‹ Céremonial romain, rédigé d'après les sources authentiquesChapitre 185 sur 188 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

Causes de rintrodiietioii de» abii».

Comment ces abus, et bien d'autres que nous pourrions signaler^ sont-ils parvenus à s'introduire?

Nous avons démontré dans les chapitres précédents, que le prétexte d'améliorer les rites sacrés ou de les mettre plus en rapport avec les habitudes des peuples, ne pouvait donner à ceux qui n'ont qu'une autorité subordonnée dans l'Eglise, le droit de déroger aux lois liturgiques; mais il nous faut reconnaître qu'à l'origine des soidisants usages Français, on n'avait pas même cette prétention. Une méprise très-souvent fort lourde, commise par quelque maître de cérémonie; le mauvais goût et l'amour d'une fausse pompe se complaisant dans ce qui fait étalage; la routine qui copie, le plus souvent avec aggravation d'irrégularité, ce qu'elle a vu faire; puis, une exagération d'amour-propre national qui s'entête; des théories sophistiques par lesquelles on cher-

ché à soutenir de très-mauvaises pratiques ; enfin des maximes très-fausses jetées en avant comme incontestables, et la déclaration de chose jugée^ Toilà r histoire de presque toutes les prétendues coutumes contre lesquelles nous nous élevons dans ce petit livre.

Nos liturgies diocésaines nous empêchaient de profiter des travaux des grands rubricistes. A quoi bon lire Gavantus, Merati ou Bauldry, quand on suivait le rit Parisien ou celui de Gler^ mont? Le Cérémonial des Evêques lui-même, qui ne s'harmonisait pas avec nos rubriques^ était presque inconnu en beaucoup de lieux. La collection des décrets de la Congrégation des Rites Tétait encore bien davantage.

Qu'on se représente donc à quelle pénurie de documents étaient réduits les interprètes des cérémoniaux particuliers ! quelle difficulté pour résoudre les questions relatives aux cérémonies Episcopales ! quelle impossibilité de trancher celles que soulèvent les rapports des Evêques entre eux ! On s'explique bien naturellement comment des erreurs ont pu se commettre et des abus se propager. Or, quand une pratique de ce genre avait pris racine dans les Diocèses à Uturgie locale, elle envahissait même souvent les quelaues Eglises restées fidèles au rit Romain.

Rien n'était plus facile aussi que Tillusion sur r ancienneté de toutes ces habitudes. Ce qui s'est introduit peu à peu et sans contradiction, ce qui se répète toujours de la même manière dans les mêmes circonstances y et dont Torigine n'a sa date enregistrée nulle part, fait bientôt à Tesprit, par Taccoutumance^ l'impression d'une chose qui a toujours existé telle qu'on la voit.

Il faut aussi remarquer que dans plusieurs occasions, la nouveauté s entait sur une institution un peu plus ancienne , avec laquelle elle parvenait bientôt à se confondre. Nous en avons donné un exemple au sujet des Grands-Vicaires. Après le concordat, ils ont porté lamosette, parce qu'on les croyait Chanoines. Il y a peu d'années, on a reconnu qu'ils n'étaient pas Chanoines, et ils n'en ont pas moins continué à porter lamosetie, soit parce qu'on les appelait Archidiacres en certaines Cathédrales, soit ailleurs purement et simplement comme Grands-Vicaires. Aux yeux du vulgaire, rien n'est changé, c'est un usage qui a cinquante ans. Au contraire, aux yeux de celui qui constate le changement de leur titre à cette mosette, la possession de ces Grands- Vicaires paraît excessivement récente.

Après le concordat, les Evêques considérant

le petit nombre des Chanoines prébendes, ont nommé des Chanoines honoraires. Ils s'étaient proposés^ par là, de donner à leurs chapitres des auxiliaires bénévoles ; aussi ne choisirent-ils pen dant longtemps que des ecclésiastiques habitant la ville Episcopale, et qui se trouvaient à même de venir de temps en temps à la Cathédrale grossir les rangs du Chapitre. A peu d'exceptions près, les choses en étaient encore là en 1830. A Paris, c'est sous l'Episcopat de M. Affre que l'usage de faire Chanoines honoraires les Curés des paroisses importantes^ a pris un cours régulier. On a imité ailleurs ce qui se faisait à Paris, et maintenant, en beaucoup de lieux, ce Canonicat semble devenu la marque obligée que l'Evèque doit donner de son estime à tout ecclésiastique occupant un poste considérable, c L'institution du Canonicat honoraire a plus de cinquante ans, dit-on. i» Oui, mais Tusage qu'on en fait actuellement n'a guère que dix ou quinze ans de date.

