PRÉFACE XV
Je crois avoir le droit de le dire sans manquer de respect à nos Bvêques.
Occupés à réparer les ruines qu'avait faites la Révolution y les Prélats qui ont gouverné nos Eglises depuis le Concordat, ont dû s'en rapporter, pour beaucoup de détails, aux hommes qu'ils investissaient de leur confiance. J'explique^ au chapitre septième, combien les erreurs liturgiques furent faciles en ce moment, et toutes celles que durent faire éclore les premières qu'on avait commises. Aujourd'hui que la liturgie Romaine nous apporte le bienfait de documents abondants et d'une tradition qui n'a jamais été interrompue, nous pouvons relever ces méprises. Prétendre qu'il faut s'en abstenir par égard pour les Ëvèques qui ont été entraînés, eux aussi, dans ces fausses interprétations, serait entendre bien mal le respect que Ton doit à ces hauts dignitaires, et méconnaître totalement le droit qu'ont les lois de l'Eglise à se produire sous leur véritable jour.
Il entrait dans le plan de cet opuscule de comparer avec les règles Romaines, non-seulement les usages présents^ mais aussi les usages passés de la France. Obligé de me circonscrire, et ne pouvant faire ce travail sur chacun de nos diocèses en particulier, j'ai choisi, comme type des cou-