‹ Céremonial romain, rédigé d'après les sources authentiquesChapitre 22 sur 188 · DE LA SACRISTIE · texte numérisé non relu

DE LA SACRISTIE

Dans la sacristie, outre le meuble sur lequel on dispose les ornements pour la messe, et ceux dans lesquels on serre tout ce qui appartient à réglisc, il doit y avoir un petit tabernacle pour y déposer le Saint- Sacrement le Vendredi-Saint. 11 est convenable aussi d'avoir un Heu spécial pour y enfermer les reliques ei les saintes huiles à part des objets profanes. 11 est nécessaire d'avoir une fontaine avec des essuie-mains différents pour les prêtres et pour les serviteurs de l'église. Dans plusieurs églises bien tenues, il y a même un essuie-main spécial, dont le prêtre se sert en lavant ses mains après la messe, outre celui dont il use avant la messe et l'administration des sacrements.

Il faut remarquer ici qu'on doit se laver les mains avant toute fonction dans laquelle on aura à toucher, non seulement les saintes espèces, mais aussi les vases sacrés , ou même quelque objet servant prochainement au saint sacrifice, par exemple, les burettes contenant l'eau et le vin (V.

des autres. Mais on admet aussi le placement alternatif au côté de Tévangile et au côté de Tépltre, là où toute cette distinction d'ordres n'existe pas. Du reste , le système de placer les plus dignes le plus loin de l'évèque ou de Tautel rompt avec tous les principes du cérémonial, et il en rend souvent les prescriptions impraticables, il n'y a d'exception que dans le cas d'un vériuble autel à la romaine, tel que nous l'avons décrit ci-dessus , p. 1. La place de l'évèque est alors en face de l'autel, et le clergé se place à ses côtés. La partie la plus digne est en ce cas celle qui se trouve en face du coin de l'épttre, car les places se règlent, non plus en vue de la droite ou de la gauche du crucifix, mais de la droite et de la gauche de l'évèque.

(1) C'est à la fois une allégorie : Mimdamini qui fertis vasa Oomini, et en soi-même une pratique de très stricte convenance.

11 serait utile d'avoir une passoire à travers laquelle on verserait le viu dans les burettes, afin de s'assurer qu'aucun débris de bouchon ou autre corps étranger ne vient s'y mêler.

11 est indispensable qu'il y ait , dans chaque église, une piscine, c'est-à-dire un lieu réservé où aillent se perdre les eaux sanctifiées, comme celles qui auraient servi à laver les corporaux ou à purifier les doigts du prêtre, ou encore l'eau baptismale, et où l'on ne jette rien de profane. C'est dans les dépendances du baptistère qu'on la ménage, ou, s'il n'y a pas de fontsbaptismanx, à la sacristie.

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