Il est donc important de regarder de près ces prétendues coutumes, afin de se rendre compte, soit de l'époque de leur origine, soit de la manière dont elles se sont introduites. Ce dernier point s'éclaircissant surtout par des exemples, nous en ajouterons quelques-uns à ceux que

8Çf ORIGINE DES ABUS.

nous avons déjà rapportés ; nous les avons reeueillis, non pas dans des Eglises obscures, mais ^ans des Cathédrales ou des Métropales .

On ^ait que l'Evèque placé au plus haut degré de la hiérarchie de l'ordre et ministre de l'ordination, en témoignage de c;e rang si élevé, porte, quand il officie pontificalement^ les insignes des trois ordres majeurs, la tunique du Sous-Diacre, la dalmatique du Diacre et la chasuble du Prêtre. A *** un Maître de cérémonies s'eçt imaginé que les deux premiers de ces vêtements n'étaient rien que des ornements supplémentaires, appelés du nom générique de tunicelles^ et destinés à faire connaître par leur multiplicité rexcellencc de TEpiscopat. Sur quoi il s'est demandé pourquoi FEvèque mettant aux messes solennelles deux ornements de cette sorte, n*en porterait pas au moins un aux messes basses.^ pour se distinguer des simples prêtres et des Curés. Ce système a prévalu ; et maintenant les Chapelains de FArçbevêque de *** revêtent chaque jour ce Prélat, i^ouif sa chasuble, de la dalmatique ou de la tunique indifféremment, sans se douter de la distinction de ces deux vêtements et de leur rapport nécessaire, ni de la mutilation symbolique infligée par leur manière de faire, à la hiérarchie.

C'est un principe général ^ qu'en présentant à

l'Évèque un objets par exemple sa crosse,, la

cuillère à encens, etc. , on doit baiser d'abord cet

objet puis la main qui le reçoit. La règle est la

même pour le Célébrant. Quant à FËvèque, l'ha-*

bitude s'est introduite de baiser sa main droite

sur son anneau, et il en est résulté pour les gens

qui ne réfléchissent pas, l'occasion d'une lourde

méprise. C'est à la main gauche de l'Evéque qu'il

faut remettre la crosse, et par conséquent, c'est

la main gauche qu'il faut alors baiser ; mais

accoutumés à baiser l'anneau et ne le trouvant

pas à la main gauche ^ après avoir donné à cette

main la crosse, ils sont allés porter à la main

droite et à l'anneau le baisement ordonné. Le

Maître de cérémonie de ^^^ a cru que c'était k,

bonne règle , et, ayant voulu réfléchir, il s'est fait

le raisonnement suivant : « Après avoir donné à

l'Evèque sa crosse on baise son anneau , pourquoi

ne ferait-on pas de même après lui avoir donné

sa mître ? » Tai donc vu officier l'Bvêque de ^^^

auquel, en vertu de ce principe, chaque fois

qu'il avait reçu la mître, on faisait élever la main

au moins jusqu'à la hauteur de sa tête , afin de

recevoir le baisement de son grand Vicaire ou de

son Qiapelain.

A ^^^^ le Maître de cérémonie croit que le Cérémonial s*est mépris en disant (livre n ch. 8 n® 82) : Si celebrans sit ArchiepiscopuSf dat benedictionem sine mitrUf versus ad sxiam crucem ; il le corrige donc, et pour sauvegarder la dignité Métropolitaine , il veut que TArchevêque donne la bénédiction non moins mîtré qu'un Evêque. Ainsi se trouve supprimé le juste hommage que l'Archevêque doit rendre à la Croix, signe du reste de sa prééminence » en face et à Tombre de laquelle il bénit.

Le Maître de cérémonie de **** réforme le Cérémonial d'une façon plus radicale. On sait que d'après ce Cérémonial (l. i. c. xiii)^ quand un Cardinal assiste à l'Office dans une Cathédrale, il doit y occuper le siège Episcopal. Le chapitre IV énumère les autres marques de respect dues par les Evêques et Archevêques aux Princes de l'Eglise. Rien n'est plus juste et plus à propos que ces dispositions. Toutes les dignités tirant leur grandeur de la grandeur de la hiérarchie dans laquelle elles ont leur place j il appartient à l'excellence de chacune de reconnaître la supériorité de celles qui sont plus élevées, et la mesure et les formes de cette déférence ne peuvent être laissées à l'appréciation particulière, mais

doivent être réglées par Tautorité suprême. Or, le Maître de cérémonies de *** professe que tout cela n'est point reçu en France , et dérogerait, selon son avis, à la dignité des Evêques Français. 11 place dans les stalles un Cardinal , tandis que l'Archevêque du lieu, assistant lui aussi à TOOice, siège en simple habit de chœur sur un trône qui domine les çtalles de cinq marches. Quand le Cardinal ofiGicle dans la même Eglise, on lui donne un accompagnement moindre que celui usité pour r Archevêque : le dernier dignitaire et le premier Chanoine pour prêtres assistants, tandis que J' Archevêque a Tassistance des deux premiers Dignitaires ; un Chanoine titulaire pour Diacre et un Chanoine honoraire pour Sous- Diacre , tandis que l'Archevêque a deux Chanoines titulaires (1 ) .

