis lui, ces abus ont repris leur cours. » Ainsi, voilà des manquements qui, depuis plus d*un siècle, grâce à leur peu d'importance et à la paresse Italienne, se commettent sans avoir été réformés; et cependant, on ne leur permet pas de se faire un titre de leurs cent années, ni de se croire des droits acquis.
Chez nous, on raisonne autrement. Notre logique naturelle ne se résignerait pas i nous laisser dans une situation dont il nous faudrait convenir qu'elle est en dehors de la règle ; et cependant, nous avons des habitudes que nous tenons à conserver. Nous ne voulons pas nous rendre i la loi, il faut que la loi se rende à nous. Nous réunissons donc tout un attirail de sophismes pour prouver que ce qui est bien, c'est ce que nous faisons ; que les décrets de la Congrégation des Rites sont faits pour d'autres lieux , pour un autre climat ; que nos pratiques sont préférables, et que c'est à elles qu'il faut se tenir»
Quant à moi, je demande la permission d'expliquer pourquoi les règles de l'Eglise me paraissent fort au-dessus des conceptions qui se sont produites en France depuis cinquante ans.