DES BARETTES. W
que le chapeau noir et le chapeau rouge, il o'y avait aussi que la barette noire et la barette rouge.
En 1840 f on a changé tout cela. On a voulu des bonnets de chanoines à côtes écarlates ou cramoisies ou même à houpes rouges , et des bonnets d'Evèques violets, garnis quelquefois de gances et de macarons d'or. Puis, sont venus les bonnets blancs et azurs des Chapelains de Sainte- Geneviève, et les bonnets noirs et verts de TEcole des Carmes. Logiquement, on a été conduit à faire les calottes d'Evèque violettes avec les rebords cramoisis. Pourquoi ne faiton pas aussi des chapeaux violets : c'est ce que nous ne saurions dire ? mais cela viendra sans doute ; tout comme la barette de Chanoine, piquée de rouge , doit enfanter une calotte correspondante^ qu'on classera aussi parmi les us de nos pères. Le procédé de se réclamer toujours de la Coutumtt» est en effet si commode et si habituel parmi nous , qu'un Evêque qui s'en tenait au bonnet noir, se vit reprocher, il a quelque temps , par de très-hauts personnages , d'abandonner l'usage de l'Eglise de France. Il ne faut pas cependant beaucoup de mémoire pour se souvenir qu'il y a quinze ans