(1 ) J'ai vainement cherché dans les anciens monuments et auteurs Français, sur quel fondement pourraient être appuyées Topinion et la conduite du Maître de cérémonies de***, et cette manière soi-disant Française d'apprécier la dignité des Cardinaux. Peut-être aura-t-il remarqué que les Evoques Pairs du royaume prétendirent ne point être précédés par les Cardinaux dans les lits de justice de nos Rois, parce que « la dignité de Cardinal est moins considérée en Parlement que celle de Pair, » dit le Cérémo-

Le Cérémonial^ au chapitre 5 du l*' livre , dit que les Maîtres de cérémonies de la Cathédrale peuvent porter la soutane violette avec le sur-

niai Français de Godefroid \ et bien qu'au lit de justice de Charles IX, le 17 mai 1563, le Cardinal de Guise eût eu la préséance sur l'Evêque de Noyon, nous lisons dans les mémoires du temps de Louis XIV, qu'un autre Evéque de Noyon obtint une décision favorable aux Pairs. Mais il s'agissait là d'une séance toute politique, et on comprend que ces anciens Pairs, qui tenaient dans le Royaume une si grande place, étaient les conseillers-nés de la couronne et en précédaient tous les grands officiers, pouvaient, aux séances du Parlement, prétendre à un rang spécial. Hors de cette circonstance particulière, on voit les Cardinaux jouir, en France, de prérogatives qui les mettaient bien audessus de toute autre personne ecclésiastique que ce pût être. A rassemblée du Clergé convoquée à Poissy en 1561, ils sont placés sous le dais du Roi, au haut bout de la salle, et les Archevêques et Evoques à l'autre bout. Balzac disait dans ses lettres, expression des pensées du temps, u que le chapeau de Cardinal est de même prix que les couronnes et les diadèmes ..; qu'un Prélat étant honoré du Cardinalat, est fait Prince d'un Etat qui n'est borné ni par les mers ni par les montagnes, et que retendue de sa juridiction est telle, que s*il y avait plusieurs mondes, ils en dépendraient aussi bien que celui-ci. » On sait aussi combien le Cardinalat a été ambitionné, par les Princes mêmes et par les Evêqucs des plus grands sièges.

plis (1 ). Le Maître de cérémonie de ♦*** en a conclu qu'il avait droit à un costume spécial ; et il a cru de plus que si le costume indiqué ne lui convenait pas j il pouvait s'en faire attribuer un autre par l'Evêque , duquel , pense-t-il ^ dépend la détl^mination de toutes ces choses (2) ; et depuis peu da temps il porte la mantelletta violette

Voilà des témoignages de la tradition Française, et nous aimons à la retrouver là encore semblable à la tradition Romaine. Malheureusement, tout cela s'oublie, et les journaux de notre temps admettent dans leurs colonnes des articles tels que celui-ci, qui annonça, dans Y Ami de la Religion, deux jours à Favance, la cérémonie dont nous parlons ci-dessus, a Mgr le Cardinal... officiera dans l'Eglise métropolitaine de... Mgr l'Archevêque a voulu faire cet honneur à l'illustre Cardinal qui, etc. » De pareilles expressions augmentent l'ignorance de nos contemporains. Autrefois, on eût annoncé que M. le Cardinal *** voulait bien faire à TEglise métropolitaine de... et à M l'Archevêque..., Thonneur d'ofScier à..., etc.

(1) Ce doit être une soutane toute violette^ sans bou* tons rouges et sans queue , et le Maître des cérémonies ne doit s'en servir qu'aux cérémonies Episcopales. Ces divers points sont fixés par la Congrégation des Rites.

(2) Rien n'est moins exact que ce principe. L^Eglise charge l'Ordinaire de faire exécuter le Cérémonial et les Décrets, et non point de créer des rites et des costumes

sur le rochet. Il ignore probabiemeat que la mantelleta sur le rochet est l'habit des Evèques à Rome ; celui que le Cérémonial les avertit de porter hors de leurs diocèses , et même dans leur diocèse^ en présence d'un Cardinal légat ; celui par conséquent 9 quun Evêque en voyage, se réglant sur le Cérémonial , porterait s'il s'arrêtait à *** , où cependant il a le droit de ne pas être confondu avec le Maître de cérémonies du lieu ; enfin , celui que le Pape donne comme insigne aux Prélats de sa maison. Il ne sait pas que le droit de porter sur le rochet une mantelletta noire y est déjà un privilège considérable , que le Pape accorde aux Protonotaires honoraires (ou titulaires , pour parler comme à Rome) , et qu'il n'est permis à personne de s'arroger.

