‹ Céremonial romain, rédigé d'après les sources authentiquesChapitre 21 sur 188 · DE L AUTEL ET DU CHOEUR. H · texte numérisé non relu

DE L AUTEL ET DU CHOEUR. H

rémoDial, avoir une droite et une gauche, et faire face Droite à ce qui se trouve vis-à-vis d'eux. Voilà pourquoi le diacre encense le livre de l'évangile, d'abord au milieu puis à la droite du livre, c'est-à-dire à sa gauche à lui-même , et ensuite à la gauche du livre , c'est-àdire à sa propre droite. Le célébrant met l'encens dans Tencensoir, asperge ou encense les cierges ou les rameaux bénits, dans le même ordre. Lorsque, par une locution moins exacte, nous parlons du côté de l'épitre en l'appelant le côté droit, c'est en considérant la droite, non pas de l'autel , mais du prêtre qui est devant l'autel.

Au bas des marches du maiti*e-autel qui descendent du côté de l'épître, il faut placer une crédence, c'est- crédtocc à-dire une table plus longue que large , et qui doit être tournée , non pas dans le même sens que l'autel, mais de manière à faire équerre avec lui. 1 mètre 20 c. de longeur sur 60 c. de largeur, est la mesure qu'on peut ordinairement lui donner. On la recouvre, pour la messe haute, d'une nappe qui l'enveloppe entièrement et qui tombe de tous côtés jusqu'à terre [Ij. Pour les messes basses , où cette crédence n'est pas nécessaire , il suffit d'avoir le lieu convenable pour y déposer la clochette, les burettes et le manuterge (2).

Du côté de l'épitre encore, près des marches de l'autel, mais ordinairement un peu en avant d'elles, on établit le siège du célébrant : ce siège ne doit pas

(J) Car. Episc. L. I, c. xn, n" 19 et 22. Nous fixons ces dimensions diaprés les objets qui doivent être déposés sur la crédence à la inesse non pontificale.

(2) a Parva campanula, ampullae vitreaB vini et aquae , cum pelvi- » cola el manutergio mundo , in feneslella , seu in parva mensa ad «iMBcpraBparata.» ( Miss,, P. T, c xx.)

Sièges da clergé.

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siéffe être un fauteuil, mais bien un banc qui peut avoir un

du célébrant. , . , . , .^

dossier, et qu on recouvre, surtout aux jours de fêle, d'une étoffe verte ou d'une tapisserie. Il doit être assez long pour que trois personnes s'y puissent asseoir aux messes solennelles (1).

On couvre le pavé du chœur de tapis verts et les marches de l'autel d'un tapis plus riche jS).

A quelque distance en avant, selon la commodité des lieux, doivent se trouver les places du clergé, stalles ou bancs.

Les places doivent être disposées de telle sorte que les clercs inférieurs ou enfants de chœur ne se trouvent

(Il (( Salis erit scamnum oblongum coopertum aliquo tapete aut i> panno aptari a latere epistolse in quo sedeat sacer^ios celebrans cuin n diacono et subdiacono.» [Cœr. Episc, L. 1, c xii, n* 22.)

« An tolerandus sit abusus, qui nimium invaluit, adhibendi in » missis, soiemnibus pro célébrante, loco scainni cooperti tapete, se- >» des cauerales serico damasceno ornatas , et pro roinistris simiiia » scabella , vel potius reprobandus , atque dainnandus ? — Resp. : » Négative ad primam partem ; affirmative ad secundam. »(•$./). C 17 septemb, 1822, in una dubiorum,) — « An rector alicujus paron chialis debeat in sua parochiali, dum recitantur divina officia, se- » dere in sella, vel potius in scamno ?— B. Sedere deberet in scamno, » non autem in sella.» (14 febr. 1632.)— Ce scamnum ou banc admet un dossier tout comme les sièges des chanoines et du clergé. Il est vrai que la Congrégation des Aites a rendu un décret in Turritana , le 19 mai 1614, suivant lequel, « Ganonici missam célébrantes coram » episcopo non debent sedere in sede cum postergali , sed ia aliquo » scamno oblongo tapete vel panno cooperlo a latere epistolœ. » Mais ce qui se trouve interdit par ce décret, c'est la chaise ou siège individuel à dossier, siège plus considérable, d'après les règles de Tétiquetle, que le banc ou siège collectif à dossier. Il ne paraît pas qu'une étoffe de la couleur du jour convienne au banc du célébrant. C'est bien la décoration que le cérémonial désire pour la chaire du prédicateur ; mais un décret du 17 septembre 1822 déclare que a Idem » ornatus qui juxta oeremoniale convenit amboni in quo sermo et » concio haberi soict, permitti non potest in scamno in quo sedent » canonici et dignilates solemniter celebranles. o

(2) Cfpr, Episc, h. F, c. xii, n' 16.

DE l'autel et du cmceur. \3

pas dans la même suite de sièges que les prêtres (1). Régies

de séance

Si le long des murailles, il y a des stalles hautes avec des stalles basses au-deyant , c'est dans les stalles hautes que se trouvent les places les plus dignes; mais si tous les sièges sont au même niveau, on devra réputer les plus dignes ceux qui seront en avant et plus rapprochés du milieu du chœur, tandis que ceux qui seront par derrière et plus près des murailles seront les moindres (2). Le côté le plus digne est celui de r évangile, et la première place, celle qui est la plus rapprochée de Tautel. Lorsque le clergé est assez nombreux pour cela , on se place alternativement de chaque côté : le premier, le plus près de Tautel du côté de Tévangile ; le second , en face , du côté de répître ; le troisième, à la droite du premier ; le quatrième, à la gauche du second , et ainsi de suite (3). Mais lorsqu'il n'y a que deux ou trois prêtres, il convient qu'ils se placent du même côté, aGn de pouvoir réciter l'un avec l'autre certaines parties de la messe, telles que la confession, le Kyrie ^ etc.

(1) Celte indicaliou résulte de la pratique de toutes les grandes églises, à laquelle les décrets de la Sacrée Congrégation sont conformes, et diaprés laquelle les chanoines occupant seuls les stalles hautes, les semi-prébendés ou bénéficiers sont placés aux stalles inférieures.

(2) Tel est Tusage à la chapelle du Pape et à Saint-Pierre de Rome, et rien n^est plus rationnel.

(3) Ces règles ressortent clairement du cérémonial , lequel a été écrit en vue d'une disposition du chœur dans laquelle Févêque a son siège du côté de l'évangile , c'est-à-dire à la.droite de l'autel, et le clergé se place de (elle fAçon que les plus dignes soient le plus près de l'autel , et préférablement du côté le plus digne , qui est le côte droit du cruc»fîx ou côté de l'évangile. Dans les chapitres où les chanoines sont divisés en ordres de dignitaires, chanoines prêtres, chanoines diacres et chîinoines sous-diacres , tous ceux qui appartiennent au même ordre se placent ensemble et à la suite les uns

DE LA SAGRISTIK.

Objets nécessaires.

Fontaine.

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