‹ Céremonial romain, rédigé d'après les sources authentiquesChapitre 80 sur 188 · DES GOMPLIES ET DES AUTRES HEURES · texte numérisé non relu

DES GOMPLIES ET DES AUTRES HEURES

Pour complies (i), on allume moins de cierges que compues. pour vêpres; si, toutefois, les complies suivaient les vêpres immédiatement, on laisserait les cierges qui se trouveraient allumés, sans les éteindre. L'officiant ne peut jamais être qu'en simple habit de chœur. Si donc, après avoir chanté vêpres solennellement, il devait présider à complies, il quitterait sa chape et reviendrait prendre sa stalle. Le lecteur , debout au milieu du chœur, demande et reçoit la bénédiction, tourné vers rofficiant et profondément incliné, et à Tu autem. Domine, etc., il fait la génuflexion, puis salue le chœur et se retire à sa place. Les divers signes de croix, les inclinations et conversions vers l'autel qui se doivent observer à complies , se trouvent indiqués au chapitre des cérémonies générales du chœur. Après complies, l'antienne à la Sainte Vierge se chante.

Pour les matines (2), l'ofliciant se rend au chœur Matin». en habit ordinaire , précédé d'un cérémoniaire et de deux chantres , et suivi de tout le clergé , dont les membres les plus dignes marchent les premiers. L'officiant vient faire sa prière à genoux sur la plus basse marche de l'autel, les chantres derrière lui in piano, et les membres du clergé dans le chœur. L'officiant se lève et vient occuper la première stalle du côté en

(1) Cœr. Epîsc., L. II, c. iv.

(2) C€Br. Episc, L. Il , c. V et vi. Nous y empruntons tout ce que nous disons icL

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semaine, laquelle doit être préparée comme il a été dit page 251 , et chacun en même temps se rend à sa place. Les deux chantres ont la leur sur un banc au-dessous de la stalle du célébrant, le visage tourné vers Tautel : mais pour chanter Tinvitatoire et pour entonner les psaumes, ils viennent à un pupitre au milieu du chœur. Ils vont tous les deui ensemble préentonner Thymne, puis la première antienne, à TofiDciant. Ils préentonnent ensuite les antiennes de chaque côté du chœur alternativement et ont soin de faire la génuflexion toutes les fois qu'ils passent en face de Tautel, quand ils arrivent au pupitre oti ils doivent entonner et quand ils en repartent Le cérémoniaire se tient debout auprès du célébrant, chaque fois que celui-ci a quelque chose GhantdesiecoDs. ^ faire. Lcs Icçous sont chantées, surtout les jours de fêtes, par les chanoines en commençant par les moins dignes, de manière à ce que les plus dignes lisent les dernières. On ferait même chanter les premières par de simples clercs, s'il n'y avait pas assez de chanoines. Elles se chantent à un pupitre placé au milieu du chœur, plus près de Fautel que le livre des antiennes ; chacun, en y arrivant, fait une inclination profonde à Tautel ou une génuflexion, selon qu'il est ou n'est pas chanoine, et salue ensuite le chœur ; et en concluant la leçon, il salue l'autel comme en arrivant, et le chœur ensuite. Celui qui doit chanter une leçon demande la bénédiction en s'inclinant vers le célébrant qui prononce la bénédiction debout et découvert. En chantant, il ne doit pas tenir les mains jointes , mais il doit les appuyer sur le livre ou le pupitre comme lorsqu'on lit l'épttre à la messe. A la lecture des paroles de l'évangile qui se chantent au commencement de la

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troisième et souvent de la neuvième leçon, tout le cbœur se tient debout.

L'officiant doit chanter la dernière leçon, et, pour le f^" desMaune?. faire, il prend un peu auparavant une chape qu'on lui apporte à sa place, en mettant Tamict, s'il est chanoine. En même temps, les acolytes allument les cierges de leurs chandeliers qui doivent être préparés au chœur, et les chantres ou ceux qui doivent assister le célébrant à laudes prennent aussi des chapes. Ces assistants et acolytes s'approchent du célébrant et s'y tiennent auprès ou au-devant de son pupitre pendant qu'il y lit la dernière leçon, debout, sans quitter sa place, et après avoir demandé la bénédiction au plus digne de ceux qui se trouvent au chœur. Le premier assistant lui préentonne ensuite le Te Deu7n, et quand le célébrant l'a entonné, les assistants et les acolytes regagnent leurs places, comme à l'hymne des vêpres.

Le cérémonial des laudes est conforme à celui des La»<*««vêpres (1).

Dans l'office des morts, les antiennes sont commen- office des moru cées par le chœur sans avoir été entonnées. L'officiant prend la chape au Benedictus ou au Magnificat, pour réciter les prières rmales[2]. A défaut de chape, il pourrait prendre l'étole noire. Il n'y a jamais d'assistants ni d'encensement à cet office.

(1) Cœr, Episc, L. II, c vu.

(2) Cœr. Episc, L. II, c. x, n* 10.

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