A *** où le Rit Romain a toujours été en vigueur , on donne depuis dix ou douze ans à

de fantaisie. Ordinarius stricte tenetur providere ut Rubricœ et S, R. C. décréta rite serventur, dit le décret que nous avons cité, page 19. Il est évident, de plus, que l'Evêque ne peut pas attribuer à un officier de sa cathédrale, ce qui, de droit commun, dans l'felglise, est un insigne Episcopal ou Prélatice. Prétendrait-on qu'il put donner la mitre à ses Chanoines ?

l'Evèque qui officie un second prêtre assistant , sous prétexte que tel est l'usage des Evéques français Je ne sais si on aura fabriqué un supplément au Cérémonial pour raccorder cette invention avec les règles de la messe Pontificale.

Nous pourrions aisément raconter bien d'autres faits de ce genre ; ceux que nous venons de citer (i) montrent quels abus les Maîtres des cérémonies fonderaient chez nous sous le titre d'usages de nos pères, si on ne les ramenait pas au texte précis du Cérémonial et des décrets.

(1) Nous n'avons pris ces exemples que dans les Cathédrales et les Métropoles, où le clergé est plus nombreux et où Ton doit trouver plus de secours pour la bonne intelligence des cérémonies. Que serait-ce, si nous entreprenions de signaler les erreurs qui se commettent dans les Eglises paroissiales et dans les Eglises des Religieuses? Les Religieuses, en quelques lieux, mettent à vouloir régler le Cérémonial, une obstination très-fâcheuse. Elles ont reçu de Dieu des grâces admirables pour l'exercice de la charité, pour l'éducation de la jeunesse, pour la pratique de la pénitence ; elles n'en ont point pour décider les questions qui sont du ressort des ministres de l'autel ; et cependant, leur désir d'augmenter l'éclat du culte par des inventions qu'elles jugent excellentes, ou encore leur attachement pour des lîal>iludes qu'elles

94 ORIUINh: DES ABUS.

Ajoutons qu'il importe aussi singulièrement de surveiller la fabrication des ornements et autres objets destinés aux Cérémonies et au costume ecclésiastique. Les abus pourraient trouver là aussi une bien facile origine. Deux exemples par lesquels nous terminerons ce chapitre, le montreront suffisainment.

Aux termes du Rituel, lé prêtre qui prend le ciboire ou l'ostensoir pour porter la sainte Eucharistie en procession ou pour bénir le peuple, doit avoir sur les épaules une écharpe ou voile humerai, dans les extrémités duquel il enveloppe ses mains Une communauté religieuse voulut enrichir d'un de ses voiles huméraux la sacristie de sa Chapelle. On le broda de telle sorte, qu'il devint impossible de l'employer à sa destination, sans s'exposer à froisser les reliefs d'or dont il était couvert. Pour éviter cet inconvénient, les religieuses y ont adapté des appendices de doublure avec lesquels le prêtre doit saisir le pied

identifient avec les usages de leur ordre ou de leur congrégation, les conduit à une intervention fort inopportune dans des choses qui ne sont pas de leur compétence. J'ai vu des Aumôniers , pleins de zèle pour Tobservation exacte des Rubriques, auxquels on opposait cette maxime : « Ce n'est pas l'usage de nos maisons »

du vase sacré. Le voile humerai lui-même ne sert plus qu'à orner les épaules du prêtre et à pendre de chaque côté. Ce sont les petites pièces de soie qui obtiennent le contact immédiat de l'ostensoir. Les bas violets perdent facilement leur nuance. Des marchands qui ont voulu éviter cet inconvénient, ont imaginé de vendre, au lieu de bas violets, des bas rouges cramoisis. Ils ignoraient que si les bas violets appartiennent aux Evêqnes et aux Prélats, les bas rouges cramoisis sont, de tradition, portés par les palefreniers (1 ; du Pape. On comprend quel effet bizarre une erreur de ce genre produit sur ceux qui savent les choses. Si les désavantages de telle ou telle couleur autorisaient d'ailleurs à la changer, on voit assez quelle occasion nouvelle de variation ce pourrait être pour le costume ecclésiastique.

(1) Ce nom de palefrenier , dans les usages de la Cour Pontificale, désigné non seulement les hommes employés au service des écuries , mais ceux qui font Toffice de gens de livrée. Ai&si ^ ce sont des palefreniers qui portent le Pape sur la Sedia, ou trône portaiif. Les cochers qui mènent les voitures du Palais Pontifical , ont un vêtement fort simple , habit à la française et chapeau à cornes; ce sont leurs bas cramoisis qui mdiquentla domesticité à laquelle ils appartiennent.

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